Troubles du sommeil : ce qu’on écarte avant de chercher ailleurs
Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, et voici la question que je pose à presque tous ceux qui m’écrivent, quel que soit leur motif : est-ce que vous dormez. Les troubles du sommeil sont ce que je rencontre le plus, et je vais commencer par ce qui compte le plus : quatre étages de causes sur cinq se règlent sans moi, et le premier est médical. Une cause en particulier est très fréquente, très sous-diagnostiquée, et je la place en tête de cette page parce qu’elle change des vies quand on la trouve.
Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du FâPlus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.
Écrire à Maître LucLes troubles du sommeil se regardent par étages : le corps d’abord, puis ce qu’on avale, les habitudes, la chambre, et enfin ce qu’on porte.
L’apnée du sommeil est la cause la plus fréquemment manquée. Ronflements, pauses respiratoires et fatigue au réveil se font examiner sans attendre.
Maître Luc ne remplace aucun médecin et n’engage rien tant qu’un avis médical n’a pas été pris. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
Je place ceci en premier parce que c’est la chose la plus utile que je puisse écrire sur cette page, et parce que je vois arriver chez moi des gens épuisés depuis des années qui n’ont jamais été examinés.
L’apnée du sommeil interrompt la respiration de façon répétée pendant la nuit. La personne ne s’en aperçoit pas : elle se réveille brièvement des dizaines de fois sans le savoir, et se lève écrasée de fatigue en croyant avoir dormi.
Les signes qui doivent faire consulter : des ronflements forts, un conjoint qui décrit des pauses dans la respiration, une fatigue majeure au réveil, des maux de tête le matin, des envies de dormir dans la journée, plusieurs réveils pour uriner. Un seul de ces signes suffit à en parler à son médecin.
Cela se cherche par un examen prescrit par un médecin, et cela se traite. Beaucoup de personnes découvrent après des années qu’elles ne dormaient pas pour cette raison, et retrouvent leurs journées.
Aucun rite ne remplace cet examen, et je n’engage rien tant qu’il n’a pas été fait quand ces signes sont présents. Le dire fait partie de ma charge.
- L’entonnoir du sommeil
- Le relevé des quinze jours
- Ce que le corps peut cacher
- Les habitudes qui ferment la nuit
- Que faire à trois heures du matin
- Ce que je fais pour vous
- Le travail au temple, étape par étape
- Ce que l’examen révèle
- Ce que ma tradition dit de la nuit
- Quand la nuit ramène le pays
- Les huit erreurs qui aggravent tout
- Ce que je propose selon votre situation
- Questions fréquentes
Troubles du sommeil : l’entonnoirCinq étages, dans cet ordre exact
Voici comment je procède avec tous ceux qui me parlent de troubles du sommeil, et l’ordre compte autant que le contenu.
Et ce qui reste, en bas. Quand tout cela a été écarté honnêtement et que la nuit reste fermée, il reste une part que ma tradition regarde : ce qu’une personne porte et qui ne se dit pas. C’est le dernier étage, jamais le premier, et il est plus étroit qu’on ne l’imagine. Un homme qui vous placerait d’emblée à ce niveau vous ferait perdre des années.
Troubles du sommeil : le relevé des quinze joursSeize points à regarder honnêtement
Voici la liste que je parcours avec ceux qui me parlent de troubles du sommeil. Répondez sur les quinze derniers jours.
Ce que ce relevé sert à voir. Pas ce que vous avez : cela ne se coche pas sur un écran. Seulement à quel étage commencer, et s’il faut consulter cette semaine plutôt que de chercher ailleurs. Dans la majorité des cas, ce qui ressort appartient aux trois premiers étages et se règle sans moi.
Troubles du sommeil : ce que le corps peut cacherSept pistes à faire chercher
Je ne suis pas médecin et je ne vous dirai jamais ce que vous avez. Voici seulement ce que je vois arriver le plus souvent chez ceux qui ont des troubles du sommeil et qui finissent par consulter.
- L’apnée du sommeil. La première cause de troubles du sommeil à écarter, décrite plus haut. Elle concerne beaucoup plus de monde qu’on ne le croit et reste très souvent ignorée pendant des années.
