Chagrin d’amour : ce qui se passe et ce que je fais
Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, et beaucoup de gens m’écrivent en pleine nuit avec les mêmes mots : je n’arrive plus à respirer, personne ne comprend, je ne me reconnais plus. Un chagrin d’amour n’est pas une faiblesse et ce n’est pas seulement dans la tête. Voici ce qui se passe réellement dans le corps, où vous en êtes selon le temps écoulé, ce que l’examen du Fâ met au jour dans ces situations, et le travail que je conduis au temple pour ceux que ce chagrin d’amour empêche d’avancer.
Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du FâPlus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.
Écrire à Maître LucUn chagrin d’amour touche le sommeil, l’appétit, la mémoire, la poitrine et l’énergie. Ces effets sont réels et ils s’expliquent.
Aucune durée normale n’existe. Ce qui compte n’est pas le nombre de jours écoulés mais la place que la douleur laisse peu à peu au reste de la vie.
Maître Luc écoute sans juger, examine par le Fâ ce qui pèse, et conduit les rites d’apaisement quand l’examen l’indique. L’écoute et l’examen sont gratuits.
- Ce qu’un chagrin d’amour fait au corps
- Où vous en êtes
- Ce que je fais pour vous
- Le travail au temple, étape par étape
- Ce que l’examen révèle
- Les premiers jours
- Les nuits, et comment les traverser
- Les huit pièges de la traversée
- Ce que la famille et la communauté ajoutent
- Ce qui reconstruit vraiment
- Ceux dont on ne parle pas
- Ce que je propose selon votre situation
- Ce qu’on vend à ceux qui souffrent
- Ce que racontent ceux qui en sont sortis
- Questions fréquentes
Ce qu’un chagrin d’amour fait au corpsCe n’est pas dans votre tête
C’est la première chose que je dis à ceux qui m’écrivent pour un chagrin d’amour, parce qu’elle soulage immédiatement : ce que vous ressentez physiquement est réel.
Pourquoi je commence par là. Parce que la question qui tourmente le plus ceux qui m’écrivent n’est pas la douleur elle-même, c’est : est-ce que je suis en train de devenir fou. Non. Un chagrin d’amour produit ces effets chez tout le monde, y compris chez les gens les plus solides, et ils diminuent avec le temps. Savoir cela ne guérit pas, et cela évite d’ajouter la honte à la peine.
Chagrin d’amour : où vous en êtesLe temps écoulé, et ce qui est normal à ce stade
Voici un outil que je n’ai vu nulle part ailleurs et qui répond à la question qu’on me pose le plus dans un chagrin d’amour : est-ce normal d’aller encore aussi mal après tout ce temps.
Ce que ce repère n’est pas. Ni un calendrier de guérison, ni une norme à laquelle vous devriez vous conformer. Certaines personnes vont mieux en trois semaines, d’autres en deux ans, et cela ne dit rien de leur force ni de la valeur de ce qu’elles ont vécu. Il sert seulement à situer, parce que ne pas savoir où l’on en est ajoute une inquiétude à la peine.
Ce qui change avec le temps, et ce qui ne change pas
- Dans un chagrin d’amour, la fréquence baisse avant l’intensité. Au début, la douleur est permanente. Puis elle vient par vagues, d’abord plusieurs fois par jour, puis moins souvent. Les vagues restent fortes longtemps, mais elles s’espacent, et c’est ainsi qu’on avance.
- Les dates continuent de faire mal. Anniversaires, fêtes, saison où vous vous êtes rencontrés. Cela peut revenir des années après, brièvement, et cela ne signifie pas que rien n’a avancé.
- Le manque n’est pas la preuve d’un amour. On peut manquer terriblement de quelqu’un qui nous faisait du mal, et c’est même très fréquent. Le manque mesure l’habitude autant que le sentiment.
- La colère arrive souvent après la tristesse. Beaucoup de gens s’inquiètent d’être en colère des mois plus tard, comme si c’était un recul. C’en est rarement un.
