pardonner une infidélité
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Pardonner une infidélité : ce qui se reconstruit et ce qui ne revient pas

Si vous cherchez comment pardonner une infidélité, vous êtes probablement dans les premières semaines, celles où l’on ne dort pas et où l’on relit des messages. Je ne vais pas vous dire que tout se répare, ni que tout est fini. Je vais vous décrire ce que je constate depuis trente ans : les trois périodes qui suivent une découverte, ce que chacun des deux dit sans être entendu par l’autre, les conditions qui reviennent chez ceux qui tiennent, et ce que je refuse de faire, y compris quand on me le demande en pleurant.

Écrit par Maître Luc, prêtre vodun de Sakété À l’état civil Wêtê Agbonon Mis à jour le 17 août 2026 Lecture 30 minutes
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun de Sakété consulté après une infidélité Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026 Un lieu réelTemple de Sakété, au Bénin, et non une adresse anonyme Écoute et examen gratuitsSans limite de temps, et sans aucune relance ensuite Il refuse plutôt qu’encaisserSi un travail ne peut rien pour vous, il le dit et n’accepte pas votre argent

Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.

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En résumé

Pardonner une infidélité ne se décide pas en une soirée. Cela se vérifie sur des mois, à travers des faits, et personne ne peut prédire si votre couple y parviendra.

Ce que je refuse : vous dire si votre conjoint vous trompe, agir contre la personne avec qui il l’a fait, ou décider à votre place s’il faut rester.

Ce qui aide vraiment : savoir l’essentiel une fois, arrêter les interrogatoires, et souvent un accompagnement professionnel. Aucun résultat n’est promis, aucun délai n’est annoncé, par principe.

Pardonner une infidélité : les trois situationsElles n’appellent pas les mêmes réponses

Les personnes qui m’écrivent pour pardonner une infidélité ne sont pas au même endroit du chemin, et c’est la première chose que je cherche à savoir.

Pardonner une infidélité : premier cas, le doute

Rien n’est établi. Un changement de comportement, un téléphone retourné, une intuition. La personne ne cherche pas à pardonner, elle cherche à savoir, et elle espère souvent qu’un tirage le lui dira.

Ma réponse est toujours la même : je ne le sais pas et je ne peux pas le savoir. Ce doute se traite par une conversation, et l’incertitude prolongée abîme davantage que la plupart des vérités.

Deuxième situation : la découverte récente

Tout vient de sortir, il y a quelques jours ou quelques semaines. C’est la période où l’on ne dort plus, où l’on relit tout, où l’on prend des décisions qu’on regrette une semaine plus tard.

À ce stade, le meilleur conseil pour pardonner une infidélité tient en une phrase : ne décidez rien de définitif maintenant. Ni partir, ni pardonner, ni annoncer. Attendez d’avoir dormi plusieurs nuits.

Troisième situation : la reconstruction commencée

Plusieurs mois ont passé, le couple a choisi de rester ensemble, et cela ne va pas comme espéré. Les images reviennent, la confiance ne se rétablit pas, les disputes tournent autour du même sujet.

C’est la situation la moins traitée en ligne et la plus fréquente chez ceux qui m’écrivent. La majeure partie de cette page lui est destinée.

Pourquoi cette distinction change tout

Un site qui vend la même chose aux trois n’a rien examiné. La première situation demande une conversation, la deuxième demande du temps, la troisième demande un travail à deux et parfois un professionnel.

Aucune des trois ne se règle par un rite dirigé contre quelqu’un, et c’est pourtant ce qu’on vous proposera partout ailleurs.

Ce que je refuse de faireDit d’emblée, pour que vous sachiez

Sur ce terrain, les demandes qui m’arrivent dépassent largement la question de pardonner une infidélité. Voici ce que je n’accepte pas, quelle que soit la douleur qui motive la demande.

