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Difficulté à avoir un enfant : ce que j’examine et ce que je refuse

Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, et la difficulté à avoir un enfant est l’un des motifs les plus anciens pour lesquels on vient me voir. Je vais commencer par la chose la plus utile que je puisse écrire sur cette page, et elle va contre ce qu’on entend dans beaucoup de familles : une difficulté à avoir un enfant vient de l’homme aussi souvent que de la femme. Voici ce que je fais réellement, ce que l’examen du Fâ met au jour, et ce que je refuse absolument de faire, quelle que soit la somme proposée.

Écrit par Maître Luc, prêtre vodun de Sakété À l’état civil Wêtê Agbonon Mis à jour le 19 août 2026 Lecture 32 minutes
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun de Sakété consulté pour une difficulté à avoir un enfant Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026 Un lieu réelTemple de Sakété, au Bénin, et non une adresse anonyme Écoute et examen gratuitsSans limite de temps, et sans aucune relance ensuite Il refuse plutôt qu’encaisserSi un travail ne peut rien pour vous, il le dit et n’accepte pas votre argent

Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.

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En résumé

Une difficulté à avoir un enfant a quatre origines possibles, à peu près aussi fréquentes : l’homme, la femme, les deux, ou une cause qui reste inexpliquée.

Le bilan se fait toujours pour les deux, en même temps. Celui de l’homme est simple, rapide et devrait être fait en premier.

Maître Luc ne donne aucune plante, ne promet aucune grossesse, et n’engage rien tant qu’un bilan médical n’a pas été commencé. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

Difficulté à avoir un enfant : les quatre originesCe qu’on ne dit pas dans les familles

Voici le schéma que je voudrais voir affiché dans chaque maison où une difficulté à avoir un enfant dure depuis trop longtemps.

Quatre situations, aucune n’est rareQuand un couple ne parvient pas à concevoir, la cause se répartit à peu près également entre ces quatre cas. Une seule est pourtant montrée du doigt dans beaucoup de familles.
de l’hommede la femmedes deuxinexpliquéequatre situations, aucune n’est rareD’OÙ VIENT UNE DIFFICULTÉ À CONCEVOIRune seule est accusée dans les familles, et ce n’est pas la plus fréquente
La cause vient de l’hommeUne difficulté à avoir un enfant vient de lui aussi souvent que d’elle, et c’est ce que presque personne ne dit. Un examen simple, peu coûteux et non douloureux permet de le savoir en quelques jours. Beaucoup d’hommes refusent de le faire par crainte de ce que cela dirait d’eux, et le couple perd des années à cause de ce refus.
La cause vient de la femmeCette origine d’une difficulté à avoir un enfant existe évidemment, et elle se cherche par des examens que le médecin prescrira. Ce que je conteste n’est pas cette possibilité, c’est qu’on la tienne pour la seule et qu’on la suppose avant tout examen.
Les deux sont concernésC’est une origine très fréquente de difficulté à avoir un enfant, et la plus rarement envisagée. Chacun a une petite difficulté qui, seule, n’empêcherait rien, mais dont l’addition explique l’attente. C’est une raison de plus pour que le bilan se fasse à deux.
Rien n’est trouvéAprès un bilan complet d’une difficulté à avoir un enfant, il arrive qu’aucune cause ne soit identifiée. Cela ne signifie ni que le problème est imaginaire, ni qu’il est spirituel, ni qu’il n’existe pas de solution. Beaucoup de couples dans cette situation ont eu des enfants.

Pourquoi je place ce schéma en premier. Parce que dans beaucoup de familles, une difficulté à avoir un enfant est mise sur le compte de la femme avant même le moindre examen. On la répudie, on la menace, on lui cherche une coépouse, on la juge, alors que la cause peut venir de l’homme, des deux, ou de rien de connu. C’est une injustice que je vois depuis trente ans, et je ne participerai jamais à l’entretenir.

Quand consulter, et quiLes repères exacts, et ils sont simples

On me demande souvent combien de temps il faut attendre avant de s’inquiéter d’une difficulté à avoir un enfant. Les repères existent et ils sont clairs.

Depuis combien de mois essayez-vousIndiquez le nombre de mois de rapports réguliers sans contraception. Le repère s’affiche en dessous. Rien n’est enregistré et cette page ne sait rien de vous.
Indiquez le nombre de moisComptez à partir du moment où toute contraception a été arrêtée, avec des rapports réguliers. Beaucoup de couples se rendent compte en comptant que la durée réelle n’est pas celle qu’ils croyaient.

