Rêver de bébé : les six lectures
Je suis marabout et prêtre vodun au temple de Sakété, au Bénin, et je vais répondre tout de suite à la question que la plupart des gens se posent en cherchant ce que veut dire rêver de bébé : non, cela n’annonce pas une grossesse. Ni la vôtre, ni celle de quelqu’un d’autre. Je ne le dirai jamais, parce qu’un test et un médecin répondent à cette question et qu’un rêve, lui, ne répond à rien. Voici les six lectures possibles, en commençant par celle qui explique presque tous les cas.
Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du FâPlus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.
Écrire à Maître LucRêver de bébé ne dit rien d’une grossesse. C’est l’un des rêves les plus répandus, chez les femmes comme chez les hommes.
Un bébé est l’image la plus forte du commencement : la nuit s’en sert pour dire tout ce qui débute ou tout ce qui est fragile.
Maître Luc ne promet jamais un enfant à personne. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
Je place ceci en premier parce que ce sont les personnes qui m’écrivent le plus sur ce rêve, et parce qu’elles sont aussi celles qu’on abîme le plus.
Ce rêve est très fréquent chez celles et ceux qui essaient depuis des mois. Il revient, parfois chaque semaine, et le réveil est dur. Ce n’est pas un signe, ni bon ni mauvais : c’est votre journée qui continue la nuit. Quand on y pense chaque jour, on en rêve, et cela n’a aucune valeur d’annonce.
Il ne dit rien de vos chances. Ni qu’il faut espérer, ni qu’il faut renoncer. Je ne connais aucun examen, chez moi ni ailleurs, qui dise cela, et celui qui vous répondra là-dessus vous vendra un espoir qu’il n’a pas.
Je ne promets jamais un enfant à personne. C’est ce que je considère comme le plus grave de tout mon métier : promettre un enfant à une femme qui attend depuis des années. Je ne le fais pas, et je vous demande de fuir celui qui le fera, quel que soit son prix.
Le suivi médical passe avant tout. Un bilan des deux membres du couple, pas seulement de la femme : la cause vient de l’homme aussi souvent. C’est développé dans le guide sur la difficulté à avoir un enfant.
Et si vous avez perdu un enfant, ou vécu une fausse couche, ces rêves reviennent chez presque tout le monde. Cela s’accompagne et cela se traverse. Parlez-en à votre médecin ou à une sage-femme : ils entendent cela souvent et savent vers qui vous orienter.
- La constellation des six lectures
- Pourquoi je n’annonce aucune grossesse
- Le relevé du rêve d’enfant
- Les dix scènes qu’on me raconte
- Quand il n’y a rien à chercher
- Ce que je fais pour vous
- Le travail au temple, étape par étape
- Ce que l’examen révèle
- Quand ce sont les hommes qui en rêvent
- Rêver de bébé quand on vit loin
- Ce que ma tradition dit vraiment
- Ce que je propose selon votre situation
- Questions fréquentes
Rêver de bébé : la constellationSix lectures, et la taille dit la fréquence
Voici comment je lis le fait de rêver de bébé, et l’ordre compte : je commence toujours par la plus grosse.
Pourquoi je montre les tailles. Parce qu’on cherche toujours le sens le plus profond, alors que la réponse est presque toujours dans le plus grand cercle. Cinq lectures sur six se comprennent seul, en regardant sa propre semaine. Un homme qui vous placerait d’emblée à la sixième vous ferait payer une journée d’inquiétude.
Rêver de bébé annonce-t-il une grossesseEt pourquoi cela devrait vous rassurer
C’est la première chose qu’on veut savoir en cherchant ce que veut dire rêver de bébé. Voici ma réponse entière.
Rêver de bébé : ce que cette croyance a de trompeur
- Elle ne se vérifie que dans un sens. On oublie les cent fois où rêver de bébé n’a rien annoncé. On se souvient des deux fois où quelqu’un a rêvé d’un bébé avant une annonce, et l’on oublie les cent fois où rien n’a suivi. Toutes les croyances de ce genre se fabriquent ainsi.
- Elle se contredit d’une famille à l’autre. Ici on dit que rêver d’un bébé annonce une naissance, là qu’il annonce un décès, ailleurs qu’il faut se méfier. Quand une lecture change de sens à vingt kilomètres, elle ne dit rien de l’avenir.
