Échec scolaire : ce qu’il faut vérifier avant tout
Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, et beaucoup de parents m’écrivent au sujet de l’échec scolaire de leur enfant. Ils sont inquiets, souvent en colère, parfois épuisés d’avoir tout essayé. Je vais commencer par la chose la plus utile que je puisse écrire ici, et elle ne relève pas de ma tradition : avant toute autre explication, faites vérifier la vue et l’audition de votre enfant. Beaucoup d’enfants en difficulté ne voient pas le tableau ou n’entendent pas bien, et personne ne l’a jamais contrôlé.
Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du FâPlus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.
Écrire à Maître LucUn échec scolaire s’examine du bas vers le haut : d’abord la vue et l’audition, puis le sommeil, puis une difficulté d’apprentissage, puis l’école, puis la maison.
Punir ne fait pas apprendre. Un enfant qui ne comprend pas n’apprendra pas mieux sous la menace.
Maître Luc n’examine jamais un enfant à son insu et ne demande jamais sa photographie. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
- Les six étages à examiner
- Ce qui se dépiste, et où
- Le relevé de l’enfant
- Ce que les parents peuvent faire
- Ce que je fais pour vous
- Le travail au temple, étape par étape
- Ce que l’examen révèle
- Les enfants de la diaspora
- Les huit erreurs qui aggravent
- Parler à l’école sans se fâcher
- Quand c’est un adolescent
- Ce que je propose selon votre situation
- Questions fréquentes
Échec scolaire : les six étages à examinerDu plus simple au plus lointain
Voici l’ordre que je fais suivre à tous les parents qui m’écrivent pour un échec scolaire, et je n’en dévie jamais.
Pourquoi je place mon travail au dernier étage. Parce que je vois arriver des parents après six ans d’échec scolaire, sans qu’aucun contrôle de la vue n’ait jamais été fait. Un homme de tradition qui vendrait un rite à ces parents leur volerait leur argent et ferait perdre à l’enfant des années qui ne reviennent pas. Chez nous, on protège les enfants d’abord.
Échec scolaire : ce qui se dépiste, et oùDes démarches simples et souvent gratuites
Je ne suis ni médecin ni enseignant, et pourtant l’échec scolaire m’arrive chaque semaine. Je vous indique seulement les portes qui existent, parce que beaucoup de parents ignorent qu’elles sont ouvertes.
La vue, premier étage d’un échec scolaire
Un examen chez un ophtalmologiste ou un orthoptiste. Les signes qui doivent alerter : l’enfant se rapproche des écrans, plisse les yeux, se plaint de maux de tête, saute des lignes en lisant, recopie mal le tableau. En cas d’attente longue pour un rendez-vous, la médecine scolaire et certains centres de santé pratiquent des dépistages.
L’audition
Un test auditif simple. Les signes : il fait répéter, met le son fort, ne répond pas quand on l’appelle de dos, parle fort, a eu beaucoup d’otites petit. Une baisse d’audition partielle passe très facilement inaperçue et se prend pour de la distraction.
Les difficultés d’apprentissage
On commence par en parler à l’enseignant et au médecin traitant, qui orientent vers un bilan chez un orthophoniste, un psychologue scolaire ou un centre spécialisé. Le délai peut être long : il faut demander tôt. Un bilan ne colle pas une étiquette à un enfant, il explique enfin pourquoi il peine là où les autres avancent.
Ce qui se passe à l’école
Devant un échec scolaire, demandez un rendez-vous avec l’enseignant, sans attendre le bulletin. Posez trois questions précises : où il en est réellement, comment il se comporte avec les autres, et ce qui a changé depuis le début de l’année. En cas de harcèlement, chaque pays dispose d’un dispositif de signalement, et l’établissement a une obligation d’agir.
Ce qui coûte cher, et ce qui ne coûte rien
Beaucoup de familles renoncent en croyant que tout est payant. Une grande partie de ces dépistages est prise en charge, la médecine scolaire est gratuite, et des dispositifs d’aide aux devoirs existent presque partout, souvent portés par des associations de quartier. Renseignez-vous avant de renoncer.
