Jalousie familiale : ce que la réussite déclenche
Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, et l’on m’écrit très souvent au sujet de la jalousie familiale. Presque toujours dans les mêmes termes : depuis que ça va mieux pour moi, ma famille a changé. Le silence, les demandes d’argent sans fin, la critique, la rumeur. Je vais vous dire ce que j’observe depuis trente ans, y compris ce qui déplaît : quatre des cinq formes que prend cette jalousie relèvent de la relation et de l’argent, pas d’autre chose. La cinquième relève de mon travail, et je ne la confirme jamais sans l’avoir examinée.
Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du FâPlus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.
Écrire à Maître LucLa jalousie familiale se présente sous cinq visages : le silence, la demande d’argent, la critique, la rumeur, la mise à l’écart.
Quatre relèvent de la relation et de la comparaison. Les traiter comme une attaque fait perdre des années et détruit des familles.
Maître Luc n’agit jamais contre un proche et ne demande jamais le nom ni la photographie d’un tiers. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
- Le cadran des cinq visages
- Pourquoi la réussite déclenche cela
- Le relevé de la famille
- La question de l’argent, sans détour
- Se tenir sans rompre
- Ce que je fais pour vous
- Le travail au temple, étape par étape
- Ce que l’examen révèle
- Ce que coûte une accusation
- Comment annoncer ce qui vous arrive de bien
- Les huit erreurs qui aggravent tout
- Ce qu’on vend sur ce sujet
- Ce que je propose selon votre situation
- Questions fréquentes
Jalousie familiale : le cadran des cinq visagesSous quelle forme cela se présente réellement
Voici ce que je fais situer en premier à ceux qui me parlent de jalousie familiale, parce que le nom qu’on donne à une chose décide de ce qu’on en fait.
Pourquoi cette distinction change tout. Un homme qui prend une gêne pour une attaque va accuser un frère, et il ne récupérera jamais ce frère. Devant une situation de jalousie familiale, je regarde toujours d’abord ce qui s’explique par la relation, et c’est le cas le plus fréquent. Ce qui reste après ce tri, je l’examine, et là seulement je me prononce.
Jalousie familiale : pourquoi la réussite la déclencheSix mécanismes que je vois sans arrêt
Comprendre d’où vient la jalousie familiale ne l’excuse pas. Cela permet seulement de savoir quoi faire.
- La comparaison devient impossible à éviter. C’est le premier moteur de la jalousie familiale. Tant que tout le monde est au même niveau, personne ne compte. Dès que l’un s’élève, chacun mesure sa propre vie à la vôtre, tous les jours, sans le vouloir. Ce n’est pas de la méchanceté, c’est mécanique.
- Votre réussite se lit comme un jugement. C’est de là que naît beaucoup de jalousie familiale. Celui qui n’a pas pu partir, ou qui est parti et n’a pas réussi, entend dans votre parcours ce qu’il n’a pas fait. Vous n’avez rien dit, et il l’entend quand même.
- Vous changez de place dans la famille. Beaucoup de jalousie familiale vient de là. Le petit frère devient celui qui paie, la fille devient celle qui décide. Cela bouscule un ordre ancien, et ceux qui perdent leur place le vivent mal.
- Ce que vous donnez devient un dû. C’est la mécanique la plus banale de la jalousie familiale. Un geste répété devient une habitude, une habitude devient un droit. Le jour où vous ne pouvez plus, on ne voit pas ce que vous avez donné pendant dix ans, on voit ce que vous refusez aujourd’hui.
- La distance nourrit les récits. C’est ce qui entretient une jalousie familiale à distance. Ceux qui vivent loin sont racontés plus qu’ils ne parlent. Une vie qu’on n’a pas vue se remplit d’imagination, et rarement en bien.
- Ce qui vient d’avant vous continue d’agir. Là, la jalousie familiale n’explique plus tout. Une histoire entre deux branches, un partage jamais réglé, une promesse faite à une génération. Là, ce n’est plus de la relation : c’est ce que ma tradition sait examiner.
Ce que je dis à ceux qui pensent avoir tout gâché
Beaucoup de gens croient qu’ils ont mal fait : trop montré, trop parlé, trop donné, pas assez donné. Dans presque tous les cas, ils n’ont rien gâché du tout. On peut se conduire parfaitement et déclencher la jalousie familiale quand même, simplement parce qu’on a réussi et que d’autres non.
