rituel de protection
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Aimer un homme marié : ce que je peux faire et ce que je refuse

Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, et beaucoup de femmes m’écrivent parce qu’elles aiment un homme qui n’est pas libre. Elles arrivent avec la même phrase : je n’ai personne à qui en parler. Alors je commence par dire deux choses. Je ne vous jugerai pas, et je n’agirai jamais contre son épouse, quelle que soit la somme proposée. Entre ces deux positions, il y a beaucoup de place pour un travail réel, et c’est ce que je vais vous décrire : ce que je fais, ce que l’examen du Fâ met au jour quand on aime un homme marié, et ce qu’il faut regarder pour cesser de vivre dans l’attente.

Écrit par Maître Luc, prêtre vodun de Sakété À l’état civil Wêtê Agbonon Mis à jour le 18 août 2026 Lecture 32 minutes
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun de Sakété consulté par des femmes qui aiment un homme marié Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026 Un lieu réelTemple de Sakété, au Bénin, et non une adresse anonyme Écoute et examen gratuitsSans limite de temps, et sans aucune relance ensuite Il refuse plutôt qu’encaisserSi un travail ne peut rien pour vous, il le dit et n’accepte pas votre argent

Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.

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En résumé

Quand on aime un homme marié, ce qui use n’est pas la relation elle-même : c’est l’attente, l’isolement et l’impossibilité d’en parler.

Maître Luc, prêtre vodun et bokonon du temple de Sakété, écoute sans juger, examine par le Fâ ce qui pèse, et conduit les rites de sa tradition quand l’examen l’indique.

Il n’agit jamais contre une épouse et ne sépare aucun couple. L’écoute et l’examen sont gratuits.

Aimer un homme marié : ce que je fais pour vousConcrètement, et sans jugement

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.

Aimer un homme marié : d’abord être écoutée

Vous m’écrivez et vous racontez tout, sans avoir à vous justifier. C’est le point le plus important : une femme qui aime un homme marié ne peut en parler ni à sa famille, ni souvent à ses amies, parce qu’elle sait d’avance ce qu’on lui répondra. Elle porte cela seule pendant des années.

Je ne suis pas là pour vous dire ce que vous auriez dû faire. Je réponds moi-même, je prends le temps qu’il faut, et cette écoute ne se paie pas.

L’examen par le Fâ

Ensuite, je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous : ce qui pèse dans votre vie, d’où cela vient, et ce qui vous a conduite là où vous êtes. Il ne porte jamais sur lui ni sur son épouse.

Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : une parole donnée devant les familles et jamais dénouée, une histoire ancienne restée ouverte, un mort mal accompagné, une brouille entre lignées. Le déroulement complet est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit lui aussi.

Le travail au temple, quand l’examen l’indique

Si l’examen montre qu’il y a quelque chose à traiter dans votre histoire, je vous le dis et je vous explique quel travail je propose. Je conduis alors au temple les rites que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations, les gestes de dégagement et d’apaisement, et les veillées quand le cas le demande. C’est ce que j’ai reçu de ma famille et ce que je pratique depuis plus de trente ans.

Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer, et il ne bouge plus ensuite. Et si l’examen ne montre rien, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent.

Ce que je refuse, et pourquoi c’est important pour vousUne seule section, dite franchement

Quand une femme m’écrit parce qu’elle aime un homme marié, la demande arrive souvent sous la même forme : faites qu’il quitte sa femme, éloignez-la, détachez-le d’elle.

Je refuse cela, sans exception et quelle que soit la somme proposée. Agir contre une épouse, c’est agir contre une personne qui n’a rien demandé et qui ne saura jamais ce qu’on lui a fait. Ma tradition ne le permet pas et ma maison ne le fait pas.

Pourquoi c’est une bonne nouvelle pour vous. Un homme qui accepterait de faire cela contre son épouse accepterait de le faire contre vous, le jour où une autre le lui demanderait et le paierait. Ma règle vous protège autant qu’elle la protège.

