Aider un proche alcoolique : ce qui aide et ce qui aggrave
Si vous cherchez comment aider un proche alcoolique, vous avez probablement déjà tout essayé : parler, supplier, menacer, cacher, payer. Et vous avez remarqué que rien ne change durablement. Ce n’est pas un défaut d’amour ni un manque de fermeté : c’est qu’un cycle s’est installé, et que certains gestes protecteurs le renforcent sans que personne ne le voie. Voici ce cycle, les trois postures que prend l’entourage, ce qui aide réellement, et pourquoi je refuse absolument tout travail visant à faire arrêter quelqu’un.
Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du FâPlus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.
Écrire à Maître LucPour aider un proche alcoolique, il faut d’abord voir le cycle qui se répète : consommation, conséquences, reproches, promesses, accalmie, et de nouveau.
Certains gestes protecteurs entretiennent ce cycle sans qu’on le sache : payer les dettes, mentir à l’employeur, effacer les traces. Ce sont les conséquences qui déclenchent les prises de conscience.
Je ne soigne personne et je refuse tout travail pour faire arrêter quelqu’un. Ce que je peux faire : vous écouter, et vous orienter vers ce qui traite réellement cela.
- Le cycle qui se répète
- Ce que je refuse absolument
- Les trois postures de l’entourage
- Les huit gestes qui aggravent
- Ce qui aide réellement
- Ce qu’on peut dire, et comment
- Les portes qui existent vraiment
- Les enfants dans la maison
- Le poids de la communauté et de la honte
- Vous, et ce que cela vous coûte
- Les autres dépendances
- Ce qu’un examen peut regarder
- La rechute, et ce qu’elle veut dire
- Ce qu’on vend aux familles épuisées
- Questions fréquentes
Le cycle qui se répèteCinq étapes, souvent pendant des années
Voici ce que décrivent presque toutes les personnes qui cherchent à aider un proche alcoolique. Ce n’est pas une succession de crises isolées : c’est une boucle, et elle tourne parfois depuis dix ans.
Ce que ce cercle explique. Pourquoi vous avez le sentiment de revivre la même année depuis longtemps. Et surtout pourquoi l’accalmie est le moment le plus trompeur : c’est là qu’on se dit que c’est peut-être fini, et c’est précisément là qu’il faudrait aller chercher de l’aide, quand la parole est encore possible.
Ce que ce cycle n’est pas
Ce n’est pas de la mauvaise volonté, ni un manque d’amour pour vous. La dépendance est reconnue comme une maladie par la médecine, elle modifie des mécanismes du cerveau, et elle se traite. Le dire n’excuse aucun comportement : cela explique pourquoi les promesses sincères ne suffisent pas.
Aider un proche alcoolique : ce que je refuseEt je préfère le dire avant tout le reste
Quand on veut aider un proche alcoolique, je reçois une demande précise, presque chaque semaine, et je la refuse toujours : faire un travail pour que quelqu’un arrête de boire.
Pourquoi ce refus
- Parce que ce serait agir sur la volonté de quelqu’un. C’est refusé partout sur ce site, y compris quand la demande part d’un amour sincère et d’une inquiétude légitime.
- Parce que cela retarde une prise en charge qui existe. C’est la raison la plus grave. Pendant qu’une famille attend le résultat d’un rite, personne ne va voir un médecin, et les mois passent.
- Parce que la dépendance est une maladie. Elle relève de professionnels formés pour cela, exactement comme je l’écris dans le guide sur les guérisseurs, où je m’engage par écrit à ne jamais me substituer à un soin.
- Parce que l’échec sera imputé au malade. Quand le rite ne produit rien, on explique que la personne n’a pas voulu, et on ajoute une culpabilité à une maladie.
Ce refus me coûte des demandes, souvent avec des sommes importantes proposées par des familles à bout. Je le maintiens, et je préfère qu’on le sache avant de m’écrire.
Aider un proche alcoolique : ce que je fais à la place
- Je vous écoute, sans limite de temps. Vous, l’entourage, dont personne ne s’occupe et qui n’a souvent raconté cela à personne.
- Je vous aide à voir le cycle. Ce qui se répète, ce que vous faites qui l’entretient sans le vouloir, et ce qui dépend réellement de vous.
- Un examen par le Fâ si vous le souhaitez. Sur ce qui pèse dans votre famille, jamais sur la maladie ni sur son évolution.