Cela dit, deux choses aggravent réellement les choses, et elles dépendent de vous : raconter ce qu’on gagne, et donner sans règle. Le reste ne vous appartient pas.
Jalousie familiale : le relevé en 15 pointsQuinze points à regarder honnêtement
Voici la liste que je parcours avec ceux qui me parlent de jalousie familiale. Cochez ce qui est vrai.
Ce que ce relevé sert à voir. Pas si l’on vous veut du mal : cela ne se coche pas sur un écran, et je me méfie de tout site qui vous répondrait oui. Seulement par quoi commencer, et si quelque chose mérite un examen. Dans la majorité des cas, ce qui ressort tient à la relation et à l’argent, et cela se traite sans moi.
La question de l’argent, sans détourCe qui est vraiment en jeu
Dans une majorité des situations de jalousie familiale que je reçois, l’argent est au centre. Personne ne le dit clairement, des deux côtés.
Ce que voient ceux qui restent
- Ils vous croient bien plus riche que vous ne l’êtes. C’est la racine de la plupart des jalousies familiales. Vivre en Europe suffit à faire croire à l’aisance. Vos loyers, vos charges, vos dettes sont invisibles de là-bas.
- Ils pensent que vous choisissez. Que si vous vouliez, vous pourriez. Ils ne voient pas un budget, ils voient une volonté.
- Ils comparent ce que vous envoyez à l’un et à l’autre. Et ils comparent, toujours. Ce que vous croyez discret circule dans la famille en trois jours.
- Ils comptent sur vous parce qu’on leur a appris à compter sur les leurs. Ce n’est pas de la paresse : c’est un système d’entraide qui a tenu nos familles pendant des générations. Il se grippe quand un seul porte tout.
Ce que vivent ceux qui envoient
- La sensation de ne jamais faire assez. Chaque envoi appelle le suivant, et rien ne se referme jamais.
- La honte de ne pas pouvoir. On préfère mentir sur ses moyens plutôt que d’avouer qu’on est serré, et le mensonge s’épaissit.
- La colère qui s’installe. On finit par en vouloir à des gens qu’on aime, et cette colère abîme celui qui la porte.
- L’endettement silencieux. Beaucoup empruntent pour continuer à envoyer, et se retrouvent avec deux problèmes. C’est développé dans le guide sur les dettes.
Jalousie familiale : la règle qui apaise
Ce n’est pas le montant qui apaise, c’est la règle. Une somme fixe, annoncée une fois, envoyée à date régulière, et tenue. Même modeste. Ce qui crée le ressentiment, ce sont les versements irréguliers arrachés sous la pression, parce qu’ils apprennent à la famille qu’insister fonctionne.
- Annoncez une règle, pas un refus. C’est ce qui désamorce une jalousie familiale liée à l’argent. Voici ce que j’envoie chaque mois, et je ne peux pas faire plus. Une règle se respecte, un refus se conteste.
- Ne cédez pas à l’urgence permanente. Les vraies urgences existent, et elles sont rares. Si tout est urgent, plus rien ne l’est.
- Envoyez à une seule personne fiable. Plutôt qu’à cinq. Cela évite les comparaisons et les détournements.
- Demandez à quoi cela a servi, une fois. Sans surveillance humiliante, mais une fois. Cela responsabilise et cela vous protège.
- Distinguez le don du prêt à voix haute. La moitié des rancunes que je vois viennent d’un mot jamais prononcé. C’est traité dans le guide sur l’argent prêté.
- Ne vous privez pas de l’essentiel. Votre santé, le logement de vos enfants, votre retraite. Une famille qui vous perdrait n’y gagnerait rien.
Se tenir sans rompreDix appuis pour garder les siens et sa paix
Voici ce que je conseille à ceux qui vivent une jalousie familiale et qui ne veulent pas perdre leur famille.
- Ne racontez plus ce que vous gagnez. C’est ce qui éteint le plus vite une jalousie familiale. Ni la voiture, ni le poste, ni les projets. Ce qui n’est pas montré ne se compare pas. C’est la règle la plus ancienne de chez nous et la plus efficace.
