jalousie familiale
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Adolescent difficile : ce que je fais et ce que je refuse

Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin, et beaucoup de parents m’écrivent au sujet d’un adolescent difficile. Un fils qui se ferme, une fille qui ment, un jeune qui a changé d’amis et qu’on ne reconnaît plus. Avant tout le reste, je dois vous dire une chose que peu de gens vous diront : une grande partie de ce qui inquiète les parents est ordinaire à cet âge et se termine. Voici comment faire la différence, où trouver de l’aide gratuitement, et ce que je peux faire, moi, à ma place exacte.

Écrit par Maître Luc, prêtre vodun de Sakété À l’état civil Wêtê Agbonon Mis à jour le 20 août 2026 Lecture 32 minutes
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun de Sakété consulté par des parents d'adolescents Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026 Un lieu réelTemple de Sakété, au Bénin, et non une adresse anonyme Écoute et examen gratuitsSans limite de temps, et sans aucune relance ensuite Il refuse plutôt qu’encaisserSi un travail ne peut rien pour vous, il le dit et n’accepte pas votre argent

Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.

Écrire à Maître Luc
En résumé

Un adolescent difficile n’est pas toujours un adolescent en danger. Se fermer, contester, changer d’amis : tout cela se traverse et se termine.

Ce qui doit alerter est d’un autre ordre, et un seul de ces signes suffit à consulter. La ligne de partage est décrite plus bas.

Maître Luc n’examine jamais un mineur et ne demande jamais sa photographie. Il travaille sur le parent qui consulte. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

Ce que je refuse, et pourquoi

Sur ce sujet, la demande arrive presque toujours sous la même forme : faites qu’il redevienne comme avant, éloignez ses amis. Je comprends d’où cela vient, et je réponds non.

Je n’examine jamais un mineur et je ne demande jamais sa photographie. Un jeune n’est pas un dossier qu’on soumet sans lui. Je travaille sur vous, le parent qui me consulte.

Je ne conduis rien à l’insu d’un adolescent. Ils l’apprennent toujours, tôt ou tard, et cela ferme la porte pour des années. J’ai vu des familles se briser là-dessus.

Je n’agis jamais contre ses fréquentations. Même quand elles sont mauvaises. Agir contre des personnes n’a jamais ramené un jeune, et cela vous lie à ceux dont vous voulez le défaire.

Et je ne dirai jamais qu’un adolescent est possédé ou envoûté. C’est ce qu’on vend le plus cher aux parents affolés, et cela retarde les vrais soins. Un jeune qui change brutalement se fait d’abord examiner par un médecin.

Ce que je peux : vous écouter longuement, vous aider à distinguer l’ordinaire du grave, vous orienter vers ce qui existe et qui est gratuit, et examiner ce qui pèse sur vous et sur votre maison.

Adolescent difficile : la ligne de partageCe qui est ordinaire, et ce qui ne l’est pas

C’est la première chose que je fais avec les parents d’un adolescent difficile, et c’est ce qui les soulage le plus souvent.

Au-dessus de la ligne, cela se traverse. En dessous, on demande de l’aide.La plupart des parents qui m’écrivent au sujet d’un adolescent difficile décrivent uniquement des choses du haut. Elles sont pénibles à vivre et elles ne signalent rien de grave.
LA LIGNE DE PARTAGEse ferme, répond mals’habille autrementconteste tout ce qu’on ditpasse des heures seulchange d’amisn’a plus le même sommeilordinaire à cet âgelà, on demande de l’aidene sort plus du touta maigri ou grossi vitea abandonné ce qu’il aimaitrentre avec des marquesa de l’argent inexpliquéparle de disparaîtreun seul signe du bas suffit à consultertout le haut se traverse et se termine
Ce qui est ordinaire à cet âgeUn adolescent difficile qui se ferme, répond mal, contester tout ce qu’on dit, s’habiller autrement, changer d’amis, passer des heures seul dans sa chambre, dormir tard et se lever tard. Tout cela appartient au passage : un jeune se sépare de ses parents pour devenir quelqu’un, et cette séparation est rugueuse. Elle l’a toujours été, dans mon village comme ici.
Ce qui demande de l’aideLà, il ne s’agit plus d’un adolescent difficile : ne plus sortir du tout ni voir personne, avoir abandonné ce qu’il aimait vraiment, une perte ou une prise de poids rapide, des marques sur le corps, de l’argent ou des objets inexpliqués, des paroles sur le fait de disparaître ou de ne plus être là. Un seul de ces signes suffit à consulter, sans attendre.
Pourquoi la distinction compte tantParce que les parents d’un adolescent difficile qui traitent l’ordinaire comme une catastrophe déclenchent la guerre pour rien, et parce que ceux qui prennent le grave pour une crise d’âge perdent des mois précieux. Se tromper de côté coûte cher dans les deux sens.
Ce qui doit vous alerter dans tous les casUn changement brutal, en quelques semaines, chez un jeune qui allait bien. Ce n’est ni de l’adolescence ni du surnaturel : cela se fait examiner par un médecin d’abord, toujours.

