Guide de référence · lecture libre
Rituel de retour affectif à faire soi-même : d’où viennent ces recettes
Bougie rouge, miel, miroir, vendredi de Vénus : aucune de ces recettes ne vient du vodun
30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit
Vous cherchez ce soir une bougie, du miel et un morceau de papier. Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Je vais vous dire d’où viennent réellement ces recettes, et ce n’est pas de ma tradition. Un rituel de retour affectif à faire soi-même tel qu’on le trouve en ligne mélange la Vénus des Romains, les phases de lune du néopaganisme européen et un vernis de vocabulaire africain. Voici les six recettes qui circulent, leur origine véritable, ce qu’elles produisent sur celui qui les pratique, et les cinq qu’il ne faut jamais faire.
Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 6 RECETTES · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 30 MIN
Qui vous répondra
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
En résumé
Les recettes qui circulent viennent de la magie européenne, du néopaganisme et de pages recopiées les unes sur les autres. Aucune n’appartient à la tradition vodun.
Ce qu’un rituel de retour affectif à faire soi-même produit se mesure chez celui qui le pratique : une attente quotidienne, une escalade, et l’impossibilité de tourner la page.
Cinq recettes sont à écarter absolument, et l’une d’elles peut vous mettre en danger. Mon écoute et mon examen du Fâ sont gratuits.
Les cinq choses à ne jamais faire, quelle que soit la recette
Rien à ingérer. Aucune préparation à boire ou à faire boire, sous aucun prétexte. Certaines recettes qui circulent contiennent des plantes toxiques et des substances qui n’ont rien à faire dans un verre.
Rien avec du sang, ni le vôtre ni celui de quiconque. Rien avec les cheveux, les ongles ou les affaires de quelqu’un. Rien qui demande d’aller dans un cimetière. Et rien que vous devriez cacher à tous vos proches. Ces cinq règles suffisent à écarter tout ce qui est réellement dangereux dans ce qui circule.
Ce que vous allez lire
- Pourquoi ces recettes se propagent aussi vite
- Rituel de retour affectif à faire soi-même : les six recettes
- Rituel de retour affectif à faire soi-même : les origines
- Rituel de retour affectif à faire soi-même : les effets réels
- Les mots qui trahissent une page de recettes
- Pourquoi certains disent que cela a marché
- Rituel de retour affectif à faire soi-même : les cinq à éviter
- Rituel de retour affectif à faire soi-même ou vodun
- Pourquoi cela ne se fait jamais seul
- La question de la volonté de l’autre
- Ce qui aide réellement après une rupture
- Ce que le Fâ peut réellement regarder
- Ce que je fais et ce que je refuse
- Les dix questions à se poser
- Questions fréquentes
Pourquoi ces recettes se propagent aussi vite
Six raisons, et aucune ne tient à votre crédulité
Un rituel de retour affectif à faire soi-même se trouve en trois secondes et se pratique le soir même. Voici pourquoi ce format s’est imposé.
- Parce qu’il est gratuit et immédiat. Une bougie coûte deux euros et se trouve partout. Après une rupture, l’idée de pouvoir agir tout de suite est irrésistible.
- Parce qu’il ne demande de comptes à personne. Pas de conversation, pas de questions gênantes, pas de refus possible. On peut le faire sans le dire à âme qui vive.
- Parce que la mise en scène rassure. Une heure précise, une couleur, un jour de la semaine. Cette précision donne l’impression d’un savoir exact, alors qu’elle est la partie la plus arbitraire.
- Parce que les pages se copient entre elles. Voir la même recette sur dix sites différents ressemble à une confirmation. C’est le même texte recopié dix fois.
- Parce que ces pages vendent autre chose. La recette gratuite est l’appât. En bas de page se trouve un numéro, et le message suivant explique qu’il faut un professionnel pour que cela fonctionne.
- Et parce qu’il n’y a rien d’autre. Personne ne dit à quelqu’un qui vient d’être quitté ce qu’il peut faire de ses soirées. Le vide se remplit avec ce qui passe.