- Ne vous justifiez pas. Face à une jalousie familiale, chaque explication ouvre une négociation. Expliquer longuement pourquoi vous ne pouvez pas donne prise à la discussion. Une phrase simple, répétée sans agressivité, suffit.
- Continuez à appeler, même sans réponse chaleureuse. Surtout les anciens. Un appel régulier, court, sans argent au milieu, change beaucoup de choses en un an.
- Appelez aussi quand vous n’envoyez rien. Si vos seuls appels sont des transferts, vous devenez un compte. Et si vos seuls appels sont des refus, vous devenez un problème.
- Ne répondez jamais à une rumeur par une autre rumeur. Une jalousie familiale se nourrit des réponses. Celui qui se défend a l’air coupable. Le temps et la conduite valent mieux que les explications.
- Choisissez un allié dans la famille. Contre une jalousie familiale, sa parole vaut mieux que la vôtre. Une personne respectée qui portera votre parole quand vous n’êtes pas là. Cela vaut mieux que dix messages de votre part.
- Prenez de la distance sur un point précis, pas sur tout. Une jalousie familiale ne justifie presque jamais une rupture. On peut cesser de participer à une chose sans couper avec les gens. La distance ciblée protège, la rupture totale coûte des années.
- Ne parlez jamais mal d’un membre de la famille à un autre. Cela revient toujours, et déformé.
- Honorez ce qui doit l’être. C’est ce qui éteint une jalousie familiale sur la durée. Deuils, mariages, naissances, même de loin. Ce sont ces moments-là qu’on retient, et les manquer nourrit tous les récits.
- Gardez une vie à vous ici. Une jalousie familiale ne doit pas occuper toute votre vie. Des amis, des activités, un lieu où vous n’êtes pas celui qui doit. Beaucoup de gens n’ont plus que cette relation-là, et elle les épuise.
Jalousie familiale : ce que je faisConcrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.
Jalousie familiale : d’abord être écouté sans jugement
Ceux qui m’écrivent au sujet de la jalousie familiale ont souvent honte de ce qu’ils ressentent. En vouloir à sa propre mère, à son frère, cela ne se raconte pas. Beaucoup n’en ont jamais parlé à personne, parce que la communauté prendrait parti et que la famille ne comprendrait pas.
Je vous laisse tout dire, y compris la colère et l’envie de tout couper. Je réponds moi-même, et cette écoute est gratuite.
Je trie avec vous ce qui relève de quoi
Nous reprenons le cadran et le relevé, visage par visage. Dans la majorité des cas, ce qui ressort tient à l’argent jamais discuté, à la comparaison et à la distance. Je vous le dis franchement, et cela ne me rapporte rien.
C’est le service le plus utile que je puisse rendre sur ce sujet. Un homme qui confirmerait une attaque à chaque personne qui l’appelle vendrait beaucoup de travaux et détruirait beaucoup de familles.
J’examine par le Fâ ce qui vous concerne, vous
Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous et sur ce qui est resté ouvert dans votre lignée. Il ne porte jamais sur un membre de votre famille : je ne demande ni son nom ni sa photographie, et si vous me les envoyez, je ne les utilise pas.
Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : un partage jamais réglé entre deux branches, un engagement pris par les vôtres et jamais honoré, une parole prononcée sur vous ou sur votre part, un mort mal accompagné dont personne n’a reparlé. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.
Et je conduis les rites d’apaisement et de protection
Quand l’examen montre quelque chose, je conduis au temple les rites que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes, les libations, et les gestes qui posent une enceinte autour de la personne. Ce travail porte sur vous, jamais sur un proche, et il ne renvoie rien vers personne. Le principe est expliqué dans le guide de la protection.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer, et il ne bouge plus. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre
Voici le déroulement complet d’un travail sur une jalousie familiale quand on m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.
Deux choses propres à ce sujet. Je ne conduis aucun travail dirigé vers un membre de votre famille, quelle que soit la somme proposée, et je ne renvoie rien vers personne. Et je ne désigne jamais un coupable, parce qu’une accusation prononcée dans une famille ne se retire plus jamais.