Ce que je dis à tous les parents. Si tout ce qui vous inquiète se trouve dans le haut, votre adolescent difficile est en train de grandir, et vous n’avez besoin ni de moi ni de personne. Si un seul élément du bas est présent, allez chercher de l’aide cette semaine, et pas chez un praticien : chez un professionnel. Je vous indique lesquels plus bas, et ils sont gratuits.

Adolescent difficile : le relevé en 16 pointsSeize points à regarder honnêtement

Voici la liste que je parcours avec les parents d’un adolescent difficile. Cochez ce qui est vrai, sans adoucir.

Ce que vous observez chez luiCochez seulement ce que vous constatez vraiment, pas ce que vous craignez. Le constat s’affiche en dessous. Rien n’est enregistré, et ceci n’est pas un diagnostic : seul un professionnel peut en poser un.
Ce qui est ordinaire à cet âge
Ce qui demande de l’attention
Ce qui demande de l’aide
Ce qui ne peut pas attendre
Cochez ce que vous constatezRépondez sur les derniers mois et sur des faits, pas sur des impressions. Beaucoup de parents découvrent en remplissant ce relevé que tout ce qui les inquiète appartient à ce qui est ordinaire à cet âge.

Ce que ce relevé sert à voir. Pas ce qu’a votre enfant : cela ne se coche pas sur un écran. Seulement s’il faut attendre, accompagner, ou aller chercher de l’aide dès cette semaine. Et si vous avez coché une case de la dernière famille, ne finissez pas cette page avant d’avoir appelé : les numéros sont juste en dessous.

Adolescent difficile : où trouver de l’aide gratuitementCe que presque personne ne connaît

Je ne suis ni médecin ni psychologue, et voici les portes qui existent quand on a un adolescent difficile. Elles sont gratuites, et c’est le passage le plus utile de toute cette page.

La Maison des adolescents

C’est le dispositif le plus utile et le moins connu. En France, il en existe dans la plupart des départements. On y reçoit le jeune, le parent, ou les deux, souvent sans rendez-vous et sans avoir besoin d’un motif précis. C’est gratuit, il n’y a rien à avancer, et l’on peut y venir simplement pour dire qu’on ne sait plus quoi faire.

Beaucoup de parents me disent après coup qu’ils y sont allés en dernier recours et qu’ils auraient dû commencer par là. Cherchez le nom de votre département avec ces trois mots, ou demandez au centre municipal de santé.

Les numéros à connaître

  • Fil Santé Jeunes. Pour les jeunes eux-mêmes, anonyme et gratuit, avec des professionnels au bout du fil. Donnez-lui le numéro sans insister, il appellera peut-être un jour où vous ne serez pas là.
  • Le 3018. Pour tout ce qui touche au harcèlement en ligne, aux images diffusées, aux menaces sur les réseaux. Ils savent faire retirer des contenus, ce que les parents ignorent presque toujours.
  • Le 3114. Gratuit et joignable à tout moment si votre enfant a parlé de disparaître ou si vous craignez pour sa vie. Un professionnel répond, y compris à un parent inquiet.
  • Le 119. Pour l’enfance en danger, joignable à tout moment. Y compris si le danger vient d’ailleurs que de vous.
  • Le 15. En urgence, pour tout ce qui est médical, y compris une consommation qui a mal tourné.

Les autres portes utiles

  • Le médecin traitant. C’est par lui qu’il faut passer devant tout changement brutal. Un adolescent qui bascule en quelques semaines doit être examiné, et beaucoup de parents cherchent partout ailleurs d’abord.
  • L’infirmerie et la vie scolaire de l’établissement. Ils voient votre enfant tous les jours et savent souvent des choses que vous ignorez. Demandez un rendez-vous, cela ne trahit personne.
  • Le centre médico-psychologique du secteur. Gratuit, avec des délais parfois longs, raison de plus pour appeler tôt plutôt que d’attendre l’aggravation.
  • Les consultations jeunes consommateurs. Gratuites et confidentielles, pour tout ce qui touche aux produits. On peut y aller en tant que parent, seul, pour demander conseil.
  • Les associations de parents. Parler à d’autres parents qui traversent la même chose fait souvent plus de bien qu’on ne l’imagine.

