rituel de protection
Guide de référence · lecture libre

Faire prospérer son commerce : ce qui marche et ce que j’examine

Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, et les commerçants forment une part importante de ceux qui m’écrivent. Boutique, salon, restaurant, atelier, commerce en ligne, vente sur les marchés : tous viennent avec la même phrase, ça ne décolle pas. Voici ce que je regarde en premier pour faire prospérer son commerce, et cela va vous surprendre : avant tout examen, je fais chercher où l’argent s’en va, parce que dans la plupart des cas il s’en va par des trous qu’on peut boucher.

Écrit par Maître Luc, prêtre vodun de Sakété À l’état civil Wêtê Agbonon Mis à jour le 19 août 2026 Lecture 32 minutes
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun de Sakété consulté pour faire prospérer son commerce Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026 Un lieu réelTemple de Sakété, au Bénin, et non une adresse anonyme Écoute et examen gratuitsSans limite de temps, et sans aucune relance ensuite Il refuse plutôt qu’encaisserSi un travail ne peut rien pour vous, il le dit et n’accepte pas votre argent

Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.

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En résumé

Pour faire prospérer son commerce, on commence par boucher les cinq fuites avant d’aller chercher de nouveaux clients.

Un commerce qui perd par le bas ne se redresse jamais en remplissant par le haut, et c’est l’erreur la plus répandue.

Maître Luc n’agit jamais contre un concurrent, ne promet aucun chiffre, et n’accepte pas l’argent d’un commerçant en difficulté. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

Faire prospérer son commerce : les cinq fuitesLà où l’argent s’en va sans qu’on le voie

Voici ce que je fais regarder en premier à tous ceux qui veulent faire prospérer son commerce, avant même de parler de mon travail.

Un seau percé ne se remplit pas plus vite en versant davantagePresque tous les commerçants qui veulent faire prospérer son commerce cherchent à vendre plus. Très peu regardent par où l’argent sort déjà.
la marge trop faibleles invendusles impayésles charges oubliéesle temps perduon remplit toujours plus, on ne bouche jamaisLES CINQ FUITES D’UN COMMERCE
La marge trop faibleC’est le premier obstacle pour faire prospérer son commerce : vous vendez beaucoup et il ne reste rien. C’est la fuite numéro un et la moins vue. Beaucoup de commerçants fixent leurs prix en regardant le voisin, sans avoir jamais calculé ce que chaque vente leur laisse réellement une fois tout compté.
Les invendusIls bloquent l’argent nécessaire pour faire prospérer son commerce : la marchandise qui dort, celle qu’on a achetée en trop parce que le prix était bon, celle qui se périme. Cet argent est déjà sorti et il ne reviendra jamais sous cette forme.
Les impayésIls empêchent de faire prospérer son commerce plus que tout : les ardoises accordées aux proches, les livraisons non réglées, les clients qui promettent la semaine prochaine. Dans nos communautés, refuser une ardoise est difficile, et c’est pourtant ce qui coule le plus de commerces.
Les charges oubliéesElles rongent ce qui devrait faire prospérer son commerce : le loyer, l’électricité, les abonnements, les frais bancaires, les taxes. Beaucoup de commerçants connaissent leur chiffre d’affaires et ignorent le total de ce qui sort chaque mois.
Le temps perduC’est la fuite la moins comptée quand on veut faire prospérer son commerce : les heures passées à des choses qui ne rapportent rien, les déplacements mal organisés, les fournisseurs qu’on relance sans arrêt. Le temps d’un commerçant est son premier capital et personne ne le compte.

Pourquoi je commence par là. Parce qu’un commerçant qui vient me voir pour faire prospérer son commerce demande presque toujours plus de clients. Or dans la plupart des cas que je reçois, le problème n’est pas le nombre de clients : c’est ce qui reste après chaque vente. Doubler les ventes d’un commerce qui fuit revient à doubler la fuite, et j’ai vu cela ruiner des gens travailleurs.

