Guide de référence · lecture libre
Numéro de marabout : ce qu’il prouve et ce qu’il ne prouve pas
Les cinq vérifications qui tiennent en trois minutes, avant d’appeler qui que ce soit
30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit
Vous cherchez un numéro de marabout, et vous en trouverez des centaines en quelques minutes. Je suis Maître Luc, marabout et prêtre vodun au temple de Sakété, au Bénin, et je vais vous dire une chose qui va contre mon intérêt commercial. Un numéro ne prouve strictement rien. Ni l’existence de la personne, ni son lieu, ni sa pratique, ni son honnêteté. Il prouve seulement qu’une ligne fonctionne, et un numéro de marabout n’est pas autre chose qu’une ligne. Voici donc les cinq vérifications que je vous demande de faire sur n’importe quel numéro, y compris sur le mien, et les sept pièges qui commencent tous par un appel.
Écrit par Maître Luc, marabout et prêtre vodun de Sakété · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 5 VÉRIFICATIONS · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 32 MIN
Qui vous répondra
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
En résumé
Un numéro de marabout ne prouve rien par lui-même. Ce qui se vérifie, c’est ce qu’il y a autour : un lieu nommé, une durée, une trace publique, une personne qui répond elle-même, et une constance du numéro dans le temps.
Cinq vérifications suffisent pour n’importe quel numéro de marabout, elles prennent trois minutes et ne coûtent rien. Sept pièges classiques commencent tous par un appel ou un message.
Mon écoute et mon examen du Fâ sont gratuits, et je ne prends votre argent que si je peux agir.
Trois choses à ne jamais faire au téléphone
Ne communiquez jamais de codes reçus par message, quels qu’ils soient, et quelle que soit la raison invoquée. N’envoyez jamais de recharge prépayée ni de coupon : ces paiements sont intraçables et irrécupérables, aucune banque ne les rappelle. Et ne rappelez jamais un numéro surtaxé laissé en absence.
Aucun numéro de marabout honnête ne réclamera vos codes, de vos identifiants bancaires ou d’un accès à votre téléphone. Ces demandes ne relèvent plus du métier, elles relèvent de la fraude, et elles se signalent.
Ce que vous allez lire
- Numéro de marabout : ce qu’un numéro prouve
- Numéro de marabout : la fiche des cinq vérifications
- L’indicatif, et pourquoi le mien commence par 229
- Numéro de marabout : les sept pièges de l’appel
- Numéro de marabout : appeler ou écrire
- Numéro de marabout : ce que je fais
- Le travail au temple, étape par étape
- Numéro de marabout : ce que l’examen révèle
- Où l’on trouve un numéro, et ce que la source apprend
- Quand quelqu’un usurpe un numéro de marabout
- Numéro de marabout : ce qu’il ne faut jamais envoyer
- Numéro de marabout : les dix questions du premier appel
- Ce qui se passe après votre message
- Ce que je propose selon votre situation
- Mon engagement
- Questions fréquentes
Numéro de marabout : ce qu’un numéro prouve
Rien, et c’est important de le savoir avant de composer
Commençons par la vérité désagréable. Un numéro de marabout trouvé sur une annonce, un forum, une vidéo ou un profil ne vous apprend rien du tout sur celui qui décrochera.
Un numéro de marabout n’est jamais qu’une ligne, et une ligne mobile s’obtient en quelques minutes dans la plupart des pays. Elle peut être déplacée, revendue, abandonnée puis reprise. Elle peut afficher un indicatif qui ne correspond à rien de réel, être hébergée sur une application depuis n’importe quel continent, ou être partagée entre plusieurs personnes qui se relaient sous un même nom.
Ce qui se vérifie n’est pas le numéro : c’est ce qu’il y a autour de lui. Un lieu qu’on peut nommer, une durée qu’on peut confronter, une trace publique qui existait avant votre recherche, une personne qui répond elle-même, et un numéro qui n’a pas changé depuis des années.
Une seule de ces cinq lignes qui cloche suffit à s’arrêter. Elles ne coûtent rien, elles prennent trois minutes, et elles se font avant le premier appel, quand vous ne devez encore rien à personne.
