attirer la chance
Guide de référence · lecture libre

Attirer la chance : ce qui l’augmente vraiment

Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, et beaucoup de gens m’écrivent pour attirer la chance. Ils me disent tous la même chose : les autres réussissent, moi rien ne m’arrive jamais. Voici ce que je réponds, et cela commence par une observation que trente ans de consultations m’ont apprise : les occasions sont partout, et ce qui change d’une vie à l’autre, c’est la surface par laquelle elles peuvent vous atteindre. Voici comment on élargit cette surface, ce que ma tradition fait à côté, et ce que je refuse de vendre.

Écrit par Maître Luc, prêtre vodun de Sakété À l’état civil Wêtê Agbonon Mis à jour le 19 août 2026 Lecture 32 minutes
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun de Sakété consulté pour attirer la chance Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026 Un lieu réelTemple de Sakété, au Bénin, et non une adresse anonyme Écoute et examen gratuitsSans limite de temps, et sans aucune relance ensuite Il refuse plutôt qu’encaisserSi un travail ne peut rien pour vous, il le dit et n’accepte pas votre argent

Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.

Écrire à Maître Luc
En résumé

Pour attirer la chance, on n’augmente pas le hasard : on augmente la surface par laquelle une occasion peut vous atteindre.

Quatre portes comptent : les rencontres, les demandes formulées, la visibilité et la disponibilité.

Maître Luc ne vend aucun objet, ne donne aucun numéro à jouer, et n’annonce aucun délai. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

Attirer la chance : la surface d’expositionCe que trente ans m’ont appris

Voici ce que je fais regarder en premier à tous ceux qui veulent attirer la chance.

Les mêmes occasions, trois surfaces différentesLes points représentent ce qui circule autour de vous : une proposition, une rencontre, une information, une main tendue. Ils sont aussi nombreux dans les trois cas. Seule change la surface qui les intercepte.
vie ferméevie ordinairevie exposéeCE QUI PEUT VOUS ATTEINDREles occasions sont partout, seule la surface change
La vie ferméeImpossible d’attirer la chance ainsi : les mêmes trajets, les mêmes personnes, aucune demande formulée, personne ne sait ce que vous cherchez. Presque rien ne peut vous atteindre, non par malchance mais par géométrie.
La vie ordinaireOn y attire la chance de temps en temps : quelques contacts, une visibilité limitée, des demandes rares. Il arrive des choses de temps en temps, et l’on met cela sur le compte du hasard.
La vie exposéeC’est ainsi qu’on finit par attirer la chance : beaucoup de personnes savent qui vous êtes et ce que vous cherchez. Les occasions arrivent souvent, et l’entourage dit de vous que vous avez de la chance.

Pourquoi je commence par là. Parce que ceux qui viennent me voir pour attirer la chance pensent presque tous qu’il leur manque quelque chose d’invisible. Dans la plupart des cas, il leur manque surtout de la surface : personne ne sait ce qu’ils cherchent, et ils ne demandent rien à personne. Cela ne se règle pas par un rite, cela se règle par des gestes, et je préfère vous les donner gratuitement.

Ce que cette observation ne dit pas

Elle ne dit pas que tout dépend de vous. Certaines vies partent avec beaucoup moins : pas de réseau, pas de diplôme reconnu, un pays qu’on a quitté dans l’urgence, une langue apprise sur le tard, une famille à faire vivre. Prétendre qu’il suffirait de vouloir serait malhonnête et je ne le dirai pas.

Elle dit seulement ceci : à situation égale, la surface change tout. Et la surface, elle, s’élargit sans argent.

Attirer la chance : le relevé des quatre portesPar où une occasion peut vous atteindre

Voici la liste que je parcours avec ceux qui veulent attirer la chance. Cochez ce qui est vrai chez vous ce mois-ci.

Ce qui est ouvert chez vous en ce momentCochez seulement ce que vous faites réellement, pas ce que vous comptez faire. Le constat s’affiche en dessous. Rien n’est enregistré.
Les rencontres
Les demandes
La visibilité
La disponibilité
Cochez ce qui est vrai ce mois-ciSoyez honnête : ce relevé ne juge pas votre valeur, il regarde seulement par où quelque chose pourrait entrer dans votre vie en ce moment.