L’exercice à faire ce soir, en une heure

  • Prenez vos trois derniers mois. C’est le point de départ pour faire prospérer son commerce. Tout ce qui est entré, tout ce qui est sorti. Sur une feuille, pas de mémoire.
  • Calculez ce que vous laisse une vente moyenne. Prix de vente moins prix d’achat moins la part des charges. Beaucoup de commerçants découvrent à ce moment-là qu’ils travaillent pour presque rien sur certains produits.
  • Listez ce qui dort en stock depuis plus de trois mois. C’est de l’argent immobilisé et il faut décider quoi en faire, même à perte.
  • Faites la liste des ardoises. Le montant, le nom, la date. Le total surprend presque toujours.
  • Comptez vos heures. Une semaine suffit pour voir où elles passent.

Ce travail ne coûte rien, il ne demande personne, et il est plus utile que tout ce que je pourrais faire tant qu’il n’a pas été fait. Je le demande à tous ceux qui me consultent pour faire prospérer son commerce.

Faire prospérer son commerce : les quinze pointsQuatre familles, quinze questions

Voici la liste que je parcours avec les commerçants qui veulent faire prospérer son commerce. Cochez ce qui est déjà en place chez vous.

Ce qui est déjà en place chez vousCochez seulement ce que vous faites réellement, pas ce que vous avez l’intention de faire. Le constat s’affiche en dessous. Rien n’est enregistré.
Se faire trouver
Ce que je vends
Comment je tiens la maison
Les relations
Cochez ce qui est déjà en placeSoyez honnête avec vous-même : ce qui compte n’est pas ce que vous savez qu’il faudrait faire, c’est ce que vous faites réellement aujourd’hui.

Comment lire ce relevé. Ce ne sont pas quinze tâches à faire cette semaine, personne n’y arriverait. Prenez les deux cases non cochées de la famille où vous en avez le moins, et traitez-les d’abord : c’est là que se trouve le plus grand écart. Un commerce se redresse par deux ou trois décisions tenues, jamais par quinze chantiers ouverts en même temps.

Ce que je fais pour vousConcrètement, et sans compteur

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.

Faire prospérer son commerce : d’abord son histoire

Depuis quand il existe, comment il a commencé, qui a mis de l’argent au départ, ce qui a été promis à qui. Ces questions surprennent les commerçants qui m’écrivent : ils s’attendent à ce que je demande leur chiffre d’affaires, et je demande l’histoire.

C’est pourtant là que se trouve ce que je peux traiter. Un commerce, dans nos familles, n’appartient jamais tout à fait à une seule personne : il y a ceux qui ont aidé, ceux qui ont prêté, ceux qui attendent quelque chose en retour. Je réponds moi-même, et cette écoute ne se paie pas.

Ensuite passer en revue le concret

Pour faire prospérer son commerce, je reprends avec vous les cinq fuites et les quinze points. Beaucoup de commerçants trouvent là ce qu’ils cherchaient, sans que rien n’ait été engagé ni payé, et je le leur dis franchement.

Je le fais parce qu’un homme de tradition qui vendrait un rite à quelqu’un dont le problème est une marge mal calculée ne serait pas un homme de tradition. Chez nous, on ne prend pas l’argent de quelqu’un pour un mal qu’on sait ne pas être celui-là.

Puis l’examen par le Fâ

Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Quand il s’agit de faire prospérer son commerce, il ne prédit aucun chiffre et ne désigne aucun concurrent. Il cherche ce qui pèse et d’où cela vient.

Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : une parole donnée à un associé et jamais tenue, un héritage mal partagé dont le commerce est issu, un mort mal accompagné dans la famille, une part promise à quelqu’un qui aide et jamais versée, une installation faite sans les gestes d’usage. Le déroulement complet est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.

Enfin le travail au temple, quand l’examen l’indique

Quand quelque chose apparaît, je conduis au temple les rites que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations, les gestes de dénouement des paroles restées ouvertes, et la veillée quand le cas le demande.

Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer. Et si l’examen ne montre rien à traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent, ce qui arrive très souvent sur ce terrain.

Ce qui a été promis au départ

Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre

Voici le déroulement complet d’un travail pour faire prospérer son commerce quand on m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.

