Guide de référence · lecture libre
Marabout sans résultat : pourquoi rien n’est venu
Les six raisons possibles, comment savoir laquelle, et ce que je ne ferai jamais
30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit
Vous avez consulté, vous avez payé, et il ne s’est rien passé. Je suis Maître Luc, marabout et prêtre vodun au temple de Sakété, au Bénin, et je vais traiter la question du marabout sans résultat comme personne ne le fait dans mon métier : en admettant qu’elle se pose. Un travail peut ne rien donner, et six raisons différentes peuvent l’expliquer. Certaines vous concernent, certaines me concerneraient, une seule signifie qu’on vous a menti. Voici comment savoir laquelle, et surtout ce que je ne ferai jamais dans ce cas : vous proposer de réparer, inventer un obstacle, ou vous demander de compléter.
Écrit par Maître Luc, marabout et prêtre vodun de Sakété · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 6 RAISONS · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 32 MIN
Qui vous répondra
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
En résumé
Un marabout sans résultat n’est pas forcément un escroc, et ce n’est pas forcément votre faute non plus. Six raisons expliquent qu’un travail ne donne rien.
Le tri de départ était mauvais. Ce que vous attendiez n’était pas ce qui a été traité. Vous jugez trop tôt. Quelque chose a changé sans ressembler à ce que vous attendiez. La liberté d’une autre personne a joué. Ou bien on vous a menti et rien n’a été conduit.
Mon écoute et mon examen du Fâ sont gratuits, et je ne prends votre argent que si je peux agir.
Les trois choses à ne jamais faire après un échec
Ne payez jamais un second praticien pour réparer le travail du premier. C’est la seconde escroquerie, et elle vise exactement les gens dans votre situation. Personne n’est en danger parce qu’un travail a été commencé puis interrompu : cette peur est fabriquée et elle rapporte beaucoup.
Ne versez aucun complément au premier. Si l’on vous explique qu’un obstacle est apparu et qu’il faut renforcer, arrêtez-vous là. C’est la deuxième marche d’un escalier prévu depuis le début.
Et ne recommencez pas ailleurs le lendemain. Beaucoup enchaînent trois praticiens en six mois. Ce n’est pas la faute du consultant : c’est un système qui se nourrit de l’attente.
Ce que vous allez lire
- Marabout sans résultat : les six raisons
- Marabout sans résultat : la première raison
- Marabout sans résultat : la deuxième raison
- Marabout sans résultat : la troisième raison
- Marabout sans résultat : la quatrième raison
- Marabout sans résultat : la cinquième raison
- Marabout sans résultat : la sixième raison
- Marabout sans résultat : laquelle des six vous concerne
- Marabout sans résultat : ce que je fais
- Le travail au temple, étape par étape
- Marabout sans résultat : ce que je ne ferai jamais
- Marabout sans résultat : les dix questions à poser
- Pourquoi personne n’écrit cette page
- Comment mesurer un changement sans se mentir
- Ce que l’examen révèle chez ceux qui reviennent
- Ce que je propose selon votre situation
- Mon engagement
- Questions fréquentes
Marabout sans résultat : les six raisons
Une seule signifie qu’on vous a menti
Commençons par une chose que mes confrères n’écrivent jamais sur le marabout sans résultat. Oui, un travail peut ne rien donner. Cela m’est arrivé, cela arrive à tout le monde dans ce métier, et prétendre le contraire serait exactement le mensonge que je passe mes guides à dénoncer.
Ce qui distingue un praticien d’un vendeur n’est pas l’absence d’échec : c’est ce qu’il en fait. Voici donc les six raisons pour lesquelles vous vous retrouvez devant un marabout sans résultat, et il est important de savoir laquelle vous concerne, parce qu’elles n’appellent pas les mêmes suites.
Retenez la dernière ligne. Cinq de ces six raisons ne se règlent pas en versant de l’argent à un second praticien, et la sixième encore moins. C’est pourtant exactement ce qu’on va vous proposer dans les jours qui viennent, parce que quelqu’un qui vient d’échouer est la cible la plus facile de ce métier.
Marabout sans résultat : la première raison
La plus fréquente, et la faute en revient au praticien
C’est la première cause d’un marabout sans résultat, et de très loin. Votre situation ne relevait pas de ce qu’une tradition sait traiter, et le praticien a accepté quand même.
