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Consultation du Fâ : ce que fait un bokonon, et ce qu’il ne fait pas

Trente et un guides de ce site expliquent ce qu’il faut refuser. Celui-ci explique ce que je fais. La consultation du Fâ est mon métier depuis plus de trente ans : un art divinatoire ouest-africain qui n’a rien à voir avec la voyance, qui ne prédit aucun avenir, et dont la conclusion la plus fréquente est qu’il n’y a rien à entreprendre. Voici comment cela se passe réellement, comment se pose une question, ce qu’une séance peut conclure, et pourquoi vous ne trouverez aucun signe publié sur ce site.

Écrit par Maître Luc, prêtre vodun de Sakété À l’état civil Wêtê Agbonon Mis à jour le 17 août 2026 Lecture 29 minutes
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, bokonon qui conduit la consultation du Fâ à Sakété Maître LucWêtê Agbonon à l’état civil, prêtre vodun et bokonon du Fâ, Sakété, BéninCarte d’identité vérifiable point par point
Nom à l’état civilWêtê AgbononPublié ici, et repris par une source extérieure au site.
Lieu de pratiqueTemple de Sakété, BéninUne ville, situable sur une carte, constante sur toutes mes pages.
FonctionPrêtre vodun et bokonon, c’est-à-dire praticien du FâDeux fonctions distinctes, souvent confondues, expliquées plus bas.
TransmissionFamiliale, dans une lignée de prêtresCe n’est ni un diplôme ni une certification : aucune institution ne délivre cela.
AnciennetéPlus de trente ans de pratiqueChiffre non vérifiable par un tiers, et je le signale comme tel.
Trace extérieureReportage de France 24, émission Plan B, 12 janvier 2026Tourné à Gogotinkpon, le village de ma mère, sur la protection de la mangrove. Le reportage.
Ce que je faisÉcoute, examen par le Fâ, et travail traditionnel quand il est justifiéConsultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada.
Ce que je refuseNuire, contraindre une volonté, promettre, annoncer un délai, désigner un coupableListe complète dans le guide sur le marabout africain sérieux.

Pourquoi ce tableau figure ici. Parce que j’écris depuis des semaines qu’un praticien doit se laisser vérifier. Il serait absurde de le demander aux autres sans le fournir moi-même. Chaque ligne est contrôlable, sauf une, et je l’ai signalée.

En résumé

La consultation du Fâ est l’art divinatoire des aires fon et yoruba, pratiqué au Bénin, au Togo et au Nigeria où il s’appelle Ifá. Ce n’est pas de la voyance, et cela ne prédit rien.

Elle éclaire une situation, indique ce qui pèse, et peut conclure qu’il n’y a rien à faire. C’est même sa conclusion la plus fréquente.

Chez moi, l’écoute et l’examen ne se paient jamais. Aucun résultat n’est promis, aucun délai n’est annoncé, par principe.

Consultation du Fâ : ce que le Fâ est, en une pageLe socle, avant tout le reste

Le Fâ est l’art divinatoire des peuples fon et adja du Bénin et du Togo. Il porte le nom d’Ifá chez les Yoruba du Nigeria, et il existe sous d’autres noms dans une aire qui dépasse largement les frontières actuelles. Une consultation du Fâ repose sur trois choses : une question, un tirage, et une interprétation.

Le principe, sans rien révéler de ce qui ne se publie pas

Le corpus de la consultation du Fâ repose sur seize signes fondamentaux qui se combinent deux par deux, ce qui donne deux cent cinquante-six figures. Chaque figure est attachée à un ensemble de récits, de recommandations et d’interdits, transmis oralement de maître à élève sur des années.

Ce que je viens d’écrire est connu de tous les ethnologues qui ont travaillé sur cette aire et ne dévoile rien. En revanche, vous ne trouverez sur ce site ni le nom des figures, ni leur contenu, ni ce qu’elles recommandent, et j’explique pourquoi plus bas.

Consultation du Fâ : ce que le tirage fait concrètement

Il désigne une figure. C’est tout. La figure n’est pas une réponse : c’est le point de départ d’une lecture, que le bokonon conduit en la rapportant à la situation qui lui a été exposée.