De votre premier message au compte rendu que je vous faisRien ne commence sans votre accord écrit, et je vous dis à chaque étape ce que je fais et pourquoi.
Vous me racontez l’histoire du commerceDepuis quand, comment il a démarré, qui a mis de l’argent, ce qui a été promis et à qui. Pas votre chiffre d’affaires : votre histoire. C’est là que se trouve ce que je peux traiter.
Nous passons le concret en revueLes cinq fuites, les quinze points. Beaucoup de commerçants s’arrêtent à cette étape parce qu’ils ont trouvé ce qu’ils cherchaient, et je le leur dis quand c’est le cas. Cela ne coûte rien.
Je rassemble ce qu’il faut avant de consulter le FâVotre nom, votre date de naissance et une photographie de vous. Dans ma tradition, le visage de celui qui consulte compte pour l’examen et pour les prières. Elle reste chez moi, elle n’est jamais publiée ni transmise. Je ne demande jamais la photographie d’un associé ni d’un concurrent.
J’interroge le Fâ sur ce qui pèseAu temple, avec l’opèlè. L’examen ne prédit aucun chiffre, ne donne aucune date et ne nomme personne. Il cherche ce qui est resté ouvert autour de ce commerce et de ceux qui l’ont fondé.
Je vous dis ce que j’ai vu, y compris quand c’est nonIl n’y a rien à traiter de mon côté et je vous le dis. Le problème est de gestion et je vous oriente. Ou bien une parole est restée ouverte, et je vous explique laquelle et ce que je propose.
Je conduis au temple ce que l’examen a désignéPrières adressées aux vodun de ma maison, offrandes et libations, gestes qui referment ce qui devait l’être, veillée quand le cas le demande. Je le fais moi-même, dans le lieu où j’ai été initié.
Je vous rends compte et je reste joignableCe qui a été fait, et ce qui vous revient : la conversation à avoir avec un associé, la part à régler, l’aîné à solliciter. Vous pouvez me réécrire sans nouveau paiement.

Deux choses propres à ce sujet. Je n’agis jamais contre un concurrent, quelle que soit la somme proposée, et un commerce bâti sur cela ne tient pas. Et je n’accepte pas l’argent d’un commerçant dont l’affaire est en train de couler : dans ces cas, cet argent doit servir à sauver le commerce, et je vous oriente vers les accompagnements gratuits qui existent.

Racontez-moi l’histoire de votre commerceDepuis quand, avec qui, et ce qui a été promis au départ. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
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Faire prospérer son commerce : ce que l’examen révèleSix choses que le Fâ met au jour

Voici ce qui ressort le plus souvent quand j’examine la situation d’un commerçant qui veut faire prospérer son commerce.

  • Une part promise à quelqu’un qui a aidé au démarrage. C’est ce qui empêche le plus souvent de faire prospérer son commerce. Un frère qui a prêté, une tante qui a avancé la marchandise, un ami qui a donné la caution. On avait dit qu’on lui rendrait, on n’a jamais fixé quoi ni quand, et cela pèse. C’est la première chose que je trouve.
  • Un commerce né d’un héritage mal partagé. Il est très difficile de faire prospérer son commerce tant que cela n’est pas réglé. Le fonds vient d’un parent, les autres héritiers n’ont rien eu, et personne n’en parle. Le sujet est traité dans le guide sur les successions.
  • Une parole donnée entre associés et jamais écrite. Ce que chacun apporte, ce que chacun prend, qui décide. Tant que ce n’est pas dit clairement, cela finit toujours par se payer.
  • Un mort mal accompagné dans la famille. Très fréquent chez ceux qui vivent loin de leur pays, et la date où le commerce a commencé à décliner correspond souvent à celle du décès.
  • Une installation faite sans les gestes d’usage. Un local ouvert dans l’urgence, sans rien marquer. Cela se rattrape, et c’est développé dans le guide sur les lieux.
  • Et très souvent, rien du tout. Le commerce souffre de la concurrence, d’un mauvais emplacement, d’une marge trop faible ou d’une période difficile. Je le dis franchement, je n’accepte pas votre argent, et je vous indique ce qui aidera réellement à faire prospérer son commerce.

Les questions que je pose et que personne ne pose

Qui a mis de l’argent au départ et qu’a-t-on promis à cette personne. Le local appartient-il à quelqu’un de la famille. À quelle date exactement cela a commencé à baisser. Que s’est-il passé cette année-là, dans le commerce et dans la famille. Y a-t-il un associé avec qui rien n’a jamais été écrit. Et une question que personne ne pose : combien de personnes prennent dans cette caisse sans que ce soit noté.