Le relevé de l’enfantSeize observations, quatre familles
Voici la liste que je parcours avec les parents qui me parlent d’un échec scolaire. Cochez ce que vous observez réellement.
Ce que ce relevé sert à voir. Pas le niveau de votre enfant, ni votre valeur de parent. Seulement par quel étage commencer, parce que traiter le bon en premier fait gagner des années. Et si la première famille est cochée, prenez rendez-vous cette semaine : cela passe avant tout, y compris avant moi.
Échec scolaire : ce que les parents peuvent faireDix choses, toutes gratuites
Voici ce que je conseille à tous les parents qui m’écrivent au sujet d’un échec scolaire, et cela vaut avant tout rite.
- Protéger le sommeil avant les devoirs. C’est le premier levier contre un échec scolaire. Un enfant couché tôt apprend mieux qu’un enfant qui révise jusqu’à minuit. C’est le levier qui change le plus de choses, et le moins utilisé.
- Sortir les écrans de la chambre. C’est ce qui règle le plus d’échec scolaire sans rien dépenser. Tous, la nuit. C’est difficile à imposer, cela provoque des disputes pendant deux semaines, et l’effet sur les résultats est net.
- Donner un endroit et une heure fixes. C’est une base contre l’échec scolaire. Même une table de cuisine, même vingt minutes. La régularité compte davantage que la durée.
- Séparer le moment des devoirs du moment de la dispute. Si chaque soir finit en cri, quelqu’un d’autre doit prendre le relais : un frère aîné, un voisin, une aide aux devoirs. Vous n’êtes pas obligé d’être son professeur.
- Demander à l’enfant ce qu’il ne comprend pas. Précisément, sans reproche. Beaucoup d’enfants ne savent pas dire où ça bloque, et personne ne le leur a jamais demandé calmement.
- Féliciter l’effort, pas la note. C’est ce qui sort un enfant d’un échec scolaire. Un enfant qui passe de quatre à sept a fait un travail énorme que personne ne voit s’il n’y a que la moyenne qui compte.
- Ne jamais comparer avec un frère ou un cousin. Cela n’a jamais fait progresser personne et cela abîme durablement.
- Parler à l’enseignant avant que la situation ne s’aggrave. En allié, pas en adversaire. Un enseignant qui sait ce qui se passe à la maison adapte souvent sa façon de faire.
- Rappeler à l’enfant qu’il est aimé indépendamment des résultats. Dites-le à voix haute. Beaucoup d’enfants n’en sont pas certains, et cette incertitude les paralyse davantage que la difficulté elle-même.
- Chercher ce qu’il réussit ailleurs. Un enfant qui réussit quelque part supporte bien mieux un échec scolaire. Un sport, un instrument, une responsabilité, un talent manuel. Un enfant qui réussit quelque part supporte beaucoup mieux d’échouer ailleurs.
Échec scolaire : ce que je fais pour vousConcrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.
Échec scolaire : d’abord écouter le parent
Beaucoup de parents m’écrivent au sujet d’un échec scolaire avec de la honte. Ils ont l’impression d’avoir raté quelque chose, ils entendent des remarques dans la famille, et parfois ils crient à la maison plus qu’ils ne voudraient. Je n’ai jamais jugé un parent et je ne commencerai pas.
Je réponds moi-même, personne d’autre, et cette écoute ne se paie pas.
Ensuite vérifier les cinq premiers étages
Face à un échec scolaire, je reprends avec vous, un par un : la vue, l’audition, le sommeil, un éventuel bilan, l’école. Si rien n’a été fait, je vous oriente et je n’engage aucun travail. C’est la réponse que je donne le plus souvent devant un échec scolaire, et elle ne me rapporte rien.
Je le fais parce que ma charge me l’impose. Un enfant qui ne voit pas le tableau et dont les parents paient un rite reste un enfant qui ne voit pas le tableau.
Puis l’examen par le Fâ, sur le parent
Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous, jamais sur l’enfant seul, et jamais à son insu. Je ne demande jamais la photographie d’un enfant.
Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : une parole donnée devant les familles et rompue, un mort mal accompagné, une charge que personne n’a reprise, une répétition venue de la lignée. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.
Enfin les rites d’apaisement de la maison
Quand l’examen montre quelque chose, je conduis au temple les rites que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations, les gestes d’apaisement du foyer. Ce travail porte sur ce qui pèse dans la famille, jamais sur les résultats de l’enfant, et je ne prétends pas le contraire.
Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer. Et si l’examen ne montre rien à traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. Aucun résultat n’est promis et aucun délai n’est annoncé, par principe.
Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre
Voici le déroulement complet d’un travail sur un échec scolaire quand un parent m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.
Deux choses propres à ce sujet. Je ne promets jamais qu’un enfant réussira, et je ne le dirai jamais devant lui : un enfant à qui l’on annonce que c’est réglé cesse de fournir l’effort. Et je n’accepte aucun travail tant que la vue et l’audition n’ont pas été vérifiées, parce que ce serait laisser un enfant en difficulté pour de l’argent.
Échec scolaire : ce que l’examen révèleSix choses que le Fâ met au jour
Voici ce qui ressort le plus souvent quand j’examine la situation d’une famille confrontée à un échec scolaire, une fois les cinq premiers étages écartés.
- Un enfant qui porte l’inquiétude de la maison. C’est ce que je trouve le plus souvent derrière un échec scolaire inexpliqué. C’est de loin la première chose que je trouve. Des parents en difficulté d’argent, un couple qui se déchire, une expulsion redoutée. L’enfant ne sait rien précisément et il sent tout, et sa tête est occupée ailleurs.
- Un deuil que personne n’a expliqué à l’enfant. L’échec scolaire commence souvent dans les mois qui suivent. Un grand-parent mort au pays, des funérailles auxquelles la famille n’a pas pu se rendre. Les résultats chutent dans les mois qui suivent, et personne ne fait le lien.
- Une attente écrasante posée sur ses épaules. Elle bloque au lieu de motiver, et nourrit l’échec scolaire. Il doit réussir pour toute la famille, pour justifier le départ, pour ceux qui ont payé le voyage. Cette charge bloque au lieu de motiver, et elle est très fréquente.
- Une parole dure prononcée sur lui. Elle s’installe et finit par produire l’échec scolaire annoncé. Il ne fera rien de bon, il est comme son père. Ces phrases, dites une fois en colère, s’installent et se vérifient. Chez nous, une parole prononcée sur un enfant pèse.
- Une répétition dans la lignée. Le même décrochage au même âge, chez un parent, chez un oncle. C’est développé dans le guide sur les répétitions familiales.
- Et très souvent, rien de tout cela. L’enfant a une difficulté qui relève d’un bilan et d’un soutien, ou simplement d’un rythme différent. Je le dis franchement, je n’accepte pas votre argent, et je vous oriente.
Les questions que je pose et que personne ne pose
À quelle date exactement cela a changé. Que s’est-il passé dans la famille cette année-là. Est-ce que quelqu’un est mort au pays sans que vous ayez pu y aller. Qu’a-t-on dit devant lui quand vous étiez en colère. Que se passera-t-il dans la famille s’il ne réussit pas. Et une question que personne ne pose : est-ce que quelqu’un lui a déjà demandé ce que lui voulait faire.
Cette dernière question fait souvent un silence. Beaucoup d’enfants en échec scolaire n’ont jamais été consultés sur leur propre chemin, et cela se voit dans leur façon de travailler.
L’échec scolaire des enfants de la diasporaCe qui s’ajoute, et qu’on prend pour autre chose
Une grande partie des parents qui m’écrivent au sujet d’un échec scolaire vivent en Europe ou au Canada. Leur situation a des traits que je retrouve d’un message à l’autre.