Autrement dit, l’essentiel d’une consultation du Fâ ne se joue pas dans le geste du tirage, qui prend quelques instants, mais dans l’échange qui l’entoure. Un praticien qui tire sans vous avoir écouté n’a rien à interpréter.

Ce que le Fâ occupe comme place au Bénin

La consultation du Fâ y occupe une place ordinaire, ce qui surprend le plus les Européens. On consulte pour un mariage, un départ, un choix de métier, une maladie, un conflit. Cela se fait sans mystère, souvent en famille, et cela coexiste avec l’hôpital, l’école et les autres religions. Le guide sur la religion vodun au Bénin décrit cette coexistence.

Interroger, puis interpréter

Bokonon et prêtre vodun : deux fonctionsLa confusion la plus fréquente

On me présente souvent comme un marabout, ce qui est le mot que les gens tapent, et je l’emploie pour cette raison. Mais si l’on veut être exact, je remplis deux fonctions distinctes, et la consultation du Fâ n’en concerne qu’une.

Le bokonon

C’est celui qui conduit la consultation du Fâ. Sa fonction est d’interroger et d’interpréter. Il est formé par transmission auprès d’un maître, sur des années, en apprenant par cœur un corpus considérable. Il ne guérit pas, il ne conduit pas les cérémonies, il lit.

Celui qui mène une consultation du Fâ appartient à une communauté qui connaît son nom, son maître et son lieu. C’est exactement ce que ne peut fournir un site anonyme, et c’est pourquoi je publie ma carte d’identité en haut de cette page.

Le prêtre vodun

Il sert une ou plusieurs divinités, conduit des cérémonies, garde un lieu, accompagne une communauté dans ses moments importants. Cette fonction implique des obligations rituelles et un calendrier qui ne dépendent pas des clients.

Pourquoi la distinction compte pour vous

Parce qu’elle permet de repérer une annonce fabriquée. Un site qui mélange indistinctement toutes les fonctions et toutes les traditions, marabout, bokonon, chaman, voyant, guérisseur, énumère des mots destinés à couvrir toutes les recherches possibles. Personne n’exerce cinq métiers à la fois.

Le tri complet entre ces métiers figure dans le guide qui les sépare un par un.

Consultation du Fâ : pourquoi ce n’est pas de la voyanceLa différence la plus mal comprise

C’est le point sur lequel je suis le plus intransigeant, et celui qui déçoit le plus souvent. Une consultation du Fâ ne prédit pas l’avenir.

Ce qu’une lecture peut dire

  • Ce qui pèse dans une situation. Un engagement rompu, une parole donnée, un conflit ancien resté ouvert, une charge portée par une famille.
  • Ce qui est recommandé et ce qui est déconseillé. Sur un point précis, dans un cadre précis.
  • Ce qui dépend de vous. C’est souvent la partie la plus utile, et celle que personne n’attend en venant.
  • Qu’il n’y a rien à faire. La conclusion la plus fréquente, et la moins vendable.

Ce qu’aucune lecture ne peut dire

  • Une date. Ni de retour, ni de rencontre, ni de guérison, ni de résultat.
  • Une décision qui appartient à quelqu’un d’autre. Le Fâ n’indique pas ce que votre ex va faire, parce que cela dépend de lui.
  • Un avenir écrit. Il n’y a pas de destin fixé qu’un tirage viendrait révéler, et le prétendre serait une trahison de ce qui m’a été transmis.
  • Une identité. Ni le nom d’une personne qui vous nuirait, ni la description d’une personne à venir. Jamais.

Quand quelqu’un demande une consultation du Fâ pour savoir si son ex reviendra, je réponds que je ne le sais pas et que personne ne le sait. Cette réponse fait perdre des clients, et elle est la seule vraie. Le guide sur les délais annoncés montre ce que valent les autres.

La formule que j’emploie le plus souvent

Le Fâ éclaire d’où vient une situation et ce qui peut être entrepris. Il n’annonce pas ce qui va arriver, et un bokonon qui prétend le contraire s’est mis à faire autre chose que du Fâ.

Consultation du Fâ au temple de Sakété : l'échange compte plus que le geste du tirage
L’essentiel se joue dans l’échange, pas dans le geste. Un praticien qui ne vous écoute pas n’a rien à interpréter.