  • Vous dire si votre conjoint vous trompe. Le Fâ n’est pas un moyen de surveillance. Il éclaire une situation, il ne rapporte pas les actes d’une autre personne, comme je l’explique dans le guide sur la consultation du Fâ.
  • Vous décrire l’autre personne. Ni son prénom, ni son apparence, ni son quartier. C’est la faute la plus grave de ce métier, et elle brise des vies sur la foi d’une description vague.
  • Agir contre elle. Elle n’a rien demandé et elle ne détient pas la clé de votre couple. La décision appartenait à votre conjoint.
  • Agir sur votre conjoint pour qu’il reste. Contraindre une volonté est refusé partout sur ce site.
  • Vous dire s’il faut rester ou partir. Personne ne peut prendre cette décision à votre place, et un praticien qui s’y risque abuse de votre état.

Ce que je fais, en revanche : j’écoute, longuement, et cela ne se facture pas. Beaucoup de personnes trompées n’ont raconté cela à personne, par honte ou pour protéger leur couple, et le simple fait de le dire une fois en entier produit un effet que je constate à chaque échange.

Pardonner une infidélité : les trois périodes après la découverteCe qui se passe, et dans quel ordre

Voici la seule chose qui ressemble à une chronologie pour pardonner une infidélité, et elle ne prédit rien : elle décrit ce que rapportent les gens. Elle sert surtout à comprendre que ce que vous vivez maintenant n’est pas ce que vous vivrez dans six mois.

Les trois périodes, telles qu’elles se viventAucune durée n’est fixée : les proportions du schéma sont indicatives et varient énormément d’un couple à l’autre. Personne ne peut vous dire où vous en serez à telle date.
TROISPÉRIODES1Jours2Mois3Année
1Les premiers joursSommeil détruit, appétit coupé, relecture obsessionnelle. On alterne entre vouloir tout savoir et ne rien vouloir entendre. C’est la période où l’on prend les décisions les plus définitives, et c’est justement le pire moment pour décider. Une seule règle : ne rien annoncer d’irréversible cette semaine-là.
2Les premiers moisLes allers-retours. Un jour on avance, le lendemain une image revient et tout s’effondre. C’est normal, cela n’indique aucun échec, et beaucoup de couples renoncent ici en croyant que cela devrait déjà aller mieux. C’est aussi la période où un accompagnement professionnel apporte le plus.
3L’année d’aprèsCe qui reste s’installe : pardonner une infidélité se joue là, pas dans les premières semaines. Soit la confiance se reconstruit autrement, plus lucide et moins naïve, soit le sujet devient une dette permanente qui ressort à chaque dispute. C’est à ce moment que l’on sait, et non dans les premières semaines.

Ce que ce schéma ne dit pas. Combien de temps dure chaque période chez vous. Certains couples traversent la deuxième en quatre mois, d’autres en trois ans, et cela ne présage pas de l’issue. Toute page qui vous annonce une durée précise vend ce qu’elle ne connaît pas.

Un point d’attention sur la première période, parce que c’est là que les sites de ce secteur font leur chiffre. Une personne qui vient d’apprendre une infidélité paiera presque n’importe quoi pour que la douleur s’arrête ce soir. C’est l’état de vulnérabilité le plus complet qui existe, comparable au deuil récent, et il est parfaitement connu de ceux qui vendent.

Ce qui se répare, et à quel rythme

Ce que chacun dit sans être entenduSix moments, deux voix face à face

Voici ce que je n’ai jamais lu ailleurs et qui aide le plus les couples qui cherchent à pardonner une infidélité : les deux discours mis côte à côte. Chacun dit quelque chose de vrai, et aucun des deux n’entend l’autre.