- Je vous oriente. Vers un médecin, une consultation spécialisée, une association de proches. C’est la partie la plus utile de ce que je peux faire ici.
Les trois postures de l’entourageOn les prend sans les choisir
Quand on cherche à aider un proche alcoolique, on finit par occuper l’une de ces trois places. Aucune n’est une faute, et toutes ont un effet.
Ce qui est vrai des trois postures
Aucune de ces façons d’aider un proche alcoolique n’est prise par égoïsme, et la plupart des gens passent de l’une à l’autre selon les périodes. Ce qui compte n’est pas de se juger mais de repérer laquelle vous occupez en ce moment, parce que c’est le point de départ de tout ce qui suit.
Et une chose que je dis souvent : vous n’avez pas causé cette maladie, vous ne pouvez pas la contrôler, et vous ne pouvez pas la guérir. Cette phrase circule depuis longtemps dans les associations de proches, et je ne connais rien de plus juste sur ce sujet.
Ce qui se répète, et ce qui peut changerAider un proche alcoolique : les huit gestes qui aggraventTous faits avec de bonnes intentions
Voici ce qui entretient le cycle sans que personne ne le veuille. Si vous vous y reconnaissez, ce n’est pas une faute : c’est ce que fait presque tout le monde en cherchant à aider un proche alcoolique.
- Payer les dettes et les amendes. Chaque somme réglée retire une conséquence. Or ce sont les conséquences qui provoquent les décisions.
- Mentir à l’employeur ou à la famille. Appeler pour dire qu’il est malade. Cela protège l’emploi à court terme et repousse la prise de conscience.
- Cacher, jeter, diluer. Cela ne réduit pas la consommation, cela la déplace, et cela crée une guerre domestique épuisante.
- Menacer sans jamais tenir. Si tu recommences, je pars. Répétée dix fois sans suite, cette phrase apprend que rien ne suivra jamais.
- Faire les conversations pendant la consommation. Elles ne sont ni entendues ni retenues, et elles laissent une humiliation qui alimente la reprise.
- Compter sur la honte. Reprocher devant les enfants ou devant les proches. La honte est un moteur de consommation, pas un moteur de soin.
- Attendre le déclic tout seul. Beaucoup de familles attendent des années que la personne se réveille d’elle-même, sans jamais consulter, y compris pour elles-mêmes.
- Chercher une cause invisible. Un sort, une malédiction, quelqu’un qui aurait fait quelque chose. Cette explication soulage un instant et fait perdre des mois. C’est aussi ce que ce marché vend le plus cher.
Le point commun de ces huit gestes : tous cherchent à protéger celui qu’on veut aider. C’est pour cela qu’ils sont si difficiles à abandonner, et c’est aussi pourquoi personne ne devrait le faire seul, sans être accompagné.
Aider un proche alcoolique : ce qui aide réellementNeuf choses, constatées
Pour aider un proche alcoolique, voici ce qui change quelque chose, d’après les familles qui s’en sont sorties et les professionnels qui les accompagnent.
- Cesser de réparer, progressivement. Pas tout d’un coup et pas comme une punition : en prévenant, calmement, que vous n’appellerez plus l’employeur ni ne paierez plus les amendes.
- Parler à froid, jamais pendant. Le lendemain matin, sans reproche accumulé, sur un fait précis.
- Dire des faits datés. Mardi tu n’as pas pu conduire les enfants. Plutôt que tu bois trop, qui déclenche immédiatement la défense.
- Annoncer ce que vous ferez, pas ce que l’autre doit faire. Je ne participerai plus aux repas où l’on boit. C’est tenable et cela ne se discute pas.
- Ne rien annoncer que vous ne tiendrez pas. Une seule limite tenue vaut mieux que dix menaces.
- Aller voir un professionnel pour vous. Même si la personne concernée refuse. C’est le conseil que je donne le plus souvent et le moins suivi.
- Rejoindre un groupe de proches. Ils existent partout, ils sont gratuits, et le simple fait d’entendre d’autres récits identiques soulage énormément.
- Garder le lien sans porter le problème. Continuer à aimer quelqu’un sans gérer sa maladie à sa place. C’est la chose la plus difficile de cette liste.
- Reprendre votre propre vie. Amis, activités, repos, santé. Ce n’est pas de l’égoïsme : une personne épuisée n’aide personne durablement.
Je ne peux pas t’obliger. Mais je vais aller voir quelqu’un pour moi, parce que je ne tiens plus.