Et si vous cherchez d’abord des gestes concrets pour avancer plutôt que des explications, le guide oublier son ex traite précisément de cela. Cette page-ci porte sur ce que le chagrin d’amour fait et sur ce que je peux examiner.
Chagrin d’amour : ce que je fais pour vousConcrètement, et sans compteur
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.
Chagrin d’amour : d’abord tout raconter
Un chagrin d’amour a ceci de particulier que l’entourage s’en lasse vite. Au bout de quelques semaines, on vous dit de passer à autre chose, on change de sujet, on s’agace. Alors vous vous taisez, et vous portez cela seul en faisant bonne figure.
Quand vous m’écrivez, je vous laisse raconter toute l’histoire, du début, sans limite de temps et sans vous demander d’aller à l’essentiel. Je réponds moi-même, personne d’autre, et cette écoute ne se paie pas. Beaucoup de gens me disent que c’était la première fois depuis la rupture qu’ils pouvaient tout dire d’un coup.
Ensuite l’examen par le Fâ
Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Face à un chagrin d’amour, il ne cherche pas si l’autre reviendra, parce que personne n’a accès à cela. Il cherche ce qui pèse dans votre histoire et pourquoi cette rupture vous atteint là où elle vous atteint.
Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : une parole donnée devant les familles et jamais dénouée, une union coutumière laissée en suspens, une répétition venue de votre lignée, un mort mal accompagné, une promesse faite à un parent. Le déroulement complet est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.
Enfin les rites d’apaisement, quand l’examen l’indique
Quand quelque chose apparaît, je conduis au temple les rites que ma tradition prévoit pour alléger ce qui pèse : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations, les bains et les gestes d’apaisement, et la veillée quand le cas le demande.
Ce travail porte sur vous. Il ne fait revenir personne et il ne le prétend pas. Il agit sur ce qui vous retient, sur ce qui vous empêche de dormir, sur ce que vous portez et qui ne vous appartient pas toujours. Beaucoup de personnes décrivent ensuite un desserrement, et c’est ce que je propose honnêtement.
Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer. Et si l’examen ne montre rien à traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent.
Ce qui pèse et ce qui s’allègeLe travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre
Voici le déroulement complet d’un travail conduit pour un chagrin d’amour, quand on m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.
Deux choses propres à ce sujet. Je ne promets aucun retour et je ne conduis aucun travail pour contraindre quelqu’un à revenir : une personne ramenée de force ne reste pas, et je ne veux pas de cet argent. Et si votre état m’inquiète, je vous le dis et je vous oriente vers un médecin avant toute autre chose, parce qu’un chagrin d’amour qui dure peut basculer et qu’il existe des aides efficaces.
Chagrin d’amour : ce que l’examen révèleSix choses que le Fâ met au jour
Voici ce qui ressort le plus souvent quand j’examine la situation de quelqu’un qui traverse un chagrin d’amour qui n’avance pas.
- Une première blessure bien plus ancienne. La rupture actuelle rouvre autre chose, souvent une perte d’enfance ou un abandon. C’est ce qui explique qu’un chagrin d’amour paraisse démesuré par rapport à la durée de la relation, et cela n’a rien d’anormal.
- Une union coutumière ou des fiançailles jamais dénouées. Chez nous, ce qui a été noué devant les familles ne se défait pas parce qu’on a cessé de se voir. C’est le terrain propre de ma tradition et cela pèse réellement.
- Une parole donnée devant témoins et rompue. Par vous ou par l’autre. Un engagement pris devant deux familles puis retiré laisse une marque que le temps seul n’efface pas.
- Une répétition venue de la lignée. La même histoire chez une mère, une tante, une grand-mère. Beaucoup de personnes découvrent lors de l’examen qu’elles rejouent quelque chose qu’elles n’ont pas choisi.
- Un deuil non fait, caché derrière celui-ci. Quand une rupture survient dans l’année qui suit un décès, c’est souvent l’autre perte qui n’a pas été traversée. Sujet développé dans le guide sur le deuil.