- Les jambes qui ne tiennent pas en place le soir. C’est une cause de troubles du sommeil bien identifiée. Un besoin irrépressible de les bouger dès qu’on s’allonge. Cela a un nom, cela se diagnostique et cela se prend en charge.
- Les douleurs chroniques. Elles produisent des troubles du sommeil que personne ne relie à elles. Dos, articulations, migraines. On s’habitue à la douleur la journée et elle reprend toute la place au moment de s’allonger.
- Les troubles de la thyroïde. Ils bouleversent le sommeil, l’humeur et le poids, et se cherchent par une simple prise de sang prescrite par un médecin.
- Les changements hormonaux. Ils causent des troubles du sommeil rarement nommés chez les femmes. Grossesse, période qui suit un accouchement, ménopause. Ce sont des causes fréquentes chez les femmes et rarement nommées.
- Les reflux et les troubles digestifs. Ils causent des troubles du sommeil de début de nuit. Ils réveillent en début de nuit et passent souvent inaperçus comme cause.
- Certains traitements en cours. Beaucoup provoquent des troubles du sommeil connus. Beaucoup de médicaments ont un effet connu sur le sommeil. On ne modifie jamais un traitement soi-même : on en parle au médecin qui l’a prescrit.
Comment préparer votre rendez-vous
- Notez vos nuits pendant deux semaines. Rien n’aide autant un médecin face à des troubles du sommeil. Heure de coucher, temps avant de vous endormir, réveils, heure de lever, état au réveil. Une feuille suffit et cela vaut de l’or pour un médecin.
- Demandez à votre conjoint ce qu’il observe. Il en sait plus que vous sur vos troubles du sommeil. Ronflements, pauses, mouvements. C’est souvent lui qui apporte l’élément décisif.
- Apportez la liste de tout ce que vous prenez. Traitements, compléments, tisanes, produits achetés sans ordonnance.
- Dites depuis quand exactement. Le mois où cela a commencé oriente beaucoup, en médecine comme chez moi.
- Demandez s’il faut un examen du sommeil. Si votre médecin ne l’évoque pas et que vous avez les signes décrits plus haut, posez la question directement.
Les habitudes qui ferment la nuitDouze corrections qui ne coûtent rien
Une grande partie des troubles du sommeil que je rencontre se corrige à ce niveau, et personne n’a besoin de payer quoi que ce soit pour cela.
- Levez-vous à la même heure, tous les jours. C’est la règle qui corrige le plus de troubles du sommeil. Y compris le week-end, y compris après une mauvaise nuit. C’est la règle la plus efficace de toutes, et la plus difficile à tenir. C’est l’heure du lever qui règle l’horloge, pas celle du coucher.
- Ne vous couchez que quand le sommeil vient. Aller au lit par principe à vingt-deux heures quand on n’a pas sommeil apprend au corps que le lit est un endroit où l’on ne dort pas.
- Sortez du lit après un long moment sans dormir. C’est ce que recommandent ceux qui soignent les troubles du sommeil. Une autre pièce, une lumière faible, quelque chose de calme. On revient quand l’envie de dormir revient. Rester à tourner installe l’association entre le lit et l’angoisse.
- Ne regardez pas l’heure la nuit. C’est ce qui entretient le plus des troubles du sommeil installés. Tournez le réveil, posez le téléphone loin. Compter les heures qui restent réveille davantage que n’importe quoi.
- Le lit sert à dormir, et à rien d’autre. Pas de travail, pas de télévision, pas de discussions difficiles. Le corps apprend très vite à quoi sert un endroit.
- Sortez à la lumière du jour le matin. Rien ne corrige mieux des troubles du sommeil légers. Quinze à vingt minutes dehors dans la matinée règlent l’horloge intérieure mieux que n’importe quel produit. C’est encore plus important en hiver.
- Arrêtez le café après le début d’après-midi. C’est une cause de troubles du sommeil très sous-estimée. Sa durée d’action est beaucoup plus longue qu’on ne le croit, et elle augmente avec l’âge.
- Ne comptez pas sur l’alcool. Il aggrave les troubles du sommeil au lieu de les régler. Il endort et il réveille au milieu de la nuit, quand la deuxième partie du sommeil devrait être la plus réparatrice.