Ce qu’on met à tort sur le compte de la langue
- Une difficulté d’apprentissage non dépistée. C’est la première cause d’échec scolaire chez les enfants de familles venues d’ailleurs. C’est le point le plus grave. Quand un enfant confond des sons ou lit lentement, on dit que c’est parce qu’on parle une autre langue à la maison, et le bilan n’est jamais demandé. Des années se perdent ainsi.
- Un problème de vue ou d’audition. Même mécanisme : on explique par l’adaptation, on ne vérifie pas.
- Le silence en classe. Il précède souvent l’échec scolaire et se lit de trois façons différentes. Un enfant qui ne lève jamais la main peut être timide, mal à l’aise avec l’accent, ou simplement ne rien comprendre. Ce sont trois situations différentes qui demandent trois réponses différentes.
Ce qui pèse en plus
- L’enfant traducteur. Cette charge d’adulte pèse directement sur l’échec scolaire d’un aîné. Beaucoup d’aînés accompagnent leurs parents aux rendez-vous, remplissent les papiers, appellent les administrations. C’est une charge d’adulte posée sur un enfant, et elle prend du temps et de l’énergie.
- Le logement. C’est souvent la première cause concrète d’un échec scolaire : une chambre partagée à quatre, aucun bureau, du bruit en permanence. Ce n’est pas un détail : c’est souvent la première cause concrète.
- Les parents empêchés d’aider. Ceux qui n’ont pas fait ces études-là, ou qui ne maîtrisent pas la langue écrite, se sentent inutiles et parfois humiliés. Beaucoup me l’écrivent avec honte, et il n’y a aucune honte à cela.
- Les codes de l’école qu’on ne connaît pas. À quel moment demander un rendez-vous, comment contester une orientation, ce qu’on peut refuser. Ces choses ne sont écrites nulle part et elles changent des trajectoires entières.
Ce que je conseille dans ces cas
Demander un bilan sans se laisser dire que c’est la langue. Chercher une aide aux devoirs près de chez soi, souvent gratuite et portée par des associations. Se faire accompagner par quelqu’un qui connaît le système au moment des conseils de classe et des orientations. Et décharger l’aîné des tâches d’adulte quand c’est possible.
Et ce que ma tradition ajoute : quand un départ s’est fait dans l’urgence, quand des rites n’ont pas pu être accomplis, cela s’examine. Mais après le reste, jamais avant.
Ce qui pèse sur des épaules d’enfant
Les huit erreurs qui aggravent un échec scolaireCe que je vois le plus souvent
Voici ce qui transforme une difficulté passagère en échec scolaire installé. Aucune de ces erreurs n’est méchante, et toutes se corrigent.
- Punir de plus en plus fort. Priver de sorties, de sport, de tout ce qu’il aime. On retire alors à l’enfant les seuls endroits où il réussissait, et on l’enfonce.
- Ajouter des heures de travail le soir pour combler un échec scolaire. Un enfant qui n’y arrive pas en une heure n’y arrivera pas en trois : il lui manque une explication, pas du temps.
- Le traiter de paresseux. C’est le mot que je lis le plus dans les messages sur l’échec scolaire, et il est presque toujours faux. C’est le mot que j’entends le plus dans les messages des parents, et c’est presque toujours faux. Un enfant qui échoue depuis des mois a déjà essayé et renoncé.
- Comparer avec les autres. Le frère, le cousin, le voisin. Cela crée de la rancune entre les enfants et n’a jamais amélioré une note.
- Attendre le prochain trimestre. Un échec scolaire se rattrape d’autant mieux qu’on le prend tôt. On se dit que cela va passer, et une année entière s’écoule. Les difficultés d’apprentissage se rattrapent d’autant mieux qu’on les prend tôt.
- Faire les devoirs à sa place. Par découragement, par manque de temps. L’enfant progresse encore moins et perd confiance en lui.
- Parler de lui comme d’un problème devant lui. Au téléphone, à table, chez des amis. Il entend tout, et il finit par croire ce qu’on dit de lui.
- Chercher un rite avant un bilan. Je le mets en dernier parce que c’est le plus délicat pour moi à écrire, et c’est pourtant celui qui coûte le plus d’années aux enfants.