Consultation du Fâ : le déroulement d’une séanceSept moments, sans mystère

Voici comment se déroule une consultation du Fâ chez moi, à distance comme au temple. Je décris ce qui se passe réellement, sans rien romancer et sans rien dévoiler de ce qui appartient à l’initiation.

  • Vous exposez la situation. Longuement si vous le souhaitez. C’est la partie la plus importante et la plus longue, et elle ne se facture pas.
  • Je pose des questions ordinaires. Depuis quand, qui est concerné, ce qui a été tenté, comment vous allez physiquement, à qui vous en avez parlé. Ces questions surprennent ceux qui attendaient du mystère.
  • Nous formulons la question ensemble. C’est un travail à part entière, décrit dans la section suivante. Une question mal posée ne peut pas recevoir de réponse utile.
  • Le tirage a lieu. Quelques instants. Il désigne une figure, dans le cadre et les gestes de ma tradition, que je ne détaille pas ici.
  • Je lis, et je vous restitue en mots simples. Ce qui est constaté, ce qui ne l’est pas, ce qui reste incertain. Une restitution sans aucune incertitude est une restitution commerciale.
  • Nous concluons. Quatre issues possibles, détaillées plus bas, dont celle où il n’y a rien à entreprendre.
  • S’il y a un travail, un cadre écrit vient avant toute décision. Ce qui est constaté, ce qui est proposé, ce que cela ne fait pas, le montant unique, les refus. Le modèle figure dans le guide du cadre écrit.

Vous remarquerez que le tirage occupe la quatrième place sur sept, et la plus courte. C’est l’inverse de ce que vend le marché, où le rite est mis en avant et où l’écoute n’existe pas.

Consultation du Fâ à distance : ce qui change et ce qui ne change pas

Ce qui change : l’exposé se fait par écrit ou par téléphone, et je ne vois pas votre visage. C’est une perte réelle, je ne vais pas prétendre le contraire.

Ce qui ne change pas : les questions posées, la formulation de la demande, le tirage, la restitution, le cadre écrit et les refus. Le déroulement complet à distance figure dans le guide de la consultation à distance.

Consultation du Fâ : les questions bien et mal poséesHuit paires, et la différence est tout

C’est la partie la plus utile de cette page, y compris si vous ne me consultez jamais. Une consultation du Fâ ne répond pas à toutes les questions, et la manière de formuler change tout ce qui suivra.

Reformuler avant de demanderÀ gauche, la question telle qu’elle m’arrive le plus souvent. À droite, la même intention, formulée de façon à pouvoir recevoir une réponse honnête.
Telle qu’elle arriveEst-ce qu’il va revenir ?
Telle qu’elle peut être entendueQu’est-ce qui pèse aujourd’hui sur ce lien, et qu’est-ce qui dépend de moi ?
La première demande une décision qui appartient à quelqu’un d’autre. La seconde porte sur la situation et sur votre part.
Telle qu’elle arriveQuand est-ce que ma vie va changer ?
Telle qu’elle peut être entendueQu’est-ce qui bloque en ce moment, et par quoi commencer ?
Aucune date ne se lit. Un point de départ, oui.
Telle qu’elle arriveQui m’a jeté un sort ?
Telle qu’elle peut être entendueY a-t-il quelque chose qui pèse sur ma situation, et quoi d’ordinaire a été écarté avant ?
Aucun nom ne sort d’un tirage. Prétendre le contraire est la faute la plus grave de ce métier.
Telle qu’elle arriveEst-ce que je vais réussir mon projet ?
Telle qu’elle peut être entendueCe projet est-il bien préparé, et qu’est-ce que je néglige ?
La réussite dépend de facteurs concrets. Ce qui se lit, c’est ce qui est négligé.
Telle qu’elle arriveEst-ce qu’il me trompe ?
Telle qu’elle peut être entendueQue faire de ce que je ressens, et comment en parler ?
Le Fâ ne surveille personne. Cette question relève d’une conversation, pas d’un tirage.
Telle qu’elle arriveEst-ce que ma maladie va guérir ?
Telle qu’elle peut être entendueMon suivi médical est-il complet, et qu’est-ce qui m’empêche de m’en occuper ?
La santé relève d’un médecin, sans exception. Un bokonon qui répond autrement vous met en danger.
Telle qu’elle arriveEst-ce que je dois quitter mon mari ?
Telle qu’elle peut être entendueQu’est-ce qui me retient, et qu’est-ce que je n’ai jamais dit ?
Personne ne décide de votre vie à votre place, et surtout pas un praticien payé pour cela.
Telle qu’elle arriveEst-ce que c’est la bonne personne ?
Telle qu’elle peut être entendueQu’est-ce que je vois et que je choisis d’ignorer ?
Une lecture n’attribue aucun label à personne. Elle peut nommer ce que vous savez déjà.