Jalousie familiale : ce que révèle l’examenSix choses que le Fâ met au jour
Voici ce qui ressort le plus souvent quand j’examine quelqu’un qui vient pour une jalousie familiale.
- Un partage jamais réglé entre deux branches. C’est ce que je trouve le plus souvent derrière une jalousie familiale. C’est le premier, et de loin. Une terre, une maison, une part d’héritage restée en suspens, parfois depuis une génération. Ce qui n’a pas été réglé continue d’agir sur les descendants. C’est développé dans le guide sur les successions.
- Un engagement pris par les vôtres et jamais honoré. Il produit ce qu’on prend pour une jalousie familiale. Une promesse faite devant témoins ou devant les vodun, à une époque où vous n’étiez pas né. Tant que personne ne s’en acquitte, cela reste ouvert.
- Une parole prononcée sur vous ou sur votre part. C’est le seul visage de la jalousie familiale qui relève vraiment de moi. Un jour de dispute, à un partage, à un décès. Chez nous, une parole pèse, et se dénoue quand on sait laquelle.
- Un mort mal accompagné. Des funérailles écourtées, une part de rites non accomplie, un différend qui a éclaté au moment du deuil. Les tensions qui commencent là sont les plus tenaces.
- Une réussite obtenue sans un geste vers les siens. Cela nourrit la jalousie familiale sans que personne le dise. Je le dis avec précaution, parce que cela n’a rien d’une faute : dans ma tradition, ce qui arrive de bon se marque par un geste vers ceux d’avant. Beaucoup de gens n’ont jamais eu l’occasion de le faire, et le faire tardivement allège beaucoup.
- Et très souvent, rien à traiter. Une famille ordinaire, de la comparaison, de l’argent mal réglé et une distance mal vécue. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent. C’est le cas le plus fréquent de tous.
Les questions que je pose et que personne ne pose
À partir de quel moment cela a changé, exactement. Que s’est-il passé cette année-là chez vous. Y a-t-il eu un décès, un partage, un mariage. Comment votre réussite a-t-elle été annoncée à la famille, et par qui. Qu’avez-vous donné, à qui, et selon quelle règle. Et une question qui déplaît souvent : que vous a-t-on donné, à vous, avant que vous ne réussissiez.
Cette dernière ouvre presque toujours quelque chose. Beaucoup de gens réalisent que ceux qui leur en veulent aujourd’hui sont ceux qui ont payé leur voyage ou leurs études autrefois, et que rien n’a jamais été dit là-dessus.
Ce que coûte une accusationCe que je refuse de vous faire
C’est la partie la plus importante de cette page sur la jalousie familiale, et la moins agréable à lire.
Ce qui se passe quand quelqu’un désigne un coupable
- La personne accusée ne s’en remet pas. Une accusation de ce type, dans nos familles, marque quelqu’un pour la vie. Elle circule, elle atteint ses enfants, elle le suit au village.
- La famille se coupe en deux. Une accusation transforme une jalousie familiale en guerre. Chacun choisit un camp, y compris ceux qui ne savent rien. Ce qui était une tension devient une guerre.
- On ne peut plus revenir en arrière. Même si l’accusation était fausse, même si l’on s’excuse. Ce qui a été dit est dit.
- Et cela n’arrange rien. Je n’ai jamais vu une accusation ramener la paix dans une maison. Jamais, en trente ans.
Pourquoi certains vous désigneront quand même un coupable
Parce que c’est ce que le client veut entendre, et parce que cela se paie très cher. Dire à quelqu’un qui souffre que sa tante est responsable de tout donne une explication, un ennemi, et un travail à vendre. C’est simple, c’est efficace, et c’est destructeur.
Je ne le fais pas. L’examen ne nomme personne chez moi, et si l’on vous a nommé quelqu’un ailleurs, réfléchissez à ce que cette personne avait à y gagner.
Ce que je fais à la place
- Je décris ce qui est resté ouvert, pas qui l’a ouvert. Un partage, une parole, un engagement.
- Je pose une protection autour de vous, sans rien diriger vers quiconque.
- Je vous aide à poser des règles qui vous rendent moins atteignable : l’argent, la parole, la distance.
- Et je vous dis quand il n’y a rien, ce qui arrive le plus souvent.