Échec scolaire : parler à l’école sans se fâcherLa rencontre qui change souvent tout
C’est la démarche la plus efficace contre un échec scolaire, et celle que les parents redoutent le plus.
Pourquoi beaucoup de parents n’y vont pas
- Ils redoutent d’être jugés. Sur leur français, leur métier, leur façon d’élever leurs enfants. Cette crainte est réelle et elle prive l’enfant de la première aide disponible.
- Ils ont eu une mauvaise expérience. Une remarque blessante, un ton méprisant. Cela arrive, et cela ne doit pas fermer la porte pour les années suivantes.
- Ils ne savent pas quoi demander. Alors ils écoutent, remercient et repartent sans rien de concret.
- Ils travaillent aux heures des rendez-vous. C’est un obstacle matériel, pas un désintérêt, et il peut se dire simplement.
Comment préparer la rencontre
- Demandez le rendez-vous par écrit. Un mot dans le carnet, un message. Vous avez le droit de le demander, et vous n’avez pas à attendre d’y être convoqué.
- Venez avec trois questions écrites. Où il en est réellement, ce qu’il faudrait travailler en priorité, et ce que l’école peut mettre en place.
- Venez accompagné si la langue vous gêne. Un proche, un membre d’une association. C’est parfaitement admis et cela change la qualité de l’échange.
- Demandez ce qui existe. Aide personnalisée, soutien, aménagements, orientation vers un bilan. Beaucoup de dispositifs ne sont proposés qu’aux familles qui les demandent.
- Notez ce qui a été convenu. Et redemandez un point deux mois plus tard. Ce qui n’est pas suivi retombe toujours.
Si le courant ne passe pas
Face à un échec scolaire, il existe toujours quelqu’un d’autre : le directeur, le conseiller principal, l’infirmière scolaire, le psychologue de l’établissement, un médiateur. Et des associations de parents accompagnent gratuitement les familles dans ces démarches, notamment quand on ne connaît pas les codes du système.
Je le dis parce que j’ai vu des échec scolaire se régler par une seule conversation bien menée, et d’autres durer des années faute qu’elle ait eu lieu.
Un échec scolaire à l’adolescenceCe qui change complètement
Un échec scolaire à quinze ans ne se traite pas comme à huit ans, et beaucoup de parents s’épuisent à appliquer les mêmes méthodes.
Ce qui est différent
- La contrainte ne fonctionne plus. Un échec scolaire à cet âge ne se traite plus par l’autorité. On ne peut plus obliger un adolescent à travailler, on ne peut que lui donner une raison de le faire. C’est dur à accepter et c’est un fait.
- Le sommeil est massivement décalé. Cela explique la moitié des échec scolaire à cet âge. Les écrans la nuit, le lever à six heures. Beaucoup d’adolescents vivent avec une dette de sommeil permanente qui explique la moitié des difficultés.
- Le regard des autres compte plus que celui des parents. Un adolescent moqué préfère l’échec scolaire à l’humiliation. Un adolescent moqué en classe préfère passer pour paresseux que pour incapable, et il cesse volontairement d’essayer.
- L’orientation devient la vraie question. Beaucoup décrochent parce qu’ils sont dans une voie choisie par d’autres. Le sujet est traité dans le guide sur les épreuves.
- Certains signes doivent inquiéter au-delà de l’école. Un adolescent qui ne sort plus, ne mange plus, dort tout le week-end, se coupe de ses amis ou parle de disparaître ne traverse pas une crise scolaire. Cela demande un médecin, sans attendre.
Ce que je conseille aux parents d’adolescents
- Négocier au lieu d’imposer. Un accord clair sur le téléphone la nuit vaut mieux qu’une interdiction contournée.
- Lui demander ce qu’il veut faire. Vraiment, en écoutant la réponse même si elle vous déplaît. Beaucoup d’adolescents n’ont jamais été consultés.
- Chercher quelqu’un d’autre que vous. Un oncle, un grand frère, un entraîneur, un professeur. À cet âge, la parole d’un tiers passe infiniment mieux que celle d’un parent.
