Rituel de protection : ce que je fais au temple de Sakété
Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je conduis des rites au temple de Sakété depuis plus de trente ans. Le rituel de protection est le cœur de mon métier, celui pour lequel on venait déjà voir mon père. Sur cette page, je décris ce que je fais réellement : ce que l’examen du Fâ regarde, les prières que j’adresse aux vodun de ma maison, les offrandes, les libations, les ablutions, la veillée quand le cas le demande. Et je dis aussi ce que je ne fais pas, parce que c’est ce qui vous protège de ceux qui vendent n’importe quoi.
Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Prêtre vodun et bokonon du FâPlus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.
Écrire à Maître LucUn rituel de protection se conduit dans un temple, par un prêtre initié, après un examen. Il ne s’achète pas comme un objet et ne s’expédie pas par la poste.
Il couvre quatre enceintes emboîtées : vous, votre foyer, votre travail, votre lignée. On commence toujours par le centre.
Maître Luc ne s’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand il s’engage, il conduit le travail lui-même, jusqu’au bout, et reste joignable ensuite.
- Ce qu’est vraiment une protection
- Les quatre enceintes
- Le relevé de l’exposition
- Ce que je fais pour vous
- Le travail au temple, étape par étape
- Les gestes du rite, décrits
- Ce que l’examen révèle
- Ce que vous pouvez faire vous-même
- Qui demande une protection
- Ce qu’on vend sous ce nom
- D’où me vient ce que je fais
- Combien de temps cela tient
- Ce que je propose selon votre situation
- Questions fréquentes
Rituel de protection : ce que c’est vraiment Et ce que ce n’est pas
Commençons par le plus important, parce que presque tout ce qu’on lit ailleurs sur le rituel de protection est faux.
Un rituel de protection est un travail, pas un objet
Dans ma tradition, protéger quelqu’un signifie conduire des rites en son nom, dans un lieu consacré, devant les vodun de la maison où l’on a été initié. Cela suppose un temple, des offrandes, des prières prononcées à voix haute, du temps, et un prêtre qui a reçu la transmission. C’est un acte, avec un avant et un après.
Ce que l’on vend sur internet sous le nom de rituel de protection est presque toujours autre chose : un objet expédié par colis, une formule à réciter chez soi, un abonnement mensuel. Rien de tout cela n’a de rapport avec ce que j’ai reçu de mon père et de ma famille.
Une protection se pose autour de vous, jamais contre quelqu’un
C’est la deuxième chose à comprendre, et elle décide de tout le reste. Une enceinte se referme autour de celui qui la demande. Elle ne se dirige pas vers une autre personne, elle ne la vise pas, elle ne lui renvoie rien.
Quand on me demande de retourner quelque chose contre son auteur, je refuse, et pas seulement par principe : un travail dirigé vers quelqu’un n’est plus une protection, c’est autre chose, et cela n’appartient pas à ma pratique. J’explique cela dans le guide sur la magie noire.
Une protection commence toujours par un examen
Je ne pose jamais un rituel de protection sans avoir d’abord regardé. C’est l’examen du Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon, qui me dit ce qui est ouvert, où, et depuis quand. Sans cet examen, poser une protection reviendrait à fermer une porte sans savoir laquelle est ouverte.
Cet examen est gratuit chez moi, et c’est délibéré. Il m’arrive souvent de dire à quelqu’un qu’il n’a rien à traiter et de refuser son argent. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Les quatre enceintes Ce qu’une protection couvre réellement
Voici comment je travaille, et c’est ce que j’explique à chaque personne qui me demande un rituel de protection.
Pourquoi cet ordre compte. Beaucoup de gens me demandent d’emblée de protéger toute la famille, la maison et le commerce. Je commence toujours par le centre, et très souvent je m’arrête là, parce que l’examen ne montre rien au-delà. Poser quatre enceintes quand une seule est nécessaire, c’est faire payer trois fois pour rien.
Le relevé de l’exposition Ce qui reste ouvert dans votre vie
Voici la liste que je parcours avec ceux qui me demandent un rituel de protection. Cochez ce qui est vrai chez vous.