Les deux voix, au même momentReconstitué à partir de ce que chacun me raconte séparément. Lisez la colonne qui n’est pas la vôtre : c’est là que se trouve ce que vous n’entendez pas.
Celui qui a été trompéCelui qui a trompé
Le premier jour
J’ai besoin de tout savoir, maintenant, sinon je vais devenir fou.
Si je dis tout, je vais l’achever. Je vais donner le minimum pour la protéger.
Ce qui se passe. Le mensonge par omission recommence, avec une bonne intention, et il sera découvert. C’est cette seconde découverte qui détruit le plus, bien plus que la première.
La première semaine
Il ne mesure pas ce qu’il a fait, il veut déjà passer à autre chose.
Je m’excuse tous les jours et rien ne change, je ne sais plus quoi faire.
Ce qui se passe. L’un a besoin de temps pour croire, l’autre attend une absolution rapide. Les excuses répétées ne réparent rien : ce sont les actes constants qui comptent, sur des mois.
Le premier mois
Pourquoi elle, qu’est-ce qu’elle avait que je n’ai pas.
Ce n’était pas contre toi, cela n’avait rien à voir avec toi.
Ce qui se passe. La question porte sur la valeur, la réponse porte sur les faits. Elles ne se rencontrent jamais. Ce qu’il faut entendre derrière la question : suis-je encore quelqu’un pour toi.
Les mois suivants
Il faut que tu me dises encore, il y a des choses que je n’ai pas comprises.
On ne peut pas en reparler tous les jours, je n’y arriverai pas.
Ce qui se passe. Les deux ont raison. La solution que je vois fonctionner : des moments prévus pour en parler, et des moments où le sujet est fermé, décidés à deux à l’avance.
Quand il y a une rechute d’angoisse
Je ne peux plus te croire quand tu rentres tard, c’est plus fort que moi.
Je fais tout ce que tu demandes et je suis toujours suspect, jusqu’à quand.
Ce qui se passe. Le soupçon n’est pas un choix. La transparence sans contrainte, offerte plutôt qu’exigée, est ce qui l’apaise le plus vite. Imposée, elle installe une surveillance qui abîme les deux.
Après un an
Je ne serai plus jamais celle que j’étais avant.
J’aimerais qu’on redevienne comme avant.
Ce qui se passe. C’est le désaccord de fond. Rien ne redevient comme avant, et les couples qui tiennent sont ceux qui construisent autre chose plutôt que de restaurer l’ancien.

Si vous lisez cette page à deux, faites l’exercice suivant : chacun lit à voix haute la colonne de l’autre. Beaucoup de couples découvrent à ce moment-là que ce qu’ils prenaient pour de l’indifférence était de l’impuissance, et inversement.

Pardonner une infidélité : les questions qui tournent en boucleHuit questions, et ce qu’il faut en faire

Toute personne qui cherche à pardonner une infidélité connaît ces questions. Elles reviennent la nuit, elles s’imposent en pleine journée, et elles ne s’éteignent pas en obtenant une réponse.

  • Combien de temps cela a duré. À demander une fois. C’est une information légitime et elle change la lecture de la période concernée.
  • Est-ce fini réellement. La question la plus importante des huit, et la seule qui doit obtenir une réponse vérifiable dans les faits.
  • Y a-t-il un risque pour ma santé. À poser sans hésiter, et à traiter avec un médecin. C’est la seule question qui ne souffre aucun délai.
  • Qui savait autour de nous. Douloureuse mais utile, parce qu’elle détermine avec qui vous pourrez encore parler librement.
  • Est-ce que tu l’aimais. Question à laquelle aucune réponse ne soulage. Oui détruit, non paraît mensonger. Beaucoup regrettent de l’avoir posée.
  • Où, quand, comment, dans quels détails. Celles-là, je conseille de ne pas les poser. Les images obtenues restent des années et ne servent à rien. C’est le regret le plus fréquent que l’on me rapporte.
  • Est-ce que je vaux moins qu’elle. La vraie question derrière beaucoup d’autres, et elle ne se règle pas avec le conjoint : elle se travaille avec un professionnel ou avec le temps.
  • Pourquoi tu ne m’as rien dit avant. Souvent la plus légitime, et celle qui mérite la conversation la plus longue.
La règle que je propose pour ces questions Tout ce que je veux savoir, je le demande une fois, et j’écris la réponse.

Écrire évite de reposer la même question trois semaines plus tard en cherchant une contradiction. Et cela transforme un interrogatoire permanent en un moment délimité, ce qui est supportable pour les deux.