Comment lire ce relevé. Ne cherchez pas à tout cocher, personne n’y arrive. Prenez la porte la plus fermée et ouvrez-en deux cases ce mois-ci, pas davantage. C’est ainsi qu’on élargit une surface : lentement, et sans rien dépenser.

Attirer la chance : les douze gestes qui ouvrentTous gratuits, tous à votre portée

Voici ce que je conseille à tous ceux qui m’écrivent pour attirer la chance, et cela vaut même sans aucun rite.

Attirer la chance : élargir les rencontres

  • Reprendre contact avec trois personnes perdues de vue. C’est le geste le plus efficace pour attirer la chance. Un message simple, sans rien demander. C’est le geste le plus efficace de toute cette page : les occasions viennent bien plus souvent de relations lointaines que de proches.
  • Dire oui à une invitation par mois. C’est une façon simple d’attirer la chance. Même quand vous êtes fatigué, même quand cela ne vous dit rien. Une soirée sur cinq change quelque chose.
  • Rejoindre un groupe qui se réunit vraiment. Rien n’aide autant à attirer la chance. Une association, une équipe, une chorale, une salle de sport, une prière collective. L’important est que ce soit régulier et en présence.

Formuler des demandes

  • Dire à voix haute ce que vous cherchez. On ne peut pas attirer la chance si personne ne sait ce qu’on cherche. À dix personnes, en une phrase claire. La plupart des gens ne savent pas ce que vous cherchez et ne peuvent donc rien vous transmettre.
  • Demander de l’aide à quelqu’un cette semaine. Une vraie demande, précise. Beaucoup ne demandent jamais rien par fierté et attendent qu’on devine.
  • Faire une proposition par semaine. C’est ainsi qu’on finit par attirer la chance. Une candidature, un devis, un message à quelqu’un que vous admirez. Ce qui n’est pas demandé n’est jamais accordé.
  • Remercier et donner des nouvelles. Celui qui vous a aidé et qui n’a jamais su ce que cela a donné ne vous aidera pas deux fois. C’est le geste le plus oublié de tous.

Se rendre visible

  • Rendre votre savoir-faire repérable si vous voulez attirer la chance. Un compte, une page, une inscription quelque part, un simple bouche-à-oreille organisé. Personne ne peut vous proposer ce qu’il ignore que vous savez faire.
  • Répondre vite. Beaucoup d’occasions d’attirer la chance se perdent uniquement là. Une réponse dans la journée vaut mieux qu’une réponse parfaite dans la semaine. Beaucoup d’occasions se perdent uniquement là.

Rester disponible

  • Garder du temps vide dans la semaine. Une vie pleine à ras bord ne peut pas attirer la chance. Une vie remplie à ras bord ne peut rien accueillir de nouveau, et c’est un obstacle réel à attirer la chance.
  • Mettre de l’ordre dans ce qui traîne. Papiers, dettes, démarches repoussées. Ce qui pend au-dessus de la tête empêche de saisir quoi que ce soit.
  • Dormir. Cela paraît hors sujet et c’est décisif : un homme épuisé refuse tout, ne voit rien et n’ose rien.

Douze gestes, aucun ne coûte d’argent, et c’est volontaire. Je préfère qu’une personne les applique et n’ait jamais besoin de moi, plutôt qu’elle paie pour un rite en laissant les quatre portes fermées.

Ce qui s’ouvre et ce qui reste fermé

Attirer la chance : ce que je fais pour vousConcrètement, et à ma place

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.

Attirer la chance : d’abord dire ce qui bloque

Pas seulement ce qui vous manque, mais ce que vous avez déjà tenté, ce qui a failli marcher, ce qui s’est arrêté au dernier moment. Ces presque-réussites m’intéressent davantage que les échecs complets : elles indiquent souvent où quelque chose se referme.

Je réponds moi-même, personne d’autre, et cette écoute ne se paie pas.

Ensuite regarder les quatre portes avec vous

Pour attirer la chance, nous reprenons ensemble le relevé ci-dessus, sans complaisance. Beaucoup de gens venus pour attirer la chance découvrent à cette étape que personne autour d’eux ne sait ce qu’ils cherchent, et que cela seul explique beaucoup.