- Maintenir une seule règle non négociable. Y aller. Le reste peut se discuter, la présence non.
- Ne pas confondre échec et effondrement. Si votre enfant va mal au-delà des notes, la question n’est plus scolaire, et un médecin est la bonne porte.
Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Tous les parents qui me parlent d’un échec scolaire ne reçoivent pas la même réponse de ma part.
Rien n’a encore été vérifié
Ce que je fais : devant un échec scolaire jamais exploré, je vous renvoie aux cinq premiers étages et je n’engage rien. C’est la réponse que je donne le plus souvent, et elle ne me rapporte rien. Faites contrôler la vue et l’audition cette semaine, puis revenez me voir si vous le souhaitez. Je serai là.
Cela a changé à une date précise
Ce que je fais : c’est ici que mon travail sur un échec scolaire sert le plus. Nous cherchons ce qui s’est passé dans la famille à ce moment-là, y compris au pays. L’examen porte sur ce point, et quand il montre quelque chose, je conduis au temple les rites d’apaisement du foyer, avec les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations.
Tout a été fait et rien ne bouge
Ce que je fais : je vous écoute longuement, parce que ces parents-là sont épuisés et souvent seuls. J’examine ce qui pèse, et je vous dis franchement s’il n’y a rien de ce côté. Dans ce cas, nous parlons d’autre chose : d’un rythme différent, d’une orientation à revoir, et de ce que votre enfant réussit ailleurs.
Votre enfant va mal, au-delà de l’école
Ce que je fais : je vous oriente vers un médecin avant toute autre chose et je n’accepte aucun paiement. Un enfant qui ne mange plus, ne dort plus, s’isole ou parle de disparaître relève d’une aide qui existe et qui fonctionne. Ce n’est pas mon domaine et le dire fait partie de ma charge.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite vendu à quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Échec scolaire : ce qu’on vend aux parentsEt pourquoi je fais autrement
Un parent qui voit son enfant couler est prêt à tout, et ce terrain attire beaucoup de monde. Il faut le décrire.
- La réussite promise pour l’année. On vous annonce que tout ira mieux dès le prochain trimestre. Aucun rite ne peut cela, et cette promesse fait attendre au lieu d’agir sur un échec scolaire qui, lui, s’aggrave.
- Le blocage à lever chez l’enfant. On vous dit que quelqu’un a fermé son intelligence. C’est faux, c’est cruel, et un enfant qui entend cela le croit et cesse d’essayer.
- L’objet à mettre dans son cartable. Sachet, papier plié, bracelet. Beaucoup sont d’ailleurs interdits à l’école, et l’enfant se retrouve à devoir le cacher.
- Le paiement demandé aux grands-parents. Souvent au pays, souvent sans que les parents le sachent. C’est un schéma que je rencontre régulièrement.
- La consultation dans le dos de l’enfant. Certains l’acceptent volontiers. Je le refuse toujours : un enfant qui apprend plus tard qu’on a fait quelque chose sur lui à son insu en garde une blessure.
Ma façon de faire est l’inverse : je commence par la vue et l’audition, je refuse d’engager quoi que ce soit tant que ce n’est pas vérifié, et je dis très souvent qu’il n’y a rien à traiter de mon côté. Un bokonon n’a pas besoin de vivre de l’inquiétude des parents.
Trois phrases qui doivent vous alerter
- « Votre enfant a été bloqué. » Invérifiable, terrifiant, et cela installe une explication qui dispense de chercher la vraie.
- « Ne lui dites rien. » Aucun praticien honnête ne demande d’agir sur un enfant en secret.
- « Il sera premier de sa classe. » Toute promesse de résultat est un signal d’alarme, ici comme ailleurs.
Ce que racontent les parents qui m’écrivent aprèsHuit constats
Beaucoup de familles me réécrivent des mois après m’avoir parlé d’un échec scolaire. Voici ce qui revient.