Un marabout sans résultat vient souvent de là. Sur dix demandes qui m’arrivent, quatre environ relèvent vraiment de ce que ma tradition sait faire. Les six autres relèvent d’un médecin, d’un juriste, d’un travailleur social, d’une décision que vous seul pouvez prendre, ou de rien du tout. J’ai consacré un guide entier à ce tri dans le guide sur ce qu’il faut apporter à un marabout.
Comment reconnaître ce cas
- On ne vous a jamais dit non, et c’est la marque du marabout sans résultat annoncé. Le praticien a accepté sans hésiter, quelle que soit votre demande. Un homme qui ne refuse jamais rien ne trie rien.
- Votre difficulté avait une date et une cause claires : un marabout sans résultat était prévisible. Un licenciement, un diagnostic, une décision de justice. Ces choses-là se traitent avec des professionnels, pas avec des gestes.
- Aucun examen n’a précédé la proposition. On vous a annoncé un rituel et un prix dès le premier échange, donc rien n’a été regardé.
- Et personne ne vous a orienté ailleurs. Un praticien sérieux vous renvoie régulièrement vers un médecin ou un juriste. Si cela ne s’est jamais produit, le tri n’a pas eu lieu.
Ce que cela implique
Qu’avec un marabout sans résultat de ce type, l’argent était perdu d’avance, et que la responsabilité en revient entièrement au praticien. Ce n’est pas une question de force, c’est une question d’honnêteté au moment d’accepter. Et cela ne se répare pas en payant quelqu’un d’autre : cela se répare en allant, enfin, là où se trouve la réponse.
Marabout sans résultat : la deuxième raison
Le malentendu le plus douloureux, et il est évitable
Voici un cas fréquent de marabout sans résultat qui n’est ni une escroquerie ni un échec technique : un malentendu sur l’objet même du travail.
Un marabout sans résultat apparent peut avoir bien travaillé : quelqu’un vient pour un retour, et l’examen porte sur un deuil jamais accompagné. Le travail est conduit sur ce deuil, correctement. Des mois plus tard, la personne dit que rien n’a marché. Elle a raison sur ce qu’elle attendait et tort sur ce qui a été fait.
Pourquoi cela arrive
- Le motif présenté n’est presque jamais le vrai motif, d’où le marabout sans résultat aux yeux du consultant. Ce qui fait le plus mal parle en premier, et ce n’est pas toujours ce que le Fâ met au jour.
- Le praticien n’a pas expliqué ce qu’il allait conduire. C’est là que se joue tout. Si l’on vous avait dit, avant de commencer, que le travail porterait sur autre chose, vous auriez pu dire non.
- Et personne n’a rendu compte après le travail. Sans compte rendu, vous ne savez même pas sur quoi le travail a porté, donc vous jugez sur ce que vous imaginiez.
Comment je l’évite
Contre le marabout sans résultat, je vous annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer. Vous savez donc sur quoi portera le travail avant de payer, pas après, et vous restez libre de dire que ce n’est pas ce que vous cherchiez. Cette seule habitude supprime la moitié des malentendus de ce métier.
Beaucoup de travaux tenus pour ratés ont été bien conduits sur autre chose. Personne n’avait dit au consultant sur quoi.
Marabout sans résultat : la troisième raison
Difficile à entendre, et vrai la moitié du temps
Une part importante des messages « marabout sans résultat » que je reçois arrive dix jours après le travail. Parfois trois jours.
Beaucoup concluent au marabout sans résultat en dix jours, et je comprends cette impatience mieux que personne : quand on a payé, on regarde. Mais ce qui a mis dix ans à se nouer ne se dénoue pas en une semaine, et surtout, l’attente elle-même déforme le jugement. Quelqu’un qui guette un signe finit soit par en voir partout, soit par n’en voir aucun.
Ce que je réponds dans ce cas
- Je ne donne toujours pas de date, même face à un marabout sans résultat allégué. Ni au début ni après. Le faire maintenant reviendrait à vous organiser une seconde attente.
- Je vous demande de cesser de guetter. Non pas d’oublier, mais d’arrêter de vérifier chaque jour. Le guet transforme une situation en obsession, et c’est une souffrance ajoutée.