Les seuils que suivent les médecins. Douze mois avant trente-cinq ans, six mois à partir de trente-cinq ans. Plus tôt en cas de règles très irrégulières ou absentes, de douleurs importantes pendant les règles ou les rapports, d’une opération ou d’une infection connue, ou lorsque l’un des deux a déjà eu un traitement lourd. Ces repères ne sont pas de moi : ils sont ceux de la médecine, et je les rappelle parce que trop de couples attendent des années avant de pousser une porte.

À qui s’adresser, dans quel ordre

  • Le médecin traitant ou la sage-femme, en premier devant toute difficulté à avoir un enfant. C’est gratuit ou remboursé, cela ne demande aucune démarche compliquée, et ils orientent ensuite. Beaucoup de gens croient qu’il faut d’emblée un grand spécialiste : c’est faux et cela retarde tout.
  • Le gynécologue pour elle, l’urologue ou le médecin pour lui. Les deux consultations se font en parallèle, jamais l’une après l’autre.
  • Un centre spécialisé si nécessaire. Le médecin oriente vers un centre qui prend en charge ces difficultés. Dans plusieurs pays, une partie importante des frais est couverte, ce que beaucoup de couples ignorent et qui les fait renoncer à tort.
  • Des associations de patients existent pour la difficulté à avoir un enfant. Elles réunissent des couples qui traversent la même chose, et elles apportent ce que ni un médecin ni moi ne pouvons apporter : ne plus être seuls.

Les cinq examens que l’on redoute pour rien

  • L’examen de l’homme. Simple, rapide, non douloureux et peu coûteux, c’est le premier à faire dans une difficulté à avoir un enfant. Il devrait être le premier fait. Le refuser par honte fait perdre au couple un temps qui ne se rattrape pas.
  • Les prises de sang. Pour les deux, à des moments précis du cycle pour elle.
  • L’échographie. Sans douleur, elle donne beaucoup d’informations en une séance.
  • L’examen des trompes. Redouté, souvent moins pénible que ce qu’on raconte, et parfois suivi d’une grossesse dans les mois qui suivent.
  • Le suivi du cycle. Devant une difficulté à avoir un enfant, il indique simplement quand les chances sont les meilleures, ce que beaucoup de couples découvrent tardivement.

Je ne suis pas médecin et je ne le serai jamais. Je vous donne ces repères parce que je vois trop de couples arriver chez moi après cinq ans d’attente sans qu’aucun des deux n’ait jamais fait le moindre examen. Ce temps-là compte, et il ne revient pas.

Ce que je refuse absolumentUne seule section, dite franchement

Sur le terrain de la difficulté à avoir un enfant, il se vend des choses graves. Je dois dire clairement ce que je ne ferai jamais.

Je ne donne aucune plante, aucune tisane, aucune préparation à boire ou à appliquer contre une difficulté à avoir un enfant. Jamais, à personne. Certaines préparations vendues pour cela sont toxiques, d’autres interfèrent avec des traitements en cours, et aucune n’a remplacé un bilan médical. Si quelqu’un vous propose cela, éloignez-vous.

Je ne promets aucune grossesse et aucun délai. Promettre un enfant à un couple qui souffre est l’une des choses les plus cruelles de ce métier, et c’est aussi la plus vendue. Personne ne peut promettre cela, ni moi, ni un médecin.

Je ne désigne jamais de coupable dans une difficulté à avoir un enfant. Ni une belle-mère, ni une coépouse, ni une voisine. Cette accusation détruit des familles entières et elle ne fait naître aucun enfant.

Je ne dis jamais que la femme est en cause. Ni l’homme d’ailleurs, tant qu’aucun examen n’a été fait. Le Fâ ne dit pas cela et il n’a jamais servi à cela.

Et je n’engage aucun travail tant qu’un bilan médical n’a pas été commencé pour les deux. C’est ma règle et elle ne se négocie pas. Un couple qui vient me voir avant d’avoir consulté repart avec ce conseil et sans avoir payé quoi que ce soit.

Ce qui se transmet et ce qui pèse

Difficulté à avoir un enfant : ce que je faisConcrètement, et à côté du médical

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.