- Et très souvent, rien de tout cela. C’est un chagrin d’amour ordinaire, immense et ordinaire à la fois, qui demande du temps, du sommeil et des gens autour. Je le dis franchement, je n’accepte pas votre argent, et nous parlons de ce qui aide réellement.
Les questions que je pose et que personne ne pose
Qu’est-ce que vous avez cessé de faire depuis la rupture. Qui avez-vous cessé de voir. Qu’est-ce que vous n’avez pas pu lui dire. Est-ce que ce que vous ressentez ressemble à quelque chose de plus ancien. Y a-t-il eu un engagement pris devant vos deux familles. Et une question que personne ne pose jamais : qu’est-ce qui vous manque exactement, cette personne, ou la vie que vous aviez.
Cette dernière question désarçonne et elle éclaire souvent tout. Beaucoup de gens découvrent qu’ils pleurent une maison, une famille, une place, un projet, autant qu’une personne. Ce n’est pas moins douloureux, mais cela se traite différemment.
C’est la période la plus dangereuse d’un chagrin d’amour, parce que la douleur pousse à faire en trois jours ce qu’on regrette trois ans.
Ce qui aide. Dormir, même mal, même avec l’aide de quelqu’un qui reste. Manger quelque chose, même peu. Prévenir une personne de confiance, une seule, en lui disant que vous n’allez pas bien. Vous mettre en arrêt quelques jours si le travail est impossible : un médecin comprendra très bien. Sortir marcher vingt minutes, ce qui est le seul conseil que tout le monde donne et qui fonctionne vraiment.
Ce qui aggrave. Boire pour dormir, envoyer des messages la nuit, surveiller ses réseaux, demander des nouvelles à ses proches, prendre une décision importante, déménager dans l’urgence, ou commencer une autre histoire dans la semaine.
Consultez un médecin si vous ne dormez plus depuis des semaines, si vous ne mangez plus, si vous ne pouvez plus travailler, si vous vous coupez de tout le monde, ou si plus rien n’a de goût après plusieurs mois. Un chagrin d’amour peut basculer en dépression, cela porte un nom, et cela se soigne très bien.
Et si vous en arrivez à penser que votre vie n’a plus de sens, ou à envisager de vous faire du mal : parlez-en aujourd’hui à un médecin, à un proche, ou appelez une ligne d’écoute. En France, le 3114 est gratuit, confidentiel et ouvert jour et nuit. Cela passe avant tout le reste de cette page, et avant de m’écrire.
Chagrin d’amour : traverser les nuitsC’est là que tout devient plus dur
Presque tous les messages que je reçois au sujet d’un chagrin d’amour arrivent entre minuit et cinq heures. Il y a une raison, et il existe des gestes.
Pourquoi la nuit est pire
- Plus rien n’occupe l’esprit. Le travail, les trajets, les gens : tout ce qui tenait la journée disparaît d’un coup, et la pensée revient sans obstacle.
- La fatigue abaisse les défenses. Ce qu’on supporte à midi devient insupportable à trois heures. Ce n’est pas une faiblesse du soir, c’est un fait physiologique.
- Le lit est un lieu de la relation. C’est souvent l’endroit le plus chargé de la maison, et c’est celui où l’on doit rester des heures.
- Le téléphone est à portée de main. C’est l’heure où l’on écrit ce qu’on regrette, où l’on regarde les réseaux, où l’on relit les anciens messages.
Sept gestes pour les mauvaises nuits
- Sortir le téléphone de la chambre. Le seul geste qui empêche les messages de trois heures, et le plus difficile à s’imposer.
- Changer le côté du lit. Ou la disposition de la chambre. Cela paraît dérisoire et c’est ce que citent le plus les gens qui ont retrouvé le sommeil.
- Se lever si l’on ne dort pas depuis vingt minutes. Aller dans une autre pièce, faire quelque chose de calme, revenir quand le sommeil vient. Rester à ruminer dans le lit apprend au corps que le lit est un lieu de tourment.
- Écrire les trois lignes du soir. Ce qui pèse, ce que vous ferez demain, une chose qui a été supportable aujourd’hui. Vider la tête sur du papier fonctionne mieux que d’essayer de ne pas penser.