- Et je vous propose de m’écrire dans quelques semaines, sans repayer. Sans nouveau paiement, comme toujours. Nous regarderons alors où en est réellement la situation, et non où en est votre inquiétude.
Marabout sans résultat : la quatrième raison
Celle que personne ne voit sur le moment
Voici la raison la plus surprenante des six, et je la place au milieu parce qu’elle explique un nombre considérable de cas de marabout sans résultat qui n’en étaient pas.
Quelqu’un vient pour qu’une personne revienne. Six mois plus tard, la personne n’est pas revenue, mais le consultant a cessé d’attendre, a repris son travail, a renoué avec sa famille, dort à nouveau. Il me dit que rien n’a marché. Quelque chose a changé, mais pas ce qu’il avait demandé.
Ce que j’en dis honnêtement
Face à un marabout sans résultat apparent, je ne vais pas prétendre que ce changement-là est le résultat du travail : ce serait m’attribuer un mérite invérifiable, et c’est exactement le genre de tour de passe-passe que je reproche aux autres. Je dis seulement deux choses.
- Regardez ce qui a bougé avant de conclure au marabout sans résultat. Faites la liste de votre situation il y a six mois et de votre situation aujourd’hui, point par point. Beaucoup de gens découvrent en la faisant que la seule chose qui n’a pas changé est celle qu’ils fixaient.
- Un travail sur la lignée ne produit pas ce qu’on croit. Il porte sur ce qui est resté ouvert derrière vous, pas sur la décision d’une autre personne. Les effets, quand il y en a, ressemblent rarement à la commande.
Marabout sans résultat : la cinquième raison
La limite absolue, et je la dis avant, pas après
Quand la demande portait sur le retour d’une personne, le marabout sans résultat a une explication simple : ou le changement d’une autre personne, il existe une raison de marabout sans résultat qui n’a rien à voir avec la qualité du travail : cette personne a décidé autrement.
Aucune tradition ne commande la volonté d’un être humain, et la mienne moins que les autres. Un être humain garde toujours sa liberté, y compris celle de partir, y compris celle de ne pas revenir. Celui qui vous promet le contraire vous ment sur le point le plus important, et il le sait au moment où il le dit.
Pourquoi je le dis dès le premier échange
Parce qu’après un marabout sans résultat, c’est trop tard et cela ressemble à une excuse. Un praticien qui découvre cette limite au moment de l’échec s’en sert comme d’un paravent. Un praticien qui l’annonce avant vous laisse décider en connaissance de cause, quitte à perdre la consultation.
Et c’est ce que je fais : je le dis avant, je le répète dans presque tous mes guides, et je perds des dossiers pour cette raison précise. Le sujet est développé dans le guide sur le travail bien conduit.
Marabout sans résultat : la sixième raison
La seule des six qui soit une escroquerie
Il faut nommer les choses : tout marabout sans résultat n’est pas un escroc, mais certains le sont. Dans une partie des cas de marabout sans résultat, il n’y a eu ni examen, ni geste, ni rite : seulement un encaissement.
Les signes qui ne trompent pas
- Vous ne savez pas dire ce qui a été fait : le signe le plus sûr du marabout sans résultat malhonnête. C’est le signe numéro un. Demandez-vous quels gestes ont été posés, quel jour, pour qui. Si vous ne pouvez répondre à aucune de ces trois questions, personne ne vous l’a jamais dit.
- Il y a eu plusieurs versements, marque du marabout sans résultat organisé. Un premier montant, puis un complément, puis un solde. Ce n’est pas un imprévu, c’est un escalier prévu depuis le début, et je le démonte dans le guide sur le paiement après résultat.
- Le paiement s’est fait par recharge prépayée ou par coupon. Intraçable, irrécupérable. Aucun praticien honnête n’a besoin de ce moyen.
- On vous avait donné une date, et elle est passée. Puis une explication est arrivée : un obstacle, une force contraire, une consigne que vous n’auriez pas respectée.
- Et depuis l’échec, on vous propose autre chose. Un renforcement, une seconde phase, un travail plus puissant. C’est la confirmation, pas le remède.
Ce qu’il faut faire aujourd’hui
Devant un marabout sans résultat qui réclame encore, arrêtez de verser immédiatement, quoi qu’on vous dise. Appelez votre banque si c’est récent : certains paiements se contestent dans un délai très court. Conservez tout, messages, captures, numéros, reçus. Vous pouvez déposer plainte et signaler en ligne sur la plateforme Pharos ; le service Info Escroqueries répond gratuitement au 0 805 805 817.