Numéro de marabout : la fiche des cinq vérifications
Trois minutes, aucun frais, et faites-les aussi sur moi
Numéro de marabout : première vérification, l’indicatif
Un praticien qui dit travailler au Bénin appelle depuis le Bénin. Le mien commence par 229, et il commence par 229 depuis toujours. Si l’on vous annonce un temple en Afrique de l’Ouest et que le numéro de marabout affiche un indicatif européen, demandez pourquoi, simplement. La réponse peut être honnête, un proche installé là-bas, une ligne de service : dans ce cas elle vous sera donnée sans gêne. Si elle vous vaut de l’agacement ou une explication compliquée, vous savez.
Méfiez-vous particulièrement des numéros commençant par 08 ou par un préfixe surtaxé. Personne dans mon métier n’a de raison de vous faire payer la minute.
Numéro de marabout : deuxième vérification, la constance
C’est celle que je préfère, parce qu’elle ne se falsifie pas. Un praticien installé garde son numéro pendant des années. Vous le trouvez identique sur son site, sur ses vidéos, dans les commentaires de gens qui parlent de lui, parfois dans des publications qui datent d’avant votre recherche.
Un numéro de marabout qui apparaît seulement sur une annonce récente, ou qui diffère d’une page à l’autre, indique soit une activité neuve, soit une ligne jetable. Les lignes jetables sont l’outil de base de ceux qui changent de nom tous les six mois.
Numéro de marabout : troisième vérification, qui répond
Posez la question dès la première phrase : est-ce que je parle au praticien lui-même. Beaucoup de structures emploient des personnes qui recueillent votre situation, vous mettent en confiance, puis vous annoncent un montant. Celui qui vous parle ne conduira aucun geste : il vend.
Chez moi, il n’y a personne d’autre. Quand vous écrivez, c’est moi qui lis et c’est moi qui réponds. C’est vérifiable en une question, et cette question-là élimine beaucoup de monde.
Numéro de marabout : quatrième vérification, ce qu’on vous demande
Au premier échange, un praticien sérieux demande peu de choses : votre nom, votre date de naissance, une photographie de vous, et votre situation avec vos mots. Rien d’autre.
Si l’on vous demande vos identifiants bancaires, une photographie de votre carte, une pièce d’identité, un code reçu par message, un accès à distance à votre téléphone, ou la photographie d’une autre personne, raccrochez. Ces demandes ne relèvent pas d’un rite, elles relèvent d’une fraude.
Numéro de marabout : cinquième vérification, ce qu’on trouve ailleurs
Cherchez ce qui existait avant votre recherche. Un lieu qu’on peut nommer et situer. Une durée d’exercice annoncée et cohérente. Une trace publique que le praticien n’a pas fabriquée lui-même.
Dans mon cas : le temple de Sakété, au Bénin, plus de trente ans de pratique, et un reportage de France 24 tourné chez moi en janvier 2026, pour son émission Plan B, à propos de la mangrove. Je ne l’ai ni commandé ni payé : une chaîne internationale est venue filmer, et l’émission existe indépendamment de moi. C’est exactement le genre de trace qu’il faut chercher chez n’importe qui.
Un numéro ne se vérifie pas. Ce qui se vérifie, c’est le lieu, la durée et la trace qui existaient avant vous.
L’indicatif, et pourquoi le mien commence par 229
Ce que dit un préfixe, et ce qu’il ne dit pas
Le 229 est l’indicatif du Bénin. C’est de là que je travaille, au temple de Sakété, et c’est de là que je réponds. Un numéro de marabout en 229 ne prouve pas pour autant l’honnêteté de celui qui décroche : il prouve seulement une localisation probable de la ligne, ce qui est déjà une information, et rien de plus.
Deux remarques pratiques pour ceux qui écrivent depuis l’Europe.
- Un appel vers le Bénin coûte cher depuis un mobile européen. C’est pour cela que je privilégie l’écrit : cela ne vous coûte rien, cela vous laisse le temps de formuler, et cela vous garde une trace de tout ce qui a été dit. Un numéro de marabout dont le titulaire insiste pour un appel vocal immédiat cherche à éviter précisément cette trace.
- Le décalage horaire est faible. Le Bénin vit une heure derrière la France en été, à la même heure en hiver. Quand vous écrivez le soir, il fait le même soir chez moi. Cela ne veut pas dire que je réponds à trois heures du matin : je réponds vite, et je dors aussi.