Le point qu’il faut retenir de cette liste
La recette gratuite et le praticien payant appartiennent au même dispositif. La première crée l’attente et l’échec ; le second est présenté comme la solution à cet échec.
C’est la raison pour laquelle je décris ces recettes plutôt que d’en proposer une autre.
Rituel de retour affectif à faire soi-même : les six recettes
Celles qui circulent, et leur origine véritable
J’ai lu ce qui se publie sous le nom de rituel de retour affectif à faire soi-même. Voici les six recettes qu’on retrouve partout, recopiées d’un site à l’autre, avec ce qu’elles sont réellement.
Faites glisser le schéma vers la gauche pour le lire en entier
Regardez la colonne de droite. Ce qu’on vous vend comme un savoir africain ancestral est un assemblage récent de références européennes et américaines, habillé d’un vocabulaire qui n’a rien à voir avec lui.
Rituel de retour affectif à faire soi-même : les origines réelles
Cinq sources, et aucune n’est africaine
Je vais être précis, parce que c’est vérifiable et parce que personne ne le dit.
- La magie occidentale de la Renaissance, première source du rituel de retour affectif à faire soi-même. Les correspondances entre les jours et les planètes, le vendredi de Vénus pour l’amour, les couleurs de bougies par intention : tout cela vient de traités européens, recopiés et simplifiés depuis des siècles.
- Le néopaganisme du vingtième siècle, deuxième source du rituel de retour affectif à faire soi-même. Les phases de lune, la lune croissante pour attirer et décroissante pour éloigner, le cercle, les quatre éléments. Ces éléments datent des années cinquante et soixante en Europe et aux États-Unis.
- La magie populaire en ligne, troisième source du rituel de retour affectif à faire soi-même. Le miel, la cannelle, le bocal fermé, le congélateur. Ces gestes circulent depuis une quinzaine d’années sur les réseaux, et ils changent tous les six mois.
- Le cinéma, quatrième source du rituel de retour affectif à faire soi-même. La poupée piquée d’aiguilles vient d’un film américain des années trente. Elle n’existe pas dans le vodun béninois, et je le dis depuis toujours.
- Et la recopie sans source. C’est la cinquième et la plus importante : la plupart des pages qui publient un rituel de retour affectif à faire soi-même recopient une autre page, qui recopiait la précédente.
Le cas de la poupée, qu’il faut traiter à part
Elle mérite un paragraphe, parce qu’elle est ce que tout le monde associe à ma tradition et qu’elle n’en fait pas partie.
La poupée piquée d’aiguilles apparaît dans un film américain des années trente, qui présentait Haïti comme un lieu de terreur. L’image a fait le tour du monde et elle est revenue jusqu’en Afrique, où des vendeurs l’emploient aujourd’hui parce que les clients européens la reconnaissent.
Il existe bien des figurines dans les traditions ouest-africaines. Elles ne servent pas à cela. Ce sont des supports d’accueil, des présences installées dans une maison, des figures d’ancêtres ou de jumeaux. On s’en occupe, on les nourrit, on leur parle. On ne les pique pas.
Quand une page vous propose une poupée dans un rituel de retour affectif à faire soi-même, elle vous vend un accessoire de cinéma en vous disant qu’il vient du Bénin.
Comment le vérifier vous-même
Prenez une recette trouvée en ligne et cherchez ses éléments un par un : la couleur de la bougie, le jour, la phase de lune, l’ingrédient. Vous trouverez les mêmes correspondances dans des textes européens qui n’ont jamais entendu parler du Bénin.
On vous vend un savoir africain ancestral qui contient Vénus, la lune croissante et un film de 1932.
Rituel de retour affectif à faire soi-même : les effets réels
Quatre effets, et ils sont tous sur vous
Voici la partie qui compte vraiment, parce qu’elle décrit ce qui arrive réellement quand on pratique un rituel de retour affectif à faire soi-même.
- L’attente quotidienne s’installe dès le rituel de retour affectif à faire soi-même terminé. Vous avez posé un acte, donc vous guettez un résultat. Le téléphone est regardé cinquante fois par jour. C’est l’effet le plus immédiat et le plus épuisant.