Je donne toujours ces adresses avant de parler de mon travail, et à des gens qui ne me confieront jamais rien. Un homme de tradition qui laisserait un parent inquiet repartir sans ces informations manquerait à sa charge.

Reprendre la parole avec luiCe qui rouvre une porte fermée

C’est ce que les parents d’un adolescent difficile me demandent le plus : comment lui parler quand il ne répond plus.

Adolescent difficile : ce qui rouvre la parole

  • Parler à côté, pas en face. Un adolescent difficile parle mieux sans avoir à soutenir un regard. En voiture, en marchant, en faisant la vaisselle. Un adolescent parle beaucoup mieux quand il n’a pas à soutenir un regard.
  • Poser une question sur lui, pas sur ses résultats. C’est ce qui ouvre un adolescent difficile. Comment tu vas, en ce moment, vaut mieux que où en sont tes notes. La première ouvre, la seconde ferme.
  • Accepter le silence sans le punir. Dire simplement que vous êtes là, et sortir de la pièce. Beaucoup reviennent une heure après, quand la pression est retombée.
  • Reconnaître ce que vous faites mal. Un adolescent difficile est bouleversé qu’un parent l’admette. Une phrase suffit : j’ai crié l’autre jour, j’aurais pas dû. Un adolescent est bouleversé qu’un parent admette quelque chose, et il rend souvent la pareille.
  • Manger ensemble, sans écran, même dix minutes. C’est le rendez-vous le plus simple et le plus efficace, dans toutes les cultures.
  • S’intéresser à ce qu’il aime, vraiment. Son jeu, sa musique, son sport. Poser une question sincère sur ce qui compte pour lui vaut mille discours.
  • Laisser une trace écrite. Un adolescent difficile garde les mots qu’on lui laisse. Un mot sur la table quand la parole ne passe plus. Ils les gardent, je le sais par les parents qui les retrouvent des années après.

Ce qui ferme tout

  • Interroger comme un tribunal. Aucun adolescent difficile n’y répond vraiment. Où tu étais, avec qui, pourquoi tu mens. La question posée sur ce ton n’obtient jamais de vraie réponse.
  • Fouiller son téléphone en cachette. S’il le découvre, et il le découvre, vous perdez ce qui restait de confiance. Il vaut mieux annoncer ce que vous surveillez et pourquoi.
  • Le comparer. C’est ce qui blesse un adolescent difficile le plus longtemps. À son frère, à son cousin, à vous au même âge. C’est ce qui blesse le plus longtemps.
  • L’humilier devant les autres. Devant la famille, devant ses amis. À cet âge, cela ne s’oublie pas.
  • Menacer sans jamais appliquer. Il apprend que votre parole ne vaut rien, et c’est exactement ce qui abîme votre autorité.
La parole qui se rouvre dans une maison

Adolescent difficile : ce que je faisConcrètement, et à ma place

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.

Adolescent difficile : d’abord être écouté, vous

Les parents qui m’écrivent au sujet d’un adolescent difficile sont épuisés et souvent honteux. Ils ont l’impression d’avoir raté quelque chose, et personne ne leur dit le contraire. L’entourage juge, la famille au pays juge encore plus, et beaucoup finissent par ne plus rien raconter.

Je vous laisse tout dire, y compris ce que vous n’osez avouer à personne : que vous ne le supportez plus, certains jours. Je réponds moi-même, et cette écoute est gratuite.

Je vous aide à trier ce qui est ordinaire et ce qui ne l’est pas

Nous reprenons la ligne de partage et le relevé, point par point. Il arrive très souvent que tout ce qui vous inquiète appartienne au haut de la ligne, et vous repartez soulagé sans que rien n’ait été engagé.

Et quand quelque chose du bas apparaît, je vous envoie vers la Maison des adolescents et vers un médecin, avant tout le reste. Cela ne me rapporte rien et cela fait partie de mon travail.

J’examine par le Fâ ce qui pèse sur vous et sur la maison

Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous, le parent, et sur ce qui s’est ouvert dans votre maison : jamais sur l’enfant, dont je ne demande ni le nom ni la photographie.

Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : une parole prononcée sur cet enfant à sa naissance, un engagement pris dans la famille et jamais honoré, une union défaite sans qu’aucun geste n’ait été posé, un mort mal accompagné dont personne n’a reparlé. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.