Elle ne menace pas, elle ne juge pas, et elle déplace quelque chose. Beaucoup de familles me rapportent que la démarche de soin a commencé après cette phrase, parfois des mois après, et jamais parce qu’elle avait été dite comme une manœuvre.
Ce qu’on peut dire, et commentTrois phrases, préparées à l’avance
La conversation est le moment que tout le monde redoute quand on veut aider un proche alcoolique. Voici comment la préparer.
Le moment de la conversation
À jeun, le matin de préférence, jamais le soir, jamais pendant ou juste après une consommation, jamais devant les enfants et jamais devant la famille élargie. Ces conditions paraissent contraignantes et elles font toute la différence.
Aider un proche alcoolique : les trois phrases
- Un fait, daté et sans commentaire. Samedi, tu n’as pas pu venir chercher les enfants. Un seul fait, pas la liste des trois dernières années.
- Ce que vous ressentez, sans accusation. J’ai eu peur, et je suis fatiguée. Personne ne peut contester ce que vous ressentez, alors que tout jugement se discute.
- Ce que vous allez faire, vous. Je vais prendre rendez-vous pour moi, parce que je n’arrive plus à porter cela. Et si tu veux, je peux t’accompagner le jour où tu décideras.
Aider un proche alcoolique : ce qu’une conversation ne fait pas
Une décision immédiate. Presque personne ne dit oui le jour même, et beaucoup réagissent par la colère ou le déni. Cela ne signifie pas que la conversation a échoué : dans les récits qu’on me fait, la phrase entendue ce jour-là revient souvent des semaines plus tard.
Ce qu’il faut éviter absolument quand on veut aider un proche alcoolique : l’ultimatum non tenable, la liste des reproches accumulés, et la comparaison avec quelqu’un d’autre. Ces trois formes ferment la conversation en une minute.
Les portes qui existent vraimentEt beaucoup sont gratuites
C’est la partie la plus utile de cette page pour aider un proche alcoolique, et la moins connue.
- Le médecin traitant. La première porte pour aider un proche alcoolique, y compris pour vous seul. Il connaît la personne, il peut aborder le sujet autrement qu’un proche, et il oriente vers ce qui existe localement.
- Les consultations spécialisées en addictologie. Elles existent dans la plupart des pays, souvent gratuites, et elles reçoivent aussi l’entourage seul, ce que presque personne ne sait.
- Les associations d’entraide. Certaines pour les personnes concernées, d’autres spécifiquement pour les familles et pour les enfants de personnes dépendantes. Gratuites, anonymes, et présentes dans beaucoup de villes.
- Les lignes d’écoute. Il en existe dans la plupart des pays, avec des professionnels formés. Elles répondent aux proches, pas seulement aux personnes concernées.
- Le service social. Quand il y a des difficultés d’argent, de logement ou de travail liées à la situation.
- La médecine du travail. Souvent oubliée, et parfois la meilleure porte quand la consommation touche l’emploi.
Une chose que je répète à ceux qui veulent aider un proche alcoolique : ces services accueillent l’entourage même quand la personne concernée refuse de venir. Vous n’avez pas besoin de sa permission pour aller demander de l’aide pour vous.
Ce qui ne peut pas attendreLes situations à traiter immédiatement
Certaines situations sortent du cadre de cette page et demandent une réaction immédiate.
Appelez les urgences de votre pays en cas de perte de connaissance, de confusion importante, de convulsions, de chute grave, ou si vous craignez pour la vie de quelqu’un. En France, le 15 pour les urgences médicales, le 112 depuis toute l’Europe.
Un arrêt brutal peut aussi être dangereux pour certaines consommations installées. C’est une raison de plus pour qu’un médecin accompagne toute démarche d’arrêt, et une raison pour laquelle personne ne devrait organiser cela seul à la maison.
S’il y a de la violence, des menaces, ou un danger pour des enfants, cela passe avant tout le reste : les services d’aide aux victimes, les associations spécialisées et les autorités de votre pays sont la bonne adresse, immédiatement. La sécurité d’abord, la suite après.
Et si vous-même n’en pouvez plus au point de ne plus voir d’issue, parlez-en aujourd’hui à un médecin ou à une ligne d’écoute. Cela passe avant toute autre démarche, y compris avant de m’écrire.
Les enfants dans la maisonCe qu’ils vivent et ce qu’il faut leur dire
C’est la partie que je place en dernier dans les conversations et qui devrait souvent venir en premier quand on veut aider un proche alcoolique vivant avec des enfants.
