personne disparue
Guide de référence · lecture libre

Personne disparue : ce qu’il faut faire, dans l’ordre

Je suis marabout et prêtre vodun au temple de Sakété, au Bénin, et je vais commencer par la chose la plus utile que je puisse écrire, parce qu’elle peut sauver quelqu’un : pour une personne disparue, il n’y a aucun délai à attendre avant de signaler. L’idée qu’il faudrait patienter vingt-quatre ou quarante-huit heures est fausse, elle circule partout, et elle fait perdre les heures qui comptent le plus. Et je vais ajouter ce qu’aucun homme de mon métier n’écrit : je ne localise personne, jamais.

Écrit par Maître Luc, marabout et prêtre vodun de Sakété À l’état civil Wêtê Agbonon Mis à jour le 20 août 2026 Lecture 32 minutes
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, marabout et prêtre vodun de Sakété consulté par les familles qui cherchent Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026 Un lieu réelTemple de Sakété, au Bénin, et non une adresse anonyme Écoute et examen gratuitsSans limite de temps, et sans aucune relance ensuite Il refuse plutôt qu’encaisserSi un travail ne peut rien pour vous, il le dit et n’accepte pas votre argent

Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.

Écrire à Maître Luc
En résumé

Pour une personne disparue dans un contexte inquiétant, on appelle le 17 immédiatement : aucun délai n’existe.

Trois situations très différentes se confondent sous le même mot, et elles ne s’adressent pas aux mêmes interlocuteurs.

Maître Luc ne localise jamais personne et ne dit jamais si quelqu’un est vivant. Son travail porte sur celui qui cherche. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

À lire avant tout le reste

Il n’y a aucun délai à attendre. Ni vingt-quatre heures, ni quarante-huit. Un commissariat ou une gendarmerie ne peut pas refuser d’enregistrer une disparition inquiétante, et vous pouvez vous y présenter dans l’heure qui suit.

Appelez le 17 tout de suite s’il s’agit d’un mineur, d’une personne âgée ou vulnérable, de quelqu’un qui suit un traitement, de quelqu’un qui a parlé de se faire du mal, ou si les circonstances sont anormales. Ce sont les premières heures qui comptent, et elles ne se rattrapent pas.

Je ne localise personne. Je ne donne aucun lieu, aucune direction, aucune indication, et je ne dis jamais si une personne est vivante ou morte. Aucun examen ne le permet, ni chez moi ni chez personne, et je refuse toutes ces demandes sans exception.

Et je ne prends pas l’argent d’une famille qui cherche quelqu’un. Tant que la recherche est en cours, cet argent doit rester à la famille. C’est ma règle sur ce sujet et je n’en dévie pas.

Ce que je peux : vous orienter vers ce qui existe réellement, et accompagner ceux qui restent. C’est peu, c’est vrai, et je préfère le dire.

Personne disparue : l’aiguillageTrois voies, trois interlocuteurs

Trois situations très différentes portent le même nom de personne disparue, et se tromper de voie fait perdre un temps précieux.

Dans quelle situation êtes-vousUne absence n’est pas l’autre. Ce qu’il faut faire dans l’heure n’a rien à voir d’une voie à l’autre, et les personnes à qui s’adresser non plus.
TROIS VOIES, TROIS INTERLOCUTEURSuneabsenceinquiétanteun mineur, une personne vulnérable,un contexte alarmantle 17, tout de suitevolontaireun majeur qui a choisi de partir,qui donne parfois signe de viela plainte, et le respectde son choixperdue de vueun parent, un frère, un amiqu’on a perdu au fil des annéesla Croix-Rouge, le consulat,les registresse tromper de voie fait perdre les heures qui comptent le plus
La disparition inquiétanteLa seule voie qui se joue en heures : un mineur, une personne âgée ou vulnérable, quelqu’un sous traitement, une absence qui ne ressemble en rien à ses habitudes, un départ précédé de propos alarmants. On appelle le 17 immédiatement, sans attendre une seule heure et sans se demander si c’est exagéré.
Le départ volontaire d’un majeurUne personne disparue de son plein gré : un adulte qui a coupé, qui donne parfois signe de vie à quelqu’un d’autre, qui a préparé son départ. On peut et on doit signaler quand même, mais il faut savoir dès maintenant qu’un majeur a le droit de ne pas être retrouvé.
Le proche perdu de vueUne personne disparue de la vie familiale : un père, un frère, un enfant confié, un ami du pays, perdu au fil des années et des déménagements. Ce n’est pas une affaire de police : c’est une recherche familiale, et il existe pour cela un service gratuit que presque personne ne connaît.
Et une quatrième situation, à partLa personne disparue pendant une migration dont la famille est sans nouvelles depuis la traversée. Ce cas relève des services de recherche humanitaire, et je consacre plus bas une section entière à ce que peuvent faire les familles restées au pays comme celles installées ici.