Ce que je refuse également : vous dire ce qu’il pense, décrire ce qui va se passer chez lui, ou vous annoncer une date à laquelle il partira. Personne n’a accès à cela, et celui qui vous l’annonce vous fait attendre encore plus longtemps.

Ce qui reste, et ce n’est pas rien : vous écouter sans juger, examiner ce qui pèse dans votre propre vie, traiter ce qui relève de ma tradition, et vous aider à décider pour vous. C’est ce que je fais, et c’est le seul travail honnête sur ce terrain.

Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre

On me demande souvent comment cela se passe quand on est en France, en Belgique, en Suisse ou au Canada. Voici le déroulement complet.

De votre premier message au compte rendu que je vous faisCe déroulement est le même pour tous. Il n’y a aucune étape cachée, et rien ne commence sans votre accord écrit.
Vous me racontez votre situationDepuis quand, comment cela a commencé, ce qu’il vous dit, ce qui a été promis et ce qui a été repoussé. Rien ne sort de cet échange, et je ne vous demanderai jamais de vous justifier.
Je vous réponds et je pose mes questionsC’est moi qui réponds. Je demande des choses précises que personne ne pense à donner : les dates, les mots exacts employés, ce qui se passait dans votre vie l’année où cette histoire a commencé.
Je procède à l’examen du FâAu temple, avec l’opèlè, selon les gestes de ma tradition. Je vous demande votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous : dans ma tradition, le visage de la personne compte pour l’examen et pour les prières. Elle reste chez moi, elle n’est jamais publiée ni transmise. Je n’accepte jamais la photographie d’un tiers.
Je vous dis ce que j’ai vu, y compris quand c’est nonTrois issues sont possibles. Il n’y a rien à entreprendre de mon côté, et je vous le dis franchement. Le cas relève d’autre chose, et je vous oriente. Ou bien il y a un travail à faire dans votre histoire, et je vous explique lequel.
Nous fixons le cadre par écritCe que je vais faire, ce que cela coûte en une seule fois, et ce que je ne promets pas. Vous décidez ensuite, sans que je vous relance.
Je conduis le travail au templePrières adressées aux vodun de ma maison, offrandes et libations, gestes de dégagement selon ce que l’examen a montré, veillée quand le cas le demande. Je le fais moi-même, dans le lieu où j’ai été initié.
Je vous rends compte et je reste joignableJe vous dis ce qui a été fait et ce qui vous revient de votre côté. Vous pouvez me réécrire ensuite sans nouveau paiement : je ne facture pas les nouvelles.

Deux choses que je tiens à préciser. Je ne fixe aucun délai et je ne promets aucun résultat, par principe : personne ne peut le faire honnêtement. Et si, après examen, je vois que je ne peux rien pour vous, je n’accepte pas votre argent. C’est la règle de ma maison.

Racontez-moi votre situationSans vous justifier, avec vos mots. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen sont gratuits, et je ne vous jugerai pas.
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Aimer un homme marié : ce que l’examen révèleLà où je vois ce que vous n’aviez pas vu

Voici la partie de mon travail que l’on connaît le moins, et celle qui surprend le plus les femmes qui aiment un homme marié.

Six choses que le Fâ met au jour

  • Une année où votre vie a basculé, juste avant. Un deuil, une rupture, un départ, une perte d’emploi. Ces histoires commencent très souvent dans une période où l’on n’était pas en état de choisir, et personne ne fait le lien.
  • Une histoire ancienne restée ouverte chez vous. Fiançailles rompues sans les rites qui les closent, une union coutumière laissée en suspens. Dans ma tradition, cela pèse tant que ce n’est pas dénoué.
  • Une place familiale qui se rejoue. Beaucoup de femmes découvrent lors de l’examen qu’elles occupent, sans l’avoir voulu, la même place que quelqu’un dans leur histoire familiale.
  • Un mort mal accompagné. Des funérailles manquées, une part non donnée. Cela revient plus souvent qu’on ne l’imagine dans les périodes où la vie se bloque.
  • Une parole donnée de son côté à lui, devant sa famille. C’est là qu’il faut être honnête : un engagement pris devant deux familles pèse lourd dans nos traditions, et il explique beaucoup de ses hésitations. Cela ne se traite pas contre son épouse, mais cela s’explique.
  • Et très souvent, rien du tout. Il n’y a rien à traiter de mon côté, la situation est ce qu’elle est, et ce qu’il vous faut, c’est une décision et non un rite. Je vous le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.