Cette dernière question fait souvent un silence, puis une réponse. Elle explique à elle seule un grand nombre de commerces qui travaillent beaucoup et ne gardent rien.

Faire prospérer son commerce : au temple de Sakété, ce qui s'examine ce sont les paroles données au démarrage
Au temple de Sakété, ce qui s’examine, ce sont les paroles données au démarrage. Jamais un concurrent, jamais une personne.
Vous avez fait le relevé des quinze points ?Dites-moi ce qui manque et depuis quand cela ne décolle pas. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement ce que je vois.
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Quand la famille prend dans la caisseLa cause la plus fréquente et la moins dite

C’est le sujet dont aucun commerçant ne parle spontanément, et c’est pourtant ce qui empêche le plus souvent de faire prospérer son commerce.

Ce qui se passe réellement

  • La caisse sert à tout. C’est le principal obstacle à faire prospérer son commerce dans nos familles. Les courses de la maison, l’école des enfants, l’aide à un frère, le taxi. Chaque prélèvement paraît petit et personne ne les additionne.
  • Ceux qui aident se servent. Un cousin qui tient la boutique le samedi, une nièce qui vient l’après-midi. Ils prennent un peu, considérant que c’est normal puisqu’ils rendent service.
  • La famille au pays attend chaque mois. Et le commerce est vu comme la preuve que vous avez réussi. Refuser devient impossible sans passer pour ingrat.
  • Les marchandises partent en cadeaux. On ne fait pas payer un oncle, une belle-sœur, un voisin du quartier. Sur un an, cela représente parfois un mois entier de chiffre d’affaires.
  • Personne ne sait ce que le commerce gagne. Pas même vous, puisque tout se mélange. C’est ce qui rend la discussion impossible avec ceux qui demandent.

La règle que je conseille toujours

Pour faire prospérer son commerce, séparer sa caisse de l’argent de la maison. Deux endroits, deux comptes si possible, et un salaire que vous vous versez à date fixe. Ce que vous prenez, vous le notez, comme n’importe qui d’autre.

Cette règle paraît froide dans nos familles, et c’est le contraire : elle protège tout le monde. Tant que l’argent est mélangé, chacun croit que le commerce est riche, et vous ne pouvez rien refuser sans blesser. Une fois séparé, vous pouvez dire ce que le commerce peut donner, et ce que vous donnez, vous le donnez de votre salaire.

Comment le dire sans se fâcher avec les siens

  • L’annoncer à tous en même temps, une seule fois. Pas au cas par cas, sinon celui qui essuie le premier refus se croira visé.
  • En parler à un aîné avant. Une décision portée par un ancien passe infiniment mieux que la même décision annoncée seul.
  • Expliquer par le commerce, jamais par les personnes. Le commerce a besoin de tenir ses comptes pour continuer à faire vivre tout le monde.
  • Garder une part visible pour la famille. Un montant décidé, connu de tous, versé à date fixe. Ce n’est pas moins généreux, c’est plus tenable.
  • Ne pas céder aux exceptions. La première exception annule la règle et il faudra tout recommencer.

Les associés et les paroles donnéesMon terrain le plus direct

Quand deux personnes montent un commerce sans rien écrire, ma tradition sait exactement ce qui va se passer, et c’est ce que je vois le plus souvent.

  • Ce que chacun a apporté n’a jamais été noté. C’est ce qui empêche le plus deux associés de faire prospérer son commerce. L’un a mis l’argent, l’autre a mis le travail, et deux ans plus tard chacun estime avoir donné davantage.
  • Le partage n’a jamais été fixé. On avait dit qu’on verrait, et on n’a jamais vu.
  • Personne ne sait qui décide. Ce qui bloque les décisions importantes et fait perdre des occasions.
  • Un des deux s’est retiré sans que rien ne soit réglé. Il ne vient plus mais il estime qu’une part lui revient toujours. C’est la situation qui pèse le plus longtemps, et c’est mon terrain propre.
  • La famille des deux s’en mêle. Et l’affaire devient un conflit entre deux maisons, plus seulement entre deux personnes.

Ce qu’il faut écrire, même entre frères

Ce que chacun a apporté, en argent et en travail. Comment se partagent les bénéfices et dans quelle proportion. Qui décide de quoi. Ce qui se passe si l’un veut partir. Et ce qui se passe si l’un des deux meurt, car cette question évite des drames dans les familles.