Pourquoi cet aiguillage d’abord. Parce que les familles perdent souvent des semaines à frapper à la mauvaise porte. La première voie se joue en heures, la troisième en années. Et sur aucune des trois je ne peux vous dire où se trouve quelqu’un.

Personne disparue : les premières heuresDans cet ordre exact

Voici ce qu’il faut faire quand une personne disparue l’est dans des circonstances qui ne lui ressemblent pas.

  • Appelez le 17, maintenant. Pour une personne disparue, l’inquiétude suffit à déclencher l’action. Sans attendre, sans vous demander si c’est trop tôt. Dites ce qui vous inquiète, en quoi c’est inhabituel, et l’état de santé de la personne. C’est l’inquiétude qui déclenche l’action, pas le temps écoulé.
  • Présentez-vous au commissariat ou à la gendarmerie. Un signalement de personne disparue ne se refuse pas. Vous pouvez y aller directement. On ne peut pas vous demander de revenir demain, et si on vous le dit, insistez calmement et demandez à parler à un responsable.
  • Apportez une photographie récente. Et une description : taille, vêtements du jour, signes particuliers, véhicule, téléphone, moyens de paiement. Tout détail compte, même ceux qui vous paraissent inutiles.
  • Ne nettoyez rien, ne rangez rien. La chambre d’une personne disparue est parfois ce qui explique tout. La chambre, le bureau, la voiture. Ce que vous rangez peut être ce qui explique tout.
  • Appelez les hôpitaux du secteur. C’est là qu’on retrouve le plus souvent une personne disparue. Les services d’urgence. C’est le premier endroit où l’on retrouve les gens, et personne n’y pense dans la panique.
  • Contactez les proches immédiats, calmement. Quelqu’un sait souvent quelque chose sur une personne disparue. Le meilleur ami, le collègue, la personne à qui elle se confie. Souvent, quelqu’un sait quelque chose sans mesurer que c’est important.
  • Ne diffusez pas d’appel public tout de suite. Une photographie de personne disparue attire aussi les escrocs. Demandez d’abord aux forces de l’ordre. Une diffusion mal faite peut nuire à la recherche, exposer un mineur, ou attirer des escrocs, et je consacre une section entière à ces derniers.
  • Notez tout, avec les heures. Qui vous avez appelé, ce qu’on vous a répondu, le nom des interlocuteurs. Vous aurez besoin de ce carnet dans les jours qui suivent.
  • Désignez une seule personne pour les échanges. Avec la police, avec la famille. À dix, on se contredit et on s’épuise.
  • Et prenez un avocat si l’affaire dure. Il peut demander des informations sur l’avancement et vous représenter. Une aide juridictionnelle existe selon vos ressources.

Si la personne a parlé de se faire du mal

C’est le cas le plus grave et il ne se traite pas autrement : appelez le 17 immédiatement, et dites-le clairement dès la première phrase. Cela change tout dans la manière dont la recherche est engagée. En France, le 3114 est également joignable à tout moment et gratuitement, pour la personne comme pour ses proches, et il conseille les familles inquiètes. N’attendez pas d’être certain de vous.

Personne disparue : le relevé en 16 pointsSeize points pour savoir vers qui aller

Voici la liste que je parcours avec ceux qui m’écrivent au sujet d’une personne disparue.

Ce que vous savez, et ce que vous ne savez pasCochez seulement ce qui est vrai. Le constat s’affiche en dessous. Rien n’est enregistré, et ceci ne remplace jamais un signalement aux forces de l’ordre.
Qui est la personne
Les circonstances
Depuis quand
Ce qui a été fait
Cochez ce qui est vraiRépondez sur les faits. Et si vous hésitez entre deux cases, prenez toujours la plus inquiétante : personne ne vous reprochera jamais d’avoir signalé trop tôt.