Ce que ce relevé sert à voir. Pas si vous êtes atteint : cela ne se coche pas sur un écran, et je me méfie de tout site qui vous répondrait oui. Seulement par quelle enceinte commencer, si un travail devait être conduit. Et une chose que je répète à tous : un sommeil détruit depuis des mois, une fatigue qui ne cède pas, cela se fait d’abord examiner par un médecin. Un prêtre ne remplace personne.
Rituel de protection : ce que je fais Concrètement, et en entier
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.
Je vous écoute d’abord, et cela ne se paie pas
Les gens qui viennent pour un rituel de protection ont souvent hésité longtemps avant d’écrire. Ils craignent de passer pour crédules, ou d’être pris pour des proies. Je vous laisse tout raconter, sans hâte, et je réponds moi-même. Cette écoute est gratuite et le restera.
Je procède ensuite à l’examen du Fâ
C’est le cœur de mon métier de bokonon, et c’est ce qui distingue un praticien de tradition de quelqu’un qui vend des objets. Avec l’opèlè, la chaîne divinatoire de ma tradition, j’interroge sur vous : ce qui est ouvert, où cela s’est ouvert, et depuis quand. Le déroulement complet est décrit dans le guide de la consultation du Fâ.
L’examen porte sur la personne qui consulte, jamais sur un tiers. Et il est gratuit, y compris quand il prend du temps.
Je vous dis ce qu’il montre, même quand cela ne m’arrange pas
S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis clairement et je n’accepte pas votre argent. Cela arrive souvent, et c’est une part du métier à laquelle je tiens. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
S’il montre quelque chose, je vous dis quoi, quelle enceinte est concernée, et ce que je propose de conduire. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer. Il n’augmente pas en cours de route.
Puis je conduis le rite, moi-même, au temple
C’est là que le travail commence réellement. Je le conduis dans le temple où j’ai été initié, devant les vodun de ma maison, avec les gestes que ma famille m’a transmis. Je le fais moi-même : je ne délègue pas, je ne fais pas travailler quelqu’un à ma place, et je ne conduis pas dix rites le même jour.
Le détail des gestes est décrit plus bas, parce que vous avez le droit de savoir pour quoi vous payez.
Enfin je vous rends compte, et je reste joignable
Je vous écris ce qui a été conduit, ce qui a été demandé, et ce qui vous revient à vous. Vous pouvez me réécrire ensuite sans nouveau paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Une seule chose que je ne ferai jamais : vous annoncer une date. Ce serait vous faire attendre un jour précis, et vous faire vivre ce jour-là dans l’anxiété. Ma tradition ne fonctionne pas ainsi.
Le travail au temple, étape par étape Pour que vous sachiez à quoi vous attendre
Voici le déroulement complet d’un rituel de protection quand on m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.
Deux choses propres à ce sujet. Je ne conduis aucun travail dirigé vers une personne, quelle que soit la somme proposée : une protection se pose autour de vous, jamais contre quelqu’un. Et je ne vends aucun objet, ne poste aucun colis, ne fais rien parvenir par la route. Ce qui se conduit se conduit au temple.
Rituel de protection : les gestes décrits Ce que je fais de mes mains
On me demande rarement ce détail, et pourtant c’est ce qui sépare un rituel de protection véritable d’une facture sans contenu. Voici ce que je peux en dire sans toucher à ce qui ne se raconte pas.
- L’ouverture. Un rituel de protection ne commence jamais à froid. On ne commence jamais un travail à froid. Il y a un moment d’ouverture où l’on annonce aux vodun de la maison ce que l’on vient faire, pour qui, et pourquoi. Votre nom est prononcé là, à voix haute.
- Les prières adressées aux vodun de ma maison. Elles sont le cœur du rituel de protection. Ce sont celles de ma lignée, transmises par mon père et avant lui. Elles se disent dans la langue du couvent, debout ou agenouillé selon le moment, et elles prennent le temps qu’elles prennent.