Un numéro de marabout affiché publiquement, est-ce bon signe ?
C’est plutôt bon signe, et je vais vous dire pourquoi sans me flatter. Celui qui affiche son numéro sur un site à son nom, avec son lieu et son parcours, s’expose. Il peut être joint par n’importe qui, y compris par des mécontents, y compris par des journalistes. Celui qui ne donne son numéro qu’en message privé, après un échange, garde la main sur qui l’approche.
Mais ce n’est qu’un indice de plus, jamais une preuve. Les cinq vérifications restent nécessaires.
Numéro de marabout : les sept pièges de l’appel
Je les vois chaque semaine, dans le récit de ceux qui viennent après
- Le rappel surtaxé, sur un numéro de marabout laissé en absence. Un appel en absence d’un numéro inconnu, vous rappelez, et la minute est facturée. Ne rappelez jamais un numéro que vous ne connaissez pas : si la personne a réellement quelque chose à vous dire, elle laissera un message écrit.
- La recharge prépayée réclamée par un numéro de marabout. C’est l’outil numéro un des escrocs, et le téléphone est le canal idéal parce qu’il ne laisse pas de trace écrite. Une fois les codes dictés, l’argent est parti pour toujours.
- Le code reçu par message. On vous appelle, on vous fait envoyer un code « pour vérifier votre identité ». Ce code ouvre en réalité un compte, valide un paiement, ou prend le contrôle d’une messagerie. Aucun praticien n’a besoin de cela.
- Le montant qui monte pendant l’appel. À l’oral, un chiffre se déforme, se nuance, se complète. C’est pour cela que j’annonce le mien par écrit, une seule fois, et qu’il ne bouge plus. Exigez toujours un montant écrit.
- La pression du direct. Au téléphone, on n’a pas le temps de réfléchir, on répond, on s’engage. C’est exactement l’effet recherché. Ma réponse tient en une phrase : je vous donne ma réponse demain matin. Le sujet est traité dans le guide sur l’urgence.
- Le numéro de marabout qui change en cours de route. On vous demande de continuer sur une autre ligne, un autre nom, une autre application. Ce déplacement sert à casser la trace et à brouiller qui vous parle.
- Et l’appel du second praticien. Quelques jours après une première perte, quelqu’un vous contacte en proposant de réparer le travail commencé. C’est la seconde escroquerie, et elle vise ceux qui viennent d’être victimes de la première. Personne n’est en danger parce qu’un travail a été interrompu.
Si vous avez déjà versé après un appel
Arrêtez de verser, immédiatement, quoi qu’on vous dise. Appelez votre banque si c’est récent : certains paiements se contestent dans un délai très court. Conservez tout, messages, captures, numéros, reçus. Vous pouvez signaler en ligne sur la plateforme Pharos, et le service Info Escroqueries répond gratuitement au 0 805 805 817.
Et si vous m’écrivez après cela, je n’accepterai pas votre argent tant que nous n’aurons pas d’abord regardé ce qui s’est passé.
Numéro de marabout : appeler ou écrire
Je préfère l’écrit, et ce n’est pas par confort
Beaucoup cherchent un numéro de marabout parce qu’ils veulent entendre une voix, et je le comprends : une voix rassure. Voici pourtant pourquoi je conduis presque tout par écrit.
- L’écrit laisse une trace, ce qu’un appel à un numéro de marabout ne fait pas. Ce que je vous ai dit, le montant que j’ai annoncé, la date à laquelle je l’ai annoncé. Vous pouvez le relire, le montrer à un proche, me le rappeler des mois après. Une conversation téléphonique ne laisse rien, et c’est très commode pour celui qui veut pouvoir se contredire.
- L’écrit vous laisse le temps. Vous formulez, vous effacez, vous reprenez. Vous dites des choses que vous n’auriez pas dites à voix haute, et ce sont souvent les plus importantes.
- L’écrit ne coûte rien depuis l’Europe. Un appel vers le Bénin, si.
- Et l’écrit permet de tout relire avant de répondre. Je relis votre message entier avant de vous écrire. Au téléphone, on répond à la dernière phrase entendue, pas à l’ensemble.