Ce que ce relevé sert à voir. Pas où se trouve la personne : ni ce relevé, ni moi, ni personne ne peut le dire. Seulement vers quel interlocuteur aller, et à quelle vitesse. Et si la dernière case est cochée, allez lire la section sur ce qu’on vend aux familles qui cherchent.

Ce qui reste ouvert quand quelqu’un manque

Personne disparue majeure : le droit de partirCe que personne n’ose vous dire

C’est la situation la plus douloureuse quand une personne disparue est un majeur, et il vaut mieux la connaître d’avance.

Ce qui s’applique

  • Un majeur a le droit de partir. Une personne disparue volontairement n’est pas en infraction. De couper avec sa famille, de changer de vie, de ne rien expliquer. Ce n’est pas une infraction, et ce n’est pas un jugement sur vous.
  • Vous pouvez signaler quand même. Une personne disparue majeure sera cherchée. Et vous devez le faire : la recherche permettra au moins de savoir s’il va bien.
  • Mais son adresse ne vous sera pas donnée sans son accord. C’est le point que les familles découvrent le plus durement. S’il est retrouvé et qu’il refuse le contact, on vous dira seulement qu’il est vivant et en sécurité.
  • Savoir qu’il va bien est déjà énorme. Beaucoup de familles d’une personne disparue s’en contentent et retrouvent le sommeil. Beaucoup de familles que j’accompagne finissent par le comprendre. Ce n’est pas ce qu’elles voulaient, et cela leur rend leurs nuits.
  • Et une porte reste ouverte. Vous pouvez laisser un message auprès des services qui l’ont retrouvé, ou passer par une association de médiation. Beaucoup de retours se font des années après, quand la personne se sent prête.

Ce que je conseille aux familles

  • Ne le poursuivez pas. Une personne disparue volontairement se referme si on la traque. Ni par des messages en série, ni par des proches envoyés le trouver. C’est ce qui referme définitivement les portes.
  • Écrivez une lettre et gardez-la. Courte, sans reproche, disant simplement que la porte est ouverte. Le jour où le contact revient, elle servira.
  • Demandez-vous ce qui a précédé. Une personne disparue par choix a presque toujours une raison ancienne. Sans vous accabler. Une brouille, une parole dure, un mariage refusé, une dette, un secret. C’est ce que ma tradition regarde, et c’est traité dans le guide sur les ruptures familiales.
  • Ne divisez pas la famille en deux camps. Ceux qui pardonnent et ceux qui condamnent. Cela ajoute une deuxième perte à la première.
  • Faites-vous accompagner. Une association d’aide aux victimes reçoit aussi les proches de personnes disparues, gratuitement. Et un professionnel de santé si vous ne dormez plus.

Retrouver un proche perdu de vueLes recours réels, y compris à l’étranger

C’est la voie la plus fréquente dans mon courrier : un père, un frère, un enfant confié, une personne disparue de la vie de la famille au fil des années.

Ce qui existe et que presque personne ne connaît

  • Le Rétablissement des liens familiaux de la Croix-Rouge. C’est le premier recours pour une personne disparue depuis des années. C’est le premier recours à connaître. Ce service gratuit recherche les personnes séparées de leur famille par une migration, un conflit, une catastrophe ou l’exil, partout dans le monde, grâce au réseau international du mouvement. Il est trop peu connu, et c’est exactement ce qu’il faut à la plupart des familles qui m’écrivent.
  • Le consulat ou l’ambassade du pays concerné. Pour une personne disparue à l’étranger. Pour une personne disparue à l’étranger ou de nationalité étrangère. Ils ne cherchent pas eux-mêmes, mais ils orientent et transmettent.
  • Les registres d’état civil. Mairie de naissance, actes, mentions marginales. Selon les cas et votre lien de parenté, certaines informations sont accessibles, et un notaire ou un généalogiste peut vous dire lesquelles.
  • Un généalogiste successoral. Quand la personne disparue est liée à une succession, c’est leur métier. Quand la recherche est liée à une succession, c’est leur métier et ils savent faire.
  • Un avocat ou un point d’accès au droit. Gratuit dans le second cas, pour savoir ce que vous avez le droit de demander et à qui.
  • Les réseaux sociaux, avec prudence. Un avis de personne disparue y circule vite, dans les deux sens. Ils fonctionnent, surtout dans les communautés de la diaspora. Mais ne publiez jamais l’adresse ou le téléphone de quelqu’un, et méfiez-vous des personnes qui vous contactent en privé pour vous aider contre paiement.