Ce que vivent les enfants
- Ils savent. Bien plus tôt et bien mieux qu’on ne le croit, même très jeunes, même quand tout est caché.
- Ils se croient responsables. Beaucoup pensent que s’ils étaient plus sages, cela n’arriverait pas. Ils ne le disent presque jamais.
- Ils deviennent vigilants en permanence. À l’humeur, aux bruits, à l’heure de rentrée. Cette vigilance épuise et se remarque à l’école.
- Ils prennent des rôles d’adulte. S’occuper des plus petits, gérer la maison, rassurer le parent. On appelle cela parfois des enfants trop sages, et c’est un signal.
- Ils n’invitent plus personne. Par crainte de ce qui pourrait se passer. L’isolement social commence là.
Ce qu’il faut leur dire
- Que ce n’est pas de leur faute. Explicitement, plusieurs fois, même s’ils ne posent pas la question.
- Que c’est une maladie. Avec des mots simples et sans excuser les comportements : papa est malade, cette maladie le fait boire, et ce qu’il dit quand il a bu n’est pas la vérité sur toi.
- Qu’ils ne peuvent pas y changer quelque chose. Cela les décharge d’une mission impossible qu’ils se sont donnée seuls.
- Qu’ils ont le droit d’en parler. À un adulte de confiance en dehors de la maison : un enseignant, une infirmière scolaire, un oncle, un entraîneur.
- Qu’ils peuvent aimer les deux parents. Sans avoir à choisir un camp.
Il existe dans plusieurs pays des associations destinées aux enfants et aux jeunes vivant avec un parent dépendant. Elles proposent des groupes, des lignes d’écoute et des repères adaptés à leur âge, et elles sont gratuites. Si un enfant montre des signes durables, sommeil, résultats, plaintes physiques, un médecin et un professionnel de l’enfance sont les bonnes portes.
Aider un proche alcoolique : le poids de la honteCe qui empêche de demander de l’aide
Il y a une raison très concrète pour laquelle tant de familles n’appellent jamais les services dont je viens de parler, et il faut la nommer.
Ce qui se passe dans beaucoup de familles
- Le secret devient une règle. On protège la réputation de la maison, du clan, du nom. Personne n’a décidé cela, et tout le monde s’y tient.
- La honte se transmet à ceux qui n’ont rien fait. Le conjoint, les enfants, les frères et sœurs portent une honte qui ne leur appartient pas.
- On préfère une explication invisible. Dire qu’un sort pèse sur la maison est parfois plus acceptable socialement que de dire que quelqu’un est malade. C’est un des ressorts de ce marché.
- La religion sert parfois de dernier recours. Les communautés religieuses accompagnent réellement beaucoup de familles, et cela peut aider ; cela ne remplace pas un suivi médical, et les responsables sérieux le disent eux-mêmes.
- Dans la diaspora, s’ajoute la peur du jugement du pays. Ce qui se saurait là-bas, ce qu’on dirait, ce que penseraient les parents. Beaucoup de gens tiennent des années sans rien dire pour cette seule raison.
Ce que je réponds sur ce point
Que le secret protège la maladie et empêche d’aider un proche alcoolique. Que les services d’aide sont tenus à la confidentialité, y compris dans les petites villes. Et qu’aucune famille au monde n’a échappé à ce genre de difficulté : ce que vous croyez être votre honte particulière est la situation de millions de foyers, sur tous les continents.
Si vous ne pouvez vraiment pas parler à quelqu’un de votre entourage, commencez par une ligne d’écoute anonyme ou par un médecin qui n’est pas celui de la famille. Le premier pas n’a pas besoin d’être public.
Vous, et ce que cela vous coûteLa personne dont personne ne s’occupe
Quand on cherche depuis des années à aider un proche alcoolique, on finit par ne plus se compter soi-même. Voici ce que je constate chez les personnes qui m’écrivent.
- Le sommeil. Presque toujours touché : on veille en attendant, on écoute les bruits, on dort d’une oreille.
- L’isolement. On n’invite plus, on n’explique plus, on s’éloigne des amis pour ne pas avoir à raconter.
- La honte. Elle empêche de demander de l’aide, y compris à sa propre famille, et elle est presque toujours disproportionnée.
- L’usure du corps. Beaucoup de proches finissent par tomber malades avant la personne concernée, et c’est une chose que les soignants connaissent bien.