- Dînez plus tôt et plus léger. Un repas lourd tard le soir crée des troubles du sommeil chez beaucoup de gens. Un repas lourd tard le soir occupe le corps quand il devrait ralentir.
- Bougez dans la journée, pas juste avant de dormir. L’activité physique aide beaucoup, à condition qu’elle soit à distance du coucher.
- Écrivez ce qui tourne avant de vous coucher. Beaucoup de troubles du sommeil viennent de là. Les soucis, ce qu’il faut faire demain. Posés sur le papier, ils cessent souvent de tourner dans la tête.
- Coupez les écrans avant le coucher. C’est une cause de troubles du sommeil chez tout le monde. Non seulement la lumière, mais surtout ce qu’on y lit : les nouvelles, les messages, les conversations qui remuent.
Troubles du sommeil : à ceux qui ont déjà tout essayé
Beaucoup me répondent qu’ils connaissent tout cela sur les troubles du sommeil. La question n’est pas de le savoir, c’est de le tenir trois semaines de suite. Le sommeil ne se répare pas en une nuit : les habitudes mettent une quinzaine de jours à produire un effet, et la plupart des gens abandonnent au bout de trois jours.
Et si vous tenez trois semaines sans aucun changement, cela devient une information utile : c’est qu’il faut chercher ailleurs, en commençant par le médecin.
Que faire à trois heures du matinCe qui aide vraiment sur le moment
C’est l’heure où l’on m’écrit le plus, et c’est l’heure où les troubles du sommeil font le plus mal.
- Levez-vous plutôt que de lutter. Allez dans une autre pièce. Ce n’est pas un échec, c’est ce que recommandent ceux qui soignent le sommeil.
- Lumière faible, activité calme. Un livre, une occupation lente. Rien qui exige de réfléchir ou qui puisse énerver.
- Ne prenez pas votre téléphone. C’est le geste qui prolonge la nuit blanche de deux heures, à chaque fois.
- Ralentissez votre respiration. Souffler plus longtemps qu’on inspire, calmement, pendant quelques minutes. C’est simple, gratuit, et cela aide réellement.
- Ne calculez pas ce qui reste. Il me reste quatre heures, trois heures. Ce calcul ne fait qu’ajouter de la pression.
- Acceptez la nuit qui est en train de se passer. Une mauvaise nuit ne détruit pas une journée. C’est la peur de ne pas dormir qui entretient le plus les troubles du sommeil.
- Ne rattrapez pas le lendemain. C’est ce qui transforme une mauvaise nuit en troubles du sommeil installés. Pas de grasse matinée, pas de longue sieste. Tenez l’heure de lever, quitte à avoir une journée difficile : c’est ce qui ramène la nuit suivante.
Troubles du sommeil : ce que je faisConcrètement, et à ma place exacte
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.
Troubles du sommeil : je vérifie d’abord le médecin
C’est ma première question à quiconque me parle de troubles du sommeil, avant même de savoir ce qui l’amène. Si les signes d’apnée sont là et que rien n’a été cherché, je vous envoie consulter et je n’engage rien.
Cela me fait perdre des consultations et je le fais quand même. Un homme de tradition qui vendrait un rite à quelqu’un dont les nuits sont détruites par une cause médicale lui volerait son argent et des années de vie.
Ensuite je vous écoute, longuement
Ceux qui ne dorment plus depuis des mois sont dans un état que l’entourage sous-estime toujours. On leur dit de se coucher plus tôt, de moins réfléchir, de faire du sport. Ils finissent par ne plus en parler.
Je vous laisse tout raconter, y compris ce qui vous revient la nuit et que vous n’avez dit à personne. Je réponds moi-même, et cette écoute est gratuite.
Puis j’examine par le Fâ ce que vous portez
Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous, sur ce qui s’est fermé, et sur ce qui est resté ouvert dans votre histoire.
Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : un mort mal accompagné dont personne n’a reparlé, un deuil vécu de loin sans avoir pu être présent, une parole prononcée sur vous, un engagement pris par les vôtres et jamais honoré. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.
Et l’examen ne dit jamais que vous êtes attaqué parce que vous ne dormez pas. Cette phrase-là se vend cher et elle terrifie des gens qui avaient simplement besoin d’un examen médical.