Ce qu’il faut réunir avant de commencer

  • L’état civil complet de la personne disparue. Nom, prénoms dans leur orthographe exacte, date et lieu de naissance, noms des parents. Une lettre de différence bloque une recherche pendant des années.
  • La dernière adresse connue et la date. Même approximative.
  • Les circonstances de la séparation. Elles orientent vers le bon service selon le type de personne disparue. Migration, guerre, placement, brouille. Cela oriente vers le bon service.
  • Les photographies datées. Et le nom des personnes qui l’ont vu en dernier.
  • Et les témoins encore vivants. C’est ce qui s’épuise le plus vite. Chez nous, un ancien qui se souvient vaut tous les registres, et il ne sera pas là éternellement. Interrogez-les maintenant, enregistrez-les si possible.

Personne disparue : ce que je faisEt surtout ce que je ne fais pas

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout, et sur ce sujet plus que sur tout autre, je dois dire d’emblée ce que ce mot ne recouvre pas chez moi.

Personne disparue : je ne localise personne

Aucun lieu, aucune direction, aucune ville, aucun quartier. Je ne dis pas s’il faut chercher au nord ou au sud, je ne dis pas s’il est près de l’eau, je ne dis pas s’il est encore vivant. L’examen du Fâ ne permet pas cela, et personne d’autre ne le peut non plus.

Je le dis parce que des familles ruinées m’écrivent après avoir payé pendant des mois quelqu’un qui leur donnait chaque semaine une nouvelle piste. Cela n’a jamais ramené personne.

Je vous oriente d’abord, et gratuitement

Vers le 17 si la situation est inquiétante, vers la Croix-Rouge pour un proche perdu de vue, vers le consulat, vers un point d’accès au droit. Beaucoup de gens qui m’écrivent ne savaient pas que ces recours existaient, et repartent avec cela sans que rien ne soit engagé.

J’écoute celui qui reste

C’est ma vraie place sur ce sujet. Les familles d’une personne disparue vivent dans une douleur particulière, sans corps, sans date, sans fin. On leur dit de tourner la page alors qu’il n’y a pas de page. Cela se raconte peu et cela s’écoute longtemps.

Je réponds moi-même, et cette écoute est gratuite. Elle l’est et elle le restera.

Et j’examine ce que porte la famille

Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous et sur votre lignée, jamais sur celui qui manque : je ne demande ni son nom ni sa photographie, et je les refuse si vous me les envoyez.

Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : une brouille jamais réglée avant le départ, une parole prononcée sur quelqu’un, un engagement pris par la famille et jamais honoré, un mort mal accompagné dont l’affaire est restée ouverte. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.

Quand l’examen montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes déposées, les libations versées pour les anciens de votre lignée, et la veillée quand le cas le demande. Ce travail porte sur ceux qui restent et sur ce qui est resté ouvert. Il ne fait revenir personne, et je ne le présenterai jamais ainsi.

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir, et tant qu’une recherche est en cours, je n’accepte rien du tout.

Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre

Voici le déroulement complet quand une famille m’écrit au sujet d’une personne disparue depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.

De votre premier message au compte rendu que je vous faisRien ne commence sans votre accord écrit, et aucune demande de localisation n’est acceptée, à aucun prix et sous aucune forme.
Je vous demande d’abord ce qui a été signaléAux forces de l’ordre, à la Croix-Rouge, au consulat. Si rien n’a été fait, je vous envoie le faire et nous nous arrêtons là pour l’instant, sans paiement.
Je vous dis ce que je ne ferai jamaisAucun lieu, aucune direction, aucune réponse sur le fait qu’une personne soit vivante ou non. Je le dis dès le premier message, parce que c’est précisément ce que d’autres vous promettront.
Je vous écoute raconter, longuementCe qui s’est passé avant, ce qui n’a pas été dit, ce que la famille se reproche. C’est la partie qui compte le plus et personne ne prend ce temps-là.
Je réunis ce qu’il faut, sur vous seulVotre nom, votre date de naissance et une photographie de vous, celui ou celle qui consulte. Rien de la personne recherchée n’entre chez moi, ni image, ni nom, ni vêtement.
J’examine votre lignée et ce qui est resté ouvertAu temple, avec l’opèlè. L’examen ne cherche pas une personne et ne prédit aucun retour : il cherche la brouille non réglée, la parole non reprise, le geste non accompli.
Je conduis les gestes que ma tradition prévoitPrières adressées aux vodun de ma maison, offrandes déposées, libations versées pour les anciens de votre lignée, veillée quand le cas le demande. Pour vous, pour la maison, pour ceux qui restent.
Je vous rends compte, et je reste là longtempsC’est le sujet où je reste joignable le plus longtemps, parfois des années. Une famille qui cherche a besoin de pouvoir écrire à quelqu’un un dimanche soir, et cela ne se paie pas deux fois.