Je le fais parce que ma charge me l’impose. Vendre un rite à quelqu’un qui n’a parlé à personne depuis six mois serait lui prendre son argent et le laisser exactement où il est.

Puis l’examen par le Fâ

Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il ne prédit ni fortune ni date, et il ne dit pas ce qui va vous arriver. Il cherche ce qui pèse et ce qui est resté ouvert derrière vous.

Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : une parole donnée et jamais tenue, une dette morale envers quelqu’un qui a aidé, un mort mal accompagné, une installation faite sans les gestes d’usage, une charge familiale que personne n’a reprise. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.

Enfin les rites d’ouverture

Quand l’examen montre quelque chose, je conduis au temple les rites que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations, les gestes d’ouverture des chemins, et la veillée quand le cas le demande. Chez nous, on ne demande pas la fortune : on demande que les chemins soient dégagés.

Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer. Et si l’examen ne montre rien à traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent, ce qui est très fréquent sur ce sujet. Aucun résultat n’est promis et aucun délai n’est annoncé, par principe.

Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre

Voici le déroulement complet d’un travail pour attirer la chance quand on m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.

De votre premier message au compte rendu que je vous faisRien ne commence sans votre accord écrit, et je vous dis à chaque étape ce que je fais et pourquoi.
Vous me dites ce qui bloque, et depuis quandLe travail, l’argent, les rencontres, la santé, tout à la fois. Et surtout : ce qui a failli aboutir puis s’est arrêté. C’est là que je cherche en premier.
Nous ouvrons les quatre portes avant toutRencontres, demandes, visibilité, disponibilité. Une bonne partie de ceux qui m’écrivent trouvent là ce qui leur manquait, et cela ne coûte rien. Je le dis même quand cela signifie que vous n’aurez pas besoin de moi.
Je rassemble ce qu’il faut pour interroger le FâVotre nom, votre date de naissance et une photographie de vous. Dans ma tradition, le visage de celui qui consulte compte pour l’examen et pour les prières. Elle reste chez moi, elle n’est jamais publiée ni transmise.
J’examine ce qui est resté ouvert derrière vousAu temple, avec l’opèlè. L’examen ne prédit aucun gain, ne donne aucune date et ne nomme personne. Il cherche une parole non tenue, une part non donnée, un rite manqué.
Je vous dis ce que j’ai vu, même quand il n’y a rienTrois issues. Rien à traiter de mon côté et je vous le dis. Le cas relève d’autre chose et je vous oriente. Ou bien un chemin est fermé, et je vous explique lequel et ce que je propose.
Je conduis les rites d’ouverture au templePrières adressées aux vodun de ma maison, offrandes et libations, gestes d’ouverture des chemins, veillée quand le cas le demande. Je le fais moi-même, dans le lieu où j’ai été initié.
Je vous rends compte, et je ne vous relance jamaisCe qui a été fait et ce qui vous revient, porte par porte. Vous pouvez me réécrire sans nouveau paiement, mais je ne vous écrirai jamais pour vous proposer autre chose.

Deux choses propres à ce sujet. Je ne vends aucun objet censé porter chance, et aucun ne se cache chez soi ou ne se porte sur soi. Et je n’annonce jamais de délai ni de résultat, parce que personne ne peut savoir quand une occasion se présentera, ni laquelle.

Dites-moi ce qui se refermeCe que vous avez tenté, ce qui a failli aboutir, et depuis quand cela dure. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
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Attirer la chance : ce que l’examen révèleSix choses que le Fâ met au jour

Voici ce qui ressort le plus souvent quand j’examine la situation de quelqu’un qui cherche à attirer la chance.

  • Une dette morale envers celui qui a aidé. C’est ce qui ferme le plus de chemins chez ceux qui veulent attirer la chance. C’est de loin la première chose que je trouve. Quelqu’un a prêté, hébergé, avancé, recommandé, et rien n’a jamais été rendu ni même reconnu. Chez nous, ce qui est dû pèse tant que ce n’est pas donné, et cela ferme des chemins.
  • Une parole donnée et jamais tenue. Elle empêche d’attirer la chance tant qu’elle reste ouverte. Une promesse faite à un parent, un engagement pris devant des témoins, un serment de jeunesse. Beaucoup de gens l’ont oublié et cela ressort à l’examen.
  • Un mort mal accompagné. Funérailles manquées, rite interrompu, part non donnée. Très fréquent chez ceux qui vivent loin de leur pays, et la date où tout a commencé à se refermer correspond souvent à celle du décès.
  • Une installation faite sans rien marquer. Un logement, un commerce, un pays. C’est développé dans le guide sur la maison.
  • Une charge familiale que personne n’a reprise. Ce qu’un ancien tenait et qui s’est arrêté à sa mort, sans que quiconque le reprenne ni le confie.
  • Et très souvent, rien de tout cela. La personne traverse une période difficile, ou vit dans des conditions qui limitent réellement ses occasions. Je le dis franchement, je n’accepte pas son argent, et nous travaillons les quatre portes.