- Les offrandes déposées. Elles donnent au rituel de protection sa matière. Elles varient selon ce que l’examen a montré. Elles se choisissent, se préparent, se déposent à un endroit précis. Ce n’est ni décoratif ni symbolique : c’est ce qui donne au rite sa matière.
- Les libations versées. Aucun rituel de protection ne s’en passe. De l’eau, et ce que la tradition prescrit selon le cas, versées au sol dans un ordre qui ne change pas. C’est le geste par lequel on s’adresse à ceux qui sont partis avant nous.
- Les ablutions rituelles. Une préparation d’eau et de plantes du pays, employée selon des gestes précis. Quand la personne est loin, elles se font au temple sur ce qui la représente.
- La veillée, quand le cas le demande. Certains rituels de protection se conduisent la nuit. Certains travaux se conduisent la nuit et durent jusqu’au matin. Cela ne s’improvise pas et cela ne se fait pas pour tout le monde : l’examen le dit.
- La fermeture. Un rituel de protection s’ouvre et se ferme. Un rite s’ouvre et se ferme. On remercie, on referme, on range. Un travail laissé ouvert n’est pas un travail achevé.
Je ne décris pas au-delà, et pour une raison simple : certaines choses appartiennent au couvent et se transmettent à l’initiation. Un praticien qui vous détaille tout est soit menteur, soit indigne de ce qu’il a reçu. Ce que je viens d’écrire est ce qu’un homme de ma tradition peut dire à quelqu’un qui n’est pas initié.
Rituel de protection : ce que je vous demande
- Votre nom complet, votre date de naissance et une photographie de vous. Je ne conduis aucun rituel de protection sans cela. C’est ma méthode et je ne travaille pas sans. Le visage compte dans ma tradition, pour l’examen comme pour les prières.
- Votre histoire, avec les dates. Le mois où cela a commencé, l’année où quelque chose a changé. Cela oriente l’examen bien plus que vous ne l’imaginez.
- Votre accord écrit avant que je commence. Je n’engage rien tant que vous n’avez pas dit oui après avoir vu le montant.
- Rien d’autre. Ni objet à m’envoyer, ni cheveu, ni vêtement, ni photographie d’une autre personne. Si quelqu’un vous réclame cela, ce n’est pas moi.
Rituel de protection : ce que révèle l’examen Sept choses que le Fâ met au jour
Voici ce qui ressort le plus souvent quand j’examine quelqu’un qui vient chercher un rituel de protection.
- Un engagement pris et jamais honoré. C’est le premier motif d’un rituel de protection. C’est de loin le premier. Quelqu’un a promis quelque chose devant les vodun ou devant la famille, souvent une génération avant, et personne ne s’en est acquitté. Cela reste ouvert et cela travaille.
- Un mort mal accompagné. C’est le deuxième motif de rituel de protection que je rencontre. Des funérailles écourtées, un corps resté loin, un deuil que la famille n’a jamais mené à son terme. C’est très fréquent dans la diaspora, où l’on n’a pas pu rentrer.
- Une parole prononcée dans la colère. Un rituel de protection la dénoue proprement. Un jour de dispute, devant témoins. Chez nous, une parole pèse, et elle se dénoue proprement quand on sait laquelle.
- Une union défaite sans qu’aucun geste n’ait été posé. Deux familles s’étaient engagées, la séparation a eu lieu entre deux personnes, et rien n’a été refermé du côté des lignées.
- Une porte ouverte par la personne elle-même. C’est là qu’un rituel de protection agit le mieux. Sans le savoir : un objet rapporté, un lieu fréquenté, un praticien douteux consulté autrefois. C’est plus courant qu’on ne croit et cela se referme bien.
- Une exposition due au travail. C’est un motif fréquent de rituel de protection. Certains métiers exposent, par le nombre de personnes croisées, par l’argent manipulé, par les lieux fréquentés. Le commerce en fait partie.
- Et souvent, rien du tout. Une période difficile, une fatigue, un enchaînement de mauvaises nouvelles. Cela ne relève pas de moi, je le dis, et je refuse le paiement. C’est le cas le plus fréquent de tous.