Deux choses propres à ce sujet. Je ne conduis aucun travail présenté comme faisant revenir quelqu’un ou permettant de le trouver : ce serait vendre de l’espoir à des gens au pire moment de leur vie. Et je n’accepte pas d’argent tant qu’une recherche est en cours, parce que cet argent doit rester à la famille.

Vous cherchez quelqu’un ?Dites-moi ce qui a déjà été signalé et depuis quand. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous promettrai jamais de le retrouver.
Écrire à Maître Luc
Vous avez fait le relevé ?Dites-moi ce qui a déjà été signalé et depuis quand. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je n’accepte rien tant que vous cherchez.
Écrire à Maître Luc

Personne disparue : ce que révèle l’examenSix choses que le Fâ met au jour

Voici ce qui ressort quand j’examine une famille dont un membre est une personne disparue de sa vie.

  • Une brouille jamais réglée avant le départ. C’est ce que je trouve le plus derrière une personne disparue volontairement. C’est le premier, et de loin. Une dispute, un refus, une humiliation, parfois des années avant. La famille l’avait oubliée ; celui qui est parti, non.
  • Une parole prononcée sur lui. C’est fréquent chez les familles dont un enfant est une personne disparue par choix. Un jour de colère, devant témoins. Chez nous, cela pèse, et c’est très souvent ce que je retrouve chez les familles dont un enfant a coupé.
  • Un mariage ou un choix refusé par la famille. Un conjoint qu’on n’a pas accepté, un métier méprisé, une orientation de vie condamnée. Beaucoup de ruptures viennent de là et personne ne le dit à voix haute.
  • Une part promise et jamais donnée. Un héritage, une terre, une aide au moment où il en avait besoin. C’est traité dans le guide des successions.
  • Un mort mal accompagné dans la famille. Un décès autour duquel tout s’est fêlé, et après lequel les liens se sont défaits un par un.
  • Et parfois, rien du côté de la famille. Un homme qui allait mal, une maladie qu’on n’a pas vue, une dette cachée, une emprise. Je le dis franchement, parce que beaucoup de familles se rongent en cherchant une faute qui n’existe pas.

Les questions que je pose et que personne ne pose

Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois, et comment cela s’est-il terminé. Que s’est-il passé dans l’année qui a précédé. À qui parlait-il encore. Y a-t-il eu un décès, un partage, un mariage refusé. Qu’est-ce qu’on lui a dit et qu’on n’a jamais repris. Et une question que personne n’ose poser : est-ce que quelqu’un dans la famille sait quelque chose et se tait.

Cette dernière ouvre plus de dossiers que toutes les autres. Dans beaucoup de familles, une seule personne sait, et n’a jamais osé le dire par loyauté envers le disparu.

Vivre dans l’attenteCe que la recherche fait à ceux qui restent

C’est la part dont je m’occupe vraiment auprès des familles d’une personne disparue, et celle dont personne ne leur parle.

Ce que je vois chez ceux qui cherchent

  • Un deuil impossible. Une personne disparue ne laisse ni corps, ni date, ni certitude. Sans corps, sans date, sans certitude. On ne peut ni pleurer ni espérer tranquillement, et les rites ne peuvent pas se faire. C’est ce qui use le plus.
  • La culpabilité, chez tout le monde. Chaque proche d’une personne disparue porte sa version. J’aurais dû rappeler, j’aurais dû l’écouter. Chaque membre de la famille porte sa version, et personne n’en parle aux autres.
  • Le téléphone qu’on ne lâche plus. Des années à sursauter à chaque appel inconnu, à ne jamais changer de numéro au cas où.
  • La maison figée. On garde la chambre d’une personne disparue intacte pendant dix ans. La chambre qu’on ne touche pas, la place qu’on garde à table. C’est normal les premiers temps ; au bout de dix ans, cela empêche les vivants de vivre.
  • La famille qui se divise. Entre ceux qui veulent continuer à chercher et ceux qui veulent tourner la page. Les deux ont raison, et cela déchire des fratries entières.
  • Le sommeil détruit. Chercher une personne disparue coûte les nuits avant tout le reste. Presque toujours. C’est traité dans le guide du sommeil, et cela se soigne.