Difficulté à avoir un enfant : d’abord être écouté

Une difficulté à avoir un enfant se vit dans un silence particulier. On n’en parle pas au travail, rarement aux amis, et dans la famille cela devient vite un interrogatoire plutôt qu’un soutien. Beaucoup de femmes qui m’écrivent portent en plus une accusation, prononcée ou sous-entendue.

Quand vous m’écrivez, je vous laisse tout raconter, y compris ce que vous n’osez dire à personne : la lassitude, la colère contre l’autre, la honte devant les grossesses des autres. Je réponds moi-même, et cette écoute ne se paie pas.

Difficulté à avoir un enfant : le médical d’abord

Face à une difficulté à avoir un enfant, je demande toujours ce qui a été fait, par qui, et depuis quand. Si rien n’a été entrepris, je vous oriente et je n’engage rien. Si les examens de l’un seulement ont été faits, je vous le dis franchement : le bilan se fait à deux.

Cette étape me fait perdre des travaux et je l’assume. Un homme de tradition qui laisserait un couple ignorer une cause simple et traitable pendant des années, en encaissant à chaque fois, ne serait pas un homme de tradition.

L’examen du Fâ dans une difficulté à avoir un enfant

Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Face à une difficulté à avoir un enfant, il ne cherche pas une cause médicale, dont ce n’est pas le domaine. Il cherche ce qui pèse dans l’histoire des deux familles.

Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : une parole donnée devant les familles et jamais tenue, une dot restée incomplète, un mort mal accompagné, une brouille ancienne entre les deux lignées, un engagement pris au moment d’une union et laissé en suspens. Le déroulement complet est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.

Enfin les rites, quand l’examen l’indique

Quand quelque chose apparaît, je conduis au temple les rites que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations, les gestes de dénouement des paroles restées ouvertes, et la veillée quand le cas le demande. Ce travail se conduit à côté du suivi médical, jamais à sa place.

Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer. Et si l’examen ne montre rien à traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent, ce qui arrive souvent sur ce terrain.

Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre

Voici le déroulement complet d’un travail sur une difficulté à avoir un enfant quand on m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.

De votre premier message au compte rendu que je vous faisRien ne commence sans votre accord écrit, et une étape ne se saute jamais.
Vous me racontez votre histoire à deuxDepuis quand vous essayez, ce que vous avez traversé, et ce que disent les deux familles. Vous pouvez m’écrire seul, mais je vous demanderai toujours ce que pense et ce que vit l’autre.
Je vérifie où en est le médical, et j’insisteQuels examens, pour qui, et quand. Si l’homme n’a pas été examiné, je vous le dis avant tout le reste. C’est l’étape que personne d’autre ne fait dans mon métier et c’est celle qui a évité le plus de temps perdu aux couples que je reçois.
Je remonte les deux histoires familialesLes unions, les paroles données, les dots, les décès, les brouilles. Ces questions surprennent, et c’est là que se trouve presque toujours ce que je peux traiter.
J’interroge le Fâ au templeAvec l’opèlè, selon les gestes de ma tradition. Je vous demande votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous : le visage de celui qui consulte compte pour l’examen et pour les prières. Elle reste chez moi, elle n’est jamais publiée ni transmise.
Je vous dis ce que j’ai vu, sans jamais désigner l’un des deuxTrois issues. Il n’y a rien à traiter de mon côté et je vous le dis. Le cas relève du médical seul et je vous y renvoie. Ou bien une parole est restée ouverte, et je vous explique laquelle et ce que je propose.
Je conduis les rites de dénouementPrières adressées aux vodun de ma maison, offrandes et libations, gestes qui referment ce qui devait l’être, veillée quand le cas le demande. Je le fais moi-même, dans le lieu où j’ai été initié, et jamais à la place d’un traitement.
Je vous rends compte et je ne vous relance jamaisJe vous dis ce qui a été fait et ce qui vous revient auprès des familles. Et je ne vous écrirai jamais pour demander où vous en êtes : sur ce sujet, une relance est une blessure.

Deux choses que je tiens à préciser. Je ne fixe aucun délai et je ne promets aucune grossesse, par principe et sans exception. Et je ne conduis aucun travail à la place d’un suivi médical : ce que je fais se place à côté, jamais devant. C’est la règle de ma maison sur tous les sujets de santé.