- Préparer la nuit avant qu’elle arrive. Décider à l’avance ce que vous ferez si vous vous réveillez : une tisane, une émission, un livre posé là. Improviser à trois heures ne fonctionne jamais.
- Ne pas boire pour dormir. Cela endort une heure et détruit la seconde moitié de la nuit, qui devient bien pire.
- Accepter une nuit blanche sans en faire un drame. Une seule nuit sans sommeil ne casse rien. C’est la peur de ne pas dormir qui empêche de dormir les nuits suivantes.
Si les nuits restent détruites plusieurs semaines de suite, un médecin peut aider, et il ne vous jugera pas. Un chagrin d’amour qui prive de sommeil pendant un mois abîme tout le reste, et il existe des solutions simples et temporaires.
Les huit pièges qui prolongent un chagrin d’amourCe qui prolonge un chagrin d’amour
Voici ce que je vois le plus souvent chez ceux dont le chagrin d’amour ne bouge pas depuis des mois.
- Chercher une explication définitive. Comprendre pourquoi, avoir le dernier mot, obtenir des aveux. Cette quête peut occuper des années et elle ne referme rien, parce que même une explication complète ne console pas.
- Garder un canal ouvert. Un seul suffit pour tout rouvrir. Chaque message reçu ramène au premier jour, et beaucoup de gens confondent ce va-et-vient avec un espoir.
- Surveiller ses réseaux. C’est le piège le plus répandu et le plus destructeur. Chaque information glanée nourrit des heures de rumination, et vous ne saurez jamais rien de vrai par ce canal.
- Idéaliser la relation. Le souvenir efface les mauvais moments et garde les meilleurs. Ce n’est pas de la mauvaise foi, c’est ainsi que fonctionne la mémoire dans un chagrin d’amour.
- Attendre un signe. Un rêve, une coïncidence, un message qui arriverait. Cette attente empêche de vivre et elle est entretenue par tout un marché.
- Se juger. Se trouver faible, ridicule, trop sensible. Cette honte-là ajoute une couche de douleur à la douleur et elle empêche de demander de l’aide.
- Remplacer tout de suite. Commencer une histoire dans les semaines qui suivent. Cela soulage quelques jours et cela reporte tout, souvent en abîmant quelqu’un d’autre au passage.
- Rester seul. Le plus fréquent. On refuse les invitations, on cesse de répondre, et l’isolement transforme un chagrin d’amour en quelque chose de plus lourd.
Rien de tout cela n’est honteux, et personne ne les évite tous dans un chagrin d’amour. Les nommer sert simplement à les reconnaître quand on est en train de les faire.
Ce que la famille et la communauté ajoutentLe poids dont on parle peu
Dans beaucoup de situations que je reçois, ce qui rend un chagrin d’amour plus lourd ne vient pas de la relation elle-même.
- Ce qu’on dira au pays. Une séparation se sait vite et se raconte longtemps. Certaines personnes cachent la rupture à leur famille pendant des mois, ce qui ajoute un mensonge à porter.
- Les engagements pris devant les deux familles. Quand une dot a été versée ou une union célébrée, la rupture n’est pas seulement la vôtre. Le sujet est traité dans le guide sur la dot.
- Les conseils contradictoires. Chacun a une explication et un remède, et beaucoup poussent vers quelqu’un qui promettra un retour rapide contre de l’argent.
- La honte de l’échec. Dans beaucoup de familles, une séparation reste un échec personnel dont on doit s’expliquer. Cela pousse à rester dans des situations mauvaises ou à cacher sa peine.
- La solitude de l’expatriation. Quand on vit loin, une rupture peut couper d’un seul coup le seul lien quotidien qu’on avait ici. Ce qui suit ressemble alors à la solitude décrite dans le guide sur la solitude.
Ce que je peux dire de ma place : ma tradition n’a jamais demandé à quelqu’un de se détruire pour éviter le regard des autres. Et quand un engagement pris devant les familles reste ouvert, cela se dénoue proprement, devant les mêmes familles, avec les rites qui conviennent.