Ce que je conseille aux familles

  • Gardez une trace de la recherche, pas de la douleur. Un classeur avec les démarches, les dates, les noms. Cela évite de tout recommencer et cela sort la recherche de votre tête.
  • Fixez des moments, pas un état permanent. Un jour par mois pour relancer les démarches, et le reste du temps, vivre. Sinon la recherche mange les années de ceux qui restent.
  • Autorisez chacun à vivre différemment. Celui qui veut chercher, celui qui n’y arrive plus. Ce n’est ni de la trahison ni de l’abandon.
  • Faites quelque chose pour lui, même sans nouvelles. Ma tradition permet un geste pour une personne disparue sans la déclarer morte. Chez nous, on peut poser un geste pour quelqu’un dont on ignore le sort, sans le déclarer mort. C’est exactement ce que je conduis au temple, et cela soulage beaucoup de familles.
  • Voyez un professionnel de santé. Les associations d’aide aux victimes accompagnent aussi les proches, gratuitement. Et si vous n’avez plus envie de vivre, le 3114 est joignable à tout moment et gratuitement en France.
  • Et gardez la porte ouverte. Beaucoup de retours de personne disparue arrivent longtemps après. Un numéro qui ne change pas, une adresse connue, une lettre écrite d’avance. Beaucoup de retours arrivent longtemps après, quand plus personne n’y croyait.
Ce qu’on pose pour celui dont on n’a plus de nouvelles
Personne disparue : au temple de Sakété, les gestes posés pour ceux qui restent et qui cherchent
Au temple de Sakété, on pose des gestes pour ceux qui restent. Aucun rite ne fait revenir quelqu’un.

Ce qu’on vend aux familles qui cherchentEt pourquoi je refuse tout cela

Une famille qui cherche une personne disparue donnerait tout. C’est le terrain le plus cruel que je connaisse.

  • La localisation annoncée d’une personne disparue. Il est vivant, il est dans le nord, il est près de l’eau, il est dans une grande ville. Invérifiable, et suffisant pour faire payer chaque semaine pendant des années. Personne ne peut donner un lieu, et celui qui le fait le sait.
  • La réponse sur la vie ou la mort d’une personne disparue. C’est la question que toutes les familles posent, et c’est justement celle à laquelle il ne faut jamais répondre. Je ne le ferai pas.
  • Le rituel pour faire revenir une personne disparue. Il n’existe pas. Ni chez moi, ni chez personne, et cette promesse-là est la plus cruelle de toutes.
  • La piste hebdomadaire. Chaque semaine une direction nouvelle, chaque semaine un paiement. Chaque semaine une nouvelle direction, chaque semaine un nouveau paiement. J’ai vu des familles y engloutir des années d’économies.
  • Le contact avec la personne disparue par un rêve provoqué. On vous propose de le voir en songe. Cela entretient une attente et empêche de faire les démarches réelles.
  • Le prétendu détective à distance, qui écrit après un avis de personne disparue. Un profil qui vous contacte en privé après une publication sur les réseaux, et qui demande une avance. C’est une escroquerie classique, et j’en parle dans le guide sur les arnaques.

Ma façon de faire est l’inverse : j’oriente vers ce qui existe, j’écoute ceux qui restent, et je n’accepte pas d’argent tant que la recherche est en cours. Ce sujet est développé dans le guide du marabout africain sérieux.

Personne disparue en migration : que faireCe que les familles peuvent faire

C’est la quatrième voie, et la plus douloureuse : une personne disparue pendant un parcours de migration.

Ce qui existe pour ces familles

  • Le Rétablissement des liens familiaux, encore et surtout. C’est précisément pour cela qu’il a été créé : retrouver les personnes séparées par une migration, un conflit ou une catastrophe, grâce à un réseau présent dans presque tous les pays. Gratuit, et il faut le saisir même longtemps après.
  • Les services de recherche des personnes migrantes. Ils travaillent sur les personnes disparues et non identifiées. Plusieurs organisations internationales et associations travaillent sur les parcours et les personnes non identifiées. Une association d’aide aux migrants près de chez vous saura vous orienter vers celles qui sont actives sur la route concernée.
  • Le consulat du pays d’origine. Il peut enregistrer une demande et transmettre, même si ses moyens sont limités.
  • Les collectifs de familles. Portés par ceux qui cherchent aussi une personne disparue. Il en existe, souvent portés par des personnes qui ont vécu la même chose. Ils connaissent les démarches mieux que quiconque et ils tiennent le moral de ceux qui cherchent.