- Elle vise ceux qui espèrent. On annonce une grossesse à qui vient rêver de bébé depuis des années. C’est ce qui me révolte le plus. On l’annonce à des femmes qui attendent depuis des années, et chaque cycle qui passe devient une déception de plus, ajoutée à celle qu’elles portaient déjà.
- Et elle se paie cher. Une femme à qui l’on promet un enfant ne discute pas le prix. C’est la vente la plus facile et la plus indigne de mon métier.
Ce que je réponds à celles qui insistent
On me demande souvent de « regarder quand même, juste pour savoir ». Je refuse et j’explique pourquoi. Si je regardais, quelle que soit ma réponse, je vous laisserais avec quelque chose que je ne pourrais pas tenir. Une réponse encourageante vous ferait attendre un test avec un espoir que je n’ai aucun moyen de fonder. Une réponse négative vous abîmerait pour rien. Aucun examen ne dit cela, ni chez moi ni chez personne.
Ce que je peux dire, en revanche, c’est ceci : si vous vous posez la question, un test se fait en dix minutes et coûte le prix d’un pain. Faites-le, et vous saurez. C’est le meilleur conseil que je puisse donner sur ce rêve.
Rêver de bébé : le relevé en 16 pointsSeize points pour savoir quoi faire
Voici la liste que je parcours avec ceux qui viennent me parler de rêver de bébé.
Ce que ce relevé sert à voir. Pas si vous attendez un enfant : un test le dit en dix minutes, un rêve jamais. Seulement ce que votre rêve accompagne dans votre vie, et s’il y a lieu de regarder plus loin. Dans la grande majorité des cas, il n’y a rien à traiter.
Rêver de bébé : les 10 scènes qu’on me raconteEt ce que j’en dis honnêtement
Voici les formes que prend le plus souvent le fait de rêver de bébé, avec ma réponse à chacune.
- Vous tenez un bébé dans vos bras. C’est la façon la plus fréquente de rêver de bébé. La scène la plus fréquente et la plus douce. Elle accompagne presque toujours quelque chose que l’on porte : un projet, une personne, une responsabilité récente. Elle n’annonce rien et ne demande rien.
- Le bébé pleure et vous n’y arrivez pas. La deuxième manière de rêver de bébé. La deuxième plus fréquente. Elle dit une charge qui dépasse : quelque chose réclame de vous plus que ce que vous pouvez donner en ce moment. Regardez ce qui, dans votre semaine, ne se calme pas.
- Vous avez perdu le bébé, vous le cherchez. Rêver de bébé ainsi n’annonce rien pour un enfant réel. Impressionnante et angoissante, elle n’annonce rien pour un enfant réel. Elle revient chez ceux qui craignent de laisser tomber quelque chose ou quelqu’un.
- Vous accouchez, ou vous voyez un accouchement. Chez les femmes enceintes, c’est banal et presque universel au dernier trimestre. Chez les autres, cela accompagne un projet sur le point d’aboutir.
- Le bébé parle, ou paraît adulte. On peut rêver de bébé et voir en réalité l’enfant qu’on a été. Cette scène marque beaucoup et vient souvent d’un manque ancien : c’est l’enfant que vous étiez qui vient dire quelque chose.
- Vous allaitez, ou vous nourrissez l’enfant. Elle revient chez ceux qui donnent beaucoup en ce moment, parfois trop. Elle est proche de la scène du puits tarie que je décris dans le guide sur les rêves d’eau.
- Ce n’est pas votre bébé, c’est celui d’une autre. On vient souvent rêver de bébé après une annonce. Souvent après une annonce dans l’entourage. Ce n’est pas de la jalousie et il ne faut pas s’en vouloir : le corps range ce qu’il a entendu.
- Un bébé abandonné, laissé quelque part. Rêver de bébé ainsi dit une part de soi laissée de côté. Elle dit presque toujours une part de vous laissée de côté : un métier abandonné, un talent, une envie mise en pause. C’est l’une des lectures les plus justes que je connaisse.
- Des jumeaux, ou plusieurs enfants. Chez nous, les jumeaux ont une place particulière et beaucoup de familles s’en inquiètent. Je n’en tire aucune annonce et je le dis clairement.