- La colère et la culpabilité en même temps. On en veut à quelqu’un qu’on aime et qu’on sait malade, et cette contradiction épuise plus que tout le reste.
Ce que je dis toujours à ceux qui cherchent à aider un proche alcoolique : vous avez le droit d’aller mal, le droit de vous faire aider, et le droit de le faire même si l’autre refuse. Aller voir un professionnel pour vous n’est pas abandonner quelqu’un, c’est la seule façon de tenir assez longtemps pour être encore là le jour où il décidera.
Ce qu’un examen peut regarderTrois cas, et jamais la maladie
Voici ce que ma tradition peut examiner quand une famille cherche à aider un proche alcoolique, sachant que cela ne concerne jamais la consommation elle-même.
- Une parole rompue dans la famille. Un engagement pris devant les proches, une promesse non tenue, un conflit ancien qui a précédé la période difficile.
- Un deuil mal traversé. Beaucoup de consommations s’installent après une perte, et ce deuil-là peut être accompagné, ce qui est différent de traiter une dépendance.
- Une brouille entre lignées. Décrite dans le guide sur les paroles rompues, et qui pèse parfois sur toute une maison.
Dans ces trois cas, ce qui est examiné concerne des paroles et des liens, jamais la maladie, jamais la volonté de la personne, et jamais son évolution. Et comme partout sur ce site, l’examen conclut le plus souvent qu’il n’y a rien de tel : je le dis, rien n’est dû, et nous parlons de ce qui aide vraiment.
Les autres dépendancesLe même cycle, d’autres produits
Tout ce qui précède vaut, avec des nuances, pour d’autres formes de dépendance. Beaucoup de personnes qui cherchent comment aider un proche alcoolique vivent en réalité avec plusieurs difficultés mêlées.
Ce qui est commun à toutes les dépendances
- Le cycle est identique. Consommation, conséquences, reproches, promesses, accalmie. Il tourne de la même façon quel que soit le produit ou le comportement.
- Les postures de l’entourage sont les mêmes. Réparer, contrôler, s’effacer.
- Les gestes qui aggravent sont les mêmes. Payer les dettes, mentir, cacher, menacer sans tenir.
- L’orientation est la même. Médecin, consultation spécialisée, association de proches.
Aider un proche alcoolique ou dépendant : ce qui change
- Le jeu. Les dettes arrivent plus vite et plus loin, souvent sans que l’entourage sache l’ampleur avant longtemps. Il existe des dispositifs d’auto-exclusion auprès des opérateurs, et des associations spécialisées.
- Les produits illicites. S’ajoute une dimension légale qui complique tout et qui pousse au secret. Les consultations spécialisées reçoivent pourtant sans juger et sans dénoncer.
- Les médicaments. Souvent prescrits au départ, ce qui rend le sujet plus difficile à aborder. Le médecin prescripteur est ici la porte évidente, et il faut la franchir plutôt que de faire arrêter quelqu’un dans son coin.
- Les écrans et les jeux vidéo chez les jeunes. Le sujet est différent et souvent surinterprété. Un professionnel de l’adolescence dira mieux que quiconque ce qui relève d’un usage intense et ce qui relève d’autre chose.
Dans tous les cas, une même règle pour aider un proche alcoolique ou dépendant : ne jamais organiser un arrêt seul à la maison. Pour certaines consommations installées, l’arrêt brutal est dangereux, et c’est une raison médicale, pas une précaution de style.
Aider un proche alcoolique après une rechuteLe moment où beaucoup de familles renoncent
Il faut en parler, parce que c’est le moment où l’entourage se décourage le plus, et parce que ce découragement repose souvent sur une idée fausse.
Ce que les soignants constatent
- La rechute est fréquente et fait partie du parcours. Elle n’annule pas ce qui a été fait avant, et les professionnels la considèrent comme une étape possible plutôt que comme un échec définitif.
- Elle ne signifie pas que la personne s’est moquée de vous. C’est l’interprétation la plus naturelle pour un proche, et c’est celle qui fait le plus de dégâts.
- Ce qui compte, c’est le délai avant de reprendre le soin. Une rechute suivie d’un retour rapide vers un professionnel n’a pas le même sens qu’un abandon de plusieurs mois.
- L’entourage rechute aussi. On revient à réparer, à contrôler, à se taire. C’est humain, et c’est une raison de plus d’être accompagné soi-même.