Cela dit, je ne refuse pas la voix. Quand une personne n’écrit pas facilement, quand elle est âgée, quand la situation est trop lourde pour être tapée, nous parlons. Mais le montant, lui, sera toujours annoncé par écrit, et il ne bougera plus.
Numéro de marabout : ce que je fais
Concrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et voici ce qu’il recouvre chez moi.
Numéro de marabout : le mien ne change pas, et c’est moi qui réponds
Il n’y a ni secrétariat, ni assistant, ni message automatique. Le numéro de marabout que vous trouvez sur mes pages est le mien, il est le même depuis des années, et il est identique partout où je suis présent. C’est vérifiable, et je vous encourage à le vérifier.
Numéro de marabout : je ne rappelle jamais et je ne relance jamais
C’est une règle que je tiens et qui me coûte des dossiers. Si vous cessez de répondre, je n’insiste pas. Vous ne recevrez ni rappel, ni message de relance, ni offre pour vous faire revenir. Les relances insistantes sont une méthode de vente, pas une méthode de soin.
Je vous dis franchement quand je ne peux rien
C’est la partie de mon métier dont je suis le plus fier. Quand l’examen ne montre rien que ma tradition sache traiter, je le dis, et je n’accepte pas votre argent. Cela arrive souvent. Ce sont des consultations perdues, et c’est exactement ce qui fait que les autres tiennent.
Et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert
Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous, sur votre lignée et sur les lieux qui vous concernent. Ce qu’il regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : un engagement pris et jamais honoré, une parole donnée devant les anciens et jamais reprise, une bénédiction jamais demandée, un mort mal accompagné. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.
Quand il montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes déposées, les libations versées pour les anciens de votre lignée, et la veillée quand le cas le demande.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Le travail au temple, étape par étape
De votre premier message au compte rendu que je vous fais
Voici le déroulement complet quand quelqu’un me joint depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.
Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir
Deux choses propres à ce sujet. Le montant s’annonce toujours par écrit, jamais à l’oral, pour que vous en gardiez la preuve. Et je ne demande jamais de complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.
Vérifiez-moi d’abord, écrivez ensuite
Faites les cinq vérifications sur moi, puis dites-moi votre situation. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous demanderai rien tant que je n’aurai pas vu si je peux agir.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Numéro de marabout : ce que l’examen révèle
Six choses que le Fâ met au jour
- Une attente ancienne, jamais tranchée, derrière la recherche d’un numéro de marabout. C’est le premier, et de loin. Celui qui compose un numéro ce soir attend en réalité depuis des années, et c’est cette ancienneté qui rend la démarche pressante.
- Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé un jour de peur, une promesse faite à un ancien, une parole donnée devant les vôtres. C’est ce que ma tradition sait traiter, et la personne l’avait complètement oublié.
- Une bénédiction jamais demandée. Avant un départ, une union, une installation. Très fréquent chez ceux qui sont partis vite ou fâchés.
- Un mort mal accompagné. Des funérailles suivies au téléphone, des rites impossibles depuis l’Europe. Cela pèse, et cela se rattrape, même longtemps après.
- Une honte qui empêche de parler, après un numéro de marabout qui a mal tourné. Ce n’est pas un signe du Fâ, et je le note parce que je le vois chaque semaine. Des gens ont versé beaucoup après un appel et n’osent le dire à personne, pas même à leur conjoint. Cette solitude aggrave tout.
- Et souvent, rien que je puisse traiter. Une situation difficile, une attente longue, une décision à prendre. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.
Les questions que je pose et que personne ne pose
Combien de numéros avez-vous déjà appelés, et où aviez-vous trouvé chaque numéro de marabout. Combien avez-vous versé au total, honnêtement, et par quel moyen. Vous a-t-on donné une date. Vous a-t-on désigné quelqu’un. Avez-vous conservé les messages. Qui, dans votre entourage, est au courant.
Et celle que personne ne pose jamais : « qu’est-ce que vous vouliez entendre au bout du fil ? »
Cette question ouvre tout. Ce n’est presque jamais un rite qu’on cherche en composant un numéro : c’est une voix qui dise que ce n’est pas fini, que quelqu’un peut quelque chose, que l’on n’est pas seul avec ça. Voilà le vrai sujet, et c’est celui-là qu’il faut traiter.