Le point commun des huit questions de gauche : elles réclament une certitude sur quelque chose qui ne vous appartient pas. Celui des huit questions de droite : elles portent sur ce qui est examinable, donc sur ce qui peut changer.

Un praticien qui accepte les huit questions de gauche telles quelles, et y répond avec assurance, vient de vous dire ce qu’il vaut. Le reformuler ne coûte rien et vous protège mieux que n’importe quelle liste d’avis.

Consultation du Fâ : les quatre conclusions possiblesEt la première est la plus fréquente

Une consultation du Fâ ne se termine pas toujours par un travail, contrairement à ce que suggère le marché. Voici les quatre issues, dans l’ordre de fréquence chez moi.

Première issue : il n’y a rien à entreprendre

C’est de loin l’issue la plus courante d’une consultation du Fâ. La situation est difficile, elle a des causes ordinaires, et rien dans l’examen n’indique qu’un travail traditionnel changerait quoi que ce soit. Je le dis, l’échange s’arrête là, et rien n’est dû.

Cette issue est celle qui manque partout ailleurs. Un site qui ne l’évoque jamais accepte tout le monde, donc n’examine personne.

Deuxième issue : cela relève d’un professionnel

Un médecin quand le corps ou le moral suivent mal. Un psychologue quand une souffrance s’installe. Un conseil conjugal quand un couple tourne en rond. Un avocat ou un travailleur social selon la situation. Une association d’aide aux victimes quand il y a danger.

Je donne cette orientation dans une part importante des échanges, et je considère que cela fait partie de mon travail plutôt que de le contredire.

Troisième issue : quelque chose doit d’abord se régler entre vivants

Une parole à dire, une excuse à présenter, une dette à reconnaître, un silence à rompre. Tant que cela n’a pas eu lieu, un rite n’aurait aucun sens : il servirait à éviter la conversation, ce qui est exactement l’usage que le marché en fait.

Quatrième issue : un travail traditionnel est indiqué

Sur un point précis, nommé, et avec ses limites écrites. Cela concerne des choses définies : un engagement rompu devant des familles, un deuil qui n’a pas eu de place, une rancune ancienne, des funérailles empêchées.

Dans ce cas seulement, un cadre écrit est établi avant toute décision, avec un montant unique. Rien avant, rien en plus, aucun renforcement.

Pourquoi aucun signe n’est publié iciCe silence est une règle, pas une rétention

Vous chercherez en vain, sur ce site, le nom d’une figure du Fâ, son contenu ou ce qu’elle recommande. C’est un choix, et il mérite d’être expliqué puisqu’il concerne la consultation du Fâ elle-même.

Trois raisons, dont une qui vous concerne directement

  • Une figure n’a pas de sens hors de la consultation du Fâ où elle se lit. Publiée seule, elle devient un horoscope : un texte général que chacun applique à sa situation. Ce n’est plus du Fâ.
  • Ce corpus se transmet, il ne se distribue pas. Il s’apprend auprès d’un maître, sur des années, avec des obligations. Le publier par morceaux sur une page web est étranger à ce mode de transmission.
  • Et surtout : les figures publiées servent aux faux praticiens. C’est la raison la plus concrète. Un site commercial qui affiche des noms de signes et des extraits de récits se donne un vernis de savoir en quelques minutes. Chaque publication de ce genre fournit du matériel à ceux dont je passe mes journées à réparer les dégâts.

Ce que je publie en revanche, sans réserve : le principe, le déroulement, les limites, les refus, ce qui se paie et ce qui ne se paie pas. Tout ce qui vous permet de juger un praticien sans avoir besoin de connaître son art.