Pardonner une infidélité : au temple de Sakété, on examine la parole donnée, jamais la personne du tiers
Ce qui s’examine, c’est la parole donnée devant les familles. Jamais la personne avec qui cela s’est produit.

Pardonner une infidélité : les 7 conditions de ceux qui tiennentSept constats, aucune recette

Je ne peux pas vous dire comment pardonner une infidélité. Je peux vous dire ce que j’observe chez les couples qui y sont arrivés, et ce qui manquait chez les autres. Ce sont des constats, pas des étapes à cocher.

  • La vérité en une fois. Le facteur le plus constant pour pardonner une infidélité. Les révélations par morceaux, étalées sur des mois, détruisent davantage que la révélation initiale, parce que chacune redémarre le compteur à zéro.
  • La fin réelle de l’autre relation. Sans contact résiduel, sans amitié maintenue, sans exception professionnelle. Un lien qui subsiste rend la reconstruction impossible, quelle que soit la bonne volonté.
  • La reconnaissance du tort, sans conditions. Pas « je m’excuse mais tu n’étais jamais là ». Les excuses assorties d’un reproche ne comptent pour personne.
  • Du temps, beaucoup, sans échéance donnée. Les couples où celui qui a trompé fixe une date à laquelle il faudra que ce soit réglé échouent presque tous.
  • La fin des interrogatoires, décidée à deux. Non pas l’interdiction d’en parler, mais un cadre : des moments prévus, et des moments protégés.
  • Un tiers professionnel. Pardonner une infidélité est parmi les situations les plus difficiles à démêler seuls, et le conseil conjugal y est particulièrement indiqué. Je le recommande dans la majorité des cas que je reçois.
  • Une chose nouvelle, à deux. Un projet, un lieu, une habitude qui n’existait pas avant. Les couples qui essaient seulement de restaurer l’ancien restent dans l’ancien, avec ce qui s’y est passé.

Et ce qui ne fonctionne pas pour pardonner une infidélité, que je vois pourtant tenter partout : la surveillance permanente, les mots de passe donnés sous contrainte, la localisation partagée par obligation, les vérifications quotidiennes. Ces mesures rassurent quelques jours et installent une relation de contrôle qui use les deux jusqu’à l’épuisement.

Ce qui rend le pardon impossibleCinq situations où je le dis franchement

Il serait malhonnête de laisser croire qu’on peut toujours pardonner une infidélité. Voici les cinq configurations où, d’après ce que j’observe, la reconstruction n’a presque jamais lieu.

  • Quand le mensonge continue. De nouvelles révélations arrivent tous les mois. Tant que la vérité n’est pas complète, il n’y a rien sur quoi construire.
  • Quand il n’y a aucun regret. Non pas des excuses maladroites, mais l’affirmation que ce n’était pas grave, ou que tout le monde fait cela.
  • Quand le tort est retourné. Vous m’y avez poussé, tu n’étais plus la même, c’est de ta faute. Cette inversion rend toute réparation impossible parce qu’elle demande à la personne blessée de s’excuser.
  • Quand la relation continue. Sous une autre forme, à distance, en amitié déclarée. Le couple attend alors une fin qui ne vient jamais.
  • Quand vous ne vous supportez plus vous-même. Le point que personne ne dit. Certaines personnes restent et se méprisent d’être restées. Ce mépris de soi finit par tout emporter, et il vaut mieux le regarder en face tôt.

Dans ces cinq cas, ma réponse est la même : je ne peux rien y faire, et ce n’est pas un manque de compétence. Un rite ne fabrique ni la vérité, ni le regret, ni la fin d’une autre relation.

Une phrase à retenir si vous hésitez

Personne ne vous doit de rester, et vous ne devez à personne de pardonner une infidélité. Ni à votre conjoint, ni à votre famille, ni à vos enfants, ni à une tradition, ni à une religion.

Si vous choisissez de rester, que ce soit parce que vous le voulez. Et si vous choisissez de partir, cela ne fait de vous ni un lâche ni un mauvais croyant.

Les enfants et ce qu’on leur ditPresque rien, mais pas rien

La question revient dans presque tous les échanges où l’on me parle de pardonner une infidélité dans une famille avec enfants.

