Protéger son bébé : ce qui protège vraiment
Je suis marabout et prêtre vodun au temple de Sakété, au Bénin, et je vais écrire ici une chose qui va déplaire à beaucoup de gens de mon métier. Quand une famille me demande comment protéger son bébé, on lui propose souvent un cordon, un collier ou un bracelet à passer autour du cou ou du poignet de l’enfant. Je le déconseille formellement, et je vais vous dire pourquoi en détail. Dans ma tradition, ce qu’on pose pour un nouveau-né se pose au temple, sur son nom et sur sa lignée : jamais sur son corps.
Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du FâPlus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.
Écrire à Maître LucPour protéger son bébé, rien autour du cou ni des poignets, jamais : cordons, colliers et bracelets présentent un risque réel.
La nuit, un lit vide et un couchage sur le dos protègent plus que tout ce qu’on peut acheter ou faire bénir.
Maître Luc conduit les gestes de sa tradition au temple, sur le nom et la lignée, et jamais à la place d’un médecin. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
Un nourrisson ne se soigne pas avec des mots. Voici les situations où l’on consulte immédiatement, sans attendre et sans me consulter d’abord.
Une fièvre chez un bébé de moins de trois mois demande un avis médical sans délai. À cet âge, la fièvre se prend au sérieux tout de suite, quelle que soit l’heure.
Un bébé qui ne boit plus, qui est mou ou anormalement endormi, qui geint sans arrêt, qui respire vite ou difficilement, qui devient pâle ou bleuté autour des lèvres se montre en urgence. Le 15 existe pour cela, et personne ne vous reprochera d’avoir appelé.
On ne secoue jamais un bébé, sous aucun prétexte. Cela provoque des lésions graves et irréversibles, et cela arrive à des parents ordinaires, épuisés, à trois heures du matin. Si vous êtes à bout : posez l’enfant sur le dos dans son lit, sortez de la pièce quelques minutes, respirez, et appelez quelqu’un. Demander de l’aide est un geste de protection, pas un aveu de faiblesse.
Et l’on ne fait boire ni eau, ni tisane, ni décoction à un nourrisson. Ni pour le calmer, ni pour le fortifier, ni pour le protéger. Avant l’âge de la diversification, il ne prend que le lait qui lui est prescrit. Cette règle-là sauve des enfants et je la répète à toutes les familles qui m’écrivent.
- Le lit, et ce qui doit en sortir
- Pourquoi je refuse les cordons au cou
- Le relevé des premiers mois
- Ce que ma tradition fait vraiment
- Le nom, et ce qu’il porte
- Ce que je fais pour vous
- Le travail au temple, étape par étape
- Ce que l’examen révèle
- Quand la peur prend toute la place
- Protéger son bébé loin du pays
- Les visites, les photographies, le regard des autres
- Ce que je propose selon votre situation
- Questions fréquentes
Protéger son bébé la nuit : le litCe qui reste, et ce qui sort
Pour protéger son bébé, c’est la mesure la plus efficace qui existe, elle est gratuite, et elle tient en une phrase : un lit vide est un lit sûr.
Pourquoi je commence par le lit. Parce que c’est là que se joue le plus grand danger réel des premiers mois, et parce que rien de ce que je peux conduire au temple ne remplace un couchage correct. Un marabout qui vous parle de protection sans vous parler du lit ne protège pas votre enfant.
Protéger son bébé : pourquoi je refuse les cordonsEt ce que je propose à la place
Voici le passage le plus important de cette page sur la manière de protéger son bébé, et celui qui me vaudra des reproches de certains confrères.
Ce que je vois arriver
- Un cordon autour du cou peut serrer. Ce n’est pas ainsi qu’on protège son bébé. Un nourrisson bouge dans son sommeil, un cordon s’accroche à un barreau, à une poignée, au bras d’un adulte. Il ne peut ni se dégager ni appeler. Cela n’arrive pas souvent, et quand cela arrive, c’est irréparable.
- Une perle ou une petite pièce se détache. Protéger son bébé, c’est éloigner tout ce qui tient dans une bouche. Elle finit dans la bouche. Un bébé porte tout à sa bouche dès qu’il attrape, et une petite pièce peut bloquer les voies respiratoires.
- Un bracelet trop serré blesse. La peau d’un nourrisson est fine, le poignet grossit vite, et personne ne pense à revérifier.
- Ce que contient un sachet cousu est inconnu. On ne protège pas son bébé avec ce qu’on ignore. On m’a raconté des choses que je ne répéterai pas ici. Ce qui est en contact permanent avec la peau d’un bébé devrait être connu de ses parents.