- Chaque signe devient une preuve que le rituel de retour affectif à faire soi-même agit. Une vue de story, un anniversaire souhaité, un ami commun qui parle de lui. Tout entre dans le récit, et rien n’en sort.
- L’escalade commence quand le rituel de retour affectif à faire soi-même ne donne rien. Si rien ne vient, on recommence, on ajoute, on cherche une recette plus forte. Et c’est à ce moment qu’on finit par payer quelqu’un.
- Et la page ne se tourne plus. C’est le dommage le plus long. Tant qu’un rituel est en cours, il est impossible de faire le deuil de la relation, puisque quelque chose est censé arriver.
Ce que me disent ceux qui l’ont fait pendant des mois
Presque tous la même chose : « j’ai perdu un an. » Non pas à cause de l’argent, souvent modeste sur ce terrain, mais à cause de l’attente.
Une rupture met un temps à passer. Une rupture pendant laquelle on attend chaque jour un retour ne passe pas du tout : elle se prolonge aussi longtemps que dure l’espoir entretenu.
Les mots qui trahissent une page de recettes
Six formulations, et elles reviennent toutes
Vous saurez en trente secondes à quoi vous avez affaire. Une page qui publie un rituel de retour affectif à faire soi-même emploie presque toujours les mêmes formules.
- « Magie blanche, sans aucun risque. » Cette phrase sert à lever la dernière hésitation. Elle apparaît juste avant la recette, et elle n’engage personne.
- « Il ou elle pensera à vous nuit et jour. » La promesse d’agir sur les pensées de quelqu’un. C’est exactement ce que ma tradition interdit, formulé comme un argument de vente.
- « En trente jours » ou « en sept jours ». Le délai chiffré, qui organise l’attente et prépare la relance quand rien ne vient.
- « Si l’amour est sincère, cela fonctionnera. » La clause qui protège l’auteur : quand rien n’arrive, c’est que votre amour n’était pas assez sincère. La faute vous revient.
- « Pour un résultat définitif, contactez un professionnel. » La phrase qui révèle le dispositif entier. La recette gratuite était la porte d’entrée.
- Et un numéro de téléphone en bas de page. Souvent avec un indicatif étranger, parfois plusieurs. C’est la seule information réellement utile de ces pages : elle vous dit ce qu’elles vendent.
Ce que vous ne trouverez jamais sur ces pages
Trois choses, et leur absence est le meilleur indicateur qui soit. Aucune source, jamais, pour aucune des recettes. Aucun cas où il ne faut rien faire, alors qu’une pratique honnête en comporte beaucoup. Et aucune mention de ce qui pourrait mal se passer, alors qu’elles proposent parfois de faire ingérer des choses.
Pourquoi certains disent que cela a marché
Cinq explications, et elles sont toutes vérifiables
Vous lirez des témoignages de gens affirmant qu’un rituel de retour affectif à faire soi-même a fonctionné pour eux. Certains sont sincères. Voici ce qui s’est réellement passé.
- Beaucoup de ruptures se réparent seules. C’est l’explication principale et la plus simple. Une part importante des couples séparés reprennent contact dans les mois qui suivent, sans que personne n’ait rien fait. Celui qui a allumé une bougie entre-temps attribue le retour à la bougie.
- Le rituel change celui qui le pratique. Quelqu’un qui pose un acte se sent moins impuissant, dort un peu mieux, cesse d’envoyer des messages désespérés. Ce changement d’attitude est visible de l’extérieur, et il produit parfois un effet réel sur l’autre.
- On arrête de harceler. C’est l’effet le plus concret et le moins reconnu. Pendant qu’on attend qu’un rituel agisse, on n’appelle plus vingt fois par jour. Cette distance forcée fait parfois exactement ce que le harcèlement empêchait.
- On ne raconte que les réussites. Celui pour qui rien n’est venu ne publie pas de témoignage. Vous ne lisez qu’une moitié du tableau, et la plus petite.