Les questions que je pose et que personne ne pose

Comment cela a commencé exactement, et à quel moment vous avez su qu’il était marié. Ce que vous traversiez à ce moment-là. Ce qu’il vous a promis, avec ses mots. Combien de fois une échéance a été repoussée. Ce que vous avez cessé de faire depuis. Et une question que personne ne pose jamais : qu’est-ce que vous feriez de votre vie s’il vous disait non demain.

Cette dernière question est souvent celle qui débloque tout, parce qu’elle vous remet au centre de votre propre histoire.

Ce qui se partage, et ce qui attend

Les deux viesCe qui use réellement dans cette situation

Voici ce que je fais regarder en premier aux femmes qui aiment un homme marié, parce que c’est là que se trouve la fatigue.

La même semaine, vue des deux côtésEn rouge, les moments partagés. Chez lui, ils s’insèrent dans une vie déjà pleine. Chez vous, ils sont la vie entière, et le reste est de l’attente.
lunmarmerjeuvensamdimsa viela vôtrele reste est occupé par sa famillele reste est de l’attenteLA MÊME SEMAINE, DE DEUX CÔTÉSvous partagez ses creux, il ne partage pas les vôtres

Ce que ce schéma explique. Vous n’êtes pas fatiguée parce que vous l’aimez trop. Vous êtes fatiguée parce que vous organisez votre semaine autour des creux de la sienne, et qu’il n’organise rien autour des vôtres. Ce déséquilibre-là n’a rien à voir avec les sentiments : il est structurel, et il ne change que si la structure change.

Les six charges de celle qui aime un homme marié

  • L’attente permanente. Ne jamais savoir quand vous le verrez, et devoir rester disponible au cas où. C’est cette disponibilité imposée qui épuise, plus que l’absence.
  • Le silence. Ne pouvoir en parler ni à votre famille, ni souvent à vos amies. Vous portez une histoire majeure de votre vie sans témoin.
  • Les dates volées. Les fêtes, les anniversaires, les jours fériés, les week-ends. Ce sont toujours les mêmes moments que vous passez seule, et ils reviennent chaque année.
  • L’impossibilité de se plaindre. Vous avez le sentiment de n’avoir droit à rien, parce que vous savez ce qu’on vous répondrait. Alors vous ne dites rien, même quand il vous manque de parole.
  • La comparaison invisible. Vous ne connaissez pas sa femme et vous vivez pourtant avec elle en permanence, dans votre tête.
  • La honte. Elle revient dans presque tous les messages que je reçois, et elle empêche de demander de l’aide, ce qui aggrave tout le reste.

Aucune de ces six charges ne dépend de vos sentiments. Elles dépendent de la forme que prend la relation, et c’est pour cela qu’on peut en parler sans juger qui que ce soit.

Le relevé des six moisDes chiffres à la place des impressions

Quand on aime un homme marié, la mémoire ment dans les deux sens : elle retient les moments intenses et oublie les semaines vides. Voici comment y voir clair.

Comptez sur les six derniers moisPrenez votre agenda et vos messages. Répondez par des nombres, pas par des impressions. Rien n’est enregistré et cette page ne sait rien de vous.
Remplissez les six lignesPrenez le temps de compter réellement, avec votre agenda sous les yeux. La plupart des femmes qui font cet exercice me disent que les chiffres ne correspondaient pas à ce qu’elles croyaient.

À quoi sert ce relevé. Il ne vous dit pas quoi faire et il ne juge personne. Il remplace six mois d’impressions par six nombres, et ces nombres-là, vous pouvez les comparer aux six mois précédents dans un an. C’est la seule façon honnête de savoir si une situation avance ou si elle se répète.