Et je conduis les rites qui apaisent une maison

Quand l’examen montre quelque chose, je conduis au temple les rites que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes, les libations, les gestes d’apaisement pour un foyer. Ce travail porte sur la maison et sur vous, jamais sur l’adolescent lui-même.

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer, et il ne bouge plus. Je ne prends votre argent que si je peux agir. Et je ne prends votre argent que si je peux agir.

Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre

Voici le déroulement complet d’un travail pour un adolescent difficile quand un parent m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.

De votre premier message au compte rendu que je vous faisRien ne commence sans votre accord écrit, et toute demande visant l’adolescent ou son entourage est refusée dès le départ.
Vous me décrivez ce que vous constatezDes faits, pas des craintes : ce qui a changé, à partir de quel mois, et ce qui s’est passé cette année-là dans la maison. Les dates comptent autant que le reste.
Je trie avec vous avant toute choseLa ligne de partage, point par point. Si tout appartient au haut, je vous le dis et cela s’arrête là. Si quelque chose appartient au bas, je vous oriente vers un professionnel avant même de parler de mon travail.
Je pose mes règles sur les mineursAucun examen de votre enfant, aucune photographie de lui, rien contre ses fréquentations, rien conduit dans son dos. Je le dis au premier message plutôt que de laisser croire.
Je rassemble ce qu’il faut, sur vous seulVotre nom, votre date de naissance et une photographie de vous. Dans ma tradition, le visage de celui qui consulte compte pour l’examen comme pour les prières. Elle reste au temple, elle n’est jamais publiée ni transmise.
J’examine la maison et ce qui pèse sur vousAu temple, avec l’opèlè. L’examen ne dit pas ce que fait votre enfant, ne décrit pas ses pensées et ne désigne aucun coupable parmi ses amis.
Je conduis les rites d’apaisement du foyerPrières adressées aux vodun de ma maison, offrandes déposées, libations versées, gestes d’apaisement pour une maison en tension. Je le fais moi-même, dans le lieu où j’ai été initié.
Je vous rends compte, et je reste là pour la suiteCe qui a été conduit, et ce qui vous revient : la parole à reprendre, le rendez-vous à prendre, ce qu’il ne faut surtout pas faire. Vous pouvez me réécrire sans nouveau paiement, y compris six mois après.

Deux choses propres à ce sujet. Je ne conduis aucun travail destiné à modifier la volonté d’un jeune : une volonté forcée ne tient pas, et un adolescent le sent avant tout le monde. Et je vous dirai franchement quand votre situation relève d’un médecin ou d’un psychologue et non de moi, ce qui est le cas le plus fréquent.

Racontez-moi ce que vous observezCe qui a changé et depuis quand. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous jugerai pas.
Écrire à Maître Luc
Vous avez fait le relevé ?Dites-moi ce que vous avez coché et depuis quand. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si cela relève de moi ou d’un professionnel.
Écrire à Maître Luc

Adolescent difficile : ce que révèle l’examenSix choses que le Fâ met au jour

Voici ce qui ressort le plus souvent quand j’examine la maison d’un parent qui vient pour un adolescent difficile.

  • Une parole prononcée sur cet enfant. C’est le premier motif que je trouve derrière un adolescent difficile. À sa naissance, ou pendant une dispute quand il était petit. Une phrase dite par quelqu’un de la famille, souvent oubliée de tous sauf de celui qui l’a dite. Chez nous, une parole posée sur un enfant pèse, et cela se dénoue.
  • Un engagement pris et jamais honoré. Je le retrouve souvent derrière un adolescent difficile. Une promesse faite au moment de sa naissance, un geste prévu et jamais accompli. C’est le motif que je rencontre le plus dans les familles de la diaspora, où l’on n’a pas pu rentrer.
  • Une union défaite sans qu’aucun geste n’ait été posé. Quand les parents se sont séparés et que rien n’a été refermé du côté des deux lignées, les enfants portent souvent ce qui est resté ouvert.
  • Un mort mal accompagné. Un décès pendant l’enfance de ce jeune, des funérailles écourtées, un deuil que la famille n’a jamais mené à son terme.
  • Une maison en tension depuis longtemps. Un adolescent difficile porte souvent ce que les adultes ne se disent pas. Ce n’est pas surnaturel et je le dis quand même : dans beaucoup de cas, l’adolescent porte ce que les adultes ne se disent pas. Le couple qui ne va pas, la dette cachée, la peur du lendemain. Les jeunes captent tout.
  • Et très souvent, rien du tout. Un adolescent qui grandit, dans une famille ordinaire, avec des parents fatigués. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent. C’est le cas le plus fréquent de tous.