- Un bébé mort ou malade. C’est la façon de rêver de bébé qui fait le plus peur. C’est la scène qui fait le plus peur et je réponds toujours la même chose : elle n’annonce rien pour un enfant réel, ni le vôtre ni celui d’un autre. Elle accompagne une inquiétude pour quelque chose de fragile dans votre vie.
Rêver de bébé : ce que je ne ferai jamais
- Annoncer une grossesse à qui vient de rêver de bébé. Jamais, sous aucune forme et pour aucune somme.
- Dire le sexe de l’enfant. On me le demande souvent. Un examen médical le dit, pas moi.
- Annoncer un malheur pour un enfant. Ni celui que vous attendez, ni celui d’une autre.
- Et promettre un enfant. Ni contre paiement, ni gratuitement, ni par encouragement. Personne ne peut le promettre.
Quand il n’y a rien à chercherEt c’est presque toujours
Une grande partie de ceux qui m’écrivent pour rêver de bébé n’ont besoin d’aucun rite, et j’aime le leur dire.
Ce qui fait rêver de bébé sans mystère
- Une naissance autour de vous. C’est la première cause de rêver de bébé, et personne n’y pense. Une annonce, une visite, une photographie reçue. C’est la première cause et personne n’y pense.
- Un projet qui démarre. On se met à rêver de bébé quand quelque chose commence. Un travail, une formation, un déménagement, un commerce. La nuit emploie l’image du commencement pour dire ce qui commence.
- Une responsabilité récente. Tout ce qui demande d’être porté fait rêver de bébé. Un proche à charge, une équipe à diriger, un parent qui vieillit. Tout ce qui demande d’être porté.
- Un cycle, un traitement, une fatigue. Le corps modifie les rêves. C’est très concret et cela explique beaucoup de rêves qui reviennent par périodes.
- Une grossesse en cours. Rêver de bébé fait partie de la grossesse elle-même. Chez les femmes enceintes, ces rêves sont si fréquents qu’ils font partie de la grossesse. Ils sont souvent étranges, parfois angoissants, et cela n’annonce rien du tout sur l’enfant.
- Et le simple fait d’y penser. Qui espère un enfant vient rêver de bébé plus souvent. Ceux qui espèrent un enfant, comme ceux qui ont lu que ce rêve annonçait quelque chose, le refont plus souvent. La pensée nourrit le rêve, et le rêve nourrit la pensée.
Le test des trois semaines
Notez chaque matin, en trois lignes : la scène, l’état dans lequel vous vous êtes réveillé, et ce qui s’est passé la veille. Ne cherchez aucune interprétation en ligne pendant ces trois semaines. Chez la plupart des gens, une correspondance apparaît, et elle est très concrète : une conversation, une annonce, une échéance. Vous aurez votre réponse sans avoir payé personne.
Rêver de bébé : ce que je faisConcrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et voici ce qu’il recouvre chez moi.
Rêver de bébé : je réponds avant qu’on me demande
Presque tous ceux qui m’écrivent pour rêver de bébé veulent savoir si cela annonce une grossesse, et beaucoup n’osent pas poser la question franchement. Je le dis donc d’emblée : non, et je ne regarderai pas. Cela évite trois messages d’attente à quelqu’un qui espère.
Je réponds moi-même, et cette écoute est gratuite.
Nous regardons votre semaine avant votre lignée
Une naissance annoncée autour de vous, un projet qui démarre, quelqu’un de fragile dont vous vous occupez, un traitement en cours. Neuf fois sur dix la réponse est là, et cela s’arrête à cette étape sans que rien ne soit engagé. C’est ma réponse la plus fréquente sur ce sujet.
Je vous demande où vous en êtes, vraiment
Si vous essayez d’avoir un enfant, si vous avez perdu quelqu’un, si vous êtes suivie. Non pour interpréter le rêve, mais parce que cela change tout ce que je vais dire ensuite. Et si le suivi médical n’est pas en place, je vous demande de commencer par là.
Et j’examine par le Fâ quand le rêve s’installe
Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Je ne le fais pas pour un rêve venu deux fois : je le fais quand il revient depuis des mois et qu’autre chose s’est refermé dans votre vie au même moment.
Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : un engagement pris lors d’une naissance dans la famille et jamais honoré, un vœu prononcé pendant une attente et oublié ensuite, une bénédiction jamais demandée, un enfant de la lignée mal accompagné, une parole prononcée sur la maison et jamais reprise. Il ne dit jamais si un enfant viendra, et je ne l’emploierai jamais pour cela. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.
Quand l’examen montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes déposées, les libations versées pour les anciens de votre lignée, et la veillée quand le cas le demande.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer, et il ne bouge plus. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre
Voici le déroulement complet quand quelqu’un m’écrit pour rêver de bébé depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.
Deux choses propres à ce sujet. Je ne conduis aucun travail présenté comme faisant venir un enfant : cela n’existe pas et c’est la promesse la plus indigne de mon métier. Et je n’accepte pas l’argent d’une personne qui n’a pas encore de suivi médical : cet argent doit d’abord servir à cela.
Rêver de bébé : ce que révèle l’examenSix choses que le Fâ met au jour
Voici ce qui ressort quand j’examine quelqu’un chez qui rêver de bébé s’installe depuis des mois.
- Un vœu prononcé pendant une attente. C’est ce que je trouve le plus derrière un rêve de bébé qui dure. C’est le premier. Une promesse faite un soir d’inquiétude : si cet enfant arrive, je ferai ceci. L’enfant est arrivé, parfois il y a vingt ans, et personne n’a rien fait. Cela se referme et cela soulage énormément de familles.
- Un engagement pris lors d’une naissance. Un nom promis, un geste annoncé aux anciens, une part réservée. Oublié dans le mouvement de la vie, et resté ouvert depuis.
- Un enfant de la lignée mal accompagné. C’est souvent lui qui fait rêver de bébé des années après. Un enfant perdu très tôt, dont personne ne parle, et pour qui rien n’a été fait parce que la famille était dispersée ou que la douleur était trop grande. C’est ce que je retrouve le plus chez ceux qui vivent hors du pays.
- Une bénédiction jamais demandée. Avant une union, avant une installation, avant de fonder. C’est développé dans le guide sur la bénédiction des parents.
- Une période entière qui s’est refermée. Quand le rêve arrive avec autre chose au même trimestre : un travail arrêté, une séparation, une santé qui flanche. C’est traité dans le guide sur les séries.
- Et le plus souvent, rien du tout. Une naissance dans l’entourage, un projet qui démarre, une attente qui occupe les journées. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.
Les questions que je pose et que personne ne pose
Depuis quel mois cela revient. Qui, autour de vous, a annoncé une naissance cette année. Qu’est-ce qui a commencé dans votre vie à ce moment-là. Y a-t-il eu, dans votre famille, un enfant perdu dont on ne parle pas. Qu’a-t-on promis lors de votre propre naissance ou de celle de vos enfants. Et une question que personne ne pose jamais : de quoi vous occupez-vous en ce moment qui vous demande plus que ce que vous pouvez donner ?
Cette dernière ouvre beaucoup de choses. Un grand nombre de gens qui rêvent d’un enfant qui pleure portent, dans la vraie vie, quelque chose qui ne se calme pas et qu’ils n’avaient pas nommé.
Quand ce sont les hommes qui rêvent de bébéCe dont ils ne parlent à personne
On croit que rêver de bébé est un rêve de femme. Une bonne part de mon courrier sur ce sujet vient d’hommes.
Ce que les hommes m’écrivent
- Ils n’osent en parler à personne. Un homme qui vient rêver de bébé se tait, par crainte du ridicule. Ni à leur épouse, ni à leurs amis, par crainte du ridicule. Beaucoup me disent que je suis le premier à qui ils le racontent.
- Cela arrive quand leur femme attend un enfant. Les futurs pères viennent rêver de bébé très souvent. Très fréquent au dernier trimestre, souvent avec des scènes angoissantes. Ce n’est pas un mauvais signe : c’est un homme qui se prépare et qui ne sait pas comment le dire.
- Ou quand le couple essaie depuis longtemps. On regarde toujours la femme dans ces situations, et l’homme porte cela seul, sans qu’on lui demande jamais comment il va.