- Et beaucoup de témoignages sont fabriqués. Sur les pages qui vendent, ils sont écrits en série. J’en montre la fabrication dans le guide sur les cinq couches d’une page.
Ce que cela devrait vous suggérer
Que si un rituel de retour affectif à faire soi-même semble avoir aidé quelqu’un, ce qui a aidé est probablement le silence et le temps qui l’ont accompagné. Ces deux choses sont gratuites et ne demandent aucune bougie.
Rituel de retour affectif à faire soi-même : les cinq à éviter
Celles-ci sortent du domaine de l’inefficace
La plupart de ce qui circule est sans effet. Cinq catégories sont différentes, et je les nomme parce qu’elles peuvent réellement nuire.
- Tout rituel de retour affectif à faire soi-même qui se boit ou se fait boire. Certaines recettes proposent d’ajouter quelque chose dans une boisson. C’est la plus dangereuse de toutes : cela peut relever du droit pénal, et certaines plantes citées sont toxiques. Ne le faites jamais, à personne.
- Tout rituel de retour affectif à faire soi-même qui emploie du sang. Le vôtre ou celui de quelqu’un. Risque d’infection, et rien de ma tradition ne demande cela d’un particulier chez lui.
- Tout rituel de retour affectif à faire soi-même qui demande cheveux, ongles ou affaires. Prendre ces choses à une personne suppose d’entrer chez elle ou de la fouiller. Cela vous met en tort bien avant de produire quoi que ce soit.
- Tout ce qui envoie dans un cimetière. La nuit, seul, pour prendre de la terre ou déposer un objet. C’est interdit dans la plupart des pays, et c’est dangereux physiquement.
- Et tout ce qu’il faudrait cacher à tous vos proches. Le secret exigé est le meilleur repère qui existe. Si vous ne pourriez le raconter à personne, ne le faites pas.
Le test qui remplace toute cette liste
Une seule question : « est-ce que je pourrais raconter cela demain à ma sœur, ou à mon meilleur ami ? »
Si la réponse est non, ce n’est pas de la discrétion, c’est un signal. Tout ce qui est réellement problématique dans ce domaine échoue à ce test.
Rituel de retour affectif à faire soi-même ou vodun
Quatre différences, et elles sont considérables
Puisque j’ai décrit ce que ces recettes ne sont pas, il faut que je décrive ce que ma tradition est. Cela ne ressemble en rien à ce que vous avez lu ailleurs.
- On interroge avant d’agir, ce qu’aucun rituel de retour affectif à faire soi-même ne prévoit. Le Fâ est d’abord un oracle : on regarde s’il y a quelque chose à faire, et très souvent il n’y a rien. Aucune recette en ligne ne commence par cette étape, parce qu’une recette ne peut pas dire non.
- Ce qui est regardé concerne une lignée, jamais la cible d’un rituel de retour affectif à faire soi-même. Une bénédiction jamais demandée, une parole restée ouverte, un engagement oublié, un mort mal accompagné. Jamais les sentiments d’une personne précise.
- Les gestes se posent au temple, par un initié, jamais en rituel de retour affectif à faire soi-même. Prières adressées aux vodun de la maison, offrandes déposées, libations versées pour les anciens. Rien de cela ne se fait dans une cuisine avec du miel.
- Et rien ne vise quelqu’un qui n’a rien demandé. C’est le premier interdit qu’on reçoit, et il exclut à lui seul la totalité de ce qui se vend sous le nom de retour affectif.
Pourquoi le mot vaudou apparaît quand même partout
Parce qu’il vend. Il évoque une puissance ancienne et lointaine, et il rassure sur l’authenticité. Les pages qui l’emploient pour vendre des bougies de Vénus et des phases de lune se servent de ma tradition comme d’une étiquette.
Le sujet est développé dans le guide sur la religion vodun, où j’explique ce qu’elle est et ce qu’elle n’est pas.
Rituel de retour affectif à faire soi-même : pourquoi cela ne se fait pas seul
Cinq raisons, et elles tiennent à la nature même de la tradition
On me demande souvent si un particulier peut conduire quelque chose chez lui. La réponse est non, et pas pour protéger un métier.