Ce qui doit être public, c’est la méthode et les limites. Ce qui appartient à une transmission n’a pas à être mis en vitrine pour rassurer un visiteur.

Maître Luc
Ce qui se transmet, ce qui se publie

Le Fâ parmi les arts divinatoires du mondePour situer, sans hiérarchiser

Une consultation du Fâ appartient à une famille de pratiques que l’on retrouve sur tous les continents. Les situer aide à comprendre ce que le Fâ est, et ce qu’il n’est pas.

  • Ifá, chez les Yoruba du Nigeria. Le plus proche, presque un même art avec des noms et des récits différents. Les deux traditions se reconnaissent mutuellement et se sont beaucoup échangé au cours de l’histoire.
  • La géomancie arabe, dite khatt al-raml. Un système de figures binaires très proche dans sa mécanique, répandu du Maghreb au Sahel, et qui a circulé jusqu’en Europe médiévale.
  • Le Yi Jing chinois. Une autre lecture par figures obtenues au tirage, avec un corpus écrit plutôt qu’oral, et une visée comparable : éclairer une situation plutôt qu’annoncer un événement.
  • Les traditions afro-américaines. Cuba, Brésil, Haïti. Elles descendent directement des aires yoruba et fon, transportées par la traite, et elles ont gardé des structures reconnaissables.
  • Le tarot et les cartes. Beaucoup plus récent, né en Europe, et surtout utilisé aujourd’hui dans un cadre commercial qui n’a plus grand-chose à voir avec une transmission.

Ce que ces systèmes ont en commun, à l’exception du dernier dans son usage actuel : un corpus fixe, un tirage qui désigne, un praticien formé qui interprète, et une visée d’éclairage plutôt que de prédiction. Ce que le marché en ligne en a fait, en revanche, se ressemble partout : des promesses, des délais, des tarifs à la gravité.

Ce qui se vend sous le nom de consultation du FâSept usages abusifs

Le mot commence à circuler dans les annonces, comme le vaudou avant lui. Voici les usages abusifs de la consultation du Fâ que je rencontre le plus souvent.

  • Le tirage instantané en ligne. Une page qui vend une consultation du Fâ en affichant une figure au clic. Il n’y a personne, il n’y a pas de question, il n’y a rien à interpréter.
  • La lecture facturée à l’unité. Un tarif par question, ce qui incite à multiplier les questions et transforme un examen en abonnement.
  • Le signe défavorable annoncé. On vous dit que le tirage a révélé une figure grave, ce qui nécessite un travail urgent et payant. La peur, encore une fois, comme moteur de vente.
  • Le nom d’un coupable. Attribué au Fâ pour lui donner de l’autorité. Aucun tirage ne désigne une personne, et cette faute est développée dans le guide sur le désenvoûtement.
  • La date sortie d’un tirage. Sept jours, vingt et un jours. Le Fâ ne produit pas de calendrier, et prétendre l’inverse relève de l’invention pure.
  • Le mélange des traditions. Fâ, tarot, chakras, numérologie et pendule sur la même page. Chaque système mentionné est un mot-clé de plus, rien d’autre.
  • L’initiation vendue à distance. Payer pour être initié par correspondance, parfois plusieurs milliers d’euros. Une initiation suppose une communauté, un lieu, un temps long et un maître qui vous connaît.

Le test le plus simple, valable pour tous ces cas : demandez qui interprète, où cette personne a appris, et ce qu’elle refuse de faire. Les huit contrôles complets figurent dans le guide de vérification en vingt minutes.

Ce que je peux faire pour vousPuisque cette page parle enfin de cela

Trente et un guides expliquent ce que je refuse. Il est temps de dire clairement ce que je fais, parce qu’à force de refuser, on finit par laisser croire que rien n’est possible.

Ce qui est gratuit, toujours

  • Vous écouter. Aussi longtemps qu’il le faut, par écrit ou par téléphone, sans limite de temps facturée.
  • La consultation du Fâ elle-même. L’examen ne se paie pas, y compris quand il prend du temps et quand il conclut qu’il n’y a rien.
  • La restitution. Ce que j’ai constaté, en mots simples, avec ce qui reste incertain.
  • L’orientation. Vers un médecin, un psychologue, une association, un service compétent quand c’est là que se trouve la réponse.
  • Les nouvelles. Vous pouvez me réécrire pour un point, sans que cela déclenche quoi que ce soit.