- Cela arrive aussi loin de leurs enfants. On peut rêver de bébé en pensant à celui qu’on ne voit plus. Chez ceux dont les enfants sont restés au pays, ou qu’ils ne voient plus après une séparation. C’est traité dans le guide sur l’éloignement des enfants.
- Et beaucoup rêvent de l’enfant qu’ils ont été. Un petit garçon qu’ils reconnaissent sans savoir pourquoi. C’est presque toujours cela, et le dire les soulage.
Ce que je leur réponds
Que ce rêve n’a rien de féminin ni de ridicule, et qu’il dit chez eux exactement ce qu’il dit chez les femmes : une charge, un commencement, un manque. Et je leur rappelle une chose que personne ne leur dit : quand un couple attend un enfant qui ne vient pas, un bilan concerne les deux, et la cause vient de l’homme aussi souvent que de la femme. Beaucoup l’ignorent et perdent des années à ne faire examiner qu’elle.
Ce qu’on pose autour de ceux qui commencent
Rêver de bébé : ce que dit ma traditionEt ce qu’elle ne dit pas
Voici la lecture que j’ai reçue sur le fait de rêver de bébé, avec ses limites.
Rêver de bébé : ce que ma tradition tient pour vrai
- L’enfant est l’image de ce qui commence. Rêver de bébé dit donc tout ce qui débute. C’est le principe, et il est très ancien : tout ce qui débute est fragile, demande d’être porté, et ne se laisse pas maîtriser. La nuit emploie cette image pour tout ce qui a ces trois traits.
- Ce qui a été promis autour d’une naissance compte. Chez nous, on promet beaucoup au moment où un enfant arrive, et l’on oublie ensuite. Ces promesses restent ouvertes, et c’est la seule chose que je regarde vraiment ici.
- Les enfants perdus ne sont pas rien. Beaucoup viennent rêver de bébé sans avoir jamais pu en parler. Un enfant mort très tôt a une place dans la lignée, même si personne n’en parle. Beaucoup de familles de la diaspora portent cela en silence depuis des années, et il existe des gestes pour cela.
- Et la durée compte plus que l’image. Rêver de bébé deux fois ne dit rien. Un rêve venu deux fois ne dit rien. Un rêve qui revient chaque semaine depuis un an mérite qu’on regarde ce qui s’est passé au début.
Ce que ma tradition ne dit pas, malgré ce qu’on entend
- Que rêver de bébé annonce une grossesse. Je l’ai dit et je le redis, parce que c’est la seule chose que certains retiendront de cette page.
- Que rêver de bébé dit le sexe de l’enfant. On me le demande souvent, et je réponds toujours non.
- Qu’un rite fait venir un enfant. Ce que je conduis referme ce qui est resté ouvert dans une lignée. Cela ne remplace ni un bilan, ni un traitement, ni le temps.
- Qu’une femme qui n’a pas d’enfant est punie. C’est ce que je combats le plus. C’est ce que j’entends le plus dans nos familles et c’est ce que je combats le plus. Personne n’est puni, et celui qui vous le dit vous fait du mal.
- Et que rêver de bébé désigne quelqu’un. Jamais. Aucun rêve n’accuse personne, et surtout pas dans une famille où une femme attend.
Rêver de bébé quand on vit loin des siensCe que je reçois de la diaspora
Une grande partie de ceux qui m’écrivent pour rêver de bébé vivent en Europe ou au Canada, et cela ajoute une charge que personne ne nomme.
Rêver de bébé dans la diaspora : ce qui se joue
- On vous demande quand, à chaque appel. Depuis le mariage, parfois depuis des années. Cette question posée toutes les semaines par une mère ou une tante travaille les nuits plus que tout le reste.
- On vous dit que c’est parce que vous êtes partie. Que le pays vous manque, que vous avez oublié les vôtres. C’est faux et cela fait beaucoup de mal.
- Les naissances du pays arrivent en photographies. On félicite, et l’on vient rêver de bébé la nuit suivante. Une cousine, une belle-sœur, plusieurs par an. On sourit, on félicite, et l’on rêve la nuit suivante.
- Un enfant perdu n’a pas pu être accompagné. C’est ce que je retrouve le plus chez ceux dont le rêve dure. Parce qu’on était ici, parce qu’on n’a rien dit à la famille, parce qu’on ne savait pas ce qui se fait. C’est ce que je retrouve le plus souvent chez ceux dont le rêve dure.