- Parce qu’un rite demande une initiation, à la différence d’un rituel de retour affectif à faire soi-même. Ce qui se fait au temple s’apprend pendant des années, auprès de quelqu’un, avec des étapes et des interdits. Ce n’est pas un savoir qui se transmet par une page web.
- Parce qu’il faut une maison, qu’aucun rituel de retour affectif à faire soi-même ne remplace. Les gestes s’adressent aux vodun d’une maison précise et aux anciens d’une lignée précise. Un appartement en Europe n’a ni l’un ni l’autre.
- Parce qu’il faut d’abord interroger, ce que ne fait aucun rituel de retour affectif à faire soi-même. Un rite conduit sans avoir consulté l’oracle est un rite conduit à l’aveugle. C’est comme prendre un médicament sans savoir de quoi l’on souffre.
- Parce qu’il y a des interdits à connaître, absents de tout rituel de retour affectif à faire soi-même. Ce qui ne se fait pas certains jours, ce qui ne se mélange pas, ce qui ne se dit pas. Aucune recette en ligne n’en mentionne un seul.
- Et parce que personne ne répond de rien. Quand vous faites un rituel de retour affectif à faire soi-même, il n’y a personne à qui poser une question ensuite, personne pour vous dire d’arrêter, personne pour vous dire qu’il n’y avait rien à faire.
Ce qu’un initié apprend, et qui n’est dans aucune recette
Pour donner une idée de l’écart, voici ce que contient réellement une transmission, et que vous ne trouverez sur aucune page.
Les interdits personnels. Chaque initié reçoit des choses qu’il ne doit pas faire, pas manger, pas toucher, et qui lui sont propres. Elles se transmettent avec le reste et elles ne se devinent pas.
L’ordre des gestes. Ce qui se pose avant, ce qui se pose après, ce qui ne se pose pas le même jour. Un ordre inversé ne produit pas un résultat inversé : il ne produit rien, et c’est la partie la plus longue à apprendre.
Ce qu’on ne conduit pas. Un initié apprend surtout des refus. C’est ce qui distingue une formation d’une recette : la première enseigne quand s’arrêter, la seconde n’envisage jamais de ne pas agir.
Un rituel de retour affectif à faire soi-même ne contient rien de tout cela, et ne peut pas le contenir. Ce n’est pas une version simplifiée d’une tradition : c’est autre chose, sous un nom emprunté.
Ce que je propose à la place, et qui ne coûte rien
Écrivez-moi et nous regardons s’il y a quelque chose. L’examen du Fâ est gratuit, et il se termine souvent par un refus de ma part, ce qu’aucune recette ne vous dira jamais.
La question de la volonté de l’autre
Quatre points, et c’est le cœur du sujet
Il faut poser cette question franchement, parce que tout ce qui se vend sous le nom de retour affectif repose dessus.
Un rituel de retour affectif à faire soi-même vise, par définition, une personne qui n’a rien demandé et qui a même exprimé le contraire.
- Ma tradition interdit ce que vise tout rituel de retour affectif à faire soi-même. On ne travaille pas sur qui n’a rien demandé. C’est le premier interdit reçu, avant tout le reste, et il ne souffre aucune exception.
- Un rituel de retour affectif à faire soi-même suppose exactement l’inverse. Toutes ces recettes promettent d’agir sur les pensées, le sommeil ou le désir de quelqu’un. C’est exactement ce que je refuse, et ce que refuse tout praticien sérieux que je connais.
- Un lien obtenu par rituel de retour affectif à faire soi-même ne tiendrait pas. Même dans l’hypothèse où cela fonctionnerait, ce qui reviendrait ne serait pas ce que vous cherchez. Vous voulez être choisi, pas obtenu.
- Et la question qui reste est la vraie. Pourquoi cette personne est-elle partie, et qu’est-ce qui s’était refermé avant. C’est cela qui se regarde, et c’est cela que ma tradition sait traiter.