Les questions que je pose et que personne ne pose

À partir de quel mois exactement. Que s’est-il passé dans la maison cette année-là. Y a-t-il eu un décès, un déménagement, une séparation, une perte d’emploi. Que s’est-il dit à sa naissance, et par qui. Comment ça va entre vous deux, les parents. Et une question que personne ne pose jamais : est-ce que vous dormez, vous.

Cette dernière compte plus qu’on ne croit. Un parent épuisé depuis deux ans ne peut plus tenir une autorité calme, et c’est souvent par là qu’il faut commencer.

Quand la maison a deux culturesCe que je vois le plus dans la diaspora

Une grande partie des parents qui me parlent d’un adolescent difficile sont nés ailleurs et élèvent des enfants nés ici.

Ce qui se joue et que personne ne nomme

  • Deux façons d’être un enfant. C’est la première cause d’adolescent difficile dans la diaspora. Là-bas, un jeune se tait devant les adultes et cela s’appelle le respect. Ici, on lui apprend à donner son avis et cela s’appelle la confiance. Votre enfant vit dans les deux mondes et vous n’en connaissez qu’un.
  • L’autorité qui ne s’exerce plus pareil. Ce qui marchait dans votre famille ne marche pas dans une école d’ici, et vos enfants le savent avant vous. Beaucoup de parents se raidissent alors, et le mur monte.
  • La honte devant la famille au pays. On n’ose pas dire qu’on a un adolescent difficile à la maison. On n’ose pas dire que le fils décroche, parce qu’on est parti pour réussir. Cette honte isole les parents plus que tout le reste.
  • Le jeune tiraillé entre deux fidélités. C’est là que naît beaucoup d’adolescence difficile dans nos familles. Être respectueux comme ses parents le demandent et ne pas être différent de ses amis. Beaucoup choisissent le silence, qui ne fâche personne.
  • La langue perdue. Quand le parent parle mieux sa langue et l’enfant mieux le français, les conversations profondes deviennent impossibles. C’est un vrai deuil pour les deux.

Ce que je conseille dans ces maisons

  • Ne pas exiger un respect qu’on n’explique pas. Un adolescent difficile obéit mal à une règle et bien à une histoire. Dire pourquoi cela compte pour vous, d’où cela vient, ce que cela signifiait chez vous. Un jeune obéit mal à une règle et bien à une histoire.
  • Raconter d’où vous venez, vraiment. Beaucoup de ces enfants ne savent presque rien du village, du voyage, des années difficiles. Ceux à qui on l’a raconté tiennent mieux debout.
  • Ne pas en faire une affaire de famille au pays. Les appels collectifs pour le sermonner ne produisent que du silence et de la rancune.
  • Accepter qu’il soit d’ici. Beaucoup d’adolescents difficiles ne sont que des enfants d’ici. Il ne sera pas l’enfant que vous auriez eu là-bas. Ce n’est pas un échec de votre part, et c’est même souvent ce pour quoi vous êtes parti.
  • Prendre appui sur un aîné respecté. Sa voix passe souvent auprès d’un adolescent difficile. Un oncle, une tante, quelqu’un que le jeune écoute. Dans nos familles, cette voix passe souvent là où celle des parents ne passe plus.

Et c’est aussi dans ces maisons que mon travail sert le plus, parce que ce qui n’a pas été refermé entre deux pays, ma tradition sait le regarder.

Ce qui s’apaise dans une maison
Adolescent difficile : au temple de Sakété, les rites portent sur le parent et sur la maison, jamais sur le jeune
Au temple de Sakété, les rites portent sur le parent et sur la maison. Jamais sur un mineur, jamais sur son entourage.

Les huit erreurs qui aggravent toutCe que je vois le plus souvent

Voici ce qui envenime une situation avec un adolescent difficile. Aucune de ces erreurs ne vient de la méchanceté, toutes viennent de la peur.