Aider un proche alcoolique au moment d’une rechute
- Ne pas tout reprendre depuis le début. Ni les reproches accumulés, ni la liste des promesses non tenues.
- Rappeler ce qui a été possible. Il y a eu trois mois où cela allait. Ces trois mois ont existé et ils comptent.
- Maintenir vos limites. C’est le moment où elles servent le plus, et celui où on est le plus tenté d’y renoncer par soulagement.
- Reprendre contact avec le professionnel. Vous, si la personne ne le fait pas. Ils savent quoi faire de cette situation.
Ce que je dis souvent aux familles qui veulent aider un proche alcoolique après une rechute : vous n’avez pas perdu des mois. Vous avez traversé une période où quelque chose a été possible, et cela peut l’être de nouveau. Ce n’est pas une promesse, c’est ce que constatent ceux dont c’est le métier.
Ce qu’on vend aux familles épuiséesSix produits, sur un terrain de détresse
Je regroupe ici ce qui se vend aux familles qui cherchent à aider un proche alcoolique, pour que vous le reconnaissiez.
- Le rituel pour faire arrêter. Le produit central, refusé ici, et celui qui fait perdre le plus de temps.
- La levée de la malédiction familiale. On vous explique que la boisson frappe votre lignée depuis des générations. Traité dans le guide sur les séries de malchance.
- La désignation d’un coupable. Quelqu’un aurait fait quelque chose pour que votre proche tombe. Cela brise des familles et n’aide personne.
- Le produit à faire boire à son insu. Le plus dangereux de tous. Donner quoi que ce soit à quelqu’un sans qu’il le sache est grave, potentiellement dangereux pour sa santé, et selon les pays c’est une infraction.
- La protection du foyer par abonnement. Une rente sur une inquiétude qui, elle, ne s’arrête jamais.
- Le travail à distance sur la personne. Présenté comme agissant sans qu’elle le sache. Refusé ici pour la même raison que tout le reste : personne ne travaille sur quelqu’un à son insu.
Si vous avez déjà payé pour l’un de ces produits, vous n’avez pas été bête : vous étiez épuisé et vous cherchiez une porte. Ce que je vous propose pour aider un proche alcoolique, c’est d’aller frapper aux portes qui existent réellement, et elles sont listées plus haut.
Ce que je fais : je vous écoute sans compteur, je vous aide à voir ce qui se répète, et je vous oriente vers un médecin, une consultation spécialisée ou une association de proches.
Ce que je ne ferai pas : aucun travail pour faire arrêter quelqu’un, aucun produit à donner, aucune action à l’insu de la personne, aucun diagnostic et aucune promesse. Aucun résultat n’est promis et aucun délai n’est annoncé, par principe.
Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour
Non, sauf situations exceptionnelles encadrées par la loi et décidées par des médecins. Ce que l’entourage peut faire, c’est cesser d’atténuer les conséquences et rester présent.
Non, et c’est refusé ici sans exception. Cela reviendrait à agir sur la volonté de quelqu’un, et surtout cela retarde une prise en charge qui existe et qui fonctionne.
Payer les dettes, mentir à l’employeur, cacher aux enfants, ranger les traces. Chaque geste protecteur retire une conséquence, et ce sont elles qui déclenchent les décisions.
Un fait daté, ce que vous ressentez, et ce que vous allez faire vous. À froid, jamais pendant, jamais devant les enfants, et sans menace que vous ne tiendriez pas.
Le médecin traitant, les consultations en addictologie, les associations de proches, les lignes d’écoute. Beaucoup accueillent l’entourage même si la personne refuse de venir.
Ils savent, et ils se croient responsables. Il faut leur dire que ce n’est pas de leur faute, qu’ils n’y peuvent rien, et leur donner un adulte de confiance en dehors du foyer.
Immédiatement en cas de violence, de menaces ou de danger pour des enfants. Sinon, c’est une décision personnelle, et rester n’est ni une faute ni une preuve d’amour.
Vous écouter, vous aider à voir ce qui se répète, et vous orienter vers ceux dont c’est le métier. Il ne soigne personne et l’écoute ne se paie pas.
Exposez votre situation
Vous pouvez me raconter ce qui se passe chez vous, y compris ce que vous n’avez dit à personne. Je ne vends aucun travail sur ce sujet : je vous écoute et je vous oriente.
Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.Aucun résultat n’est promis ni garanti, aucun délai n’est annoncé, par principe.