Ce que je regarde, moi, dans une séparation
Non pas la personne partie, mais ce qui est resté ouvert de votre côté. Une union commencée sans que les familles se rencontrent, une bénédiction jamais demandée, une parole prononcée devant les anciens. Le sujet est développé dans le guide sur le retour affectif.
Ce qui aide réellement après une rupture
Six choses, et aucune ne coûte d’argent
Je ne suis ni psychologue ni conseiller conjugal. Voici tout de même ce que je constate chez ceux qui vont mieux, après trente ans de conversations.
- Le temps, et il est plus long qu’on ne croit. Personne ne se remet d’une rupture importante en trois semaines. Savoir que c’est normal évite de se croire anormal.
- Cesser de surveiller. Les réseaux, les amis communs, les stories. Chaque vérification remet le compteur à zéro, et c’est mécanique.
- Parler à quelqu’un, plusieurs fois. Pas une fois : régulièrement. Un ami, un proche, ou un professionnel si cela dure et si cela empêche de vivre.
- Retrouver un rythme. Dormir, manger, sortir de chez soi. Cela paraît dérisoire et c’est ce qui remet une personne debout.
- Et se donner une date pour décider. Dans trois mois, je regarde où j’en suis. Cela borne l’attente au lieu de la laisser infinie.
- Enfin, ne rien décider d’irréversible maintenant. Ni déménagement, ni démission, ni message envoyé à trois heures du matin.
Les deux gestes qui aident le plus, et personne ne les propose
Je les mets ici parce qu’ils m’ont été rapportés des centaines de fois par des gens qui allaient mieux, et qu’ils ne se vendent pas.
Écrire ce qu’on ne dira pas. Une lettre à la personne partie, complète, sans se retenir, et qu’on n’envoie jamais. Beaucoup de ceux qui l’ont fait m’ont dit que cela avait fait plus qu’aucun rituel. Cela ne demande ni bougie ni jour particulier.
Ranger ce qui traîne. Les affaires laissées, les photographies affichées, les cadeaux posés en évidence. Non pas tout jeter dans un geste de colère, mais mettre dans une boîte et poser la boîte ailleurs. C’est un acte concret, il occupe une soirée, et il change une pièce.
Ces deux gestes ont un point commun qui les oppose à tout rituel de retour affectif à faire soi-même : ils ne créent aucune attente. Rien ne doit arriver après. C’est précisément ce qui les rend utiles.
Quand cela va au-delà
Si vous ne dormez plus depuis des semaines, si vous ne parvenez plus à travailler, ou si les journées n’ont plus rien de bon, cela dépasse une peine de cœur et cela se traite. Un médecin traitant est le premier interlocuteur, et il n’y a aucune honte à cela. J’y consacre un guide entier.
Ce que le Fâ peut réellement regarder
Quatre motifs, et aucun ne concerne la personne partie
Voici la part honnête de mon travail sur ce terrain, et elle est étroite.
- Une union commencée sans que les deux familles se rencontrent. Le motif le plus fréquent chez ceux qui m’écrivent d’Europe.
- Une bénédiction jamais demandée. Avant l’installation, avant le mariage, avant le départ.
- Une parole prononcée devant les anciens et jamais reprise. Souvent au moment des présentations, ou lors d’une dispute de famille.
- Un mort mal accompagné. Notamment quand un décès a précédé la rupture de quelques mois, ce qui arrive plus souvent qu’on ne l’imagine.
Ce que traiter cela produit, et ce que cela ne produit pas
Cela ne fait revenir personne, cela ne modifie les sentiments de personne, et je le dis avant l’examen, pendant, et après. Ce qui est traité, c’est ce qui est resté ouvert dans votre lignée, et cela existe indépendamment de cette histoire.
Ce que je fais et ce que je refuse
Concrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et je précise à chaque fois qu’un marabout est au sens strict une figure de l’islam ouest-africain, ce que je ne suis pas.
Rituel de retour affectif à faire soi-même : je n’en donne aucun
Ni bougie, ni miel, ni formule, ni jour particulier. Ce que ma tradition conduit se conduit au temple, par quelqu’un d’initié.