Racontez-moi votre situationDepuis quand, ce qui a été fait, et ce que disent les familles. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous jugerai pas.
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Difficulté à avoir un enfant : ce que l’examen révèleSix choses que le Fâ met au jour

Voici ce qui ressort le plus souvent quand j’examine la situation d’un couple qui vit une difficulté à avoir un enfant.

  • Une dot restée incomplète. C’est la première chose que je trouve derrière une difficulté à avoir un enfant, et de loin. Des engagements pris devant les deux familles, une part jamais versée, une promesse faite le jour de l’union et repoussée depuis des années. Dans ma tradition, cela pèse tant que ce n’est pas réglé. Le sujet est développé dans le guide sur la dot.
  • Une union antérieure jamais dénouée. Chez l’un ou chez l’autre, elle pèse sur une difficulté à avoir un enfant. Des fiançailles rompues en silence, une union coutumière laissée en suspens. C’est le terrain propre de ma tradition et cela se traite.
  • Un mort mal accompagné dans l’une des deux lignées. Funérailles manquées, rite interrompu, part non donnée. Très fréquent chez ceux qui vivent loin de leur pays, et personne ne fait le lien avec l’attente d’un enfant.
  • Une parole prononcée dans la colère. Le jour d’un mariage, d’un partage, d’une dispute entre les familles. Ces paroles-là pèsent chez nous, et elles se dénouent devant ceux qui les ont entendues.
  • Une accusation portée contre l’un des deux. Souvent contre la femme. L’examen montre alors que ce n’est pas ce qu’on croyait, et le dire à la famille est parfois le travail le plus utile que je puisse faire.
  • Et très souvent, rien du tout. Le couple traverse simplement une difficulté à avoir un enfant qui relève du médical et du temps. Je le dis franchement, je n’accepte pas leur argent, et je les renvoie vers ceux qui peuvent réellement les aider.

Les questions que je pose et que personne ne pose

La dot a-t-elle été versée en entier, et qu’avait-on promis en plus. Y a-t-il eu une union avant celle-ci, d’un côté ou de l’autre, et comment s’est-elle terminée. Un décès a-t-il eu lieu dans l’année qui a précédé votre union. Quelqu’un s’est-il opposé à votre mariage, et qu’a-t-il dit exactement. Et une question que je pose toujours et que personne d’autre ne pose : est-ce que l’homme a été examiné.

Cette dernière question provoque souvent un silence. Dans la grande majorité des couples qui m’écrivent, la femme a fait des examens et l’homme n’en a fait aucun, parfois après des années. C’est là que je peux être le plus utile, et cela ne coûte rien à personne.

La pression des famillesCe qui pèse autant que l’attente

Dans presque toutes les situations que je reçois, la difficulté à avoir un enfant est doublée d’une pression familiale qui use davantage que l’attente elle-même.

Ce que subissent les couples

  • La question à chaque appel. Alors, toujours rien. C’est ce que subissent tous les couples en difficulté à avoir un enfant. Répétée par plusieurs personnes, à chaque fête, à chaque retour au pays. Chacun croit être le premier à la poser.
  • L’accusation contre la femme. Avant tout examen, sans aucune preuve, et parfois devant témoins. C’est l’injustice la plus répandue sur ce terrain.
  • La menace d’une autre union. Dans certaines familles, on propose une coépouse ou on menace de le faire. Cette menace détruit des couples qui auraient tenu.
  • Les conseils qui envoient n’importe où. Chacun connaît quelqu’un qui a réglé cela, et beaucoup de ces adresses sont dangereuses. C’est ainsi que des couples se retrouvent à boire des préparations inconnues.
  • Le silence imposé. Ne rien dire de la difficulté à avoir un enfant, faire bonne figure, aller aux baptêmes en souriant. Le couple porte cela seul et finit par ne plus se parler entre eux non plus.