Les questions que je pose et que personne ne pose

Qui vous a aidé de façon décisive, et qu’avez-vous fait pour lui ensuite. À qui avez-vous promis quelque chose que vous n’avez pas tenu. Y a-t-il eu un décès dans la famille l’année où cela s’est refermé. À combien de personnes avez-vous dit ce que vous cherchez. Et une question que personne ne pose jamais : qu’est-ce que vous refuseriez si cela arrivait demain.

Cette dernière question surprend et elle révèle beaucoup. Certaines personnes veulent attirer la chance et refuseraient tout ce qui se présenterait, parce que cela demanderait de changer quelque chose qu’elles ne veulent pas changer.

Vous avez rempli le relevé des quatre portes ?Dites-moi laquelle est la plus fermée et depuis quand plus rien n’aboutit. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
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Ce que dit ma tradition sur la chanceEt ce qu’elle ne dit pas

On invoque beaucoup le vodun pour attirer la chance. Voici ce qu’un prêtre en exercice peut en dire honnêtement.

Ce que ma tradition tient pour vrai

  • Les chemins s’ouvrent et se ferment. C’est ainsi que ma tradition parle d’attirer la chance. Nous ne parlons pas de chance au sens du hasard, mais de voies dégagées ou encombrées. C’est une différence importante : un chemin encombré se dégage, une malchance ne se soigne pas.
  • Ce qui est dû se paie tant que ce n’est pas donné. Une part promise, une aide non rendue, une dot inachevée. C’est le premier motif que je trouve chez ceux dont plus rien n’aboutit.
  • On demande avant d’entreprendre. C’est la façon dont ma tradition permet d’attirer la chance. Chez nous, on marque le début des choses : un départ, une installation, une union, un commerce. Ce n’est pas superstitieux, c’est une façon de dire ce que l’on vient faire.
  • On rend ce qu’on a reçu. Après une réussite, on donne quelque chose. Ce mouvement compte autant que la demande initiale, et presque personne ne le fait aujourd’hui.

Ce que ma tradition ne dit pas, malgré ce qu’on entend

  • Qu’un objet suffirait à attirer la chance. Ni bague, ni bracelet, ni sachet, ni flacon. Je n’en vends aucun et je vous déconseille d’en acheter.
  • Qu’on peut acheter la fortune. Cette idée n’appartient pas à ma tradition, elle appartient au commerce qui s’en réclame.
  • Qu’il faut refaire un travail chaque année. Ce qui est dégagé est dégagé.
  • Que la richesse serait un signe de faveur. Ni la pauvreté un signe de punition. C’est une chose que je tiens à dire, parce qu’elle blesse beaucoup de gens qui viennent me voir.

Autrement dit : ma tradition sait dégager ce qui est encombré, elle ne fabrique pas de fortune. C’est étroit, c’est vrai, et je préfère le dire que de laisser croire autre chose.

Ce qui se demande avant d’entreprendre
Attirer la chance : au temple de Sakété, les rites demandent que les chemins soient dégagés
Au temple de Sakété, on ne demande pas la fortune : on demande que les chemins soient dégagés. Aucun objet n’est vendu, jamais.

Les huit erreurs qui referment les cheminsCe que je vois le plus souvent

Voici ce qui empêche le plus de gens d’attirer la chance, et aucune de ces erreurs n’a de rapport avec le hasard.