Écrire cela n’est pas un manque de confiance : c’est ce qui permet à la confiance de durer. Dans ma tradition, une parole donnée devant témoins engage, et l’écrit n’est qu’une façon moderne de nommer les témoins.

Et quand une parole est restée ouverte depuis des années, cela s’examine et cela se dénoue au temple. C’est le travail que je conduis le plus souvent pour ceux qui veulent faire prospérer son commerce.

Ce qui se noue entre associés

Faire prospérer son commerce quand on vient d’ailleursCe qui s’ajoute, et ce qui aide

Une grande partie de ceux qui m’écrivent pour faire prospérer son commerce tiennent une affaire en Europe ou au Canada tout en venant d’ailleurs, et leur situation a des traits propres.

Ce qui complique un commerce ici

  • Les démarches sont un labyrinthe. Statut, déclarations, autorisations, comptabilité. Beaucoup de commerçants perdent de l’argent simplement parce qu’ils ignorent une aide ou une exonération à laquelle ils ont droit.
  • Le crédit est difficile à obtenir. Ce qui pousse vers des emprunts coûteux ou vers la tontine, avec des engagements qui pèsent lourd si le commerce ralentit.
  • La clientèle est parfois trop étroite pour faire prospérer son commerce. Un commerce qui ne s’adresse qu’à sa communauté se ferme un plafond. Ceux qui grandissent sont ceux dont les produits finissent par attirer tout le quartier.
  • La famille au pays voit le commerce comme une réussite. Et les demandes arrivent à proportion de ce qu’on imagine, pas de ce qui rentre réellement.
  • Personne à qui demander conseil. Beaucoup de commerçants travaillent seuls, sans jamais parler à quelqu’un qui connaît leur métier.

Ce qui aide vraiment

  • Aller voir la chambre de commerce ou de métiers. Leurs conseils sont gratuits ou presque, et très peu de commerçants y vont. C’est le premier conseil que je donne pour faire prospérer son commerce quand rien n’a jamais été vérifié.
  • Chercher les aides existantes. Elles existent dans tous ces pays, pour l’installation, l’embauche, la formation. Beaucoup ne sont pas réclamées faute d’être connues.
  • Prendre un comptable, même pour peu d’heures, aide à faire prospérer son commerce. Ce que cela coûte se récupère presque toujours en erreurs évitées.
  • Se regrouper avec d’autres commerçants du quartier. Achats communs, animations, horaires coordonnés. Ce qui paraît profiter aux voisins profite d’abord à celui qui l’organise.
  • Élargir sans renier. Garder ce qui fait votre identité et le rendre accessible à ceux qui ne le connaissent pas. C’est ainsi que des commerces de quartier deviennent des adresses.

Faire prospérer son commerce en gardant ses clientsCe qui coûte le moins et rapporte le plus

Presque tous ceux qui veulent faire prospérer son commerce cherchent de nouveaux clients. Or garder ceux qu’on a coûte bien moins cher.

Les huit choses qui font revenir un client

  • Reconnaître les gens. C’est ce qui fait le plus pour faire prospérer son commerce : se souvenir d’un prénom, d’un achat, d’un enfant. C’est gratuit, cela ne s’achète pas, et c’est ce qui distingue un petit commerce d’une grande enseigne.
  • Tenir ses horaires. Rien ne dessert plus quelqu’un qui veut faire prospérer son commerce : fermé à l’improviste deux fois fait perdre des clients pour de bon. C’est banal et c’est décisif.
  • Répondre vite aux messages. Beaucoup de ventes se perdent parce que personne n’a répondu dans la journée.
  • Régler les problèmes sans discuter. Un client mécontent bien traité revient plus souvent qu’un client jamais déçu. C’est vrai partout et personne n’y croit avant de l’essayer.
  • Prévenir des nouveautés. C’est ce qui aide le plus à faire prospérer son commerce sans rien dépenser : une liste de numéros, un groupe, un message simple. Le canal importe peu, l’existence du canal fait tout.
  • Soigner ce qui se voit en premier. La vitrine, l’entrée, la propreté, l’éclairage. Ce sont les trois secondes qui décident si quelqu’un entre.
  • Demander des avis en ligne pour faire prospérer son commerce. À vos bons clients, simplement, au moment où ils sont contents. Beaucoup acceptent et personne ne le demande.
  • Remercier les fidèles. Pas forcément par une remise : par une attention, un service, une priorité. Cela crée un lien qu’aucun prix ne remplace.