Ce qu’il ne faut pas faire

  • Leur raconter les faits. Quel que soit leur âge. La vie intime des parents ne les concerne pas, et les mettre au courant les charge d’un secret ou d’un jugement.
  • En faire des alliés. Chercher leur soutien contre l’autre parent leur fait porter un conflit d’adultes.
  • Nier ce qu’ils voient. Ils perçoivent la tension, les nuits sur le canapé, les voix étouffées. Prétendre que tout va bien leur apprend à douter de leur propre perception.

Ce qui aide pour pardonner une infidélité en famille

Une phrase simple, vraie, sans détail : nous traversons une période difficile entre adultes, cela ne te concerne pas et ce n’est pas de ta faute, nous restons tes parents tous les deux. Cette formule valide ce qu’ils ont senti, les décharge, et les rassure sur ce qui les inquiète réellement, à savoir leur propre sécurité.

Si un enfant traverse mal cette période, sommeil bouleversé, résultats en chute, plaintes physiques répétées, un médecin et un professionnel de l’enfance sont les bonnes portes. Ce ne sont pas des mesures graves, ce sont des mesures normales.

La récidiveQuand ce n’est pas la première fois

Une part importante des personnes qui cherchent à pardonner une infidélité le font pour la deuxième ou la troisième fois. Elles le disent rarement d’emblée.

Ce que je constate, sans vouloir asséner de leçon : une seconde fois change la nature de la question. La première peut être un accident, une faiblesse, une période. La répétition décrit une manière de vivre, et la question n’est plus de savoir si l’autre va changer mais si vous acceptez cette vie.

Pardonner une infidélité répétée : trois choses que je dis

  • Vous le savez déjà. Presque toutes les personnes dans cette situation me décrivent une certitude qu’elles refusent de formuler. Ce n’est pas de l’aveuglement, c’est le temps qu’il faut pour accepter une chose insupportable.
  • Personne n’a le droit de vous reprocher votre lenteur. Ni vos amis, ni votre famille, ni vous-même. On ne quitte pas une vie construite parce qu’un raisonnement est juste.
  • Ne cherchez pas un rite pour trancher à votre place. C’est la demande qui m’arrive le plus souvent à ce stade, et je la refuse. Une décision de vie ne se délègue pas à un tirage, ni au mien ni à celui d’un autre.

Et quand pardonner une infidélité répétée s’accompagne de mensonges organisés, d’humiliations ou de mise en danger de votre santé, la question n’est plus celle du pardon mais de votre protection. Les associations d’aide aux victimes et un médecin sont alors les bonnes adresses.

Pardonner une infidélité : ce qu’un travail peut examinerEt ce qu’il ne touche pas

Puisque je refuse presque tout ce qu’on me demande sur ce terrain, il est juste de dire ce qui peut être examiné dans ma tradition quand il s’agit de pardonner une infidélité.

Pardonner une infidélité : les trois cas où un examen a un sens

  • Un engagement rompu devant les familles. Une promesse faite au mariage, devant témoins, dans un cadre coutumier. C’est le terrain propre de la tradition, décrit dans le guide sur le mariage.
  • Une parole donnée puis reprise. Un serment, une garantie donnée aux deux familles, un accord passé au moment d’une réconciliation antérieure.
  • Un conflit familial qui a précipité les choses. Une belle-famille qui poussait à la séparation, une pression ancienne, décrite dans le guide sur la belle-famille.

Ce qu’un travail ne fait pas

Cela n’efface pas ce qui s’est passé, ne fabrique pas la confiance, ne remplace pas les conversations décrites plus haut, et n’agit pas sur la volonté de votre conjoint. Un praticien qui vous propose de refaire l’amour de votre mari ou d’effacer le souvenir vend l’impossible.

Et comme partout sur ce site, l’examen conclut le plus souvent qu’il n’y a rien de tel à entreprendre. Dans ces cas, je le dis, rien n’est dû, et je vous oriente vers ce qui aide réellement.