  • Attendre d’être prêt. C’est la première erreur de ceux qui cherchent à attirer la chance. Le bon moment, le bon niveau, la bonne saison. Il n’arrive jamais, et pendant ce temps la surface reste fermée.
  • Ne rien demander par fierté. Très répandu chez ceux qui ont réussi puis chuté. On préfère se taire plutôt que d’avouer qu’on cherche, et personne ne peut alors transmettre quoi que ce soit.
  • Refuser les petites occasions quand on cherche à attirer la chance. Un travail en dessous de ce qu’on faisait, une mission courte, un service rendu. Beaucoup de grandes choses commencent par une petite, et refuser par principe ferme la porte à toute la suite.
  • Se raconter qu’on est maudit. C’est ce qui empêche le plus d’attirer la chance. C’est la conviction la plus coûteuse. Elle fait renoncer avant d’essayer, et elle se vérifie donc toute seule. Ce sujet est traité dans le guide sur les répétitions familiales.
  • Ne pas donner de nouvelles. C’est le meilleur moyen de ne plus attirer la chance deux fois. À ceux qui ont aidé, recommandé, transmis un contact. Ils ne recommencent pas, et c’est parfaitement humain.
  • Rester dans le même cercle. Les mêmes cinq personnes depuis dix ans. Elles vous aiment et elles n’ont plus rien de nouveau à vous apporter.
  • Tout remplir. Une vie sans marge ne peut pas attirer la chance. Aucun temps libre, aucune marge, aucune énergie disponible. Une occasion qui se présente ne peut pas être saisie, et l’on croit qu’elle n’est jamais venue.
  • Payer pour attirer la chance. C’est l’erreur qui coûte le plus cher, au sens propre. C’est l’erreur qui coûte le plus cher au sens propre. Ceux qui dépensent pour attirer la chance le font souvent au moment où ils ont le moins de moyens, et cela ferme une porte de plus.

Attirer la chance quand on repart de zéroCe qui s’ajoute pour la diaspora

Une grande partie de ceux qui m’écrivent pour attirer la chance ont quitté leur pays et recommencé une vie ailleurs. Leur situation demande d’être nommée honnêtement.

Ce qui est réellement plus dur

  • Le réseau est resté au pays. Attirer la chance demande alors de tout reconstruire. Vingt ans de relations utiles ne traversent pas une frontière. Ici, il faut tout reconstruire, et cela prend des années, ce qui n’a rien à voir avec la chance.
  • Les diplômes ne sont pas reconnus. Beaucoup de gens exercent bien en dessous de leur niveau réel. Sachez qu’une reconnaissance des diplômes étrangers existe et que peu de gens l’entreprennent.
  • Les codes sont invisibles. Les ignorer empêche d’attirer la chance sans qu’on sache pourquoi. La façon d’écrire un message, de relancer, de se présenter, de dire non. Ce ne sont pas des règles écrites, et les ignorer coûte des occasions sans qu’on sache pourquoi.
  • La charge familiale est double. Vivre ici et faire vivre là-bas. Cela réduit la disponibilité, qui est l’une des quatre portes.
  • Certaines portes se ferment pour ce que vous êtes. Un nom, un accent, une adresse. C’est une réalité et je ne vais pas prétendre le contraire pour vous consoler. Ce n’est pas une malédiction, et il existe des recours quand cela devient une discrimination caractérisée.

Ce qui aide vraiment dans cette situation

  • Reconstruire un réseau ici, délibérément. Associations, cours du soir, sport, lieux de culte, syndicats, groupements de commerçants. C’est le seul chemin, et il est long.
  • Faire reconnaître ce que vous savez faire. Diplômes, validation d’acquis, attestations. Cela ouvre des portes qui restaient fermées sans que vous sachiez pourquoi.
  • Demander à quelqu’un qui connaît les codes. Une seule personne bien placée qui relit un message ou explique une pratique fait gagner des mois.
  • Se donner une marge, même petite. Une somme mise de côté, une soirée libre par semaine. Sans marge, aucune occasion ne peut être saisie.
  • Ne pas envoyer d’argent à qui promet d’ouvrir vos chemins. C’est le moment de votre vie où vous êtes le plus sollicité, et le plus vulnérable.

Et ce que ma tradition ajoute dans ces cas : quand un départ s’est fait dans l’urgence ou dans un conflit, quand rien n’a été marqué ni au départ ni à l’arrivée, cela s’examine et cela se rattrape. C’est un travail que je conduis très souvent pour ceux qui vivent loin.