Ce que je vois de plus efficace chez ceux qui réussissent

Une chose revient chez presque tous les commerçants qui parviennent à faire prospérer son commerce : ils sont connus pour quelque chose de précis. Une spécialité, un produit qu’on ne trouve qu’ici, un service que les autres ne rendent pas, une qualité de conseil.

Un commerce qui vend un peu de tout comme tout le monde n’a aucune raison d’être choisi, et l’on ne peut pas faire prospérer son commerce ainsi. Un commerce dont on dit « pour cela, c’est chez lui » n’a jamais besoin de courir après les clients.

Faire prospérer son commerce : les neuf signes d’alerteNeuf choses à regarder chaque mois

Un commerce ne s’effondre jamais d’un coup. Voici les signes que je fais surveiller à ceux qui veulent faire prospérer son commerce et le garder.

  • Le stock qui grossit. Vous achetez autant et vous vendez moins : c’est le premier frein à faire prospérer son commerce. C’est le premier signal, et il apparaît des mois avant que la caisse ne le montre.
  • Les ardoises qui s’allongent. Elles empêchent de faire prospérer son commerce plus vite que tout. Non pas en nombre de personnes, mais en ancienneté. Une ardoise de trois mois est une perte, pas une créance.
  • Le loyer payé en retard, même d’une semaine. C’est le signal le plus fiable quand on veut faire prospérer son commerce. C’est le signe le plus fiable que la trésorerie se tend, et il faut agir dès la première fois.
  • Les clients réguliers qu’on ne voit plus. Ils sont partis quelque part, et les retrouver fait plus pour faire prospérer son commerce que d’en chercher de nouveaux. Faites la liste de ceux qui venaient chaque semaine il y a un an. Ceux qui manquent sont partis quelque part et il faut savoir où.
  • Les heures d’ouverture qui se raccourcissent. On ferme plus tôt parce qu’il n’y a personne, et il y a encore moins de monde parce qu’on ferme plus tôt.
  • Les fournisseurs qui demandent à être payés d’avance. Cela signifie qu’ils ont vu quelque chose, et ils voient souvent avant vous.
  • L’envie de ne plus y aller le matin. Ce n’est pas de la paresse, c’est un signal. Presque tous ceux qui ont fermé me disent l’avoir ressenti un an avant.
  • Les prélèvements de la maison qui augmentent. Quand le commerce doit financer davantage la vie quotidienne, la fin approche vite si rien n’est dit.
  • Le silence sur les chiffres. Ne plus vouloir regarder ses comptes est le signe le plus grave de tous, et le plus humain.

Aucun de ces neuf signes n’est une fatalité. Repérés tôt, la plupart se corrigent. Repérés tard, ils s’additionnent, et c’est ainsi que des commerçants travailleurs perdent en deux ans ce qu’ils ont mis dix ans à bâtir.

Ce qu’on vend aux commerçantsEt pourquoi je fais autrement

Le terrain du commerce est l’un de ceux où l’on vend le plus de choses inutiles et coûteuses. Il faut le dire à ceux qui veulent faire prospérer son commerce.

  • Le rituel qui promet un chiffre pour faire prospérer son commerce. Vos ventes doubleront, vous aurez tant de clients par jour. Personne ne peut promettre cela, et le vendeur le sait mieux que vous.
  • L’objet à enterrer sous le seuil ou à cacher dans la caisse. Vendu cher, renouvelé chaque année. Je n’en vends aucun.
  • Le travail contre le commerce d’en face. C’est ce qu’on me demande le plus souvent, et c’est ce que je refuse le plus fermement. Un commerce bâti sur le malheur d’un autre ne tient pas, et ma tradition ne le permet pas.
  • Le paiement sur les recettes. Un pourcentage à verser chaque mois tant que le commerce marche. C’est un lien dont on ne sort jamais.
  • Le coupable désigné. Un concurrent, un employé, un voisin. Cela détruit des relations de travail et cela ne vend pas un article de plus.