Et je conduis les rites d’apaisement de la nuit
Quand l’examen montre quelque chose, je conduis au temple les rites que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes, les libations, les gestes d’apaisement, et la veillée quand le cas le demande. Ce travail porte sur vous et sur ce qui est resté ouvert, jamais sur quelqu’un d’autre.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer, et il ne bouge plus. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Et je le redis parce que c’est important : rien de ce que je fais ne remplace un médecin, un psychologue ou un traitement en cours, et il ne faut jamais arrêter un traitement sans l’avis de celui qui l’a prescrit.
Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre
Voici le déroulement complet d’un travail sur des troubles du sommeil quand on m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.
Deux choses propres à ce sujet. Je ne conduis aucun travail présenté comme remplaçant un traitement ou un examen, et je ne dirai jamais qu’un sommeil détruit signifie qu’on vous veut du mal. Et je vous dirai franchement quand votre situation relève d’un médecin ou d’un psychologue et non de moi, ce qui est le cas le plus fréquent.
Troubles du sommeil : ce que révèle l’examenSix choses que le Fâ met au jour
Voici ce qui ressort le plus souvent quand j’examine quelqu’un dont les troubles du sommeil durent et que tout a été écarté.
- Un deuil vécu de loin. C’est ce que je trouve le plus souvent derrière des troubles du sommeil qui durent. C’est le premier, et de très loin, chez ceux qui vivent hors du pays. Un décès survenu là-bas, sans pouvoir rentrer, sans avoir pu faire ce qui se fait chez nous. La nuit est l’heure où cela remonte, et cela peut durer des années.
- Un mort mal accompagné. Dans ma tradition, cela produit des troubles du sommeil tenaces. Des funérailles écourtées, une part des rites non accomplie, un différend qui a éclaté au moment du deuil. Dans ma tradition, ce qui n’a pas été achevé revient la nuit.
- Une parole prononcée sur vous. Un jour de dispute, à un partage, devant témoins. Chez nous, une parole pèse, et elle se dénoue quand on sait laquelle.
- Un engagement pris par les vôtres et jamais honoré. Il produit des troubles du sommeil sans cause apparente. Parfois une génération avant vous. C’est ce que je trouve le plus chez ceux dont les nuits se sont fermées sans raison apparente.
- Une peur installée qui n’a jamais été dite. Elle entretient des troubles du sommeil pendant des années. Une frayeur ancienne, un accident, une nuit précise dont on n’a jamais parlé à personne. Cela relève souvent d’un professionnel de santé, et je le dis quand c’est le cas.
- Et très souvent, rien à traiter. Une période chargée, une inquiétude ordinaire, un corps qui a besoin d’être examiné. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.
Les questions que je pose et que personne ne pose
À partir de quel mois cela a changé. Que s’est-il passé ce mois-là, chez vous et au pays. Y a-t-il eu un décès pendant que vous étiez loin. Avez-vous pu être présent, et sinon, qu’a-t-on fait à votre place. À quelle heure vous réveillez-vous exactement. Et une question que personne ne pose jamais : à quoi pensez-vous à ce moment-là, précisément.
Cette dernière ouvre presque toujours quelque chose. Ce qui revient à trois heures du matin n’est jamais un hasard, et beaucoup de gens ne l’avaient jamais formulé à voix haute.
Ce que ma tradition dit de la nuitEt ce qu’elle ne dit pas
On me demande souvent si les troubles du sommeil ont un sens particulier chez nous. Voici ma réponse, avec ses limites.
Ce que ma tradition tient pour vrai
- La nuit est le moment où ce qui n’a pas été réglé se présente. Le jour, on travaille, on parle, on s’occupe. La nuit, il n’y a plus d’occupation, et ce qui pèse remonte. Ce n’est pas surnaturel, c’est simplement ainsi.
- Ceux qui sont partis avant nous ont leur place dans la nuit. Un deuil qui n’a pas été mené à son terme se rappelle, et cela se referme par des gestes précis.
- Ce qui est resté ouvert continue d’agir. Un engagement, une parole, une part non honorée. C’est le principe le plus constant de ma tradition et c’est ce que j’examine.