Aimer un homme marié : au temple de Sakété, Maître Luc n'agit jamais contre une épouse
Au temple de Sakété, l’examen porte sur celle qui consulte. Jamais contre une épouse, jamais contre personne.

Aimer un homme marié : comment on en arrive làSans jugement, parce que cela arrive à tout le monde

Personne ne décide un matin d’aimer un homme marié. Voici comment ces histoires commencent réellement, d’après ce que l’on me raconte depuis trente ans.

  • On ne le savait pas au début. C’est le cas le plus fréquent. Quand la vérité arrive, on est déjà attaché, et partir ne coûte plus la même chose.
  • La rencontre est arrivée dans une période fragile. Un deuil, une rupture, un déménagement, une solitude qui durait. Quelqu’un est arrivé et a comblé un vide immense.
  • Cela a commencé par une amitié. Collègue, voisin, ami de longue date. Personne n’a rien décidé, cela s’est déplacé lentement.
  • Il présentait son mariage comme fini. Et vous n’aviez aucune raison d’en douter, parce qu’on ne doute pas de quelqu’un qu’on aime.
  • La distance a facilité les choses. Une relation entre deux pays, un homme qui vient régulièrement, une vie parallèle rendue possible par les kilomètres.
  • Dans certaines familles, la situation est admise. Là où la polygamie existe ou a existé, les repères ne sont pas les mêmes, et beaucoup de femmes se retrouvent dans une position ambiguë sans avoir rien choisi.

Je nomme ces six chemins pour une raison simple : aucun ne fait de vous quelqu’un de mauvais. Les gens qui jugent ces situations les jugent de loin, et ils n’ont presque jamais eu à choisir entre partir et perdre quelqu’un qui compte.

Ce que cela change pour la suite

Savoir comment on est arrivée là aide à décider où l’on va. Une femme qui a été trompée sur la situation n’est pas dans la même position que celle qui savait dès le premier jour, et une histoire née dans un deuil demande d’abord qu’on regarde le deuil.

C’est exactement ce que l’examen cherche, et c’est pourquoi je demande toujours ce que vous traversiez au moment où cela a commencé.

Les promesses et ce qu’elles valentCe qu’il faut regarder au lieu d’écouter

Toutes les femmes qui aiment un homme marié entendent à peu près les mêmes phrases. Voici comment les lire.

Les sept phrases les plus fréquentes

  • « Je ne l’aime plus depuis longtemps. » Cela peut être vrai. Cela n’indique rien sur ce qu’il fera, car des couples durent des décennies sans amour, pour des raisons matérielles ou familiales.
  • « Je reste pour les enfants. » Raison souvent sincère. Regardez alors l’âge des enfants : si la même phrase servait déjà il y a cinq ans, elle servira encore dans cinq ans.
  • « Je vais lui parler, il faut le bon moment. » Comptez le nombre de bons moments annoncés depuis le début. C’est le meilleur indicateur dont vous disposez.
  • « Elle ne s’en remettrait pas. » Cette phrase le protège lui, pas elle. Elle sert à justifier l’immobilité.
  • « C’est compliqué, tu ne peux pas comprendre. » Elle met fin à la conversation et vous laisse avec vos questions.
  • « Tu es la seule qui me comprenne. » C’est un compliment qui vous demande de rester, et qui ne vous donne aucune direction.
  • « Laisse-moi du temps. » La seule question utile : depuis combien de temps exactement.

Les trois faits qui, eux, comptent

  • Une démarche réelle a-t-elle été engagée ? Un logement cherché, un avocat consulté, une séparation annoncée à quelqu’un. Pas une intention : un fait vérifiable.
  • Quelqu’un de sa vie vous connaît-il ? Un ami, un frère, un collègue. Un homme qui prépare un changement commence toujours à en parler à quelqu’un.
  • Qu’est-ce qui a changé depuis un an ? Si vous ne trouvez rien, c’est la réponse la plus claire que vous obtiendrez jamais, et elle ne dépend plus de lui.