Pardonner une infidélité : ce que je propose le plus souvent

Un conseil conjugal ou une thérapie de couple, une seule conversation cadrée plutôt que dix disputes, la règle des questions posées une fois, et du temps sans échéance. Ce n’est pas ce qu’on attend d’un marabout, et c’est ce qui fonctionne.

La parole donnée, et ce qu’elle pèse

Pardonner une infidélité quand toute la famille saitCe qui change quand tout le monde sait

Dans beaucoup de familles africaines, antillaises, maghrébines ou asiatiques, pardonner une infidélité n’est pas une affaire privée. Cela change complètement les conditions du pardon, et aucun site français n’en parle.

Ce qui s’ajoute quand la communauté est au courant

  • Le regard, en plus de la blessure. Pardonner une infidélité devient un acte public, jugé par ceux qui savent. Certaines personnes restent pour ne pas affronter ce regard, d’autres partent pour la même raison.
  • Les conseils contradictoires. Une mère qui dit de fermer les yeux, une sœur qui dit de partir, une tante qui rappelle que cela s’est toujours fait. Chacun parle depuis sa propre histoire.
  • La question de la honte. Elle pèse souvent plus lourd que la trahison elle-même, et elle explique pourquoi tant de personnes ne racontent rien à personne pendant des mois.
  • La tolérance différenciée. Dans certaines familles, la même faute est excusée chez un homme et impardonnable chez une femme. C’est un fait, il faut le nommer, et il rend la situation des femmes bien plus difficile.

Ce que je conseille dans ces situations

Décidez d’abord entre vous deux, avant que la famille ne s’en mêle si c’est encore possible. Une fois qu’une décision est annoncée aux proches, elle devient très difficile à changer sans perdre la face, et beaucoup de gens restent prisonniers d’une position qu’ils ont prise trop vite devant témoins.

Et choisissez à qui vous parlez de cette infidélité. Une personne de confiance vaut mieux que dix conseillers : le récit répété dans toute la famille reviendra vers vous déformé, et il vous suivra bien après que la question sera réglée.

Quant à la pression coutumière, quand un engagement a été pris devant les deux familles, c’est le seul aspect de ce sujet où un travail traditionnel a un sens, et j’y viens plus bas.

Si c’est vous qui avez trompéLa page que vous ne trouverez nulle part

Une part non négligeable des personnes qui m’écrivent pour pardonner une infidélité sont celles qui ont trompé. Elles n’osent le dire à personne, elles se décrivent comme méprisables, et aucun site ne leur parle. Voici donc quelques lignes pour elles, sans complaisance et sans mépris.

Ce que je constate chez celles qui demandent à pardonner une infidélité

  • Une solitude complète. Elles ne peuvent en parler ni à leur conjoint, ni à leurs proches qui jugeraient, ni souvent à personne d’autre. Cette solitude ne les excuse pas, elle explique pourquoi elles écrivent la nuit à un inconnu.
  • L’impression que rien ne suffira. Elles s’excusent chaque jour et constatent que cela ne répare rien, ce qui produit du découragement, puis parfois de l’agacement, qui aggrave tout.
  • La tentation de la vérité partielle. Cacher une partie pour protéger l’autre. C’est le réflexe le plus fréquent et l’erreur la plus destructrice, comme je l’écris plus haut.

Ce que je leur dis

Que les excuses ne réparent rien et que seuls les actes constants comptent, sur des mois. Que demander un délai est la meilleure façon de le rallonger. Que la vérité complète, dite une fois, fait plus de bien qu’une année de ménagements. Et que si elles cherchent à faire disparaître le souvenir par un rite, elles cherchent à se soulager elles-mêmes, pas à réparer leur couple.

Une dernière chose sur le fait de pardonner une infidélité, que je dis aux deux : personne dans cette histoire n’est réductible à ce qui s’est passé. Ni celui qui a été trompé à son statut de victime, ni celui qui a trompé à son acte. Les couples qui traversent cela sont ceux où chacun a fini par voir une personne en face de lui plutôt qu’un rôle.