- Un rite se conduit, puis se ferme. Comme une nuit. Un travail qu’on vous ferait renouveler chaque mois n’est pas un travail.
Ce que ma tradition ne dit pas, malgré ce qu’on entend
- Que des troubles du sommeil signifient une attaque. C’est ce qu’on vend le plus cher à ceux qui ne dorment plus, et c’est ce qui retarde les vrais soins. Je ne le dirai jamais.
- Qu’il faille se priver de traitement. Aucun homme de ma tradition digne de ce nom ne vous demandera d’arrêter ce qu’un médecin vous a prescrit.
- Qu’on puisse acheter une nuit. Ni par un objet, ni par un colis, ni par un abonnement mensuel.
Ce que je peux, c’est refermer ce qui est resté ouvert et alléger ce que vous portez la nuit. C’est étroit, c’est vrai, et pour beaucoup de gens cela change quelque chose.
Ce qui se referme et laisse la nuit venir
Troubles du sommeil : quand la nuit ramène le paysCe que je vois chez ceux qui vivent loin
Une grande partie de ceux qui me parlent de troubles du sommeil vivent loin de là où ils sont nés, et cela change beaucoup de choses.
Ce qui revient dans ces nuits
- Le décalage avec le pays. Il crée à lui seul beaucoup de troubles du sommeil dans la diaspora. On appelle tard, on reçoit des nouvelles au moment de se coucher, et les mauvaises nouvelles arrivent presque toujours à cette heure-là. Beaucoup de nuits sont détruites par un appel reçu à vingt-deux heures.
- Un deuil qu’on n’a pas pu vivre. C’est la première cause de troubles du sommeil dans la diaspora. Le décès a eu lieu là-bas, on n’a pas pu rentrer, on a suivi les funérailles par téléphone. Le corps n’a jamais eu le lieu ni le moment pour le faire, et il le prend la nuit.
- La charge de ceux qui restent. Un parent âgé, un frère malade, une somme à envoyer. On y pense au moment où l’on n’a plus rien pour s’occuper l’esprit.
- Le travail qui use. Les horaires décalés créent des troubles du sommeil que personne n’explique jamais. Horaires décalés, nuits, week-ends. Une part de ceux qui m’écrivent travaillent quand les autres dorment, et personne ne leur explique jamais comment protéger leur sommeil dans ces conditions.
- La solitude qui se voit la nuit. Elle aggrave tous les troubles du sommeil. La journée, on tient. La nuit, il n’y a plus personne, ni ici ni là-bas. C’est traité dans le guide sur la solitude.
Ce que je conseille dans ces cas
- Fixez une heure limite pour les appels au pays. Rien après une certaine heure, sauf urgence réelle. Cela paraît dur et cela sauve des nuits entières.
- Ne consultez pas les messages une fois couché. Ce qui arrive de là-bas attendra le matin, et vous serez plus utile reposé.
- Faites ce qui n’a pas pu être fait pour vos morts. C’est ce qui referme le plus de troubles du sommeil chez ceux qui vivent loin. À distance, avec un aîné sur place, à votre manière. C’est exactement ce que ma tradition sait accompagner, et c’est ce qui referme le plus de nuits.
- Si vous travaillez de nuit, protégez le jour. Obscurité complète, bouchons, horaires de sommeil réguliers même décalés. Et parlez-en au médecin du travail, qui existe pour cela.
- Parlez de vos nuits à quelqu’un d’ici. Un médecin, un proche, une association. Beaucoup portent cela seuls en croyant que c’est le prix à payer pour être parti.
Et c’est dans ces situations que mon travail sert le plus souvent, parce qu’un deuil qui n’a pas pu être vécu, ma tradition sait comment on le referme, même à des milliers de kilomètres.
Les huit erreurs qui aggravent toutCe que je vois le plus souvent
Voici ce qui entretient des troubles du sommeil au lieu de les résoudre.
- Rester des heures au lit sans dormir. C’est ce qui entretient le plus les troubles du sommeil. C’est l’erreur la plus répandue et la plus contre-productive. Le corps apprend que le lit est l’endroit où l’on s’inquiète.