Les questions que je pose et que personne ne pose
Depuis quel mois exactement. Qu’est-ce qui a changé dans votre vie cette année-là. Y a-t-il eu un décès dans la famille et comment s’est-il passé. Quelqu’un a-t-il promis quelque chose autrefois. Avez-vous déjà consulté quelqu’un pour cela, et que vous a-t-on fait faire. Et la question qui surprend toujours : dormez-vous, et depuis quand.
Cette dernière compte plus que tout le reste. Un sommeil détruit depuis des mois demande d’abord un médecin, et je le dis avant toute chose.
L’enceinte qui se referme
Ce que vous pouvez faire vous-même Douze gestes qui ne coûtent rien
Un rituel de protection ne dispense de rien, et ma tradition a toujours tenu que l’essentiel se joue dans la conduite quotidienne.
- Tenir votre seuil propre. C’est le geste que ma tradition place avant tout rituel de protection. L’entrée de la maison, dégagée et nette. Chez nous, le seuil est le premier endroit qu’on soigne, et c’est aussi une hygiène de vie simple.
- Ne pas raconter vos projets avant qu’ils aboutissent. C’est la règle que ma grand-mère répétait le plus. Ce qui n’est pas encore né se protège par le silence.
- Ne pas laisser entrer n’importe qui chez vous. Aucun rituel de protection ne remplace cette prudence. Ni dans votre maison, ni dans votre vie. La plupart des difficultés que je vois viennent de personnes qu’on a laissées approcher trop vite.
- Dormir. Vraiment. Une personne épuisée est exposée à tout, y compris à sa propre imagination. Si le sommeil est détruit depuis des mois, voyez un médecin avant de voir un prêtre.
- Ne pas parler durement à ceux qui vivent chez vous. Ce qui se dit dans une maison y reste. C’est vrai spirituellement chez nous, et c’est vrai humainement partout.
- Honorer les vôtres. C’est ce que ma tradition demande avant tout rituel de protection. Un geste vers ceux qui sont partis, à votre manière et selon votre foi. Un peu d’eau versée, un mot dit, une date qu’on n’oublie pas.
- Tenir vos engagements, surtout les petits. Une parole donnée et non tenue ouvre plus de portes que n’importe quoi d’autre. C’est le principe le plus constant de ma tradition.
- Ne pas rendre le mal. Aucun rituel de protection ne se conduit dans ce sens. Beaucoup me demandent de retourner quelque chose. Celui qui rend reste attaché à celui à qui il rend.
- Aérer et faire de la lumière chez vous. Cela vaut avant tout rituel de protection. Tous les jours, même en hiver. Une maison fermée pèse sur ceux qui y vivent, et cela n’a rien de mystérieux.
- Ne pas ramener n’importe quel objet chez vous. Un objet trouvé, un cadeau d’une personne avec qui les choses se sont mal terminées. Dans le doute, on ne garde pas.
- Fuir ceux qui vous font peur pour vous vendre un rituel de protection. La peur est l’outil de vente le plus efficace de ce métier. Un praticien de tradition apaise avant de proposer.
- Vous faire soigner quand vous êtes malade. Aucun rituel de protection ne s’y substitue. Je le répète dans tous mes guides : un prêtre ne remplace ni un médecin, ni un psychologue, ni un traitement en cours.
Je donne cette liste depuis toujours, à tout le monde, y compris à ceux qui ne me confieront jamais un travail. Ces douze gestes tiennent une bonne partie de ce que les gens viennent chercher chez moi.
Rituel de protection : qui en demande un Cinq situations que je reçois
Les gens qui viennent chercher un rituel de protection ne se ressemblent pas, et il est utile de savoir que vous n’êtes pas un cas isolé.
Ceux qui partent, ou qui arrivent
Un départ pour un autre pays, un retour au pays après des années, une installation dans une nouvelle ville. Chez nous, on ne franchit pas une frontière importante sans un geste. Ce n’est pas de la superstition : c’est une manière de marquer un passage, et toutes les traditions du monde en ont une.