Ma façon de faire est l’inverse : je regarde d’abord les fuites et les quinze points, j’examine ensuite, et très souvent je conclus qu’il n’y a rien à traiter de mon côté. Un bokonon n’a pas besoin de trouver quelque chose dans chaque commerce pour exister.

Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Tous les commerçants qui me parlent de faire prospérer son commerce ne reçoivent pas la même réponse de ma part.

Le commerce tourne mais ne laisse rien

Ce que je fais : pour faire prospérer son commerce dans ce cas, je vous renvoie aux cinq fuites et je n’engage rien. Dans la grande majorité de ces cas, la réponse est dans la marge, les invendus ou les ardoises, et un rite n’y changerait rien. Nous faisons l’exercice ensemble, cela ne coûte rien, et beaucoup de commerçants n’ont plus besoin de moi ensuite.

Cela a baissé à partir d’une date précise

Ce que je fais : c’est le cas où mon travail pour faire prospérer son commerce est le plus direct. Nous cherchons ce qui s’est passé cette année-là, dans le commerce et dans la famille. L’examen porte sur ce point, et quand il montre quelque chose, je conduis au temple les rites de dénouement, avec les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations.

Une parole est restée ouverte avec un associé ou un proche

Ce que je fais : c’est mon terrain propre. Une part promise et jamais versée, un retrait jamais réglé, un héritage dont le commerce est issu. Ma tradition sait dénouer cela, et je vous indique aussi ce qui doit se régler entre vivants, car une part se règle toujours ainsi.

Le commerce est en train de couler

Ce que je fais : je n’accepte pas votre argent, et je vous le dis d’emblée. Quand une affaire va fermer, cet argent doit servir à la sauver ou à protéger votre famille. Je vous oriente vers les accompagnements gratuits qui existent pour les entrepreneurs en difficulté, et vers le guide sur les dettes si vous êtes engagé personnellement. Je reste joignable, gratuitement, pendant cette période.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite vendu à quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Une remarque encore avant les derniers constats. Faire prospérer son commerce ne tient presque jamais à un secret ni à une force cachée. Cela tient à deux ou trois décisions difficiles, tenues dans la durée, et parfois à une parole ancienne qu’il faut refermer. Le reste est du travail, et le travail, vous en faites déjà plus que la plupart des gens.

Faire prospérer son commerce dès l’ouvertureCe que je conseille avant d’ouvrir

Plusieurs personnes m’écrivent avant d’ouvrir, pour savoir si le moment est bon. Voici ce que je réponds à ceux qui veulent faire prospérer son commerce dès le départ.

Les sept questions à trancher avant d’ouvrir

  • Combien de temps pouvez-vous tenir sans rien gagner ? C’est la première condition pour faire prospérer son commerce. Comptez six mois au minimum, davantage pour un commerce de bouche ou de service. C’est la question qui coule le plus de projets et celle que personne ne se pose.
  • Qui met de l’argent, et que lui devrez-vous ? Écrivez-le avant, pas après. C’est ce que j’examine le plus souvent des années plus tard, quand il est trop tard pour le régler simplement.
  • Le local est-il vraiment passant ? Rien ne compte davantage pour faire prospérer son commerce. Allez compter les passants vous-même, à trois heures différentes, un jour de semaine et un samedi. Ne croyez personne sur parole.
  • Que vend le voisinage déjà ? Un commerce qui fait la même chose que trois autres dans la rue démarre avec un handicap.
  • Quelle sera votre marge réelle ? Calculée, pas estimée, avec les charges dedans. C’est là que se joue tout le reste.
  • Qui tiendra la boutique quand vous serez malade ? Personne n’y pense et tout le monde tombe malade.
  • Qu’est-ce qui fera qu’on vienne chez vous plutôt qu’ailleurs ? Si vous ne pouvez pas répondre en une phrase, le client non plus.

Et ce que ma tradition demande à l’ouverture

Chez nous, on ne peut pas faire prospérer son commerce sans avoir marqué le seuil à l’ouverture. On n’ouvre pas un lieu et sans dire ce qu’on vient y faire. Les formes varient d’une famille à l’autre, et ce qui compte n’est pas la complexité du geste : c’est qu’il ait lieu, et qu’il soit fait par celui qui ouvre.