- Rattraper le lendemain matin. C’est ainsi qu’on installe des troubles du sommeil durables. Une grasse matinée après une mauvaise nuit décale l’horloge et prépare la nuit suivante à être mauvaise aussi.
- Prendre quelque chose sans avis médical contre des troubles du sommeil. Produits achetés librement, restes d’anciennes ordonnances, conseils d’un proche. Certains ferment la nuit au lieu de l’ouvrir, et beaucoup créent une dépendance.
- Boire de l’alcool pour s’endormir. Cela endort et cela réveille trois heures après. C’est ce que je retrouve chez énormément de gens qui ne dorment plus.
- Se coucher de plus en plus tôt pour compenser des troubles du sommeil. On passe alors dix heures au lit pour six heures de sommeil, et le sommeil se dilue au lieu de se concentrer.
- Chercher une cause extraordinaire à des troubles du sommeil avant d’avoir vu un médecin. C’est ce qui coûte le plus de temps et d’argent aux gens que je reçois.
- Abandonner après trois jours. Les habitudes mettent une quinzaine de jours à produire un effet. Trois jours ne prouvent rien.
- Ne pas en parler. Beaucoup portent leurs troubles du sommeil seuls pendant des années. Ni au médecin, ni au conjoint, ni à personne. Beaucoup de gens portent cela seuls pendant des années en croyant que c’est normal.
Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Tous ceux qui me parlent de troubles du sommeil ne reçoivent pas la même réponse de ma part.
Vous ronflez et vous êtes épuisé au réveil
Ce que je fais : devant ces troubles du sommeil, je vous envoie chez le médecin cette semaine et je n’engage rien. C’est la réponse la plus utile de toute cette page. Faites chercher l’apnée : si c’est cela, votre vie entière peut changer, et aucun rite ne fera ce travail-là.
Les trois premiers étages n’ont jamais été corrigés
Ce que je fais : nous les reprenons ensemble, gratuitement, et je vous demande de tenir trois semaines avant de me réécrire. Une bonne partie des gens ne me réécrivent jamais, et c’est une bonne nouvelle.
Tout a été écarté et la nuit reste fermée
Ce que je fais : c’est ici que mon travail sur des troubles du sommeil sert vraiment. Nous cherchons le mois où cela a commencé et ce qui s’est passé alors, souvent un deuil vécu de loin. Quand l’examen montre quelque chose, je conduis au temple les rites d’apaisement, avec les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations.
Vous n’avez plus d’espoir
Ce que je fais : je vous oriente immédiatement et je n’accepte aucun paiement. Un épuisement qui dure abîme le moral, et si vous pensez à en finir, le 3114 est joignable à tout moment et gratuitement en France. Cela passe avant tout ce que je peux faire, et je reste disponible ensuite.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Ce qu’on vend à ceux qui ne dorment plusEt pourquoi je fais autrement
Quelqu’un qui n’a pas dormi depuis des mois accepterait n’importe quoi, et ce terrain attire ce qu’il y a de pire.
- L’attaque annoncée d’emblée devant des troubles du sommeil. On vous dit que si vous ne dormez pas, c’est qu’on vous veut du mal. C’est invérifiable, cela terrifie, et surtout cela remplace l’examen médical qui aurait trouvé la cause.
- L’objet à mettre sous l’oreiller vendu contre des troubles du sommeil. Expédié par colis contre paiement. Rien de ce qui s’envoie par la poste n’est adossé à un travail.
- Le nombre de nuits promis. Vous dormirez à partir de telle date. Personne ne peut le dire, et l’attente d’une date empêche de dormir encore davantage.
- Le mort qui vous réclamerait. C’est une phrase terrible à entendre pour quelqu’un en deuil, et elle se vend très cher. Ma tradition regarde ce qui n’a pas été accompli, elle ne fait pas peur avec les morts.
- Le travail renouvelé chaque mois. Tant que vous ne dormez pas, vous payez. Cela peut durer des années au moment précis où l’argent devrait aller à un examen du sommeil.
Ma façon de faire est l’inverse : je vérifie l’étage médical d’abord, je donne les corrections gratuites, et je dis très souvent qu’il n’y a rien à traiter de mon côté. Ce sujet est développé dans le guide du cadre écrit.