Ceux qui prennent une charge
Un commerce qui ouvre, une responsabilité qui grandit, une famille dont on devient l’aîné. Plus on porte, plus on est exposé, et c’est ce que les anciens appelaient simplement le poids de la tête. Une enceinte se pose souvent à ce moment-là, avant que les difficultés n’arrivent.
Ceux qui viennent après un coup dur
Une série de choses qui s’enchaînent, un accident, une trahison, plusieurs deuils rapprochés. Ils viennent chercher une explication autant qu’une protection. C’est là que je dois être le plus prudent : une mauvaise période n’est pas une attaque, et je le dis souvent.
Ceux qui craignent quelqu’un
Un voisin, un associé, une belle-famille, une personne d’un autre pays. C’est la demande la plus délicate, parce qu’elle vient avec de la peur et parfois avec de la colère. Je pose l’enceinte autour de la personne, et rien de plus. Ce que je refuse est expliqué plus bas.
Ceux qui viennent pour un autre
Une mère pour son fils, une épouse pour son mari. Je le dis à chaque fois : je travaille sur la personne qui consulte. Si c’est votre proche qui a besoin, c’est lui qui doit m’écrire, avec son accord et son propre nom. Je n’accepte pas la photographie de quelqu’un qui ignore la démarche, et cette règle n’a jamais changé chez moi.
Dans ces cinq situations, la première étape est identique : l’examen, gratuit, et une réponse franche sur ce qu’il montre ou non.
Ce qu’on vend sous ce nom Et pourquoi je fais autrement
Le mot rituel de protection est devenu un argument de vente, et je préfère que vous sachiez reconnaître ce qui n’en est pas un.
- L’objet expédié par colis, vendu sous le nom de rituel de protection. Bague, pendentif, sachet, flacon. Un objet posté n’est adossé à aucun travail : ce que vous payez est un envoi, pas un rite. Je n’expédie rien.
- L’abonnement mensuel. Un rituel de protection se conduit, puis se referme. Un travail à renouveler tous les mois installe une dépendance et n’a rien de traditionnel. Un rite bien conduit se conduit, puis se referme.
- Le rituel de protection vendu après avoir fait peur. On vous annonce d’abord qu’on voit une attaque sur vous, puis on vous propose le remède. C’est la mécanique de vente la plus répandue et la plus efficace.
- Le montant qui monte en cours de route. Une somme au départ, puis des compléments, puis une urgence. Chez moi, le montant est annoncé une fois et ne bouge pas.
- Le rituel de protection qui vise quelqu’un. Retourner, renvoyer, faire payer. Ce n’est plus une protection, et je refuse toutes ces demandes.
- Le rituel de protection au résultat garanti, avec une date. Vous serez tranquille avant tel mois. Personne ne peut le dire, et l’annoncer sert seulement à conclure une vente.
Je fonctionne à l’inverse : examen gratuit d’abord, refus fréquent, montant unique annoncé par écrit, rien contre personne, rien par la poste. Ce sujet est développé dans le guide du cadre écrit.
Rituel de protection : d’où me vient ce que je fais La transmission, et ce qu’elle impose
Vous confiez un rituel de protection à quelqu’un que vous ne verrez pas. Vous avez le droit de savoir d’où vient ce qu’il fait.
Une transmission familiale, à Sakété
Je suis né à Sakété, dans le sud du Bénin, dans une famille où l’on est prêtre depuis des générations. On ne choisit pas ce chemin comme on choisit un métier : il se désigne, il se prépare longtemps, et il se reçoit. Mon père conduisait déjà les rites que je conduis, et c’est de lui que je tiens l’essentiel.
L’initiation se fait au couvent, elle dure, et elle ne se raconte pas. Ce que je peux en dire tient en une phrase : on n’en sort pas comme on y est entré, et on en sort avec des obligations qui durent toute la vie. C’est décrit plus longuement dans le guide sur le métier de prêtre vaudou.
Ce que la transmission interdit
- De travailler contre une personne. Un rituel de protection ne se dirige jamais vers quelqu’un. Ce n’est pas une règle que je me suis donnée : c’est ce qui m’a été enseigné, et le manquement se paie du côté de celui qui le commet.