  • Tout traiter comme une urgence. Un adolescent difficile n’est pas un adolescent en danger. Une porte claquée n’est pas une crise. Un parent qui s’alarme de tout n’est plus écouté quand quelque chose de grave arrive.
  • Supprimer le téléphone en premier. C’est l’erreur la plus fréquente face à un adolescent difficile. C’est son lien avec ses amis, et l’isoler l’enfonce. Restreindre les heures, oui, couper tout, rarement.
  • Se contredire entre parents. L’un punit, l’autre annule. Le jeune apprend à jouer sur cette faille et l’autorité disparaît des deux côtés.
  • Le mettre devant un praticien sans le prévenir. Aucun adolescent difficile ne le pardonne. Cela arrive plus souvent qu’on ne croit, et je le refuse toujours. Le jeune se sent trahi et referme tout.
  • Chercher un coupable dehors. Un adolescent difficile n’est presque jamais le produit de ses amis. Ses amis, l’école, le quartier. Cela évite de regarder la maison et cela ne change rien.
  • Attendre que cela passe alors qu’un signe grave est là. Tout n’est pas de l’adolescence difficile. Des marques, une perte de poids rapide, des paroles sur le fait de disparaître. Ces choses-là ne passent pas toutes seules.
  • Lui répéter qu’il gâche sa vie. C’est ce que citent le plus les jeunes qu’on a traités d’adolescent difficile. Il l’entend comme un verdict et finit par y croire. C’est ce que les jeunes citent le plus quand ils vont mal.
  • Vous oublier complètement. Vivre avec un adolescent difficile épuise, et un parent effondré ne tient plus rien. Ne plus dormir, ne plus voir personne, ne plus vous soigner. Un parent effondré ne tient plus rien, et votre enfant a besoin que vous teniez.

Retrouver son autorité sans crierNeuf appuis concrets

C’est la deuxième demande des parents d’un adolescent difficile : comment tenir sans que la maison devienne un champ de bataille.

  • Choisir trois règles, pas quinze. C’est ce qui tient face à un adolescent difficile. Celles qui comptent vraiment pour vous : les heures de rentrée, l’école, le respect des personnes. Le reste peut céder, et céder sur le reste vous rend crédible sur l’essentiel.
  • Annoncer la conséquence avant, pas après. Une règle sans conséquence connue n’est pas une règle. Et la conséquence doit être applicable, sinon elle vous décrédibilise.
  • Appliquer calmement, une seule fois. C’est ce qui impressionne un adolescent difficile, pas la colère. Sans répéter dix fois, sans crier. La fermeté tranquille impressionne infiniment plus que la colère.
  • Ne jamais punir dans l’emportement. C’est ce qui décrédibilise le plus face à un adolescent difficile. On annonce des punitions énormes qu’on ne tiendra pas. Dites simplement qu’on en reparle demain, et faites-le.
  • Vous accorder entre parents, hors de sa présence. Même séparés, même en froid. Sur ces trois règles, il faut une seule voix.
  • Rendre du terrain volontairement. Un adolescent difficile a besoin de gagner quelque chose. Sur les vêtements, la chambre, la musique. Un jeune a besoin de gagner quelque chose, sinon il prend tout de force.
  • Reconnaître ce qui va bien. Dans une maison avec un adolescent difficile, le jeune n’entend plus que des reproches. Une phrase par jour sur quelque chose de positif. Dans beaucoup de maisons tendues, le jeune n’entend plus que des reproches.
  • Ne pas confondre autorité et surveillance. Un adolescent difficile surveillé sans arrêt cache mieux. Le surveiller sans arrêt le pousse à mieux cacher. Poser un cadre clair le pousse à se situer.
  • Tenir dans la durée, sans espérer le déclic. Un adolescent difficile ne se retourne pas en une conversation. L’adolescence ne se retourne pas en une conversation. Ce qui compte est que vous soyez le même parent dans six mois.

Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Tous les parents qui me parlent d’un adolescent difficile ne reçoivent pas la même réponse de ma part.

Tout ce qui vous inquiète est ordinaire

Ce que je fais : je vous dis que votre adolescent difficile est simplement en train de grandir, et je n’engage rien. C’est ma réponse la plus fréquente et elle ne me rapporte rien. Vous repartez avec la ligne de partage, les neuf appuis pour tenir votre autorité, et l’idée que vous n’avez pas raté votre enfant.

Un signe du bas de la ligne est présent

Ce que je fais : il ne s’agit plus d’un adolescent difficile, et je vous envoie vers un médecin et vers la Maison des adolescents cette semaine, avant toute autre chose. Aucun rite ne remplace un examen médical, et le dire fait partie de ma charge. Je reste joignable ensuite, et l’examen du Fâ ne coûte rien de toute façon.

La maison est lourde et cela dure depuis des années

Ce que je fais : c’est ici que mon travail sur un adolescent difficile sert vraiment. Nous cherchons ce qui s’est passé dans la maison, ce qui a été dit à la naissance de cet enfant, ce qui est resté ouvert entre les deux familles. Quand l’examen montre quelque chose, je conduis au temple les rites d’apaisement du foyer.