Ce que je conseille aux couples

  • Décider ensemble ce qui se dit et ce qui ne se dit pas. Une seule version, tenue par les deux. Ce qui abîme le plus, c’est quand l’un raconte et l’autre non.
  • Une phrase courte, préparée à l’avance. Quelque chose comme : nous nous en occupons, nous vous dirons quand il y aura quelque chose à dire. Répétée sans variation, elle finit par arrêter les questions.
  • L’homme parle à sa propre famille. C’est à lui de le faire, pas à sa femme. Un mari qui laisse sa famille accuser son épouse commet une faute que ma tradition ne justifie pas.
  • Chercher un aîné qui protège plutôt qu’un aîné qui juge. Il en existe dans presque toutes les familles, et une parole d’ancien peut arrêter net des mois de pression.
  • Ne pas céder aux adresses données par tout le monde. Sur ce terrain plus que sur tout autre, les conseils bien intentionnés mènent souvent au pire.

Et ce que je dis aux familles quand elles me consultent au sujet d’une difficulté à avoir un enfant, car cela arrive : rien dans ma tradition ne permet d’accuser une femme sans examen. Rien. Ceux qui prétendent le contraire se servent de nos coutumes pour justifier ce qu’elles n’ont jamais dit.

Ce qui se dit devant les familles
Difficulté à avoir un enfant : au temple de Sakété, ce qui s'examine ce sont les paroles données entre les familles
Au temple de Sakété, ce qui s’examine, ce sont les paroles données entre les familles. Jamais une cause médicale, jamais une accusation.

Difficulté à avoir un enfant : dix idées reçuesCe que j’entends le plus

Voici ce que l’on répète autour des couples qui vivent une difficulté à avoir un enfant, et ce qu’il faut en penser.

  • « C’est forcément la femme. » Faux, et c’est l’idée la plus coûteuse de toutes sur la difficulté à avoir un enfant. Elle fait attendre des années avant qu’un homme accepte un examen simple.
  • « Il faut se détendre et cela viendra. » Dit avec bonne intention, cela revient à rendre le couple responsable de son attente. Le stress ne facilite rien, mais il n’explique pas une difficulté à avoir un enfant qui dure.
  • « Elle a déjà été enceinte, donc tout va bien. » Une grossesse antérieure, y compris avec un autre partenaire, ne garantit rien pour aujourd’hui. Cela vaut pour l’homme comme pour la femme.
  • « Il a déjà des enfants, donc ce n’est pas lui. » Même erreur, exactement. Les choses changent avec les années, une maladie, une opération, un traitement.
  • « Les examens sont douloureux. » La plupart ne le sont pas du tout. Celui de l’homme, en particulier, ne l’est pas.
  • « C’est trop cher. » Dans plusieurs pays, une part importante des frais est prise en charge, et beaucoup de couples renoncent sans avoir posé la question.
  • « On est trop vieux. » L’âge compte, ce serait malhonnête de le nier, et il ne ferme pas toutes les portes. C’est au médecin de le dire, pas à la famille.
  • « Quelqu’un nous a fait quelque chose. » C’est ce que l’on me demande d’examiner, et c’est mon métier de le vérifier. Mais je le vérifie après le médical, pas avant, et je ne désigne jamais personne.
  • « Il faut boire ceci ou porter cela. » Refusez tout produit et tout objet vendu pour cela. Certains sont dangereux, et aucun n’a jamais remplacé un bilan.
  • « Si on adopte, on ne pourra plus. » Rien ne le montre. Envisager d’autres chemins n’annule aucun projet et n’empêche rien.

Aucune de ces idées n’est méchante. Elles circulent parce que personne ne parle sérieusement de difficulté à avoir un enfant, et c’est précisément pour cela que j’écris cette page.

Le bilan est fait et rien n’explique ?Racontez-moi l’histoire de vos deux familles : les unions, les paroles données, les dots, les décès. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
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Ce qu’une difficulté à avoir un enfant fait au coupleLe sujet dont on parle le moins

Une difficulté à avoir un enfant abîme le couple par des mécanismes précis, et les connaître aide à ne pas les subir.

  • L’intimité devient une tâche. C’est le premier effet d’une difficulté à avoir un enfant sur un couple. Le calendrier remplace le désir, et beaucoup de couples décrivent le moment où faire l’amour est devenu une obligation datée. C’est l’effet le plus fréquent et le plus rarement dit.
  • Chacun croit que l’autre le rend responsable. Souvent à tort, des deux côtés, et sans que personne ne pose la question à voix haute.
  • L’un porte tout le suivi. Presque toujours la femme : les rendez-vous, les examens, les traitements, les démarches. Ce déséquilibre crée une rancune qui déborde ensuite sur tout le reste.
  • Le sujet occupe toute la place. Les conversations, les vacances, les projets, l’argent. Le couple ne parle plus que de cela et cesse de vivre autre chose.
  • Les deuils invisibles s’accumulent. Ils font partie de toute difficulté à avoir un enfant qui dure. Chaque cycle qui ne donne rien, chaque tentative qui échoue, chaque grossesse perdue. Personne ne les compte et personne ne console, alors que ce sont de vrais deuils.