Ce qui peut être payant, une seule fois

Un travail traditionnel, quand la consultation du Fâ le justifie, sur un point précis et nommé. Il se règle en un montant unique annoncé par écrit avant votre décision, incluant tout ce qui sera nécessaire. Il n’existe ni complément, ni renforcement, ni protection permanente, ni objet à acheter.

Les terrains sur lesquels je travaille

  • Les liens rompus. Une parole donnée puis reprise, un engagement pris devant des familles, une séparation restée inexpliquée.
  • Les conflits familiaux anciens. Deux branches d’une famille brouillées, une dot jamais réglée, une succession qui a laissé des silences.
  • Les deuils sans rite. Des funérailles empêchées, un enterrement manqué depuis l’étranger, une parole non dite à un mourant.
  • Les protections d’usage. Autour d’une naissance, d’un mariage, d’un départ. Préventives, jamais vendues dans l’urgence.
  • Les examens de situation. Quand quelqu’un veut simplement comprendre ce qui pèse avant de décider quoi que ce soit.

Comment m’écrire, concrètement

Exposez les faits datés, ce qui a été tenté, et ce que vous cherchez vraiment. Ne donnez ni coordonnées bancaires, ni photographies de tiers, ni informations sur des personnes qui ignorent votre démarche. La fiche à préparer avant d’écrire figure dans le guide du mode d’emploi complet.

Attendez-vous à des questions ordinaires avant toute chose, et à ce que je vous dise non si la demande vise à contraindre ou à nuire. Attendez-vous aussi à ce que l’examen conclue qu’il n’y a rien à entreprendre : c’est la réponse la plus fréquente, et elle ne coûte rien.

Une journée au templeCe que personne ne raconte de ce métier

Puisque cette page parle de mon travail, autant décrire ce à quoi il ressemble vraiment. Une consultation du Fâ n’occupe qu’une partie de mes journées, et le reste ne ressemble pas du tout à ce que les annonces laissent imaginer.

Le matin

Les obligations du temple, qui ne dépendent d’aucune consultation du Fâ et qui n’auraient pas lieu d’être annulées parce qu’un message est arrivé la nuit. C’est la partie du métier qui ne rapporte rien et qui le fonde.

Les messages

La plus grande part de mon temps aujourd’hui. Des récits longs, souvent écrits la nuit, parfois par des personnes qui n’ont raconté cela à personne d’autre. Beaucoup n’attendent pas un rite : ils attendent que quelqu’un lise jusqu’au bout.

Sur dix messages, il y en a environ deux où une consultation du Fâ a un sens, quatre où j’oriente vers un professionnel ou une démarche concrète, deux qui relèvent d’une conversation que la personne doit avoir avec quelqu’un, et deux que je refuse parce qu’ils visent à nuire ou à contraindre.

Les gens de Sakété

Ceux qui viennent sans internet, sans messagerie, parce qu’ils habitent à côté. Un mariage à préparer, un différend entre deux familles, une inquiétude sur un enfant. Cette part du travail n’apparaît nulle part sur mes pages, et c’est pourtant celle qui ressemble le plus à ce que ma fonction est censée être.

Ce que cette réalité vous dit

Qu’un praticien qui répond en trois minutes, à toute heure, avec une proposition chiffrée dès le premier message, ne mène pas une vie qui ressemble à celle-ci. Il tient un service commercial, ce qui est un autre métier.

Et que la lenteur d’une consultation du Fâ n’est pas une coquetterie. Un examen sérieux prend du temps parce qu’il commence par écouter, et l’écoute ne s’industrialise pas.

Consultation du Fâ : comment on devient bokononCe qui ne s’achète pas et ne s’improvise pas

On me demande souvent comment on apprend la consultation du Fâ. La réponse tient en un mot que le marché déteste : lentement.

La transmission, telle qu’elle se fait

L’apprentissage de la consultation du Fâ commence tôt, dans une famille où cela se pratique, et par l’observation. On assiste, on écoute, on porte des choses, on ne comprend pas la moitié de ce qui se dit. Puis vient l’apprentissage du corpus, qui se fait par cœur, oralement, auprès d’un maître, sur des années.