Vous voulez que j’agisse sur lui ou sur ses amis

Ce que je fais : je refuse, et je prends le temps d’expliquer. Un adolescent sent quand on décide à sa place, même sans savoir quoi. Et agir contre ses amis vous lierait à eux durablement. Puis nous parlons de ce que vous pouvez vraiment tenir, vous.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Adolescent difficile : les écrans et les réseauxCe que les parents ne voient pas

C’est le sujet numéro un des disputes avec un adolescent difficile, et le plus mal traité de tous.

Ce qui se passe vraiment derrière l’écran

  • Ce n’est pas du vide, c’est sa vie sociale. Ses amis sont là, ses conversations aussi. Couper l’écran ne le rend pas disponible : cela le coupe des siens et le rend furieux.
  • Le harcèlement s’y produit et ne se voit pas. Beaucoup d’adolescents difficiles sont d’abord des jeunes harcelés. Un jeune harcelé en ligne ne le dit presque jamais à ses parents, par honte. Le 3018 existe pour cela, sait faire retirer des contenus, et personne ne le connaît.
  • Les nuits blanches se jouent là. C’est souvent la vraie cause d’un adolescent difficile. Un adolescent qui répond à trois heures du matin ne dort pas, et un jeune qui ne dort pas s’effondre en quelques semaines. C’est souvent la vraie cause de ce qu’on prend pour un caractère.
  • Il y voit des choses qu’il ne cherche pas. Violence, contenus sexuels, discours qui abîment. Cela arrive à tous les jeunes et cela se parle, calmement, sans dramatiser.
  • De l’argent y circule. Jeux, paris, revente, sollicitations diverses. Une somme inexpliquée sur un compte de jeune demande une conversation, pas une fouille.

Ce qui fonctionne à la maison

  • Sortir les écrans des chambres la nuit. C’est la règle qui change le plus de choses chez un adolescent difficile. C’est la seule règle qui compte vraiment, et elle vaut pour toute la maison, parents compris. Un chargeur commun dans le salon suffit.
  • Une règle claire, la même chaque jour. Un adolescent difficile supporte mal les décisions au coup par coup. Les jeunes acceptent bien un cadre stable et supportent mal les décisions au coup par coup.
  • Annoncer ce que vous surveillez. Plutôt que de fouiller en cachette. Un contrôle annoncé se discute, un contrôle découvert détruit la confiance.
  • Demander à voir ce qu’il aime. C’est ce qui rouvre le plus vite un adolescent difficile. Son jeu, ses créateurs, sa musique. Vous en apprendrez plus en dix minutes d’intérêt sincère qu’en un mois de surveillance.
  • Ne pas confisquer comme punition à tout propos. Gardez cet outil pour les trois règles qui comptent, sinon il perd toute valeur.

Et une remarque que je fais souvent aux parents : les jeunes reprochent à leurs parents leur propre usage du téléphone bien plus qu’on ne le croit. Une maison où l’adulte pose le sien pendant le repas obtient beaucoup plus qu’une maison où l’on confisque.

Ce qu’on vend aux parents inquietsEt pourquoi je fais autrement

Un parent qui a un adolescent difficile a peur, et la peur est le meilleur argument de vente qui existe.

  • L’adolescent difficile déclaré envoûté ou possédé. C’est ce qu’on vend le plus cher aux parents affolés. C’est invérifiable, cela terrifie, et surtout cela retarde des soins qui, eux, existent. Je ne dirai jamais cela.
  • Le travail sur les fréquentations d’un adolescent difficile. Éloigner tel ami, casser tel groupe. Je refuse : cela vise des personnes, souvent mineures elles aussi.
  • Le retour à l’enfant d’avant, promis avec une date. Il redeviendra sage avant tel mois. Personne ne peut le dire, et l’enfant d’avant ne reviendra pas : c’est un adulte qui se prépare.
  • La demande de la photographie de l’adolescent difficile. Fuyez quiconque vous la demande. Je ne l’accepte jamais, et aucun praticien honnête n’en a besoin pour vous aider.
  • Le travail à renouveler chaque mois tant que l’adolescent difficile ne change pas. Tant que le jeune ne change pas, vous payez. Cela peut durer des années, au moment précis où l’argent devrait aller à un accompagnement réel.