Je ne travaille sur personne qui n’a rien demandé
Y compris celui ou celle que vous voulez faire revenir. Je ne demande ni son nom, ni sa photographie, ni sa date de naissance.
Je ne promets aucun retour et aucune date
Ni en sept jours, ni en vingt et un, ni en trente. Ces délais servent à organiser une attente et à préparer une relance.
Et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert
L’examen porte sur vous, sur votre lignée et sur les lieux qui vous concernent. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit. Quand il montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Avant d’allumer quoi que ce soit, écrivez-moi
L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et il se termine souvent par un refus de ma part. Aucune recette trouvée en ligne ne vous dira jamais qu’il n’y a rien à faire.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Rituel de retour affectif à faire soi-même : si vous en avez déjà fait
Cinq choses, et la première rassurera beaucoup de gens
Une partie de ceux qui lisent cette page ont déjà allumé la bougie, écrit le nom, mis la photo quelque part. Voici ce que je réponds.
- Il ne va rien vous arriver après un rituel de retour affectif à faire soi-même. C’est le premier point et il compte : ces recettes ne se retournent pas contre celui qui les fait, contrairement à ce qu’on lira ensuite pour vous vendre une protection.
- Vous n’avez fait de mal à personne. Ni à vous, ni à l’autre. Une bougie et un morceau de papier n’ont atteint personne.
- Jetez ce qui reste du rituel de retour affectif à faire soi-même, simplement. Pas de contre-rituel, pas de neutralisation, pas de purification à acheter. Ce qui doit être jeté se jette à la poubelle, sans cérémonie.
- Ne payez rien pour annuler un rituel de retour affectif à faire soi-même. C’est le second commerce, et il est aussi rentable que le premier. J’y consacre un guide entier.
- Et arrêtez de guetter. C’est la seule chose qui vous a réellement coûté quelque chose, et c’est la seule qu’il faut interrompre.
Ce qui se passe si vous ne faites rien pendant un mois
C’est l’expérience que je propose à ceux qui hésitent, et elle ne coûte rien.
Pendant trente jours : aucun rituel de retour affectif à faire soi-même, aucun message envoyé, aucune vérification de ses réseaux, aucun paiement à qui que ce soit. Vous notez simplement, chaque soir, une ligne sur la façon dont s’est passée la journée.
Voici ce que rapportent ceux qui l’ont fait. Les dix premiers jours sont les plus durs, parce qu’on perd l’occupation qu’était l’attente. Puis le sommeil revient, souvent en premier. Et vers la fin du mois, la relecture des trente lignes montre quelque chose que personne ne voit sur le moment : la pente.
Cette expérience ne fait revenir personne et ne prétend rien. Elle vous rend seulement votre mois, ce qui est déjà beaucoup plus que ce que promet une bougie.
Ce que je réponds à ceux qui ont honte
Que je reçois des enseignantes, des cadres, des infirmières, des chefs d’entreprise qui ont fait exactement la même chose. On ne cherche pas une recette un jour où tout va bien : on la cherche après une rupture, la nuit, quand plus rien n’a de sens.
Cela ne dit rien de votre intelligence. Cela dit seulement ce que fait une séparation.
Rituel de retour affectif à faire soi-même : les dix questions
Avant d’ouvrir une page de recettes
- D’où vient ce rituel de retour affectif à faire soi-même ? Cherchez la source : vous n’en trouverez presque jamais.
- Est-ce que je pourrais le raconter à ma sœur ? Le test qui règle tout.
- Est-ce que quelque chose se boit ? Si oui, arrêtez immédiatement.
- Est-ce que cela demande une chose appartenant à quelqu’un ? Cheveux, ongles, vêtement : ne le faites pas.
- Combien de fois ai-je vérifié son téléphone aujourd’hui ? La vraie mesure de ce que cela vous coûte.
- Depuis combien de temps est-ce que j’attends ? Comptez en semaines, cela surprend.
- Cette personne a-t-elle demandé quelque chose ? La question centrale, et la réponse est non.