Ce qui se referme avec le tempsChagrin d’amour : ce qui reconstruit vraimentNeuf choses qui fonctionnent
Voici ce que me racontent ceux qui sont sortis d’un chagrin d’amour, et ce que je conseille à tous ceux qui m’écrivent.
- Le sommeil avant tout le reste. C’est la base de toute sortie de chagrin d’amour. Des horaires réguliers, même sans sommeil au début. Rien ne se répare tant que les nuits sont détruites, et tout devient plus supportable dès qu’elles reviennent.
- Bouger vingt minutes par jour. Marcher suffit. C’est le conseil le plus banal du monde et celui qui revient dans presque tous les témoignages.
- Une personne à qui tout dire. Une seule, choisie, qui ne juge pas et ne conseille pas. Si vous n’en avez aucune aujourd’hui, un professionnel ou moi.
- Écrire ce qui ne pourra pas être dit. Une lettre qu’on n’envoie pas. Beaucoup de personnes décrivent ce moment comme celui où quelque chose s’est desserré.
- Ranger, sans tout jeter. Mettre les affaires et les photographies dans une boîte fermée, sans les détruire. Vous déciderez plus tard, et vous serez content de ne pas avoir décidé maintenant.
- Reprendre une chose abandonnée. Un sport, une langue, un instrument, une amitié laissée de côté pendant la relation. C’est ce qui reconstruit le plus vite une vie à soi.
- Accepter les mauvais jours sans les compter comme des reculs. Un chagrin d’amour avance en dents de scie, et un dimanche terrible après trois bonnes semaines ne signifie pas que tout est à refaire.
- Se faire accompagner si cela dure. Psychologue, groupe, médecin. Presque toutes les personnes qui vont bien aujourd’hui citent cette étape, et presque aucune ne l’avait envisagée au début.
- Laisser passer une saison avant de recommencer. Non par principe moral, mais parce qu’une histoire commencée dans un chagrin d’amour repose sur autre chose que sur la personne qu’on rencontre.
Et la question que tout le monde pose
Est-ce qu’il ou elle reviendra. Je ne le sais pas, personne ne le sait, et celui qui vous l’annonce vous fait attendre au lieu de vivre. Ce que je peux dire, c’est que les retours qu’on m’a racontés se sont produits longtemps après, chez des personnes qui avaient cessé d’attendre et qui avaient réellement changé quelque chose. Jamais chez celles qui guettaient un téléphone pendant des mois.
Si un retour est possible dans votre histoire, il le sera davantage le jour où vous irez mieux. C’est la seule chose honnête que je puisse vous dire, et c’est aussi la plus utile.
Les chagrins d’amour dont on ne parle pasCeux qui n’ont droit à aucune consolation
Certains chagrin d’amour ne donnent droit à aucune sympathie, et ceux qui les vivent croient n’avoir pas le droit de souffrir. Il faut les nommer.
- Une relation que personne ne connaissait. Cachée, non officielle, ou avec quelqu’un qui n’était pas libre. La rupture doit alors se vivre en silence complet, sans un seul mot à personne.
- Une histoire courte. Trois mois, six mois. On vous dira que ce n’était pas sérieux. La durée d’une relation ne mesure pourtant pas ce qu’elle a représenté.
- Une relation à distance ou en ligne. Beaucoup de gens s’attachent profondément sans avoir vécu ensemble, et l’entourage minimise systématiquement.
- C’est vous qui êtes parti. Personne ne vous console quand vous avez pris la décision, alors même que le chagrin d’amour peut être aussi violent, avec la culpabilité en plus.
- La personne vous faisait du mal. On vous dira que c’est mieux ainsi, et vous, vous souffrez quand même. C’est normal et c’est fréquent, comme l’explique le guide sur les relations toxiques.
- Après une longue vie commune. Vingt ans, trente ans. Ce n’est plus seulement une personne qu’on perd, c’est une maison, une famille, une place, une vieillesse qu’on avait imaginée.