- Et l’on porte cela sans personne. Ici on n’en parle pas, là-bas on questionne. Beaucoup de femmes que j’accompagne n’ont dit à personne ce qu’elles traversent.
Ce que je conseille aux familles de la diaspora
- Répondez une fois, clairement, à celle qui demande le plus. Que vous ne parlerez plus de cela, et que vous le direz vous-même le jour venu. La plupart des familles s’arrêtent quand on le dit une fois.
- Ne laissez personne dire que vous êtes punie. Ni un ancien, ni un praticien. Coupez la conversation, poliment mais nettement.
- Faites faire le bilan des deux ici. C’est gratuit ou pris en charge, et cela vaut mieux que dix voyages.
- Si un enfant a été perdu, dites-le moi. Ma tradition prévoit des gestes pour cela, et ils peuvent se conduire au temple sans que vous ayez à rentrer. C’est ce qui soulage le plus les familles qui vivent loin.
- Et parlez-en à quelqu’un ici. Une sage-femme, un médecin, une amie. Porter cela seule est ce qui pèse le plus lourd dans tout ce que vous vivez.
Les huit erreurs qui aggravent toutCe que je vois le plus souvent
Voici ce qui transforme le fait de rêver de bébé en semaines d’attente douloureuse.
- Faire un test parce qu’on vient de rêver de bébé. Faites-le si vous avez un doute réel, jamais à cause d’un rêve : c’est ainsi qu’on enchaîne les déceptions pour rien.
- Raconter le rêve à la famille au pays. Rêver de bébé et le dire, c’est être crue enceinte en deux jours. En deux jours, tout le monde vous croit enceinte, et vous devrez démentir pendant des mois.
- Payer quelqu’un qui promet un enfant. L’erreur la plus coûteuse et la plus indigne. Aucun praticien ne peut le promettre.
- Chercher la signification la nuit. Rêver de bébé n’a pas de réponse unique. Sur dix sites qui se contredisent, à trois heures du matin, en pleurant.
- Se croire punie. Ni par les anciens, ni par personne. Cette idée détruit des femmes qui n’ont rien fait.
- Ne faire examiner que la femme. Alors que la cause vient de l’homme aussi souvent. C’est l’erreur qui coûte le plus d’années.
- Cacher qu’on a perdu un enfant. Ce qui ne se dit pas fait rêver de bébé la nuit. À son médecin, à son conjoint, à soi-même. Ce qui ne se dit pas revient la nuit.
- Et rester seul avec cela. Ces rêves pèsent, et il existe des gens dont c’est le métier d’accompagner cela, gratuitement.
Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Tous ceux qui me parlent de rêver de bébé ne reçoivent pas la même réponse de ma part.
Vous vous demandez si vous êtes enceinte
Ce que je fais : je réponds non sur le rêve et je vous dis de faire un test, qui coûte quelques pièces et répond en dix minutes. Je n’engage rien. C’est ma réponse la plus fréquente et la plus utile.
Vous essayez d’avoir un enfant depuis longtemps
Ce que je fais : je vous écoute, longuement, et je vérifie que le bilan des deux est fait. Je ne promets rien, je ne dis rien de vos chances, et je n’accepte pas votre argent tant que le suivi n’est pas en place. Ensuite, s’il reste quelque chose d’ouvert dans la lignée, nous le regardons.
Le rêve dure depuis des mois et pèse au réveil
Ce que je fais : c’est ici que mon travail sert. Nous regardons ce qui a été promis autour des naissances de votre famille et ce qui n’a jamais été fait pour un enfant perdu. Quand l’examen le montre, je conduis au temple les gestes qui referment.
Vous avez perdu un enfant
Ce que je fais : je vous oriente d’abord, parce que ces rêves-là s’accompagnent et que des professionnels le font mieux que moi. Puis, si vous le souhaitez, nous voyons ce que ma tradition prévoit pour un enfant qui n’a pas pu être accompagné. Beaucoup de familles ignorent que cela existe.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Ce que racontent ceux qui m’écrivent aprèsHuit constats
Beaucoup de personnes me réécrivent des semaines après m’avoir parlé de rêver de bébé. Voici ce qui revient.