Beaucoup de commerçants ouvrent dans l’urgence, entre deux démarches administratives, sans rien marquer du tout. Cela se rattrape plus tard, exactement comme les rites manqués ailleurs, et c’est un travail simple que je conduis souvent pour ceux qui veulent faire prospérer son commerce après un démarrage difficile.

Ce que racontent ceux qui s’en sont sortisHuit constats

Beaucoup de commerçants m’écrivent des mois ou des années après avoir cherché à faire prospérer son commerce. Voici ce qui revient dans leurs récits.

  • La marge était le problème. C’est ce qui empêchait de faire prospérer son commerce. C’est ce que je lis le plus souvent. Plusieurs m’ont écrit pour dire qu’ils travaillaient à perte sur leurs meilleures ventes sans le savoir.
  • Séparer la caisse a tout changé. C’est le conseil le plus banal de cette page et celui qui revient le plus dans les retours.
  • Les ardoises étaient énormes. Beaucoup ont découvert en additionnant que le total dépassait plusieurs mois de bénéfice.
  • Une parole non réglée pesait depuis le départ. Chez ceux où l’examen a montré quelque chose, c’est presque toujours la part promise à celui qui avait aidé au démarrage.
  • Ils ont arrêté de vendre un peu de tout pour faire prospérer son commerce. Se spécialiser leur a fait perdre quelques clients et gagner beaucoup plus.
  • Les avis en ligne ont compté. Plusieurs décrivent une différence nette après avoir simplement demandé à leurs bons clients d’en laisser un.
  • Personne n’a été désigné. Ceux qui arrivaient persuadés qu’un concurrent leur voulait du mal repartent presque tous sans ce soupçon.
  • Aucun ne regrette d’avoir regardé les fuites d’abord. Y compris ceux à qui j’ai dit qu’il n’y avait rien à traiter de mon côté.

Une dernière chose, pour le commerçant qui lira cette page après une mauvaise journée. Un commerce ne se juge pas sur une semaine, et travailler dur sans résultat n’est pas une preuve contre vous. Dans la plupart des cas que je reçois, il manque deux ou trois décisions, pas du courage. Vous en avez déjà largement assez, sinon vous n’auriez pas ouvert.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous écoute moi-même et gratuitement, je passe en revue avec vous les fuites et les quinze points, j’examine par le Fâ ce qui pèse, et je conduis au temple de Sakété les rites de dénouement quand l’examen l’indique. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant.

Mes règles : je n’agis jamais contre un concurrent, je ne promets aucun chiffre d’affaires, je ne vends aucun objet à cacher dans un commerce, et je ne prends jamais un pourcentage sur vos recettes. Si votre affaire est en difficulté, je n’accepte pas votre argent. Aucun résultat n’est promis et aucun délai n’est annoncé, par principe.

Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun consulté pour faire prospérer son commerce
Maître Luc Wêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon, Sakété, Bénin

Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour

Par les cinq fuites, avant de chercher des clients. Un commerce qui perd par le bas ne se redresse jamais en remplissant par le haut.

Je passe en revue le concret avec vous, j’examine par le Fâ ce qui pèse, et je conduis les rites de dénouement quand l’examen l’indique.

Je ne promets aucun chiffre et je ne fais venir personne. J’examine les paroles données entre associés ou dans la famille.

Jamais, quelle que soit la somme. Un commerce bâti sur le malheur d’un autre ne tient pas, et ma tradition ne le permet pas.

Je n’accepte pas votre argent. Il doit servir à sauver l’affaire, et je vous oriente vers les accompagnements gratuits qui existent.

Séparer la caisse du commerce et l’argent de la maison, se verser un salaire à date fixe, et l’annoncer une fois à tous avec l’appui d’un aîné.

Votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous, plus l’histoire du commerce. Jamais celle d’un associé ni d’un concurrent.

L’écoute et l’examen ne coûtent rien. Si l’examen ne montre rien à traiter, je n’accepte pas votre argent, et c’est fréquent ici.

Racontez-moi votre commerce

Depuis quand, avec qui, ce qui a été promis au départ et à quelle date cela a changé. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

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Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.
Aucun résultat n’est promis ni garanti, aucun délai n’est annoncé, par principe.
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