Jalousie familiale : comment annoncer une réussiteCe que ma tradition enseigne depuis toujours
Une part de la jalousie familiale se joue dans la manière dont une réussite est annoncée. C’est la seule part qui dépend entièrement de vous.
La règle la plus ancienne de chez nous
Ce qui n’est pas encore né se protège par le silence. Ma grand-mère le répétait à tous les enfants de la maison : on ne montre pas le grain avant la récolte. Ce n’est pas de la méfiance envers les siens, c’est une prudence que toutes les familles du monde ont eue avant nous.
Concrètement : un projet ne s’annonce pas avant d’être fait, une somme ne se nomme jamais, une promotion se dit sobrement et une fois. Ceux qui appliquent cette seule règle voient une grande partie des tensions ne jamais commencer.
Comment le faire sans paraître fermé
- Annoncez les faits, pas les chiffres. C’est ce qui évite la jalousie familiale avant qu’elle ne naisse. J’ai trouvé du travail, sans dire lequel ni combien. On ne peut pas comparer ce qu’on ignore.
- Annoncez après, jamais avant. Un projet raconté d’avance attire les commentaires, les conseils et les demandes, avant même d’exister.
- Ne publiez pas votre vie. Une photographie fait plus de jalousie familiale que dix conversations. Une photographie de voiture ou de maison fait plus de dégâts dans une famille que dix conversations. Ce qui est vu circule.
- Associez les vôtres à ce qui compte. Une naissance, un mariage, un diplôme : partagez ces moments-là largement. Ce sont eux qui font la famille, pas les biens.
- Marquez ce qui arrive de bon par un geste vers ceux d’avant. Dans ma tradition, ce qui vient se marque. Un geste vers les anciens, une part donnée, une visite. Cela ne s’achète pas, cela se fait.
Ce que je réponds à ceux qui trouvent cela injuste
On me dit souvent qu’il est triste de devoir cacher sa joie aux siens. C’est vrai, et je le pense aussi. Mais entre avoir raison et garder sa famille, chacun choisit. Ceux qui ont tout raconté par principe l’ont presque tous regretté, et ceux qui ont été discrets n’ont jamais rien perdu.
Les huit erreurs qui aggravent toutCe que je vois le plus souvent
Voici ce qui envenime une situation de jalousie familiale. Aucune de ces erreurs ne vient de la méchanceté, toutes viennent de la blessure.
- Donner plus pour se faire aimer. Cela n’a jamais éteint une jalousie familiale. C’est le réflexe le plus fréquent et le plus coûteux. Cela ne ramène jamais l’affection et cela installe l’idée que la pression fonctionne.
- Se justifier longuement. Face à une jalousie familiale, chaque explication ouvre une brèche. Chaque explication ouvre une négociation. Une phrase courte, répétée calmement, tient mieux qu’un long discours.
- Répondre à la rumeur. Se défendre publiquement donne du corps à ce qui n’en avait pas.
- Couper d’un coup, dans la colère. Aucune jalousie familiale ne se règle ainsi. Une rupture décidée un jour de dispute coûte des années, et souvent on regrette de n’avoir pas simplement posé une règle.
- Accuser quelqu’un devant la famille. C’est irréversible, et c’est traité plus haut.
- Mêler son conjoint au conflit. La famille se retournera contre lui ou elle, et vous vous retrouverez à défendre deux fronts.
- Chercher quelqu’un pour agir contre un proche. C’est ce qu’on me demande le plus sur la jalousie familiale. C’est ce qu’on me demande le plus souvent ici, et c’est ce que je refuse. Celui qui accepterait contre votre frère accepterait contre vous demain.
- Cesser d’honorer les moments qui comptent. Deuils, mariages, naissances. C’est ce qu’on retient contre vous pendant vingt ans, bien plus que l’argent.
Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Tous ceux qui me parlent de jalousie familiale ne reçoivent pas la même réponse de ma part.
Tout tourne autour de l’argent
Ce que je fais : pour cette jalousie familiale, nous posons une règle et je n’engage rien. C’est ma réponse la plus fréquente. Un montant fixe, annoncé une fois, tenu, et une seule personne fiable comme destinataire. Beaucoup de situations s’apaisent en quelques mois sans que rien d’autre soit fait.