La question des jeux d’argentCe que je réponds, toujours la même chose

Une part importante de ceux qui m’écrivent pour attirer la chance pensent en réalité aux jeux. Il faut être net.

  • Je ne donne aucun numéro, jamais. Ni au loto, ni aux courses, ni à quoi que ce soit d’autre. Je n’en ai jamais donné en trente ans et je n’en donnerai pas.
  • Aucun rite ne fait gagner au jeu. Ces jeux sont construits pour que la maison gagne sur la durée. Ce n’est pas une question de croyance, c’est une question d’arithmétique.
  • Ceux qui promettent cela visent les plus fragiles. Et le schéma est toujours le même : on paie, on ne gagne pas, on vous dit que le travail était incomplet, on paie davantage.
  • Le jeu peut devenir une maladie. Quand on joue plus qu’on ne peut perdre, qu’on cache ses pertes, qu’on emprunte pour rejouer, cela porte un nom et cela se soigne. Des lignes d’écoute existent, gratuites et anonymes, et des associations accompagnent les joueurs et leurs familles.
  • Si vous vous êtes endetté en jouant, c’est le premier problème à traiter, avant tout le reste. Le sujet est développé dans le guide sur les dettes.

Je perds des consultations à écrire cela, et je l’assume. Un homme de tradition qui prendrait l’argent d’un joueur endetté en lui promettant un gain ne serait pas un homme de tradition.

Attirer la chance dans les périodes creusesCe qu’il faut en penser, et comment tenir

Presque tous ceux qui m’écrivent pour attirer la chance traversent une période où tout paraît bloqué depuis des mois. Il faut en parler.

Ce qui se passe réellement dans ces périodes

  • Les refus s’accumulent et l’on cesse de demander. C’est le vrai danger : la surface se referme au moment précis où il faudrait l’élargir, et le silence qui suit paraît confirmer la malchance.
  • On se met à guetter les signes. Chaque petite contrariété devient une preuve, chaque réussite passe inaperçue. La conviction se nourrit d’elle-même.
  • L’entourage se lasse. On n’ose plus raconter, on cesse de sortir, on refuse les invitations pour ne pas avoir à expliquer. Trois portes se referment d’un coup.
  • La fatigue s’installe. Et une personne épuisée ne saisit rien, même quand quelque chose passe à sa portée.
  • On devient une cible. C’est le moment où l’on paie pour un talisman, où l’on répond à un message qui promet un déblocage rapide. Les vendeurs de chance connaissent parfaitement ce moment.

Ce qui aide à traverser

  • Continuer à demander pendant la période creuse. Moins souvent si vous êtes fatigué, mais ne jamais s’arrêter entièrement. C’est la règle qui compte le plus pour attirer la chance à la sortie.
  • Compter ce qui marche encore. Sur une feuille, une fois par semaine. La santé, un ami, un toit, une compétence. Ce n’est pas de la consolation : c’est un correctif à l’attention, qui ne retient que le négatif.
  • Garder un rythme. Se lever à la même heure, sortir chaque jour, même sans raison. Une période sans structure devient très vite une période sans issue.
  • Parler à quelqu’un. Une personne, régulièrement. L’isolement est ce qui transforme une mauvaise passe en croyance durable.
  • Ne rien acheter dans cet état. Aucun objet, aucun travail proposé par message, aucune promesse de déblocage. C’est la règle que je répète le plus souvent.
  • Faire une chose nouvelle par mois. Un lieu, un groupe, une activité. Une seule suffit à ouvrir un peu la surface.

Et si vous n’arrivez plus à sortir du lit, si plus rien n’a de goût depuis des semaines, cela dépasse une question de chance. Cela porte un nom, cela se soigne très bien, et un médecin est la bonne porte. Le dire fait partie de ma charge.

Attirer la chance : ce qu’on vend sous ce nomEt pourquoi je fais autrement

Le terrain de ceux qui veulent attirer la chance est celui où l’on vend le plus d’objets inutiles. Il faut les nommer.