Et parlez-en à quelqu’un. La honte fait plus de dégâts que la perte elle-même, et elle isole exactement ceux qu’il faudrait entourer.
Marabout sans résultat : laquelle des six vous concerne
Cinq questions à vous poser, dans cet ordre
Voici la méthode que j’emploie avec les personnes qui m’écrivent après un marabout sans résultat. Elle prend dix minutes et elle donne presque toujours la réponse.
- Savez-vous ce qui a été fait, précisément ? La question qui tranche sur tout marabout sans résultat.
- Avez-vous gardé une trace écrite de ce qu’on vous a dit ? Quels gestes, quel jour, pour qui. Si la réponse est non, allez directement à la sixième raison. Si la réponse est oui, continuez.
- Vous a-t-on dit avant sur quoi porterait le travail ? Si non, la deuxième raison est très probable : le travail a porté sur autre chose que ce que vous attendiez.
- Vous a-t-on refusé quelque chose, une seule fois ? Si personne ne vous a jamais dit non, ni orienté vers un médecin ou un juriste, la première raison est la bonne : le tri n’a pas eu lieu.
- Combien de temps s’est-il écoulé ? Moins de six semaines, et la troisième raison entre en jeu. Ce n’est pas une excuse, c’est une donnée.
- Et votre demande portait-elle sur la décision d’une autre personne ? Si oui, la cinquième raison suffit à elle seule, et aucun travail au monde n’y aurait changé quelque chose.
Le cas où plusieurs raisons se cumulent
Dans un marabout sans résultat, le cumul est fréquent et même le plus courant. Un tri mal fait au départ, aucune explication de ce qui serait conduit, aucun compte rendu ensuite, et une demande portant sur la volonté d’un tiers. Quatre raisons d’un coup, et aucune ne dépendait de vous.
Marabout sans résultat : ce que je fais
Concrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et voici ce qu’il recouvre chez moi.
Marabout sans résultat : je réponds quand même
C’est le moment où beaucoup disparaissent, et c’est précisément là qu’un praticien se juge. Vous m’écrivez trois mois après pour me dire que rien n’a changé : je vous réponds, et je ne facture rien pour cet échange. Il fait partie du travail que vous avez déjà payé.
Marabout sans résultat : je regarde d’abord ce qui a été fait
Nous reprenons le compte rendu que je vous avais écrit, geste par geste, et nous regardons ce que la situation est devenue depuis. Cela paraît banal et cela règle la moitié des cas : les gens jugent sur un souvenir déformé par l’attente, pas sur ce qui a réellement eu lieu.
Je vous dis franchement quand je ne peux rien
C’est la partie de mon métier dont je suis le plus fier. Quand l’examen ne montre rien que ma tradition sache traiter, je le dis, et je n’accepte pas votre argent. Cela vaut au premier échange comme après un échec : je ne conduis pas un second travail pour compenser un premier qui n’a rien donné.
Et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert
Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous, sur votre lignée et sur les lieux qui vous concernent. Ce qu’il regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : un engagement pris et jamais honoré, une parole donnée devant les anciens et jamais reprise, une bénédiction jamais demandée, un mort mal accompagné. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.
Quand il montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes déposées, les libations versées pour les anciens de votre lignée, et la veillée quand le cas le demande. Une équipe de France 24 est venue y filmer en janvier 2026, pour son émission Plan B consacrée à la mangrove.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Le travail au temple, étape par étape
Ce qui évite, en amont, la plupart des six raisons
Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir
Deux choses propres à ce sujet. Quatre des six raisons se préviennent en amont, par le tri et par l’écrit. Et je ne demande jamais de complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.
Rien n’est venu ? Dites-le-moi
Y compris si le travail a été conduit ailleurs. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous demanderai rien tant que je n’aurai pas vu si je peux agir.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Marabout sans résultat : ce que je ne ferai jamais
Sept refus, et chacun me coûte de l’argent
- Je ne propose jamais de réparer un marabout sans résultat conduit ailleurs. C’est la proposition la plus rentable de ce métier et la plus indigne. Personne n’est en danger parce qu’un travail a été commencé puis interrompu.