Cinq choses qui protègent le couple

  • Garder des moments où l’on n’en parle pas. Une soirée par semaine, un dimanche. Décidé à l’avance et tenu.
  • Se partager les démarches. Que l’homme prenne ses propres rendez-vous et en assure au moins la moitié.
  • Se dire ce qu’on redoute. Une fois, calmement. La plupart des couples découvrent qu’ils redoutaient la même chose sans se l’être jamais dit.
  • Continuer à faire des projets. Un voyage, un déménagement, une formation. Mettre sa vie en pause en attendant est ce qui use le plus.
  • Se faire accompagner à deux. Beaucoup de centres proposent un soutien psychologique, souvent gratuit, et les couples qui l’acceptent traversent cela bien mieux.

Difficulté à avoir un enfant loin du paysCe qui s’ajoute pour la diaspora

Une part importante des couples qui me parlent d’une difficulté à avoir un enfant vivent en Europe ou au Canada, et leur situation a des traits que je retrouve d’un message à l’autre.

  • La pression vient de loin et ne s’arrête jamais. Les appels, les messages, les questions à chaque retour. On ne peut ni fuir ni expliquer, et la distance empêche les proches de voir ce que vous traversez réellement.
  • Personne ici ne connaît la situation. Ni les collègues, ni les voisins. Le couple porte seul une difficulté à avoir un enfant qui dure depuis des années.
  • On ne sait pas à qui s’adresser dans le système de santé. Beaucoup ignorent qu’un médecin traitant suffit pour commencer, et qu’une grande partie des frais peut être prise en charge.
  • Les adresses données au pays sont risquées. Un cousin connaît quelqu’un, une tante recommande un praticien. C’est ainsi que des couples envoient de l’argent pendant des années sans jamais avoir consulté un médecin.
  • Les rites du pays n’ont pas pu être faits ici. Ni pour l’union, ni pour un décès. Ce qui n’a pas pu être accompli au moment voulu peut l’être plus tard, au temple, et c’est exactement ce que je fais.

Dans ces configurations, ma réponse est toujours la même dans l’ordre : d’abord le médecin ici, qui est accessible et souvent bien mieux remboursé qu’on ne le croit. Ensuite, si une parole est restée ouverte entre les deux familles au pays, je l’examine et je la traite. Jamais l’inverse.

Traverser l’attenteCe qui aide, mois après mois

Une difficulté à avoir un enfant se compte en années, et il faut tenir pendant ce temps. Voici ce que je conseille.

Les huit choses qui aident à tenir

  • Ne pas s’isoler. C’est le réflexe le plus fréquent dans une difficulté à avoir un enfant, et le plus coûteux. Refuser tous les baptêmes et toutes les fêtes finit par vous couper de tout le monde.
  • S’autoriser à ne pas y aller parfois. Une fête d’enfant un jour de mauvaise nouvelle, cela se refuse sans se justifier, et cela n’est pas de la jalousie.
  • Trouver d’autres couples en difficulté à avoir un enfant. Associations, groupes de parole. C’est ce qui revient le plus dans les retours qu’on me fait.
  • Marquer les mauvaises nouvelles. Une soirée où l’on a le droit d’aller mal, puis on reprend. Faire comme si de rien n’était laisse les choses s’accumuler.
  • Poser des limites aux questions. Y compris aux plus proches, y compris à sa mère.
  • Ne pas tout dépenser. Certaines démarches coûtent cher et certaines promesses coûtent encore plus. Voyez le guide sur les dettes si l’attente vous met en difficulté financière.
  • Parler à un professionnel si le sommeil ou l’appétit sont touchés durablement. Ce n’est pas une faiblesse et cela se soigne.
  • Envisager les autres chemins, sans que ce soit un renoncement. L’adoption, l’accueil d’un enfant de la famille dans certaines traditions, ou une vie à deux qui vaut la peine d’être vécue. En parler tôt n’empêche rien et allège beaucoup.

Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Toutes les personnes qui me parlent d’une difficulté à avoir un enfant ne reçoivent pas la même réponse de ma part.

Vous n’avez pas encore consulté

Ce que je fais : face à une difficulté à avoir un enfant sans aucun bilan, je vous oriente et je n’engage rien. C’est la réponse que je donne le plus souvent sur ce sujet, et elle ne me rapporte rien. Prenez rendez-vous chez un médecin, tous les deux, et revenez me voir ensuite si vous le souhaitez. Je serai là.

Seule la femme a été examinée

Ce que je fais : je le dis clairement, et je le dis à l’homme quand c’est lui qui m’écrit. Tant que l’examen de l’homme n’a pas été fait, personne ne peut savoir d’où vient la difficulté à avoir un enfant, et laisser une femme porter seule cette question est injuste. Cet examen est simple et rapide. Beaucoup d’hommes m’ont écrit ensuite pour me dire qu’ils l’avaient enfin fait.

Le bilan est fait et une parole familiale reste ouverte

Ce que je fais : pour une difficulté à avoir un enfant dont le bilan est fait, c’est ici que mon travail a tout son sens. Dot incomplète, union antérieure non dénouée, mort mal accompagné, parole prononcée dans la colère. L’examen le montre, et je conduis au temple les rites de dénouement, avec les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations. Cela se fait à côté du suivi médical, jamais à sa place.

Votre famille accuse votre épouse

Ce que je fais : je réponds ce que ma tradition permet de répondre, et c’est net. Rien dans le vodun n’autorise à accuser une femme sans examen, et l’origine peut venir de l’homme aussi souvent que d’elle. Il m’arrive d’écrire cela pour qu’un homme puisse le lire à sa famille, et c’est parfois le service le plus utile que je rende dans l’année.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite vendu à quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Une remarque encore avant les derniers constats. Une difficulté à avoir un enfant n’est pas un jugement porté sur un couple, et ce n’est pas non plus une porte fermée. C’est une question à laquelle la médecine répond dans une grande partie des cas, et à laquelle ma tradition peut répondre quand une parole est restée ouverte entre deux familles. Les deux se complètent, dans cet ordre, et jamais l’une contre l’autre.

Difficulté à avoir un enfant : ce qu’on vend ailleursEt pourquoi je fais autrement

Une difficulté à avoir un enfant rend vulnérable comme peu de choses au monde, et tout un marché le sait. Il faut le dire.

  • La grossesse promise avec un délai. Vous serez enceinte avant telle fête, avant la fin de l’année. C’est le produit le plus vendu à ceux qui vivent une difficulté à avoir un enfant, et c’est le plus cruel, parce que chaque cycle qui passe devient un échec supplémentaire.
  • Les préparations à boire. Tisanes, poudres, mélanges envoyés par colis. Certaines contiennent des substances actives inconnues, et personne ne sait ce qu’elles font avec un traitement en cours ou pendant une grossesse débutante.
  • Le travail payé cycle après cycle. Un montant chaque mois, tant que rien n’arrive. C’est un abonnement sur la douleur, et il peut durer des années.
  • La coupable désignée. Une belle-mère, une coépouse, une voisine jalouse. Cela soulage un soir et cela détruit une famille pour toujours.
  • L’accusation portée sur la femme. Sans le moindre examen, au nom de traditions qui n’ont jamais dit cela. C’est ce qui m’indigne le plus dans mon propre métier.

Ma façon de faire est l’inverse : je vérifie d’abord que le médical est engagé pour les deux, j’examine ensuite, et très souvent je conclus qu’il n’y a rien à traiter de mon côté. Un bokonon n’a pas besoin de trouver quelque chose chez chaque couple pour exister, et il n’a certainement pas besoin de vendre de l’espoir à des gens qui pleurent chaque mois.

Difficulté à avoir un enfant : reconnaître ce qui est honnête

  • On vous demande si vous avez consulté un médecin. Si la question n’est jamais posée, méfiez-vous.
  • On ne vous donne rien à avaler. Aucune exception à cette règle.
  • On ne vous annonce ni date ni certitude. Ni pour une difficulté à avoir un enfant, ni pour quoi que ce soit d’autre.
  • Le montant est dit une fois, avant, et il ne change pas. Pas de complément au cycle suivant.
  • Personne n’est accusé. Ni votre épouse, ni votre belle-famille, ni une inconnue.