Ma façon de faire est l’inverse : je trie d’abord, j’oriente vers ce qui est gratuit, je refuse tout ce qui vise le jeune ou son entourage, et je dis souvent qu’il n’y a rien à traiter de mon côté.

Ce que racontent ceux qui m’écrivent aprèsHuit constats

Beaucoup de parents me réécrivent des mois après m’avoir parlé de leur adolescent difficile. Voici ce qui revient.

  • Tout était ordinaire, et cela s’est terminé. C’est le retour le plus fréquent, de très loin. Deux ans plus tard, le jeune va bien et le parent me dit qu’il aurait aimé le savoir plus tôt.
  • La Maison des adolescents a changé les choses. Gratuite, sans jugement, et presque personne ne connaissait son existence.
  • Le médecin a trouvé quelque chose. Tout n’est pas de l’adolescence difficile. Chez ceux dont l’enfant avait changé brutalement, il y avait souvent une cause que la médecine sait chercher.
  • Trois règles au lieu de quinze ont apaisé la maison. C’est le conseil qu’on me cite le plus souvent en retour.
  • Il y avait un engagement ancien dans la famille. Chez ceux où l’examen a montré quelque chose, c’est presque toujours cela.
  • L’adolescent difficile portait ce que les adultes ne se disaient pas. Une fois que le couple ou la dette a été traité, l’adolescent s’est apaisé sans qu’on lui parle de rien.
  • Ceux qui ont raconté d’où ils venaient ont été entendus par leur adolescent difficile. Dans les familles de la diaspora, c’est ce qui rouvre le plus souvent la parole.
  • Aucun ne regrette de n’avoir rien fait contre les amis de son enfant. Y compris ceux qui étaient venus pour cela.

Une dernière chose, pour le parent qui lit cette page tard le soir. Vous n’avez pas raté votre enfant. Un adolescent qui se ferme, qui conteste et qui vous tient à distance fait exactement ce qu’il doit faire à cet âge, et cela ne dit rien de ce que vous valez comme parent. Regardez la ligne de partage : si tout est en haut, tenez bon et dormez. Si quelque chose est en bas, prenez un rendez-vous cette semaine. Et si vous voulez en parler à quelqu’un qui ne vous jugera pas, écrivez-moi, cela ne coûte rien.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous écoute moi-même et gratuitement, sans juger, je trie avec vous ce qui est ordinaire et ce qui demande de l’aide, je vous oriente vers ce qui existe et qui est gratuit, j’examine par le Fâ ce qui pèse sur vous et sur votre maison, et je conduis au temple de Sakété les rites d’apaisement du foyer quand l’examen l’indique.

Mes règles : je n’examine jamais un mineur, je ne demande jamais sa photographie, je ne conduis rien à son insu et je n’agis jamais contre ses fréquentations. Je ne dirai jamais qu’un adolescent est possédé. Un changement brutal se fait examiner par un médecin, et si votre enfant est en danger, le 119 et le 3114 passent avant moi. Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.

Adolescent difficile : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun au temple de Sakété
Maître Luc Wêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon, Sakété, Bénin

Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour

Comment savoir s’il va vraiment mal ?

Se fermer, contester, changer d’amis sont ordinaires. Ne plus sortir du tout, maigrir vite, avoir des marques ou parler de disparaître ne le sont pas.

Où trouver de l’aide gratuitement ?

La Maison des adolescents, présente dans la plupart des départements, gratuite, souvent sans rendez-vous. Elle reçoit le jeune comme le parent.

Que faites-vous concrètement ?

Je trie avec vous l’ordinaire et le grave, je vous oriente, et j’examine par le Fâ ce qui pèse sur vous et sur votre maison.

Pouvez-vous agir sur mon adolescent ?

Non. Je n’examine jamais un mineur et je ne demande jamais sa photographie. Je travaille sur le parent qui me consulte.

Pouvez-vous agir sur ses fréquentations ?

Non, jamais contre des personnes, même quand elles semblent nuisibles. Ce qui se travaille est votre autorité et votre maison.

Faut-il lui en parler ?

Oui, pour tout ce qui le concerne. Un jeune découvre toujours qu’on a agi dans son dos, et cela ferme la porte pour des années.

Que demandez-vous pour travailler ?

Votre nom, votre date de naissance et votre photographie, plus l’histoire de la maison avec les dates. Jamais celles de l’adolescent.

Que promettez-vous ?

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable.

Parlez-moi de votre enfant

Ce qui a changé, depuis quand, et ce que vous avez déjà tenté. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous jugerai pas.

Écrire à Maître Luc

Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
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