Le silence et la mise à l’écart durent depuis des années
Ce que je fais : nous cherchons le point de départ, puis un aîné respecté qui puisse porter la parole. Et j’examine ce qui s’est passé cette année-là dans la famille, parce qu’il y a presque toujours un événement précis que personne n’a nommé.
Quelqu’un a prononcé une parole grave contre vous
Ce que je fais : c’est ici que mon travail sur une jalousie familiale sert vraiment. Une parole dite devant témoins s’examine et se dénoue proprement, sans que la personne soit visée en retour. Puis je pose une protection autour de vous, ce qui est décrit dans le guide des quatre enceintes.
Vous voulez que j’agisse contre quelqu’un de votre famille
Ce que je fais : je refuse, et je prends le temps d’expliquer plutôt que de vous congédier. Je comprends la colère : être traité ainsi par les siens fait plus mal que n’importe quoi. Mais on ne coupe pas la branche sur laquelle on est assis, et vous auriez à vivre ensuite avec ce que vous auriez demandé.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Quand vous rentrez au paysLe moment le plus délicat de tous
Le retour concentre en quelques semaines tout ce qu’une jalousie familiale accumule pendant des années.
Ce qui se passe presque toujours
- Tout le monde sait que vous arrivez. Un retour réveille toutes les jalousies familiales d’un coup. Et chacun a préparé sa demande. Les visites commencent le premier jour et ne s’arrêtent plus.
- On évalue ce que vous apportez. Rien ne réveille une jalousie familiale comme la comparaison des cadeaux. Les cadeaux sont comparés, comptés, commentés. Ce que vous croyez généreux paraîtra parfois maigre.
- Les tensions anciennes remontent en votre présence. On vous prend à témoin, on vous demande d’arbitrer, on vous met au milieu.
- Vous repartez épuisé et sans avoir vu personne vraiment. C’est ce que me racontent presque tous ceux qui rentrent.
Ce que je conseille avant de partir
- Décidez de votre budget avant, et n’en changez pas. Y compris la part des cadeaux et celle des imprévus. Une enveloppe fixée d’avance vous protège de tout.
- Annoncez la durée de votre séjour et tenez-la. Les journées se remplissent seules si vous ne les organisez pas.
- Prévoyez du temps pour les anciens en priorité. Ce sont ces visites qui comptent le plus et qu’on remet toujours au lendemain.
- Refusez d’arbitrer les conflits des autres. Vous n’y gagnerez qu’un camp d’ennemis.
- Ne promettez rien sur place. Dans l’émotion, on promet, et une promesse non tenue vaut pire que rien. Dites que vous y réfléchirez de retour.
- Prévoyez un ou deux jours pour vous. Personne ne le comprendra et vous en aurez besoin.
Jalousie familiale : ce qu’on vend ailleursEt pourquoi je fais autrement
Quelqu’un qui vit une jalousie familiale depuis des années est blessé et cherche une explication. C’est le moment exact où l’on vient lui vendre des choses.
- Le coupable désigné. C’est ce qui se vend le plus cher sur la jalousie familiale. On vous nomme une tante, un frère, une belle-sœur. C’est ce qui se vend le mieux sur ce sujet, parce que cela donne une explication à tout. Et cela détruit une famille en une phrase.
- Le retour à l’envoyeur, vendu contre une jalousie familiale. On vous propose de renvoyer le mal vers celui qui l’aurait envoyé. Je refuse absolument : cela vise une personne, souvent quelqu’un de votre sang, et celui qui rend reste attaché à celui à qui il rend.
- La demande de photographies de la famille. Fuyez. Aucun praticien honnête n’a besoin du visage de vos proches pour vous aider, et je ne les accepte jamais.
- Le travail à renouveler chaque mois. Tant que la famille ne change pas, vous payez. Or une famille change lentement, et l’abonnement peut durer des années.
- La réussite promise contre paiement. On vous dit que vous irez plus loin encore une fois libéré. Personne ne peut le promettre, et l’annoncer sert seulement à conclure.
- La peur entretenue. On vous annonce que d’autres attaques viendront, qu’il faut se protéger encore, encore. Un praticien de tradition apaise avant de proposer, jamais l’inverse.