- Qu’est-ce qui s’était refermé avant la rupture ? Celle qui déplace tout.
- Est-ce que je dors ? Si non, cela relève d’un médecin avant tout le reste.
- Et qu’est-ce que je ferais de mes soirées si j’arrêtais ? La question la plus utile de la liste.
Ce que ma tradition conduit se conduit au temple, par quelqu’un d’initié. Jamais dans une cuisine, avec du miel et une bougie.
Ce que je propose selon votre situation
Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Vous cherchez un rituel de retour affectif à faire soi-même
Ce que je fais : je vous dis d’où viennent ces recettes et je n’en donne aucune. Puis je vous demande ce qui s’était refermé avant la rupture.
Vous en avez fait plusieurs et rien n’est venu
Ce que je fais : je vous dis qu’il ne vous arrivera rien, qu’il n’y a rien à annuler, et qu’il faut cesser de guetter. C’est gratuit et cela se dit en une conversation.
Quelqu’un vous propose de faire le rituel à votre place
Ce que je fais : je vous explique pourquoi je refuse de travailler sur la personne partie, et pourquoi celui qui accepte accepterait aussi une demande contre vous.
Vous voulez regarder ce qui vient de votre côté
Ce que je fais : c’est le seul cas où ma tradition a quelque chose à regarder, et l’examen est gratuit.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Une dernière chose, pour celui qui lit cette page à deux heures du matin
Je sais dans quel état on cherche un rituel de retour affectif à faire soi-même. Je reçois ces messages toute l’année, et ils se ressemblent tous.
Ce que vous cherchez ce soir n’est pas une bougie : c’est un geste à poser pour ne pas rester immobile. Ce besoin est légitime et il est ce qu’il y a de plus humain. Le problème est que ce geste-là vous attachera à une attente au lieu de vous en sortir. Si vous voulez que nous regardions ce qui est resté ouvert derrière vous, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement s’il n’y a rien.
Mon engagement
Ce que je fais : je vous dis d’où viennent les recettes qui circulent. Je vous écoute gratuitement. J’examine par le Fâ ce qui concerne votre lignée. Et quand je peux agir, j’annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer.
Mes règles : je ne donne aucune recette à faire chez soi. Je ne travaille sur personne qui n’a rien demandé, y compris la personne partie. Je ne demande ni son nom ni sa photographie. Je ne promets aucun retour et aucune date. Je ne vends aucune annulation ni aucune protection. Et je ne demande aucun complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentes
Les réponses courtes, sans détour
Ces rituels viennent-ils du vaudou ?
Aucun rituel de retour affectif à faire soi-même ne vient du vodun. Bougie de Vénus, phases de lune, miel et cannelle, poupée piquée : ce sont des sources européennes, américaines et cinématographiques.
Est-ce que cela peut se retourner contre moi ?
Non, et méfiez-vous de qui vous le dira. Cette peur sert à vendre une protection ou une annulation.
J’en ai déjà fait plusieurs, que faire ?
Jetez ce qui reste, sans cérémonie, et cessez de guetter. Ne payez rien pour annuler quoi que ce soit.
Pouvez-vous me donner un rituel à faire ?
Non. Ce que ma tradition conduit se conduit au temple, par quelqu’un d’initié, et après avoir interrogé l’oracle.
Pouvez-vous agir sur mon ex ?
Non, jamais. Cette personne n’a rien demandé. C’est le premier interdit de ma formation.
Combien de temps pour un retour ?
Je n’annonce jamais de date. Ni sept jours, ni vingt et un, ni trente. Ces délais servent à préparer une relance.
Que regardez-vous alors ?
Une union commencée sans les familles, une bénédiction non demandée, une parole non reprise, un mort mal accompagné.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.
Une conversation gratuite vaut mieux qu’une bougie
Un rituel de retour affectif à faire soi-même ne dira jamais non. Une conversation peut se terminer par un refus de ma part, et c’est ce qu’aucune recette ne vous dira jamais. L’écoute et l’examen du Fâ ne coûtent rien.
Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété
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