- Il y avait eu une naissance autour d’eux. C’est le retour numéro un. Une annonce, une visite, une photographie reçue quelques jours avant, et personne n’avait fait le lien.
- Quelque chose commençait vraiment. Un travail, une formation, un commerce, un déménagement. En le nommant, le rêve a perdu son mystère.
- Le fait que je réponde non les a soulagées. Surtout celles qui attendent depuis longtemps : elles n’osaient pas poser la question et redoutaient qu’on leur donne un faux espoir.
- C’était une charge qui ne se calmait pas. Chez ceux qui rêvaient d’un enfant qui pleure. Ils l’ont identifiée en trois jours une fois la question posée.
- Il y avait un enfant dont personne ne parlait. Chez ceux où l’examen a montré quelque chose, c’est le motif que je retrouve le plus, et il datait parfois d’une génération.
- Elles avaient failli payer pour qu’on leur promette un enfant. Plusieurs me le disent. Aucune ne regrette moins que cette dépense-là évitée.
- Le bilan n’avait été fait que par elle. Chez les couples qui essayaient depuis des années. C’est celui qui me touche le plus, parce qu’il fait perdre du temps à tout le monde.
- Et beaucoup d’hommes m’ont écrit pour rêver de bébé. Bien plus qu’on ne l’imagine, en disant qu’ils n’en avaient parlé à personne.
Une dernière chose, pour celle ou celui qui lit cette page ce soir, après un rêve qui a laissé quelque chose de lourd. Ce rêve n’annonce rien. Regardez plutôt ce qui a commencé dans votre vie ces derniers temps, et qui, autour de vous, a annoncé une naissance : la réponse est presque toujours là. Si vous attendez un enfant depuis longtemps, sachez que je ne vous promettrai rien et que je ne vous dirai rien de vos chances, parce que personne ne le peut, et que celui qui le fait profite de votre attente. Ce que je peux, c’est vous écouter, vérifier que le suivi est en place, et regarder ce qui est resté ouvert dans votre famille. Cela ne coûte rien.
Ce que je fais : je réponds sur la grossesse avant qu’on me le demande, je vous écoute moi-même et gratuitement, je regarde d’abord votre semaine et ce que vous traversez, je m’assure que le suivi médical est en place, et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert autour des naissances de votre lignée quand le rêve s’installe depuis des mois.
Mes règles : je n’annonce jamais de grossesse et je ne dirai jamais qu’une femme est enceinte. Je ne dis pas le sexe d’un enfant. Je ne promets jamais un enfant, ni contre paiement ni gratuitement : c’est ce que je considère comme le plus grave de mon métier. Je n’annonce aucun malheur pour un enfant et je ne désigne personne. Je ne remplace ni un médecin ni une sage-femme. Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour
Rêver de bébé annonce-t-il une grossesse ?
Non, et je ne l’annoncerai jamais. Un test répond en dix minutes, un rêve jamais. Des hommes en rêvent aussi, régulièrement.
Que signifie ce rêve alors ?
Le plus souvent ce que vous portez le jour : une attente, une charge, un projet qui commence. L’enfant est l’image du commencement.
Et quand on essaie depuis longtemps ?
Ce rêve revient très souvent et il ne dit rien de vos chances. Il dit que vous y pensez chaque jour. Le suivi des deux passe avant tout.
Un bébé qui pleure ou qu’on perd, est-ce grave ?
Non, et cela n’annonce rien pour un enfant réel. Cela accompagne une charge qui dépasse ou une inquiétude pour quelque chose de fragile.
Que faites-vous concrètement ?
Je regarde d’abord votre semaine, et j’examine seulement quand le rêve s’installe depuis des mois.
Pouvez-vous promettre un enfant ?
Non, jamais, et personne ne le peut. Promettre un enfant à une femme qui attend depuis des années est ce qu’il y a de plus grave dans mon métier.
Que demandez-vous pour travailler ?
Votre nom, votre date de naissance et votre photographie, plus la date de début du rêve. Jamais rien concernant un tiers.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je ne remplace jamais un médecin.
Dites-moi ce qui commence chez vous
La scène, depuis quand elle revient, et ce que vous traversez en ce moment. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je n’annoncerai jamais de grossesse ni ne promettrai d’enfant.
Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.