- De prendre l’argent de quelqu’un qu’on ne peut pas aider. Mon père refusait, devant moi, et cela m’a marqué plus que tout le reste.
- De divulguer ce qui appartient au couvent. D’où le fait que je décrive les gestes sans aller au-delà de ce qu’un non-initié peut entendre.
- De promettre ce qui ne dépend pas de nous. Un prêtre demande, il n’ordonne pas. C’est pourquoi je n’annonce jamais de date.
Ce qui est vérifiable, et ce qui ne l’est pas
Je sais ce qu’on lit sur internet, et je sais que n’importe qui peut écrire ce que je viens d’écrire. Voici donc ce que vous pouvez vérifier par vous-même : le temple existe et se trouve à Sakété ; une chaîne internationale est venue filmer chez nous, et j’apparais comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de ma mère ; à l’état civil je m’appelle Wêtê Agbonon et c’est sous ce nom que la chaîne m’a crédité.
Le reste, l’initiation, ce que je ressens à l’examen, vous ne pouvez pas le vérifier. Personne ne le peut. Je préfère vous le dire plutôt que de prétendre le contraire, et je préfère que vous jugiez sur ce qui se vérifie.
Combien de temps un rituel de protection tient La question qu’on me pose le plus
C’est la première question après le montant quand on me demande un rituel de protection, et je réponds toujours la même chose.
Ce que ma tradition tient pour vrai
- Un rituel de protection bien conduit ne se répète pas tous les mois. Ce qui est refermé est refermé. Un praticien qui vous rappelle chaque mois pour renouveler vend un abonnement, pas un rite.
- Ce qui rouvre après un rituel de protection, c’est la conduite. Une parole donnée et reprise, un engagement laissé de côté, une porte qu’on rouvre soi-même. C’est pour cela que je donne les douze gestes à tout le monde.
- Certains rituels de protection se posent une fois pour toutes, d’autres se reprennent aux étapes de la vie. Un mariage, une naissance, un décès, un départ pour un autre pays. Ce sont des moments où l’on repasse au temple, chez nous, et cela n’a rien d’une facture supplémentaire.
- Personne ne peut vous donner de durée en mois. Et quiconque vous en donne une devrait vous alerter.
Comment savoir si quelque chose a rouvert
Vous le sentez avant de le penser : le sommeil qui se dégrade de nouveau, les mêmes blocages qui reviennent au même endroit, une lourdeur au réveil. Dans ce cas, écrivez-moi et je reprends l’examen sans nouveau paiement pour ceux à qui j’ai déjà conduit un travail. Cela fait partie de ce que je considère comme mon engagement.
Ce que je propose selon votre situation Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Tous ceux qui me demandent un rituel de protection ne reçoivent pas la même réponse de ma part.
Vous traversez une mauvaise période, sans plus
Ce que je fais : l’examen, gratuitement, et très souvent je m’arrête là sans conduire de rituel de protection. Une succession de mauvaises nouvelles n’est pas une attaque, et je préfère vous le dire que vous vendre une enceinte dont vous n’avez pas besoin. Je vous donne les douze gestes et je reste joignable si cela devait durer.
Quelque chose est ouvert et l’examen le montre
Ce que je fais : je vous dis quelle enceinte est concernée, ce que je propose de conduire, et le montant, une seule fois et par écrit. Puis je conduis le rite moi-même au temple de Sakété : prières aux vodun de ma maison, offrandes, libations, ablutions, et veillée si le cas le demande. Ensuite je vous rends compte.
Vous voulez retourner quelque chose contre quelqu’un
Ce que je fais : je refuse, et je prends le temps d’expliquer plutôt que de vous congédier. Une protection se pose autour de vous. Celui qui rend reste attaché à celui à qui il rend, et vous seriez lié pour longtemps à la personne dont vous voulez justement vous défaire.