Ce que je conseille, et ce que je refuse

  • Réunissez tout de suite ce qui identifie la personne disparue. Photographies récentes, marques distinctives, dossier dentaire ou médical s’il en existe, dernière conversation, numéro utilisé, nom des personnes parties avec lui. Ce sont ces éléments qui permettent une identification, même des années après.
  • Gardez chaque message, chaque enregistrement vocal. Datés. Ils servent à retracer un parcours.
  • Méfiez-vous de ceux qui réclament de l’argent pour des nouvelles d’une personne disparue. C’est une pratique connue sur ces routes, et elle vise les familles restées au pays. Aucune information ne se paie à un inconnu par transfert.
  • Ne partez pas chercher vous-même sans préparation. Plusieurs familles se sont mises en danger ou se sont fait dépouiller en tentant cela.
  • Et je refuse absolument de dire si la personne est vivante. C’est la question qu’on me pose le plus dans ces cas-là, souvent par la mère. Je ne réponds pas, et je préfère qu’on m’en veuille plutôt que de donner une réponse que je n’ai pas.

Ce que ma tradition permet quand on ne sait pas

Chez nous, on peut poser un geste pour quelqu’un dont on ignore le sort, sans le déclarer mort et sans renoncer à le chercher. C’est une chose que les familles ignorent presque toujours, et qui les soulage énormément : on ne leur demande pas de choisir entre espérer et honorer. C’est ce que je conduis au temple pour beaucoup de mères, et cela ne ferme aucune porte.

Les huit erreurs qui coûtent le plusCe que je vois le plus souvent

Voici ce qui fait perdre du temps ou de l’argent quand on cherche une personne disparue.

  • Attendre vingt-quatre heures avant de signaler une personne disparue. L’erreur la plus grave de toutes, et la plus répandue. Ce délai n’existe pas.
  • Nettoyer la chambre ou la voiture. Par réflexe, dans l’angoisse. On efface parfois ce qui aurait tout expliqué.
  • Payer quelqu’un pour localiser une personne disparue. Cela n’a jamais ramené personne et cela ruine des familles.
  • Diffuser tout de suite sur les réseaux. Sans demander aux forces de l’ordre. Cela attire les escrocs et peut gêner la recherche.
  • Poursuivre un majeur qui a coupé. Messages en série, proches envoyés le trouver. C’est ce qui referme les portes pour de bon.
  • Se déchirer entre ceux qui cherchent et ceux qui renoncent. Cela ajoute une seconde perte à la première.
  • Ne rien noter. Une recherche de personne disparue se perd en un an sans classeur. Ni les démarches, ni les noms, ni les dates. Au bout d’un an, plus personne ne sait ce qui a été fait.
  • Ne jamais interroger les anciens. Ils détiennent les pistes d’une personne disparue depuis longtemps. Ceux qui se souviennent des noms, des villages, des orthographes. Ils partent, et avec eux la moitié des pistes.

Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Toutes les familles qui me parlent d’une personne disparue ne reçoivent pas la même réponse.

La disparition est récente et inquiétante

Ce que je fais : je vous envoie appeler le 17 immédiatement et je n’engage rien, absolument rien. Ce n’est pas le moment de me parler, c’est le moment de signaler. Écrivez-moi après, si vous le souhaitez.

C’est un adulte qui a coupé volontairement

Ce que je fais : je vous explique ce qu’un signalement permet et ce qu’il ne permet pas, puis nous regardons ce qui s’est passé avant le départ. C’est là que mon travail sert : une brouille jamais reprise, une parole prononcée, un choix refusé.

Vous cherchez un proche perdu depuis des années

Ce que je fais : je vous envoie vers le Rétablissement des liens familiaux de la Croix-Rouge et vers le consulat concerné, gratuitement. Beaucoup de gens découvrent l’existence de ce service par moi, et cela ne me rapporte rien.