Ce que racontent ceux qui m’écrivent aprèsHuit constats

Beaucoup de couples m’écrivent des mois ou des années après m’avoir parlé d’une difficulté à avoir un enfant. Voici ce qui revient.

  • L’homme n’avait pas été examiné. C’est ce que je lis le plus souvent, et plusieurs m’ont écrit pour me dire que l’examen avait tout expliqué en une semaine, après des années d’attente.
  • La dot était le nœud de la difficulté à avoir un enfant. Chez les couples où quelque chose est apparu à l’examen, c’est la cause la plus fréquente, et la régler a apaisé les deux familles avant même toute autre chose.
  • Ils avaient attendu trop longtemps avant de consulter. Quatre ans, six ans, parfois davantage. C’est le regret numéro un dans les messages que je reçois.
  • La pression familiale a baissé quand l’homme a parlé. Pas quand la femme s’est défendue : quand lui a parlé à sa propre famille.
  • Certains ont eu un enfant, d’autres non. Je ne tiens aucun compte et je n’en tiendrai jamais : ce n’est pas un tableau de chasse et ces situations ne se comptent pas.
  • Ceux qui vont bien aujourd’hui avaient cessé de mettre leur vie en pause malgré la difficulté à avoir un enfant. Ils avaient repris des projets, voyagé, déménagé, sans attendre.
  • Beaucoup ont été aidés par un groupe. Une association, d’autres couples. Ils citent cela avant tout le reste, y compris avant moi.
  • Aucun ne regrette d’avoir été renvoyé vers un médecin. Y compris ceux à qui j’ai dit qu’il n’y avait rien à traiter de mon côté et que je n’accepterais pas leur argent.

Une dernière chose, pour la femme qui lira cette page en se demandant si tout est de sa faute. Ce n’est pas votre faute, et personne ne peut le dire tant qu’un examen des deux n’a pas été fait. Une difficulté à avoir un enfant n’est ni une punition, ni un signe, ni une preuve de quoi que ce soit sur vous. Ceux qui vous laissent croire le contraire ont quelque chose à vous vendre.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous écoute moi-même, gratuitement et sans juger, je m’assure qu’un bilan a été engagé pour les deux, j’examine par le Fâ ce qui pèse dans l’histoire des deux familles, et je conduis au temple de Sakété les rites de dénouement quand l’examen l’indique, à côté du suivi médical et jamais à sa place.

Mes règles : aucune plante, aucune tisane, aucun produit, jamais. Aucune promesse de grossesse et aucun délai. Aucun coupable désigné. Aucun travail engagé tant qu’un médecin n’a pas été consulté par les deux. Et je ne relance jamais quelqu’un sur ce sujet. Si l’examen ne montre rien, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent.

Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun consulté pour une difficulté à avoir un enfant
Maître Luc Wêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon, Sakété, Bénin

Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour

De quatre situations aussi fréquentes : l’homme, la femme, les deux, ou une cause qui reste inexpliquée. Une seule est accusée dans les familles.

Après douze mois d’essais avant trente-cinq ans, après six mois à partir de trente-cinq ans. Plus tôt en cas de règles très irrégulières ou de douleurs importantes.

Non, et c’est le point le plus important. Le bilan se fait pour les deux, en même temps. Celui de l’homme est simple, rapide et peu coûteux.

Je vérifie qu’un bilan est engagé pour les deux, j’examine par le Fâ ce qui pèse dans les deux familles, et je conduis les rites de dénouement s’il y a lieu.

Jamais, à personne. Certaines préparations sont dangereuses, d’autres gênent des traitements, et aucune ne remplace un bilan.

Non, et je ne le ferai jamais. Promettre un enfant à un couple qui souffre est l’une des tromperies les plus graves de ce métier.

Rien dans ma tradition n’autorise à accuser une femme sans examen. L’origine vient de l’homme aussi souvent que d’elle.

L’écoute et l’examen ne coûtent rien. Si vous n’avez pas encore consulté de médecin, je vous oriente et je n’accepte aucun paiement.

Racontez-moi votre situation

Depuis quand, ce qui a été fait, et ce que disent les familles. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous jugerai pas.

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Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.
Aucun résultat n’est promis ni garanti, aucun délai n’est annoncé, par principe.
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