  • Le talisman censé attirer la chance, à porter sur soi. Bague, bracelet, pendentif, souvent cher et à renouveler. Aucun ne change quoi que ce soit, et beaucoup de gens finissent par avoir peur de les enlever.
  • Le sachet à cacher chez soi. Sous le lit, derrière une porte, dans la caisse d’un commerce. On les retrouve des années plus tard et ils inquiètent celui qui les découvre.
  • Le bain ou le savon de chance. Vendu par colis, à l’origine inconnue. Ne mettez jamais sur votre peau un produit dont vous ignorez la composition.
  • Le travail avec un pourcentage sur les gains. On vous demande de reverser une part de ce que vous obtiendrez. C’est un lien dont on ne sort plus.
  • Le blocage à lever d’urgence. On vous annonce que quelqu’un a fermé vos chemins et qu’il faut agir avant la fin du mois. L’urgence est artificielle et sert à empêcher de réfléchir.

Ma façon de faire est l’inverse : je commence par les quatre portes, j’examine ensuite, et très souvent je conclus qu’il n’y a rien à traiter de mon côté. Un bokonon n’a pas besoin de vendre des objets pour exister.

Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Toutes les personnes qui m’écrivent pour attirer la chance ne reçoivent pas la même réponse de ma part.

Vous ne comprenez pas pourquoi rien n’arrive

Ce que je fais : pour attirer la chance, je vous fais remplir le relevé des quatre portes et je n’engage rien. C’est la réponse que je donne le plus souvent, et elle ne me rapporte rien. Dans une bonne partie des cas, personne autour de vous ne sait ce que vous cherchez, et cela seul explique le silence.

Tout se referme depuis une date précise

Ce que je fais : c’est ici que mon travail pour attirer la chance a tout son sens. Nous cherchons ce qui s’est passé cette année-là, dans votre vie et dans la famille. L’examen porte sur ce point, et quand il montre quelque chose, je conduis au temple les rites d’ouverture des chemins, avec les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations.

Vous voulez gagner au jeu

Ce que je fais : je refuse, sans exception et sans discussion. Aucun numéro, aucun rite, aucun travail. Et je vous demande si vous avez emprunté pour jouer, parce que c’est alors la seule chose qui compte, et je vous oriente vers ceux qui aident réellement dans ce cas.

Vous croyez qu’on a fermé vos chemins

Ce que je fais : j’examine sérieusement, parce que c’est mon métier, et je ne désigne jamais personne. Dans la grande majorité de ces situations, l’examen ne montre rien de tel, et je le dis franchement même si ce n’est pas ce qu’on attendait. Le sujet est traité dans le guide sur les séries de malchance.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite vendu à quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Pourquoi certains semblent attirer la chanceSept observations qui n’ont rien de mystérieux

On me cite souvent quelqu’un à qui tout réussit. Voici ce que je remarque chez ces personnes, et rien de tout cela ne relève du hasard.

  • Elles demandent beaucoup plus. C’est la première façon d’attirer la chance. Elles essuient donc beaucoup plus de refus, ce que personne ne voit. On ne compte que leurs réussites, ce qui donne l’impression d’une chance permanente.
  • Elles disent oui plus souvent. À des choses mal payées, mal commodes, mal définies. Une partie ne donne rien, et une petite partie change tout.
  • Elles connaissent des gens très différents d’elles. C’est le point le plus constant chez ceux qui semblent attirer la chance. C’est le point le plus constant. Un cercle homogène tourne en circuit fermé ; un cercle varié fait circuler des choses qu’on n’aurait jamais rencontrées.
  • Elles répondent vite et tiennent parole. Alors on repense à elles la fois suivante. C’est ainsi que se construit ce qu’on appelle la chance dans une vie professionnelle.
  • Elles racontent ce qu’elles font. Sans se vanter, simplement. Ceux qui travaillent en silence sont respectés et oubliés.
  • Elles se relèvent plus vite. Un échec est traité en quelques semaines au lieu de plusieurs années. Cela laisse du temps pour recommencer.
  • Elles gardent de la marge. Du temps, un peu d’argent, un peu d’énergie. Une occasion se saisit toujours au mauvais moment, et il faut pouvoir dire oui.

Rien là-dedans n’est hors de portée, et rien ne coûte d’argent. C’est pour cela que je consacre la moitié de cette page à des gestes plutôt qu’à mon travail : pour attirer la chance, la plupart des gens ont besoin de cela avant d’avoir besoin de moi.