Où l’on trouve un numéro, et ce que la source vous apprend
Six provenances, de la plus fiable à la plus dangereuse
La manière dont un numéro de marabout arrive jusqu’à vous en dit presque autant que le numéro lui-même. Voici les six provenances que je rencontre, classées par ce qu’elles valent.
- Un site à son nom : le meilleur endroit où trouver un numéro de marabout. C’est la meilleure des six, parce que la personne s’expose et se rend joignable par tout le monde. Le numéro y figure au même endroit depuis des années, et vous pouvez confronter ce qui est écrit à ce qu’on trouve ailleurs.
- Le bouche-à-oreille d’un proche qui a réellement consulté. Excellente source, à une condition que personne ne respecte : demandez ce qui s’est passé exactement, combien a été versé, en combien de fois, et si la personne a été relancée ensuite. Un « il est très fort » ne vaut rien sans ces détails.
- Une vidéo où l’on voit le lieu et le visage. Bonne source, à condition que la vidéo montre autre chose qu’un décor. Regardez si l’on voit un lieu réel, des gens autour, une pratique en train de se faire.
- Un commentaire sous une publication. À manier avec prudence. Les commentaires qui recommandent un praticien sont massivement fabriqués, souvent par la même personne sous plusieurs comptes, et parfois glissés sous les publications de praticiens concurrents.
- Une annonce payante. Elle ne dit rien de la qualité, seulement de la capacité à payer une publicité. Notez d’ailleurs que les grandes régies interdisent en principe la publicité pour la voyance et le maraboutage, ce qui explique la créativité de certaines annonces.
- Et un numéro de marabout qui vous écrit sans que vous l’ayez demandé. La pire des six, sans discussion. Personne de sérieux ne démarche des inconnus. Un praticien qui vous écrit le premier a acheté une liste, ou vous a repéré sur une publication où vous exposiez une difficulté.
Numéro de marabout : le test de la question gênante
Quelle que soit la provenance, il existe un test que j’aime bien parce qu’il ne coûte qu’un message. Écrivez ceci, mot pour mot : « qu’est-ce que vous ne savez pas faire ? »
Un praticien réel a une réponse immédiate, parce qu’il connaît ses limites et qu’il les rencontre chaque semaine. Moi je réponds : je ne soigne pas, je ne fais pas revenir quelqu’un contre sa volonté, je ne localise personne, je ne fais pas parler les morts, je n’annonce ni décès ni grossesse, et je ne travaille sur personne qui n’a rien demandé.
Un vendeur, lui, vous expliquera qu’il peut tout. C’est la réponse la plus inquiétante qui existe dans ce métier, et c’est aussi la plus fréquente.
Numéro de marabout : quand quelqu’un usurpe le vôtre
Ce que je vis moi-même, et ce que cela vous apprend
Il y a un phénomène dont on ne parle jamais et qui vous concerne directement : des gens utilisent mon nom avec un autre numéro de marabout. Ils reprennent mes photographies, ma présentation, parfois des passages entiers de mes guides, et ils affichent une ligne qui n’est pas la mienne.
Ce n’est pas un cas isolé, cela arrive à tous ceux dont le nom circule un peu. Et c’est précisément pour cette raison que la deuxième vérification, la constance, est la plus utile des cinq : un usurpateur ne peut pas fabriquer des années d’historique.
- Le numéro doit être identique partout. Site, pages, publications anciennes. S’il diffère d’un endroit à l’autre, l’un des deux n’est pas le bon.
- Vérifiez toujours sur le site officiel, jamais sur un partage. Un partage se modifie en trois secondes ; une page à mon nom, non.
- Un vrai praticien vous laissera vérifier sans se vexer. Si je vous agace parce que vous demandez confirmation, c’est que je ne suis pas moi.
- Et un usurpateur presse toujours. Il sait que sa fenêtre est courte, donc il pousse au paiement rapide, souvent par recharge prépayée. Le sujet est traité dans le guide sur le paiement.
Ce que je fais de mon côté
Je signale, je fais retirer ce qui peut l’être, et je maintiens sur mon site une mention claire de ce qui est officiel et de ce qui ne l’est pas. Cela ne suffit jamais complètement : dès qu’une page tombe, une autre se relève ailleurs. La seule protection réellement efficace est de votre côté, et elle tient en cinq vérifications de trois minutes.