Il n’y a ni école, ni examen, ni diplôme, ni institution qui délivre un titre. C’est une différence considérable avec les métiers réglementés, et je préfère le dire clairement plutôt que de laisser croire à une certification qui n’existe pas. Ce qui atteste un bokonon, c’est une communauté : un maître, une famille, un lieu, des gens qui savent qui vous êtes.

Ce que cela implique pour vous, lecteur

Que vous ne pourrez jamais vérifier ma formation comme vous vérifieriez un diplôme de médecin. C’est une limite réelle de ce métier, et je l’écris dans un article qui met par ailleurs ma carte d’identité en haut de page.

Ce que vous pouvez vérifier, en revanche : un nom civil, un lieu, une trace extérieure, des refus publiés, un cadre écrit, un montant unique. Ces six éléments ne prouvent pas une compétence, mais ils écartent la quasi-totalité de ce qui circule.

Pourquoi tant de faux praticiens

Précisément parce que rien n’encadre ce métier. Aucun ordre, aucune sanction, aucune radiation possible. N’importe qui peut se dire bokonon demain matin, acheter un nom de domaine et une publicité. C’est la réalité du secteur, et c’est pourquoi ce site consacre trente et un guides à la vérification plutôt qu’à la promotion.

Si vous lisez ceci la nuitTrois règles, y compris avec moi

Ces règles valent pour n’importe quel praticien, moi compris, et je préfère qu’elles figurent sur la page qui parle de mon propre travail.

Ne versez aucune somme avant d’avoir dormi. Ne décidez rien sans en avoir parlé à une personne réelle. N’acceptez aucune consigne de secret. Si un jour je vous demandais l’une de ces trois choses, vous auriez raison de partir.

Si l’angoisse, le sommeil ou le moral sont durablement touchés, un médecin est la bonne porte, avant la mienne. Si vous vous sentez en danger auprès de quelqu’un, les services d’aide aux victimes et les associations spécialisées passent avant toute autre démarche.

La devise, appliquée à mon propre métier

Aucun résultat n’est promis, aucun délai n’est annoncé, par principe. Une consultation du Fâ n’échappe pas à cette règle : elle éclaire, elle recommande, elle refuse parfois, et elle ne garantit rien.

Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, bokonon qui pratique la consultation du Fâ à Sakété
Maître Luc Wêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon, Sakété, Bénin

Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour

L’art divinatoire des aires fon et yoruba, pratiqué au Bénin, au Togo et au Nigeria où il s’appelle Ifá. Il éclaire une situation, il ne prédit rien.

Le praticien du Fâ. Formé par transmission auprès d’un maître, sur des années. Sa fonction est d’interroger et d’interpréter, pas de deviner.

Non. Ni date, ni issue certaine, ni décision appartenant à quelqu’un d’autre. Elle peut en revanche conclure qu’il n’y a rien à entreprendre, ce qui est son issue la plus fréquente.

L’écoute et l’examen ne se paient jamais, y compris quand la conclusion est négative. Un travail justifié se règle en un montant unique annoncé par écrit avant décision.

Oui, c’est aujourd’hui le cas le plus courant. Les règles sont identiques : identité vérifiable, refus énoncés, cadre écrit, montant unique.

Parce qu’une figure n’a pas de sens hors du cadre où elle se lit, et parce que les signes publiés en ligne servent surtout aux faux praticiens à se donner un vernis de savoir.

Des questions ouvertes sur une situation réelle et sur ce qui dépend de vous. Celles qui réclament une date ou la décision d’un tiers ne trouvent pas de réponse honnête.

Quatre choses : rien à entreprendre, cela relève d’un professionnel, quelque chose doit se régler entre vivants, ou un travail précis est indiqué avec un cadre écrit.

Exposez votre situation

L’écoute et la consultation du Fâ sont gratuites. Vous pouvez commencer par reformuler votre question avec le tableau plus haut, cela nous fera gagner du temps à tous les deux.

Écrire à Maître Luc

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Aucun résultat n’est promis ni garanti, aucun délai n’est annoncé, par principe.
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