- Je ne dis jamais que le premier praticien a mal fait. Je ne l’ai pas vu travailler et je ne le connais pas. Salir un confrère pour prendre sa place est un argument de vente, pas un diagnostic.
- Je n’invente jamais d’obstacle pour expliquer un marabout sans résultat. Ni force contraire, ni opposition, ni blocage apparu en cours de route. Ces explications servent à justifier l’argent déjà versé et à en demander davantage.
- Je ne vous reproche jamais d’avoir mal fait. Vous n’auriez pas respecté une consigne, vous auriez douté, vous en auriez parlé : ces reproches sont fabriqués et ils font porter l’échec à celui qui a payé.
- Je ne demande jamais de complément. Si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.
- Je ne propose jamais un second travail pour compenser. Un travail qui n’a rien donné ne s’améliore pas en le doublant.
- Et je ne disparais pas. Vous pouvez m’écrire des mois après, sans repayer, y compris pour me dire que rien n’a changé.
Ce que je propose à la place
Après un marabout sans résultat : une relecture honnête de ce qui s’est passé, gratuite, et une réponse franche. Parfois cette réponse est que je ne peux rien de plus, et je le dis. C’est moins vendeur qu’un second rituel, et c’est la seule chose que je puisse vous offrir sans mentir.
Pourquoi personne n’écrit cette page
Et pourquoi je la publie quand même
Cherchez sur internet un praticien qui reconnaisse qu’un travail peut ne rien donner : vous n’en trouverez pratiquement aucun. Le sujet du marabout sans résultat est le grand silence de ce métier, et il y a trois raisons à cela.
- Reconnaître l’échec fait perdre des clients. C’est vrai, et je le constate. Une page qui promet fait écrire davantage de monde qu’une page qui nuance. Ceux qui publient des promesses ne sont pas idiots : ils font ce qui rapporte.
- L’échec est le moment le plus rentable du métier. Voilà la raison la plus laide, et elle explique tout le reste. Un consultant déçu est prêt à payer davantage que quelqu’un qui n’a jamais consulté : il a déjà engagé de l’argent, il ne veut pas l’avoir perdu, et il a peur. Un praticien qui traite honnêtement l’échec renonce donc à la clientèle la plus lucrative qui existe.
- Et parce que le silence est confortable. Tant que personne n’écrit sur le sujet, personne n’a de comparaison, et chaque praticien peut expliquer l’échec à sa manière au moment où il survient.
Ce que je gagne à l’écrire
Rien, à court terme. Je perds même des dossiers : quelqu’un qui lit qu’un travail peut ne rien donner hésite davantage que quelqu’un à qui l’on garantit tout. J’ai perdu des consultations pour chaque phrase de cette page.
Ce que je gagne, c’est autre chose. Les gens qui m’écrivent après avoir lu ceci ne me demandent pas l’impossible, ne me relancent pas au bout de dix jours, et ne se sentent pas trahis quand je leur dis que je ne peux rien. Nous partons du même endroit, et cela vaut mieux pour eux comme pour moi.
La phrase qui résume tout
Un praticien qui n’a jamais échoué n’existe pas. Il n’existe que des praticiens qui ne vous le disent pas.
Comment mesurer un changement sans se mentir
La méthode des deux colonnes, à faire seul et par écrit
Avant de conclure à un marabout sans résultat, il faut regarder correctement, et l’attente rend cela très difficile. Voici la seule méthode qui fonctionne, et elle demande une feuille de papier.
Tracez deux colonnes. À gauche, écrivez votre situation telle qu’elle était le jour où vous avez consulté : votre sommeil, votre travail, vos relations avec votre famille, votre santé, votre humeur, vos finances, la chose précise pour laquelle vous étiez venu. À droite, écrivez la même liste aujourd’hui. Point par point, sans commenter.
Ce que cette méthode fait apparaître
- Ce qui a bougé et que vous ne regardiez plus. Beaucoup de gens découvrent que six lignes sur huit ont changé, et que la seule immobile est celle qu’ils fixaient jour et nuit.
- Ce que vous attendiez vraiment. Souvent, la ligne qui compte n’était pas celle que vous aviez annoncée au praticien.
- Le temps écoulé, en vrai. Écrivez la date de la consultation en haut de la feuille. Beaucoup croient que six mois ont passé alors qu’il s’agit de cinq semaines.