Ma façon de faire est l’inverse : je trie d’abord, je ne nomme personne, je refuse tout ce qui vise un proche, et je dis très souvent qu’il n’y a rien à traiter de mon côté. Un bokonon n’a pas besoin de vivre des divisions d’une famille.
Ce que racontent ceux qui m’écrivent aprèsHuit constats
Beaucoup de personnes me réécrivent des mois après m’avoir parlé de jalousie familiale. Voici ce qui revient.
- C’était l’argent, et une règle a suffi pour éteindre la jalousie familiale. C’est le retour numéro un. Un montant fixe annoncé une fois, tenu, et la pression est retombée en quelques mois.
- Ils avaient failli accuser quelqu’un de leur jalousie familiale. Et ils me remercient de les en avoir empêchés. Aucun ne regrette de ne pas l’avoir fait.
- Le silence venait de la gêne, pas d’une jalousie familiale. Chez ceux qui ont fini par parler seul à seul avec la personne, c’est presque toujours ce qu’ils ont découvert.
- Un aîné a réglé en une conversation ce qui durait depuis cinq ans. C’est ce qui fonctionne le mieux dans nos familles, et on y pense en dernier.
- Il y avait un partage jamais réglé. Chez ceux où l’examen a montré quelque chose, c’est le motif le plus fréquent.
- Cesser de raconter sa vie a éteint la jalousie familiale. Simple, gratuit, et plus efficace que tout le reste selon ceux qui l’ont fait.
- Certains ont pris de la distance et vont bien. Sans rupture et sans éclat : une distance choisie sur un point précis, et la paix retrouvée.
- Ceux qui ont continué à honorer les deuils ont été réintégrés. Même après des années de froid. C’est ce qui pèse le plus chez nous.
Une dernière chose, pour celui ou celle qui lit cette page en se sentant seul. Ce que vous vivez est l’un des chagrins les plus silencieux qui soient : on n’ose pas dire qu’on souffre de sa propre famille, surtout quand tout va bien par ailleurs. Ce n’est ni de l’ingratitude ni de la faiblesse. Posez une règle sur l’argent, cessez de raconter ce que vous gagnez, cherchez un aîné qui puisse porter votre parole. Et si vous voulez en parler à quelqu’un qui ne prendra parti pour personne, écrivez-moi, cela ne coûte rien.
Ce que je fais : je vous écoute moi-même et gratuitement, sans juger, je trie avec vous ce qui relève de la relation et ce qui relève de mon travail, j’examine par le Fâ ce qui pèse sur vous et ce qui est resté ouvert dans votre lignée, et je conduis au temple de Sakété les rites d’apaisement et de protection quand l’examen l’indique.
Mes règles : je n’agis jamais contre un membre de votre famille, je ne demande ni n’accepte le nom ou la photographie d’un tiers, et je ne désigne jamais un coupable. Je ne renvoie rien vers personne. Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour
Comment la reconnaître ?
Cinq formes : le silence, la demande d’argent, la critique, la rumeur, la mise à l’écart. Ce sont des signes, pas un diagnostic.
Est-ce toujours de la sorcellerie ?
Non, et quatre de ces cinq visages relèvent de la relation et de l’argent. Confirmer une attaque sans examen serait malhonnête.
Que faites-vous concrètement ?
Je trie avec vous ce qui relève de quoi, et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert dans votre lignée.
Pouvez-vous agir contre un proche ?
Non, jamais. On ne coupe pas la branche sur laquelle on est assis, et celui qui accepterait contre votre frère accepterait contre vous.
Faut-il continuer à envoyer de l’argent ?
Ce n’est pas la somme qui apaise, c’est la règle. Un montant fixe, annoncé et tenu, vaut mieux que des versements arrachés.
Faut-il couper avec sa famille ?
Rarement, et jamais dans la colère. Une distance ciblée sur un point précis protège mieux qu’une rupture.
Que demandez-vous pour travailler ?
Votre nom, votre date de naissance et votre photographie, plus l’histoire de la famille avec les dates. Jamais celles d’un proche.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même et je reste joignable.
Racontez-moi ce qui a changé
Depuis quand, ce que vous constatez, et ce qui s’est passé cette année-là. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne prendrai parti pour personne.
Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.