Je dois ajouter une chose que je constate depuis trente ans chez les femmes qui aiment un homme marié, sans en faire une règle : beaucoup d’hommes dans cette situation ne partent pas, et beaucoup de ceux qui partent le font pour des raisons qui n’ont pas grand-chose à voir avec les promesses qu’ils avaient faites. Je ne dis pas cela pour vous décourager. Je le dis parce que personne ne vous le dit, et que vous méritez d’avoir cette information avant de décider.

Aimer un homme marié : ce que cela vous coûteLe prix que personne ne compte

Il faut le dire, parce que dans cette situation on compte les difficultés de l’autre et jamais les siennes.

  • Les années. C’est le coût principal. Trois ans, cinq ans, parfois dix. Elles ne reviennent pas, et pendant ce temps rien d’autre n’a pu se construire.
  • Les autres rencontres. Vous n’êtes pas disponible, même quand vous croyez l’être. Les occasions passent et vous ne les voyez pas.
  • Les enfants, si vous en vouliez. C’est le sujet le plus douloureux et le moins dit. Une horloge tourne pendant que vous attendez une décision qui ne vous appartient pas.
  • La confiance en vous. Être choisie par intermittence finit par convaincre qu’on ne vaut que cela.
  • Vos liens. Le secret éloigne des amies, des sœurs, de la famille. C’est le mécanisme décrit dans le guide sur la solitude.
  • Votre santé. Sommeil, appétit, angoisse. Quand cela dure, un médecin est la bonne porte, et ce n’est pas une faiblesse.

Je ne mets pas ces coûts sur la table pour vous pousser à partir. Je les mets parce qu’une décision se prend avec tous les éléments, et que ceux-là ne sont jamais comptés.

Ce qui vous appartient, et ce qui ne vous appartient pas

Aimer un homme marié quand il y a des enfantsLes siens, ou les vôtres

C’est le point le plus lourd de toutes les situations où l’on aime un homme marié, et celui dont on parle le moins.

Ses enfants à lui

  • C’est la raison la plus souvent avancée. Et elle est souvent sincère. Beaucoup d’hommes restent réellement pour leurs enfants, et cela ne dit rien de ce qu’ils ressentent pour vous.
  • Elle n’a pas de date de fin. Quand les enfants seront grands est une échéance qui recule à mesure qu’on s’en approche. Regardez ce qu’il disait il y a cinq ans.
  • Vous ne les rencontrerez pas. Et cela vous maintient à l’extérieur d’une partie majeure de sa vie, en permanence.

Un enfant que vous voudriez

  • C’est le sujet qui revient le plus dans les messages que je reçois. Une femme qui attend depuis des années sait que le temps compte, et personne autour d’elle n’ose lui en parler.
  • Un enfant ne fait pas partir un homme. Je dois le dire, parce que cette idée circule et qu’elle produit des situations terribles. Les femmes qui ont fait ce choix en espérant cela me racontent presque toutes la même suite.
  • C’est une décision qui vous appartient entièrement. Et elle mérite d’être prise pour elle-même, avec ce que cela implique, pas comme un moyen d’obtenir autre chose.

Un enfant déjà né de cette relation

Cette situation existe et elle m’arrive régulièrement. Elle change tout : il y a désormais des droits, des devoirs et un enfant qui grandira avec cette histoire. Deux choses comptent alors plus que le reste.

D’abord, la reconnaissance de l’enfant et ce qui l’accompagne, qui relève du droit de votre pays et d’un professionnel, pas de moi. Ensuite, ce que l’enfant apprendra et quand : ne construisez pas sa vie sur un secret qu’il découvrira à quinze ans. Les guides sur les familles recomposées et sur les ruptures familiales traitent longuement de ce que produisent ces silences.

Vous voulez y voir clair sans être jugée ?Racontez-moi votre situation avec vos mots. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, je réponds moi-même, et rien de ce que vous m’écrirez ne sortira de cet échange.
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Décider pour vousLa seule décision qui vous appartient

Voici le renversement que je propose à toutes celles qui m’écrivent : cesser d’attendre une décision qui ne vous appartient pas, et prendre la vôtre.