- C’était la vue. C’est le retour que je reçois le plus souvent sur l’échec scolaire. C’est le retour que je reçois le plus souvent, et de loin. Des parents me remercient pour une paire de lunettes, ce qui est à la fois heureux et révélateur de ce que personne ne vérifie.
- Le bilan avait été refusé pendant des années, et l’échec scolaire durait depuis autant. Parce qu’on leur disait que c’était la langue. Une fois fait, tout s’est éclairé.
- Le sommeil a tout changé. Écrans hors de la chambre, coucher avancé d’une heure. Les résultats ont suivi en quelques semaines.
- L’enfant était harcelé. Et il ne l’avait jamais dit. C’est ce qui me serre le cœur le plus souvent dans ces retours.
- Un deuil n’avait jamais été expliqué à l’enfant. Lui en parler enfin a fait plus que tout le reste.
- Les parents ont cessé de faire les devoirs le soir. En passant le relais à une aide aux devoirs, et les repas sont redevenus paisibles.
- Une phrase dure avait été prononcée. Et la retirer, à voix haute, devant l’enfant, a compté davantage qu’aucun rite.
- Certains enfants n’ont pas rattrapé leur retard scolaire. Et vont bien quand même : une autre voie, un métier, un apprentissage. Je le dis aussi, parce que la réussite scolaire n’est pas la seule.
Une dernière chose, pour le parent qui lit cette page après un bulletin catastrophique. Votre enfant n’est pas paresseux et vous n’avez pas échoué. Il y a une raison, elle se trouve presque toujours dans les cinq premiers étages, et elle se traite. Commencez par le bas, cette semaine. Et si vous voulez en parler, écrivez-moi : cela ne coûte rien et je ne vous jugerai pas.
Ce que je fais : je vous écoute moi-même et gratuitement, sans juger votre façon d’être parent, je vérifie avec vous les cinq premiers étages, j’examine par le Fâ ce qui pèse dans la famille, et je conduis au temple de Sakété les rites d’apaisement du foyer quand l’examen l’indique.
Mes règles : je n’engage aucun travail tant que la vue et l’audition n’ont pas été vérifiées. Je n’examine jamais un enfant à son insu et je ne demande jamais sa photographie. Je ne promets aucune réussite et je ne dis jamais devant un enfant que c’est réglé. Si l’examen ne montre rien à traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. Aucun résultat n’est promis ni garanti, aucun délai n’est annoncé, par principe.
Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour
Que vérifier en premier ?
La vue et l’audition, avant toute autre explication. Beaucoup d’enfants en difficulté ne voient pas le tableau, et personne ne l’a jamais contrôlé.
Quelles autres causes écarter ?
Le sommeil, une difficulté d’apprentissage, le harcèlement, et ce qui se passe à la maison. Chacune se repère et se prend en charge.
Que faites-vous concrètement ?
Je vérifie avec vous les cinq premiers étages, j’examine par le Fâ ce qui pèse dans la famille, et je conduis les rites d’apaisement s’il y a lieu.
Puis-je vous consulter sans le dire à mon enfant ?
Non. Il doit savoir que vous me consultez. Je n’examine jamais quelqu’un à son insu, et un enfant encore moins.
Faut-il le punir davantage ?
Punir ne fait pas apprendre. Un enfant qui ne comprend pas n’apprendra pas mieux sous la menace, et la peur s’ajoute à la difficulté.
Un rituel peut-il le faire réussir ?
Aucun rite ne donne une connaissance ni ne remplace une prise en charge. Ce qui s’allège, c’est ce qui pèse sur la famille.
Que demandez-vous pour travailler ?
Votre nom, votre date de naissance et votre photographie, à vous le parent. Jamais celle de l’enfant.
Combien cela coûte-t-il ?
L’écoute et l’examen ne coûtent rien. Si rien n’a encore été vérifié, je vous oriente et je n’accepte aucun paiement.
Parlez-moi de votre enfant
Son âge, ce qui a changé, et depuis quand. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne jugerai pas votre façon d’être parent.
Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.Aucun résultat n’est promis ni garanti, aucun délai n’est annoncé, par principe.