Ce que racontent ceux qui m’écrivent aprèsHuit constats

Beaucoup de personnes me réécrivent des mois après être venues pour attirer la chance. Voici ce qui revient.

  • Personne ne savait ce qu’ils cherchaient. C’est le constat le plus fréquent de tous, et le plus facile à corriger.
  • L’occasion est venue d’une relation lointaine. Un ancien collègue, un voisin d’avant, quelqu’un croisé une fois. Presque jamais du cercle proche.
  • Reprendre contact a suffi. Trois messages envoyés sans rien demander ont ouvert plus de choses que des mois d’attente.
  • Ils avaient refusé quelque chose de petit. Et ce petit quelque chose est revenu plus tard sous une autre forme, une fois qu’ils avaient accepté.
  • Une dette morale avait été réglée. Chez ceux où l’examen a montré quelque chose, c’est presque toujours cela : rendre ou reconnaître ce qui était dû à quelqu’un.
  • Le sommeil et l’ordre ont compté. Plusieurs décrivent qu’ils ont d’abord réglé des papiers en retard et recommencé à dormir, et que le reste a suivi.
  • Aucun n’a acheté d’objet. Et plusieurs me remercient de le leur avoir déconseillé, après en avoir acheté ailleurs par le passé.
  • Certains n’ont rien vu changer. Je le dis aussi, parce que ce serait malhonnête de ne citer que les autres. Des périodes difficiles durent, et aucun rite ne les abrège sur commande.

Une dernière chose, pour celui ou celle qui lit cette page en se demandant pourquoi rien ne lui arrive. Vous n’êtes pas maudit et vous n’avez rien à racheter. Il y a des vies plus dures que d’autres au départ, c’est vrai et je ne le nierai pas. Mais la surface, elle, s’élargit sans argent, et c’est par là qu’il faut commencer. Vous pouvez m’écrire pour en parler, cela ne coûte rien et cela n’engage à rien.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous écoute moi-même et gratuitement, je regarde avec vous les quatre portes, j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert derrière vous, et je conduis au temple de Sakété les rites d’ouverture des chemins quand l’examen l’indique. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant.

Mes règles : je ne vends aucun objet, aucun talisman, aucun bain. Je ne donne aucun numéro à jouer et je refuse toute demande liée aux jeux d’argent. Je ne prends jamais de pourcentage sur ce que vous obtenez. Je ne désigne personne comme responsable de vos difficultés. Si l’examen ne montre rien à traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. Aucun résultat n’est promis ni garanti, aucun délai n’est annoncé, par principe.

Attirer la chance : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun au temple de Sakété
Maître Luc Wêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon, Sakété, Bénin

Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour

Comment attirer la chance concrètement ?

En élargissant la surface par laquelle une occasion peut vous atteindre : les rencontres, les demandes formulées, la visibilité et la disponibilité.

Que faites-vous pour cela ?

Je regarde avec vous les quatre portes, j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert derrière vous, et je conduis les rites d’ouverture s’il y a lieu.

Vendez-vous des porte-bonheur ?

Aucun objet, jamais. Les talismans vendus pour cela sont le commerce le plus répandu du secteur et n’ont jamais rien changé.

Peut-on gagner au jeu par un rituel ?

Non, et je ne donne aucun numéro. Ces jeux sont construits pour que la maison gagne : c’est de l’arithmétique, pas une croyance.

Que dit votre tradition sur la chance ?

Elle parle de chemins ouverts ou fermés, pas de hasard. Ce qui se traite, ce sont les paroles rompues et les rites manqués, pas la fortune.

Que demandez-vous pour travailler ?

Votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous, plus le récit de ce qui bloque et depuis quand.

En combien de temps verrai-je un changement ?

Aucun délai n’est annoncé, par principe. Ce qui dépend des gestes décrits ici se voit vite, parce que multiplier les occasions produit plus de rencontres.

Combien cela coûte-t-il ?

L’écoute et l’examen ne coûtent rien. Si l’examen ne montre rien à traiter, je n’accepte pas votre argent, et c’est très fréquent ici.

Dites-moi ce qui se referme

Ce que vous avez tenté, ce qui a failli aboutir, et depuis quand cela dure. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

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Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.
Aucun résultat n’est promis ni garanti, aucun délai n’est annoncé, par principe.
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