Les cinq questions à vous poser seule

  • Qu’est-ce que je veux, précisément ? Pas « qu’il quitte sa femme », mais quelle vie vous voulez : vivre avec quelqu’un, fonder une famille, ne plus être seule aux fêtes.
  • Combien de temps suis-je prête à attendre encore ? Une durée réelle, que vous notez quelque part avec une date.
  • Qu’est-ce qui devrait avoir bougé d’ici là ? Un fait précis et vérifiable, pas une promesse de plus.
  • Qu’est-ce que je fais si rien ne bouge ? Répondez honnêtement, même si la réponse est de rester. Ce qui abîme n’est pas de rester : c’est de rester sans l’avoir choisi.
  • Est-ce que je vis ma vie pendant ce temps ? Amies, projets, sorties, santé. C’est le point sur lequel vous avez le plus de prise dès demain.

Trois façons de sortir de l’attente

  • Fixer une échéance à vous seule. Sans la lui annoncer comme un ultimatum. Vous savez ce que vous ferez à cette date, et cela change déjà votre façon de vivre les mois qui viennent.
  • Reprendre une vie parallèle. Sorties, voyages, amies, activités. Non pour le rendre jaloux, mais pour cesser d’être disponible en permanence. Beaucoup de femmes constatent que la relation elle-même change à ce moment-là.
  • En parler à une personne de confiance. Une seule suffit. Le secret est ce qui vous enferme le plus, et le rompre auprès de quelqu’un de bienveillant soulage plus que tout le reste.

Et si vous décidez de rester, ce qui arrive et que je ne juge pas, faites-le avec des yeux ouverts et des limites que vous posez vous-même. C’est très différent de subir.

Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Toutes les femmes qui m’écrivent parce qu’elles aiment un homme marié ne reçoivent pas la même réponse.

C’est récent et vous ne savez pas quoi faire

Ce que je fais : je vous écoute, longuement, parce que c’est souvent la première fois que vous en parlez. L’examen porte alors sur ce que vous traversiez au moment où cela a commencé, car ces histoires débutent presque toujours dans une période de fragilité. Quand quelque chose de votre propre histoire est resté ouvert, je conduis le travail au temple. Et je vous aide à poser vos limites tant qu’il est encore temps.

Cela dure depuis des années

Ce que je fais : nous faisons le relevé ensemble, avec des chiffres. Puis l’examen, qui montre souvent une répétition dans votre histoire familiale, ou une parole ancienne jamais dénouée de votre côté. Ce sont des choses que ma tradition sait traiter, et c’est là que le travail au temple prend tout son sens. Je vous aide aussi à fixer un horizon, ce que personne n’a jamais fait avec vous.

Il vous a promis de partir

Ce que je fais : je vous pose les trois questions de faits vues plus haut, calmement. Et je vous dis franchement ce que je vois, y compris quand ce n’est pas ce que vous espérez entendre. Je n’agis pas sur lui et je ne prédis pas ce qu’il fera : ce que je peux, c’est examiner ce qui pèse chez vous et vous rendre votre capacité de décider.

Vous voulez qu’il quitte sa femme

Ce que je fais : je vous dis non, et je vous explique pourquoi. Je n’agirai jamais contre une épouse, et je ne travaille pas à séparer un couple existant. Ce que je vous propose à la place est réel : un examen sur votre propre vie, un travail sur ce qui vous pèse, et un accompagnement pour sortir de l’attente. Beaucoup de femmes m’ont remerciée plus tard pour ce refus.

Et si c’est vous, l’épouse

Des femmes m’écrivent aussi de l’autre côté, parce qu’elles ont découvert que leur mari voyait quelqu’un. Je les reçois exactement de la même façon : je les écoute, j’examine ce qui pèse dans leur histoire, et je n’agis contre personne, pas davantage contre celle qu’elles voudraient voir disparaître.