Ce que racontent ceux qui m’écrivent aprèsHuit constats
Beaucoup de personnes me réécrivent des mois après m’avoir parlé de leurs troubles du sommeil. Voici ce qui revient.
- C’était l’apnée, et non des troubles du sommeil inexpliqués. C’est le retour qui me touche le plus. Des gens épuisés depuis des années, examinés enfin, pris en charge, et qui me disent avoir retrouvé leurs journées.
- L’heure de lever fixe a tout changé. Le conseil le plus simple, le plus gratuit, et celui qu’on me cite le plus souvent en retour.
- C’était un traitement récent. Chez ceux dont les nuits ont basculé d’un coup, le médecin a parfois pu ajuster quelque chose.
- Sortir du lit la nuit les a soulagés de leurs troubles du sommeil. Contre-intuitif, et redoutablement efficace selon ceux qui l’ont tenu.
- Il y avait un deuil vécu de loin. Chez ceux où l’examen a montré quelque chose, c’est le motif le plus fréquent, et de loin.
- Ils avaient déjà payé ailleurs. Une part de ceux qui m’écrivent s’étaient entendu dire qu’on les attaquait, et avaient payé pendant des mois sans jamais voir un médecin.
- La lumière du matin les a surpris. Vingt minutes dehors le matin, et un effet réel au bout de deux semaines.
- Certains dorment encore mal et vont mieux. Parce qu’ils ont cessé d’avoir peur de la nuit, et que c’est cette peur qui faisait le plus de dégâts.
Une dernière chose, pour celui ou celle qui lit cette page au milieu de la nuit. Ce que vous vivez épuise, et personne autour de vous ne mesure vraiment ce que représentent des mois sans dormir. Faites deux choses cette semaine : prenez rendez-vous chez votre médecin en parlant des ronflements et de la fatigue au réveil, et tenez une heure de lever fixe pendant trois semaines. Si tout cela a déjà été fait et que la nuit reste fermée, écrivez-moi. Cela ne coûte rien, et je réponds moi-même, y compris tard.
Ce que je fais : je vérifie d’abord que l’étage médical a été regardé, je vous écoute moi-même et gratuitement, je reprends avec vous l’entonnoir étage par étage, j’examine par le Fâ ce que vous portez et ce qui est resté ouvert dans votre histoire, et je conduis au temple de Sakété les rites d’apaisement quand l’examen l’indique.
Mes règles : je ne remplace ni un médecin, ni un psychologue, ni un traitement en cours, et je ne demanderai jamais d’arrêter ce qui vous a été prescrit. Je ne dirai jamais qu’un sommeil détruit signifie une attaque. Je n’engage rien tant qu’un avis médical n’a pas été pris quand les signes le demandent. Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour
Par où commencer quand on ne dort plus ?
Par le médecin, toujours. Ronflements, pauses respiratoires observées et fatigue au réveil doivent faire chercher une apnée du sommeil.
Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?
Une interruption répétée de la respiration la nuit, qui fragmente le sommeil sans qu’on s’en aperçoive. Elle se diagnostique et elle se traite.
Que faites-vous concrètement ?
Je vérifie l’étage médical, je reprends l’entonnoir avec vous, et j’examine par le Fâ ce que vous portez la nuit.
Un rite peut-il remplacer un traitement ?
Non, jamais. Et il ne faut jamais arrêter un traitement sans l’avis du médecin qui l’a prescrit.
Le sommeil peut-il être troublé par autre chose ?
Quand tout a été écarté, la tradition regarde ce qu’on porte : un deuil, une parole, un engagement resté ouvert. C’est le dernier étage.
Que faire à trois heures du matin ?
Se lever, changer de pièce, lumière faible, ne pas regarder l’heure et ne pas prendre son téléphone. Revenir quand le sommeil vient.
Que demandez-vous pour travailler ?
Votre nom, votre date de naissance et votre photographie, plus la date où vos nuits se sont fermées. Jamais un document médical.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même et je reste joignable.
Dites-moi depuis quand vos nuits ont changé
Le mois, ce qui s’est passé alors, et ce que vous avez déjà vérifié. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si cela relève d’un médecin.
Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.