- Et l’effet de l’attente elle-même. Si votre sommeil, votre humeur et votre travail se sont dégradés depuis, ce n’est pas le travail qui a échoué : c’est le guet qui vous use.
Ce que la méthode ne fait pas
Elle ne prouve rien sur l’efficacité d’un rite, et je ne vais pas prétendre le contraire. Un changement constaté peut venir du temps, de vous, des autres, ou de ce qui a été conduit : personne ne peut trancher, et celui qui s’attribue tout ce qui va mieux ment autant que celui qui nie tout ce qui va mal.
Elle sert seulement à juger sur des faits plutôt que sur une impression, et c’est déjà considérable quand on est dans l’état où l’on est après une déception.
Ce que l’examen révèle chez ceux qui reviennent après un échec
Six choses que le Fâ met au jour
- Le premier travail portait sur le mauvais objet, cause numéro un du marabout sans résultat. C’est le premier, et de loin. Ce qui était resté ouvert n’était pas ce qu’on avait traité, et l’examen le montre en général sans difficulté.
- Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé un jour de peur, une promesse faite à un ancien, une parole donnée devant les vôtres. C’est le motif le plus fréquent de tous, et personne ne l’avait cherché.
- Une bénédiction jamais demandée. Avant un départ, une union, une installation. Très fréquent chez ceux qui sont partis vite ou fâchés, et c’est développé dans le guide sur la bénédiction des parents.
- Un mort mal accompagné. Des funérailles suivies au téléphone, des rites impossibles depuis l’Europe. Cela pèse, cela se rattrape, et cela n’avait jamais été regardé.
- Une perte d’argent tenue secrète après un marabout sans résultat. Ce n’est pas un signe du Fâ et je le note parce que je le vois chaque semaine. Des gens ont versé beaucoup et n’osent le dire à personne, pas même à leur conjoint. Cette solitude aggrave tout et fausse le récit qu’ils me font.
- Et souvent, rien que je puisse traiter. Une vie difficile, une attente longue, une décision à prendre. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent, y compris à quelqu’un qui vient de perdre de l’argent ailleurs.
Les questions que je pose et que personne ne pose
Que vous a-t-on dit exactement, mot pour mot. Combien avez-vous versé au total, honnêtement, et en combien de fois. Vous a-t-on donné une date. Vous a-t-on désigné quelqu’un. Savez-vous quels gestes ont été posés. Et qui, dans votre entourage, est au courant.
Et celle que personne ne pose jamais : « qu’est-ce qui aurait dû arriver pour que vous disiez que ça a marché ? »
Cette question règle beaucoup de choses. Très souvent, la personne n’avait jamais formulé de critère, et découvre en répondant qu’elle attendait deux choses différentes à la fois, ou une chose qu’aucun praticien au monde ne pouvait produire.
Marabout sans résultat : les dix questions à poser
Au premier praticien d’abord, et à moi ensuite si vous m’écrivez
- Quels gestes ont été posés, et quel jour ? La première de toutes. L’absence de réponse vaut réponse.
- Sur quoi le travail portait-il exactement ? Si vous l’apprenez maintenant, la deuxième raison est la bonne.
- M’aviez-vous dit cela avant que je paie ? Un praticien sérieux répond oui, parce qu’il l’a écrit.
- Combien de temps faut-il, selon vous, avant de juger ? Méfiez-vous d’une réponse chiffrée, dans un sens comme dans l’autre.
- Ma demande portait-elle sur la décision de quelqu’un d’autre ? Si oui, cela aurait dû vous être dit au départ.
- Me demandez-vous quelque chose de plus aujourd’hui ? Toute réponse positive vous renseigne définitivement.
- Proposez-vous de réparer un travail conduit ailleurs ? Un praticien sérieux répond non, sans hésiter.
- Que se passe-t-il si j’arrête tout maintenant ? La bonne réponse est : rien. Toute évocation d’un danger est une menace.
- Puis-je vous réécrire dans six mois sans repayer ? Le test du suivi, valable après un échec comme après une réussite.
- Et qu’est-ce que vous ne savez pas faire ? Un praticien réel répond immédiatement. Celui qui peut tout ne peut rien.