C’est la même règle appliquée aux deux côtés, et c’est ce qui la rend tenable. Le sujet est traité en détail dans le guide sur l’infidélité.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour toutes, une réponse différente pour chacune, et jamais un rite vendu à quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Aimer un homme marié entre deux paysUne situation que je reçois beaucoup

Une part importante des femmes qui m’écrivent parce qu’elles aiment un homme marié vivent une configuration particulière, entre deux pays et deux familles.

Ce qui la rend plus complexe

  • Une épouse restée au pays. L’homme vit ici une vie presque entière, et là-bas une autre, sans que les deux se croisent jamais. Vous savez qu’elle existe et vous ne la verrez jamais.
  • Des repères qui ne sont pas les mêmes. Là où la polygamie existe ou a existé, votre position n’est pas lue de la même façon selon les familles, ce qui crée des malentendus profonds sur ce qui vous est promis.
  • Une reconnaissance suspendue. Être présentée à la famille au pays change tout, et cette étape est différée indéfiniment.
  • L’argent qui circule. Ce qui est envoyé là-bas, ce qui vous revient, ce que vous avancez parfois. C’est un terrain de rancune silencieuse, traité dans le guide sur les dettes.
  • Le regard de la communauté ici. Tout finit par se savoir dans un cercle restreint, et vous portez seule ce que l’on murmure.

Ce que l’examen regarde alors

Dans ces configurations, ce sont les paroles données devant les deux familles qui pèsent le plus, et c’est précisément le terrain de ma tradition. Un engagement pris devant des aînés, une dot versée, une union célébrée au pays : ces choses ne s’effacent pas parce qu’on vit à des milliers de kilomètres, et elles expliquent beaucoup de ce que vous ne comprenez pas dans son comportement.

Je ne les traite jamais contre son épouse. Je les examine pour vous les expliquer, afin que vous sachiez à quoi vous avez affaire et que vous décidiez en connaissance de cause.

Si vous décidez d’arrêterComment tenir les premières semaines

Rompre avec un homme marié est plus difficile qu’une rupture ordinaire, pour une raison précise : personne autour de vous ne saura que vous traversez un deuil.

Ce qui rend cette rupture particulière

  • Un chagrin sans reconnaissance. Vous ne pouvez ni l’annoncer, ni être consolée, ni même expliquer pourquoi vous allez mal. C’est ce que les spécialistes appellent un deuil que rien ne vient clore.
  • Il reste joignable. Contrairement à une séparation ordinaire, rien ne l’empêche de réapparaître, et il réapparaît souvent.
  • Le doute revient sans cesse. Et s’il allait partir maintenant, justement parce que je suis partie. Cette pensée peut occuper des mois.
  • Rien ne marque la fin. Pas de déménagement, pas d’affaires à rendre, pas de proches à prévenir. Le silence est la seule chose qui change.

Les six choses qui aident

  • Couper les canaux, tous. Numéro, réseaux, applications. Pas pour le punir : parce que chaque message rouvre tout et remet le compteur à zéro.
  • Prévenir une personne de confiance. Une seule, choisie, à qui vous dites tout. Le secret est ce qui rend cette rupture invivable.
  • Écrire ce que vous ne pouvez pas dire. Une lettre que vous n’envoyez pas. Beaucoup de femmes me disent que c’est ce qui les a le plus soulagées.
  • Prévoir les dates difficiles. Son anniversaire, les vôtres, les fêtes. Ne les subissez pas : organisez quelque chose ce jour-là.
  • Ne pas juger vos rechutes. Presque toutes les femmes qui ont fini par sortir de ces histoires ont repris contact au moins une fois. Cela ne détruit pas le chemin parcouru.
  • Demander de l’aide si cela dure. Un professionnel, ou moi. Un chagrin qu’on ne peut partager avec personne s’installe, et il n’y a aucune faiblesse à se faire accompagner.

Et si un jour vous avez le sentiment de ne plus voir d’issue du tout, parlez-en aujourd’hui à un médecin, à un proche ou à une ligne d’écoute. Cela passe avant toute décision et avant de m’écrire.