Vous êtes épuisé et vous ne dormez plus
Ce que je fais : je vous demande d’aller voir un médecin avant tout, et je vous le dis clairement même si cela me fait perdre un travail. Une fatigue qui ne cède pas depuis des mois s’examine d’abord. Je reste disponible ensuite, et l’examen du Fâ ne coûte rien de toute façon.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Ce que racontent ceux qui m’écrivent après Huit constats
Beaucoup de personnes me réécrivent des mois après un rituel de protection. Voici ce qui revient le plus.
- Le sommeil est ce qui bouge en premier après un rituel de protection. C’est ce que l’on me rapporte le plus souvent, et c’est aussi ce qui compte le plus dans une vie.
- Ils avaient un engagement ancien dans la famille. Chez ceux où l’examen a montré quelque chose, c’est de loin le premier motif.
- Ils avaient déjà payé un rituel de protection ailleurs, beaucoup. Objets postés, travaux renouvelés chaque mois. Beaucoup arrivent chez moi après avoir été vidés.
- Le refus les a rassurés. Ceux à qui j’ai refusé un rituel de protection reviennent souvent plus tard. Ceux à qui j’ai dit qu’ils n’avaient rien reviennent souvent plus tard, avec un vrai motif, et ils m’écrivent qu’ils m’ont cru parce que j’avais refusé une première fois.
- Les douze gestes ont fait leur part, sans aucun rituel de protection. Y compris chez ceux à qui je n’ai jamais rien conduit.
- Le seuil et le sommeil reviennent toujours. Ce sont les deux points qu’on me cite le plus dans les retours.
- Personne ne regrette de n’avoir rien fait contre quelqu’un. Y compris ceux qui étaient venus pour cela, en colère.
- La deuxième demande de rituel de protection est rare. Et c’est ainsi que cela doit être : un travail conduit n’a pas à se répéter.
Une dernière chose, pour celui ou celle qui lit cette page en hésitant. Vous n’avez rien à payer pour me parler. Écrivez-moi, racontez ce qui vous inquiète, et je vous dirai franchement s’il y a quelque chose à faire ou non. Dans une bonne partie des cas, ma réponse est qu’il n’y a rien, et cela ne me coûte rien de vous le dire.
Ce que je fais : je vous écoute moi-même et gratuitement, je procède à l’examen du Fâ pour voir ce qui est ouvert, et si un travail a lieu d’être, je le conduis moi-même au temple de Sakété : prières adressées aux vodun de ma maison, offrandes, libations, ablutions rituelles, veillée quand le cas le demande. Puis je vous rends compte et je reste joignable.
Mes règles : je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même et je vous rends compte de ce qui a été fait. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis. Je ne conduis rien contre personne, je ne vends aucun objet et je n’expédie rien. Et je ne remplace ni un médecin, ni un psychologue, ni un traitement en cours.
Initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentes Les réponses courtes, sans détour
Qu’est-ce qu’un rituel de protection ?
Un travail conduit dans un temple, adressé aux vodun, qui referme ce qui est resté ouvert et pose une enceinte autour de vous.
Que faites-vous concrètement ?
L’examen du Fâ d’abord, puis les prières aux vodun de ma maison, les offrandes, les libations, les ablutions, et la veillée si le cas le demande.
Faut-il se déplacer au Bénin ?
Non, le travail se conduit au temple et vous restez chez vous. Je demande votre nom, votre date de naissance et votre photographie.
Vendez-vous des talismans ?
Non, et je n’expédie rien par la poste. Un objet posté n’est adossé à aucun travail.
Cela agit-il contre quelqu’un ?
Non. Une protection se pose autour de vous, jamais contre une personne. Ces demandes sont refusées dès le premier message.
Faut-il le renouveler ?
Un travail bien conduit ne se répète pas tous les mois. Un renouvellement permanent installe une dépendance.
Combien cela coûte-t-il ?
L’écoute et l’examen ne coûtent rien. Le montant d’un travail est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer, et ne bouge plus.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable.
Dites-moi ce qui vous inquiète
Ce que vous ressentez, depuis quand, et ce qui a changé. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne prends votre argent que si je peux agir.
Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.












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