Au temple de Sakété, chaque geste conduit vous est écrit. C’est ce compte rendu qui vous permettra, plus tard, de juger sur des faits.
Ce que je propose selon votre situation
Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Vous sortez d’un marabout sans résultat conduit ailleurs
Ce que je fais : nous reprenons ce qui s’est passé, gratuitement, et nous cherchons laquelle des six raisons vous concerne. Je ne propose pas de réparer, je ne surenchéris pas, et je n’accepte pas votre argent tant que nous n’avons pas fait cela.
On vous propose déjà de renforcer le travail
Ce que je fais : je vous dis de ne rien verser, aujourd’hui, à personne, moi compris. Puis nous relisons ensemble ce qu’on vous a écrit, phrase par phrase. Cela suffit très souvent.
C’est moi qui ai conduit le travail, et il est sans résultat
Ce que je fais : je vous réponds, je reprends le compte rendu avec vous, et je ne facture rien. Si l’examen ne montre rien de plus que je puisse traiter, je vous le dis et nous en restons là. Je ne vous proposerai pas un second travail.
Vous voulez recommencer ailleurs tout de suite
Ce que je fais : je vous demande d’attendre. Recommencer le lendemain, avec la même méthode et un autre nom, mène au même endroit. Changez de manière de procéder avant de changer de praticien, et le guide sur les cinq assises de la confiance décrit exactement comment.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Une dernière chose, pour celle ou celui qui vient de perdre de l’argent
Vous n’êtes ni naïf ni bête. Ces gens travaillent la persuasion à longueur de journée, ils repèrent la douleur en trois messages, et ils prennent chaque semaine des médecins, des enseignants, des chefs d’entreprise. Ce qui vous est arrivé arrive à des personnes très sensées, et cela n’enlève rien à votre jugement.
Ne versez plus rien à personne aujourd’hui. Regardez laquelle des six raisons vous concerne, calmement, et parlez-en à quelqu’un. Si vous voulez que nous regardions ensemble, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si je ne peux rien.
Mon engagement
Ce que je fais : je trie avant d’accepter et je refuse souvent. Je vous dis sur quoi portera le travail avant que vous payiez. J’annonce le montant une seule fois, par écrit. Je conduis les gestes moi-même. Je vous écris ce qui a été fait. Et je vous réponds ensuite, y compris pour entendre que rien n’a changé.
Mes règles : je ne répare jamais le travail d’un autre. Je ne dis jamais de mal d’un confrère. Je n’invente aucun obstacle. Je ne vous reproche jamais d’avoir mal fait. Je ne demande aucun complément. Je ne propose aucun second travail pour compenser. Et je n’annonce aucune date de résultat, ni avant ni après.
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentes
Les réponses courtes, sans détour
Un travail peut-il ne rien donner ?
Oui : un marabout sans résultat existe, et six raisons peuvent l’expliquer. Une seule des six signifie qu’on vous a menti.
Faut-il payer quelqu’un pour réparer ?
Non, jamais. C’est la seconde escroquerie et elle vise ceux qui viennent d’être victimes de la première. Personne n’est en danger parce qu’un travail a été interrompu.
Comment savoir si quelque chose a vraiment été fait ?
Demandez quels gestes, quel jour, pour qui. Si vous ne pouvez répondre à aucune des trois, personne ne vous l’a jamais dit.
Au bout de combien de temps peut-on juger ?
Je ne donne aucune date, ni avant ni après. Mais dix jours ne disent rien de ce qui a mis des années à se nouer.
On me dit qu’un obstacle est apparu, est-ce possible ?
C’est l’explication classique qui précède une demande de complément. Ne versez rien de plus et arrêtez-vous là.
Et si c’est vous qui aviez conduit le travail ?
Marabout sans résultat ou non, je vous réponds, je reprends le compte rendu, et je ne facture rien. Je ne vous proposerai pas un second travail pour compenser.
Puis-je récupérer mon argent ?
Parfois, si c’est récent : appelez votre banque. Conservez tout, déposez plainte, signalez sur Pharos. Le service Info Escroqueries répond gratuitement au 0 805 805 817.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.
Ne versez plus rien aujourd’hui, et racontez-moi
Après un marabout sans résultat, nous chercherons ensemble laquelle des six raisons vous concerne. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous demanderai rien tant que je n’aurai pas vu si je peux agir.
Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété
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