Vous voulez que je le retrouve

Ce que je fais : je refuse, et je prends le temps d’expliquer plutôt que de vous congédier. Je ne donnerai ni lieu, ni direction, ni réponse sur sa vie ou sa mort. Puis nous parlons de ce que je peux réellement faire, qui concerne vous et votre maison.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Ce que racontent les familles, aprèsHuit constats

Beaucoup de familles me réécrivent des mois ou des années après m’avoir parlé d’une personne disparue. Voici ce qui revient.

  • La Croix-Rouge a fait ce que personne n’avait fait. C’est le retour numéro un chez ceux qui cherchaient un proche perdu de vue, et presque aucun ne connaissait ce service avant.
  • Ils avaient attendu avant de signaler. Parce qu’on leur avait dit d’attendre. Tous me disent la même chose : si c’était à refaire, ils appelleraient dans l’heure.
  • Elle était vivante et n’a pas voulu du contact. C’est dur à entendre et cela leur a rendu le sommeil. Savoir vaut mieux que chercher.
  • Le contact est revenu des années après. Parce que le numéro n’avait pas changé et que la porte était restée ouverte. C’est celui qui me rend le plus heureux.
  • Il y avait une brouille que personne n’avait reprise. Chez ceux où l’examen a montré quelque chose, c’est le motif le plus fréquent, et il datait souvent d’avant le départ.
  • Quelqu’un dans la famille savait où était la personne disparue. Et l’a dit après des années, une fois qu’on lui a posé la question directement.
  • Ils avaient payé ailleurs pour localiser la personne disparue. Parfois pendant des années, avec une piste nouvelle chaque semaine.
  • Le geste posé au temple leur a permis de respirer. Sans déclarer personne mort, sans renoncer à chercher. C’est exactement ce que ma tradition sait faire.

Une dernière chose, pour celui ou celle qui lit cette page cette nuit parce que quelqu’un ne répond plus. Si vous êtes inquiet, appelez le 17 maintenant et fermez cette page : on ne vous reprochera jamais d’avoir signalé trop tôt. Et si vous cherchez depuis des années, écrivez-moi. Je ne vous dirai pas où il est, personne ne le peut, mais je peux vous dire vers qui aller et je peux écouter ce que vous portez. Cela ne coûte rien, et je ne prendrai pas votre argent tant que vous cherchez.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous oriente vers les démarches réelles, gratuitement, je vous écoute moi-même aussi longtemps qu’il le faut, j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert dans votre famille, et je conduis au temple de Sakété les gestes que ma tradition prévoit pour ceux qui restent.

Mes règles : je ne localise jamais personne, je ne donne ni lieu ni direction, et je ne dis jamais si une personne est vivante ou morte. Je ne demande ni n’accepte le nom ou la photographie de la personne recherchée. Je ne conduis aucun travail présenté comme faisant revenir quelqu’un. Je n’accepte aucun paiement tant qu’une recherche est en cours. Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.

Personne disparue : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, marabout et prêtre vodun au temple de Sakété
Maître Luc Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin

Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour

Faut-il attendre 24 heures pour signaler ?

Non, aucun délai n’existe. C’est une idée fausse qui fait perdre les heures les plus utiles. On ne peut pas refuser votre signalement.

Pouvez-vous localiser une personne ?

Non, jamais. Aucun lieu, aucune direction, et je ne dis jamais si quelqu’un est vivant. Je refuse ces demandes sans exception.

Que faire quand un adulte part volontairement ?

Signalez quand même, mais sachez qu’un majeur a le droit de ne pas être retrouvé : on vous dira seulement qu’il va bien.

Comment retrouver un proche perdu de vue ?

Par le Rétablissement des liens familiaux de la Croix-Rouge, gratuit et méconnu, par le consulat, et par les registres d’état civil.

Que faites-vous concrètement ?

J’oriente vers les démarches réelles, j’écoute celui qui cherche, et j’examine ce qui est resté ouvert dans la famille.

Un rituel peut-il faire revenir quelqu’un ?

Non. Aucun rite ne ramène qui a choisi de partir. Toute promesse de ce genre est une escroquerie, et particulièrement cruelle ici.

Que demandez-vous pour travailler ?

Votre nom, votre date de naissance et votre photographie, plus l’histoire de la famille. Jamais rien concernant la personne recherchée.

Que promettez-vous ?

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte aucun paiement tant qu’une recherche est en cours.

Dites-moi ce qui a déjà été fait

Ce qui a été signalé, à qui, et depuis quand. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous promettrai jamais de retrouver quelqu’un.

Écrire à Maître Luc

Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
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