Dans tous ces cas, la règle est la même : la légitimité de votre peine ne dépend pas de ce que les autres reconnaissent. Un chagrin d’amour ne se mesure ni à la durée de l’histoire ni à ce que les gens en pensent, et vous n’avez pas à vous justifier auprès de moi.
Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Toutes les personnes qui me parlent d’un chagrin d’amour ne reçoivent pas la même réponse de ma part.
La rupture date de quelques jours
Ce que je fais : face à un chagrin d’amour tout récent, je vous écoute longuement et je n’engage rien. Dans cette phase, ce qui compte est de dormir, de manger et de ne pas commettre l’irréparable, pas de conduire un rite. Je vous retiens des gestes des premiers jours, je vous dis quoi faire des messages que vous avez écrits sans les envoyer, et je reste joignable. C’est gratuit et cela vaut souvent plus que tout le reste.
Cela dure depuis des mois et rien ne bouge
Ce que je fais : pour un chagrin d’amour qui dure, c’est ici que mon travail sert le plus. L’examen cherche ce qui vous retient : une union ancienne jamais dénouée, une parole rompue devant les familles, une répétition venue de votre lignée, un deuil caché derrière celui-ci. Quand l’examen le montre, je conduis au temple les rites d’apaisement, avec les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations.
Vous voulez qu’il ou elle revienne
Ce que je fais : je vous dis franchement ce que je peux et ce que je ne peux pas. Je ne contrains la volonté de personne et je ne promets aucun retour. En revanche, j’examine ce qui est resté ouvert entre vous et vos deux familles, et cela, ma tradition sait le traiter. Le sujet est développé dans le guide sur le retour affectif, où j’explique en détail ce qui se vend sous ce nom et ce que je fais réellement.
Votre état m’inquiète
Ce que je fais : je vous le dis et je vous oriente vers un médecin, avant toute autre chose, et je n’accepte aucun paiement. Il m’arrive de recevoir des messages de personnes qui ne mangent plus, ne dorment plus depuis des semaines ou qui parlent de disparaître. Ma réponse est toujours la même, et elle ne changera pas : cela relève d’une aide qui existe, qui fonctionne, et qui n’est pas la mienne.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite vendu à quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Chagrin d’amour : ce qu’on vend ailleursEt pourquoi je fais autrement
Un chagrin d’amour rend vulnérable, et tout un marché le sait. Je dois en dire un mot, non pour vous inquiéter mais pour que vous compreniez ma façon de travailler.
- Le retour promis avec une date. Il reviendra avant la fin du mois, avant les fêtes, dans vingt et un jours. Personne ne peut le savoir, et cette annonce vous fait attendre au lieu de vivre. C’est le produit le plus vendu à ceux qui traversent un chagrin d’amour.
- Le travail à payer en plusieurs fois. Un premier montant, puis un blocage qui apparaît, puis un complément urgent parce que la lune change. Cela ne s’arrête que quand vous n’avez plus rien.
- La description de ce qu’il ou elle ressent. On vous raconte qu’il pense à vous, qu’il souffre, qu’il n’ose pas revenir. C’est exactement ce que vous voulez entendre, et c’est invérifiable.
- La rivale désignée. On vous nomme une coupable, une collègue, une voisine. Cela soulage un soir et cela détruit des relations pendant des années.
- L’objet à porter contre le chagrin. Bague, flacon, sachet. Je n’en vends aucun.
Ma façon de faire est l’inverse : j’écoute, j’examine, je vous dis franchement ce que je vois, et très souvent je conclus qu’il n’y a rien à traiter de mon côté et que votre chagrin d’amour demande du temps et des vivants autour de vous. Un homme de tradition n’a pas besoin de vendre de l’espoir à quelqu’un qui pleure.
Une remarque encore avant les derniers constats. Un chagrin d’amour n’est pas une maladie à guérir vite, et ce n’est pas non plus une épreuve dont il faudrait tirer une leçon immédiate. C’est un passage, il a une durée qui vous appartient, et la seule chose qui l’allonge vraiment est de le traverser seul.