Numéro de marabout : ce qu’il ne faut jamais envoyer
La liste est courte et elle vaut pour n’importe quel praticien
Ce que je demande, et rien d’autre
Votre nom, votre date de naissance, une photographie de vous, et votre situation racontée avec vos mots. Cela ne change jamais, quel que soit le problème.
La photographie reste au temple. Elle n’est jamais publiée, jamais transmise, jamais montrée à qui que ce soit. Dans ma tradition, le visage de celui pour qui l’on prie compte, et c’est important.
- Aucun identifiant bancaire. Ni relevé, ni numéro de carte, ni photographie de votre carte, ni cryptogramme. La demande seule suffit à disqualifier celui qui la formule.
- Aucun code reçu par message. C’est le piège le plus efficace du moment, parce qu’il paraît anodin. Ce code valide toujours quelque chose : un paiement, une inscription, une prise de contrôle.
- Aucune pièce d’identité. Ni passeport, ni titre de séjour, ni permis. Un rite ne se fait pas sur un document administratif.
- Aucun document médical. Je n’établis pas de diagnostic et je n’ai donc rien à faire de vos résultats. Pour un corps qui va mal, c’est le médecin qui vient en premier.
- Rien concernant un tiers. Pas la photographie de votre conjoint, de votre belle-mère, de votre collègue, ni leur nom ni leur date de naissance. Je ne travaille pas sur quelqu’un qui n’a rien demandé.
- Et aucun accès à distance. À votre téléphone, à votre ordinateur, à vos comptes. Cette demande n’a aucun rapport avec un rite et relève de la fraude.
Au temple de Sakété, les gestes se posent sur le nom et sur la lignée. Un numéro ne remplace ni le lieu, ni la durée, ni la trace.
Numéro de marabout : les dix questions du premier appel
Par écrit de préférence, et gardez les réponses
Posez-les à n’importe quel numéro de marabout, et posez-les-moi aussi. Elles ne coûtent que le temps de les écrire. Un homme qui vit de la confiance des gens doit pouvoir y répondre sans se troubler.
- Est-ce que je parle au praticien lui-même ? La première de toutes. Un intermédiaire vend, il ne conduit rien.
- Depuis combien de temps ce numéro est-il le vôtre ? La constance ne se falsifie pas et personne ne pense à la demander.
- Où travaillez-vous, exactement ? Un lieu qu’on peut nommer et situer, pas une région vague.
- Que peut-on vérifier sur vous, en dehors de votre propre site ? Une trace publique antérieure à ma recherche.
- Quel est le montant total, en chiffres, par écrit ? Une phrase, un nombre. Toute réponse plus longue est une réponse d’évitement.
- Y aura-t-il d’autres versements ensuite ? Faites-la répéter par écrit. C’est là que tout se joue.
- Me garantissez-vous un résultat ? Si la réponse est oui, arrêtez là. C’est le signe le plus fiable de tous.
- Comment souhaitez-vous être payé ? Refusez les recharges prépayées et les coupons, sans discussion possible.
- Que demandez-vous comme éléments ? Le nom, la date de naissance et une photographie du consultant suffisent.
- Et puis-je vous réécrire après le travail, sans nouveau paiement ? Beaucoup disparaissent une fois payés.
Ce qui se passe après votre message
Pour que vous sachiez à quoi vous attendre
- Une vraie réponse, souvent dans l’heure, écrite par moi. Écrite pour vous, pas un message d’accueil automatique.
- Je pose des questions avant de proposer quoi que ce soit. Parfois plusieurs séries. Cette partie ne coûte rien.
- Aucun compteur ne s’ouvre. Écrire n’engage à rien et ne crée aucune dette. Vous pouvez cesser de répondre à tout moment.
- Ce numéro de marabout ne vous rappellera pas et ne vous relancera pas. Ni ce soir, ni dans trois jours, ni dans un mois.
- Votre message reste entre nous. Il n’est ni publié, ni cité, ni montré. Les témoignages de mon site ont tous été donnés volontairement, à visage découvert.
- Et si je ne peux rien, vous le saurez vite. Je ne fais pas patienter quelqu’un à qui je vais dire non.