Ce que je peux faire pour vousEt comment m’écrire

Si vous êtes arrivé jusqu’ici, vous cherchez de l’aide concrète pour pardonner une infidélité ou pour décider si c’est possible. Voici ce que je propose, dit simplement.

Ce qui est gratuit, toujours

  • Vous écouter en entier. Sans limite de temps, y compris si vous n’avez raconté cela à personne. C’est la première chose dont la plupart des gens ont besoin.
  • L’examen par le Fâ. Il éclaire ce qui pèse sur le lien, et il peut conclure qu’il n’y a rien à entreprendre.
  • Un avis franc. Y compris quand il consiste à vous dire que ce que vous décrivez ne se répare pas, ou que la bonne adresse n’est pas la mienne.
  • Une orientation. Vers un conseil conjugal, un psychologue, un médecin, une association selon la situation.

Comment exposer votre situation

Écrivez les faits datés, ce qui a été dit, ce qui a été fait depuis, et ce que vous voulez réellement. Ce dernier point est celui que beaucoup n’ont jamais formulé, et l’écrire change souvent la conversation.

Ne me demandez pas de vous dire s’il vous trompe, de décrire l’autre personne ou d’agir contre elle : ce sera refusé, et vous le savez maintenant en arrivant.

Si vous lisez ceci en pleine nuitLes premières heures après la découverte

C’est le moment le plus dangereux, et pas seulement pour votre couple. C’est là que les sommes partent, que les messages irréparables s’envoient, et que les décisions définitives se prennent sur trois heures de sommeil.

Quatre règles pour cette nuit. Ne prenez aucune décision définitive avant d’avoir dormi. N’écrivez rien à la personne concernée. Ne versez aucune somme à personne pour savoir ce que vous ignorez. Et appelez quelqu’un, même brièvement, même à une heure indue.

Si le sommeil, l’appétit ou le moral restent durablement touchés, ou si vous sentez que vous ne tenez plus, parlez-en à un médecin ou à un psychologue. Et si vous avez peur de votre conjoint, ou si votre santé a pu être mise en danger, ces deux points passent avant toute question de couple : les associations d’aide aux victimes et un médecin sont les bonnes adresses.

La devise, appliquée à ce terrain

Aucun résultat n’est promis, aucun délai n’est annoncé, par principe. Sur ce sujet, j’ajoute trois refus : je ne surveille personne, je ne décris personne, et je ne décide pas à votre place s’il faut rester.

Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun consulté pour pardonner une infidélité
Maître Luc Wêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon, Sakété, Bénin

Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour

Certains couples y parviennent, d’autres non, et personne ne peut prédire lequel sera le vôtre. Ce qui se constate : le pardon ne se décide pas en une soirée, il se vérifie sur des mois.

Aucune durée ne peut être annoncée. Ce qui revient dans les récits : une première période très instable, des mois d’allers-retours, puis un apaisement qui vient sans date.

Non, et quiconque l’affirme vend une réponse inventée. Le Fâ n’est pas un moyen de surveillance. Ce doute se traite par une conversation.

Savoir l’essentiel une fois : la durée, si c’est terminé, s’il y a un risque pour la santé. Les détails physiques laissent des images qui restent des années, et la plupart des gens regrettent de les avoir demandés.

Pas des faits. Une phrase suffit : c’est une période difficile entre adultes, ce n’est pas de ta faute, nous restons tes parents tous les deux.

Refusé ici sans exception. Elle n’a rien demandé et ne détient pas la clé de votre couple. La décision appartenait à votre conjoint.

Une seconde fois change la nature de la question : il ne s’agit plus d’un accident mais d’une manière de vivre. Et personne n’a le droit de vous reprocher le temps que vous mettez à l’admettre.

Non. Ce qui peut s’examiner, c’est un engagement rompu devant les familles ou une parole reprise. Le reste se répare par des conversations, souvent avec un professionnel.

Exposez votre situation

Vous pouvez tout raconter, y compris ce que vous n’avez dit à personne. L’écoute et l’examen sont gratuits, et l’examen peut conclure qu’il n’y a rien à entreprendre de mon côté.

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