Ce que racontent ceux qui en sont sortisHuit constats
Beaucoup de personnes m’écrivent des mois ou des années après un chagrin d’amour. Voici ce qui revient dans leurs récits.
- Le chagrin d’amour n’est pas passé d’un coup. Aucun ne décrit un jour où tout s’est arrêté. La douleur a diminué en fréquence d’abord, en intensité ensuite, sans qu’ils s’en aperçoivent.
- Le sommeil est revenu en premier. C’est le signe que citent presque tous, et il précède de plusieurs semaines l’impression d’aller mieux.
- Ils ont coupé les canaux. Souvent après plusieurs tentatives ratées. Ceux qui ont gardé un contact décrivent un chagrin d’amour qui a duré deux à trois fois plus longtemps.
- Une personne a fait la différence. Un ami, une sœur, un collègue, un professionnel. Presque jamais toute une famille : une seule personne, disponible.
- Ils ont repris quelque chose d’abandonné. Un sport, une langue, un projet mis de côté pendant la relation. C’est le moment charnière dans presque tous les récits.
- Le manque est revenu par vagues, longtemps. Y compris des années après, brièvement, sans que cela remette rien en cause.
- Ils ne regrettent pas d’avoir eu mal. Beaucoup disent que ce chagrin d’amour leur a appris quelque chose sur ce qu’ils voulaient vraiment, ce qu’ils n’auraient pas su autrement.
- Presque tous regrettent d’avoir attendu si longtemps pour en parler. C’est le regret numéro un, très loin devant tous les autres.
Une dernière chose, pour celui ou celle qui lira cette page à trois heures du matin. Ce que vous ressentez ce soir ne durera pas sous cette forme. Vous n’êtes ni faible ni ridicule, et un chagrin d’amour de cette intensité arrive à des gens très solides. Vous n’avez pas besoin d’attendre d’aller assez mal pour avoir le droit d’en parler à quelqu’un. Vous pouvez m’écrire ce soir, cela ne coûte rien et cela n’engage à rien.
Ce que je fais : je vous écoute moi-même, gratuitement, sans limite de temps et sans vous demander d’aller à l’essentiel. J’examine par le Fâ ce qui pèse dans votre histoire, et je conduis au temple de Sakété les rites d’apaisement quand l’examen l’indique. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant.
Mes règles : je ne promets aucun retour, je ne contrains la volonté de personne, et je ne demande jamais la photographie de l’autre. Si votre état m’inquiète, je vous oriente vers un médecin et je n’accepte aucun paiement. Si l’examen ne montre rien à traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. Aucun résultat n’est promis et aucun délai n’est annoncé, par principe.
Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour
Parce que la douleur d’une rupture mobilise des circuits proches de la douleur physique. Sommeil, appétit, mémoire, poitrine, fatigue : ces effets sont réels.
Aucune durée normale n’existe. Ce qui compte n’est pas le nombre de jours mais la place que la douleur laisse peu à peu au reste de la vie.
Je vous écoute sans limite de temps, j’examine par le Fâ ce qui vous retient, et je conduis au temple les rites d’apaisement quand l’examen l’indique.
Je ne contrains la volonté de personne et je ne promets aucun retour. J’examine ce qui est resté ouvert entre vous et vos deux familles.
Couper les canaux aide la plupart des gens : chaque message rouvre la blessure et remet le compteur à zéro. Ce n’est pas une stratégie de reconquête.
Quand le sommeil, l’alimentation ou le travail restent touchés, ou quand plus rien n’a de goût. Un chagrin d’amour peut basculer et cela se soigne.
Votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous. Jamais celle de l’autre personne. Rien n’est publié ni transmis.
L’écoute et l’examen ne coûtent rien. Si l’examen ne montre rien à traiter, je n’accepte pas votre argent, et cela arrive souvent.
Racontez-moi votre histoire
Depuis le début, avec vos mots, sans vous soucier de la forme. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous demanderai pas d’aller vite.
Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.Aucun résultat n’est promis ni garanti, aucun délai n’est annoncé, par principe.