Ce que je propose selon votre situation
Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Vous cherchez un numéro de marabout et n’avez appelé personne
Ce que je fais : je vous donne les cinq vérifications et les dix questions, et je vous encourage à les employer sur moi comme sur les autres. Cela ne vous coûte rien et cela vous protège pour toutes vos démarches à venir.
Vous avez appelé plusieurs numéros de marabout sans savoir qui croire
Ce que je fais : nous reprenons chaque échange, calmement, et nous regardons ce qui a été promis et ce qui a été demandé. Le tableau apparaît très vite, et il est presque toujours le même.
Vous avez déjà versé après un appel à un numéro de marabout
Ce que je fais : je vous dis quoi faire aujourd’hui, opposition bancaire si c’est récent, plainte, conservation des échanges. Et je n’accepte pas votre argent tant que nous n’avons pas regardé ce qui s’est passé.
Vous voulez savoir si votre affaire relève d’un numéro de marabout
Ce que je fais : je vous le dis franchement, gratuitement, en quelques échanges. Si elle n’en relève pas, je vous oriente et je m’arrête là.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Une dernière chose, pour celle ou celui qui hésite à composer
Vous n’avez pas besoin d’être sûr avant d’écrire. Faites les cinq vérifications sur le numéro de marabout que vous avez trouvé, prenez trois minutes, et si elles passent, écrivez sans crainte : un premier message ne vous engage à rien, ne coûte rien, et n’ouvre aucun compteur. Si elles ne passent pas, vous venez d’économiser beaucoup, et vous l’avez fait tout seul.
Et si vous voulez que je regarde votre situation, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si je ne peux rien.
Mon engagement
Ce que je fais : je réponds moi-même, souvent dans l’heure. Je vous invite à me vérifier avant de me raconter quoi que ce soit. Je vous écoute gratuitement, aussi longtemps qu’il le faut. J’examine par le Fâ sans rien demander. Et quand je peux agir, j’annonce le montant une seule fois, par écrit, avant de commencer.
Mes règles : le montant s’annonce toujours par écrit, jamais à l’oral. Je ne demande jamais de complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre. Je n’accepte ni recharge prépayée ni coupon. Je ne demande aucun identifiant bancaire, aucun code, aucune pièce d’identité. Je ne travaille sur personne qui n’a rien demandé. Je ne désigne aucun coupable. Je n’annonce aucune date. Et je ne vous relance jamais.
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentes
Les réponses courtes, sans détour
Un numéro de marabout suffit-il à vérifier quelqu’un ?
Non, un numéro de marabout ne prouve rien par lui-même. Ce qui se vérifie, c’est le lieu, la durée, la constance du numéro, la personne qui répond, et une trace publique antérieure à votre recherche.
Faut-il se méfier d’un indicatif étranger ?
L’indicatif d’un numéro de marabout doit correspondre au pays annoncé. Un praticien du Bénin appelle depuis le Bénin. Demandez simplement pourquoi si ce n’est pas le cas.
Vaut-il mieux appeler ou écrire ?
Écrire à un numéro de marabout vaut mieux qu’appeler, et de loin. L’écrit laisse une trace du montant et de la date, ne coûte rien depuis l’Europe, et vous laisse le temps de formuler.
Que ne faut-il jamais donner au téléphone ?
Vos codes, vos identifiants bancaires, une recharge prépayée : aucun numéro de marabout n’en a besoin. Aucun praticien honnête n’a besoin de cela.
Un numéro affiché publiquement est-il un bon signe ?
Plutôt oui : un numéro de marabout affiché expose celui qui le publie. Mais ce n’est qu’un indice de plus, jamais une preuve.
Répondez-vous vous-même ?
Oui, ce numéro de marabout est le mien et il n’y a personne d’autre. Souvent dans l’heure, toujours dans la journée, et je ne vous relance jamais.
Que demandez-vous pour travailler ?
Votre nom, votre date de naissance et votre photographie. Elle reste au temple. Rien de bancaire, rien concernant un tiers.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.
Faites les cinq vérifications, puis écrivez-moi
Sur mon numéro de marabout comme sur les autres. Ensuite dites-moi votre situation : je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous demanderai rien tant que je n’aurai pas vu si je peux agir.
Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété
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