Une remarque encore, avant les derniers constats. Beaucoup de femmes qui aiment un homme marié attendent qu’on leur dise quoi faire, et personne ne peut le faire à leur place. Ce que je peux, c’est vous donner ce qui manque pour décider : des chiffres à la place des impressions, un examen honnête de ce qui pèse dans votre histoire, et une écoute qui ne vous demande pas de vous justifier.

Ce que racontent celles qui sont sorties de l’attenteHuit constats

Beaucoup de femmes m’écrivent des mois ou des années après. Voici ce qui revient, quelle qu’ait été leur décision.

  • Le relevé chiffré a été le déclencheur. Voir six mois résumés en six nombres produit un effet que des années de réflexion n’avaient pas produit.
  • Celles qui ont fixé une échéance ont eu une réponse. Souvent avant la date, et pas toujours celle qu’elles espéraient.
  • La honte a été la dernière à partir. Bien après la relation elle-même. En parler à quelqu’un a été, presque partout, le moment où cela a commencé à se réparer.
  • Celles qui sont parties ont eu très peur, puis se sont relevées. Presque toutes disent que les premiers mois ont été durs et qu’elles ne reviendraient pas en arrière.
  • Certaines sont restées, en changeant les règles. Elles ont posé des limites, repris une vie à elles, cessé d’être disponibles en permanence. Elles vont mieux.
  • Aucune de celles à qui j’ai dit non ne me l’a reproché. Plusieurs m’ont écrit pour me remercier de ne pas avoir pris leur argent ce jour-là.
  • Le temps a été le regret principal. Pas la relation, pas l’homme : les années passées à attendre sans rien construire à côté.
  • Presque toutes regrettent d’avoir gardé le secret si longtemps. C’est le regret le plus fréquent, très loin devant les autres.

Une dernière chose, pour celle qui lira cette page tard le soir. Vous n’êtes pas une mauvaise personne et vous n’êtes pas seule dans cette situation : elle est bien plus répandue qu’on ne le dit, précisément parce que personne n’en parle. Vous avez le droit d’être écoutée sans être jugée, et c’est ce que je vous propose.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous écoute moi-même, gratuitement, sans limite de temps et sans jugement, je procède à l’examen du Fâ sur votre situation, et je conduis au temple de Sakété les rites de ma tradition quand l’examen l’indique. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer.

Mes règles : je n’agis jamais contre une épouse et je ne sépare aucun couple, quelle que soit la somme proposée. Je n’accepte jamais la photographie d’un tiers. Si je ne peux rien pour vous, je n’accepte pas votre argent. Aucun résultat n’est promis et aucun délai n’est annoncé, par principe.

Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun consulté par des femmes qui aiment un homme marié
Maître Luc Wêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon, Sakété, Bénin

Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour

Je vous écoute sans juger et sans limite de temps, je procède à l’examen du Fâ sur votre situation, et je conduis au temple les rites de ma tradition quand l’examen l’indique.

Non, et c’est refusé sans exception. Je n’agis jamais contre une épouse ni contre un couple existant, quelle que soit la somme proposée.

Votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous. Jamais celle d’un tiers. Elle reste chez moi et n’est jamais publiée ni transmise.

En regardant les faits : une démarche réelle engagée, quelqu’un de sa vie qui vous connaît, ce qui a changé depuis un an. Les promesses ne disent rien.

Parce que vous organisez votre semaine autour des creux de la sienne, et que le secret vous prive de tout soutien. Ce n’est pas une question de sentiments.

Il obtient parfois une promesse qui ne tient pas. Fixez plutôt votre propre échéance et tenez-vous y : c’est une décision sur vous, pas une pression sur lui.

L’écoute et l’examen ne coûtent rien. Si un travail est engagé, le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer.

Non. Cette situation est bien plus répandue qu’on ne le dit, et vous avez le droit d’être écoutée sans avoir à vous justifier.

Exposez votre situation

Racontez-moi depuis quand, ce qui a été promis, et ce que vous ressentez. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous jugerai pas.

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Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.
Aucun résultat n’est promis ni garanti, aucun délai n’est annoncé, par principe.
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