- Et l’objet remplace la vigilance. C’est la façon la plus insidieuse de croire protéger son bébé. C’est le plus insidieux : une famille rassurée par un objet consulte parfois plus tard quand l’enfant va mal.
Protéger son bébé : ce qu’on me répond
On me dit que cela se fait depuis toujours. C’est vrai. On me dit que nos parents l’ont fait et que nous sommes là. C’est vrai aussi, et cela ne prouve rien : nos parents ont aussi couché leurs enfants sur le ventre, et l’on sait aujourd’hui ce qu’il en est.
Une tradition vivante n’est pas une tradition figée. Chez nous, ce qui compte dans le geste n’a jamais été le fil : c’est ce qui est dit, par qui, devant qui, et pour qui. Le fil est un support, et un support se remplace quand il devient dangereux.
Protéger son bébé : ce que je propose à la place
- Les gestes se posent au temple, pas sur l’enfant. C’est ainsi que ma tradition entend protéger son bébé. Les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes déposées, les libations versées pour les anciens de sa lignée. L’enfant n’a rien à porter.
- La parole se dit sur le nom. C’est ainsi que ma tradition entend protéger son bébé. C’est le cœur de ce que ma tradition fait pour un nouveau-né, et j’y consacre une section entière plus bas.
- Ce qui doit rester dans la maison peut rester loin du lit. Si votre famille tient à ce qu’un objet soit présent, qu’il soit dans la maison, en hauteur, hors de portée, jamais dans le lit ni sur l’enfant.
- Et si l’on vous met la pression sur la façon de protéger son bébé. Dites que le prêtre qui a conduit le travail l’a demandé ainsi. Beaucoup de mères n’osent pas refuser ce qu’une belle-mère apporte ; cette phrase leur sert, et elle est vraie.
Protéger son bébé : le relevé des premiers moisSeize points pour savoir où vous en êtes
Voici la liste que je parcours avec les familles qui me demandent comment protéger son bébé.
Ce que ce relevé sert à voir. Pas si votre enfant est en danger : personne ne peut le dire sur un écran. Seulement ce qui se corrige aujourd’hui, gratuitement, et ce qui demande un professionnel. Presque tout ce qui protège vraiment un nourrisson ne coûte rien.
Protéger son bébé : ce que fait ma traditionPour un enfant qui vient de naître
Voici comment ma tradition entend protéger son bébé, décrit aussi précisément que je peux le faire sans divulguer ce qui appartient au couvent.
Ce qui se fait, et pourquoi
- On salue les anciens de la lignée. C’est le premier geste pour protéger son bébé chez nous. C’est le premier geste. On leur annonce qu’un enfant est arrivé dans la maison, on verse pour eux, on dit de qui il est le fils ou la fille, et sur quatre générations quand la famille les connaît. Chez nous, un enfant n’arrive pas seul : il arrive dans une suite.
- On consulte pour le nom. C’est le cœur du travail, et j’y reviens dans la section suivante. Le nom qu’on donne engage, et il se choisit en connaissance de cause.
- On présente l’enfant, à un moment choisi. Chaque famille a ses usages, et je respecte ceux de la vôtre. Ce qui compte est que l’annonce soit faite dans l’ordre : d’abord la maison, ensuite le dehors.
- On demande la bénédiction des vivants. Aucun rite ne protège son bébé sans elle. Les parents des parents, en premier. C’est ce qui manque le plus souvent quand une famille m’écrit, et c’est développé dans le guide sur la bénédiction des parents.
- Et l’on ferme ce qui était resté ouvert. Une promesse faite avant la naissance, un vœu prononcé pendant une grossesse difficile, une parole dite un jour de peur. C’est traité dans le guide sur la difficulté à avoir un enfant, parce que beaucoup de ces vœux se prononcent à ce moment-là.
Ce qui ne se fait pas, malgré ce qu’on entend
- On ne pose rien sur le corps de l’enfant. On ne protège son bébé ni par un fil ni par un sachet. Ni fil, ni sachet, ni marque. Je l’ai dit plus haut et je le redis ici parce que c’est le point le plus important de cette page.
- On ne fait rien boire à un nourrisson. Aucune préparation, aucune eau, aucune décoction, sous aucun prétexte.
- On ne remplace pas le suivi médical. Protéger son bébé commence par les rendez-vous. Les rendez-vous, les pesées, les vaccinations relèvent des professionnels de santé, et je n’ai rien à en dire sinon d’y aller.
- On ne dit pas qu’un enfant est visé. Jamais. Cette phrase terrifie une jeune mère déjà épuisée, elle installe le soupçon dans la famille, et elle se vend très cher.
- Et l’on ne demande pas la photographie d’un enfant. On protège son bébé sans jamais faire circuler son image. Je ne l’accepte pas si on me l’envoie. Je travaille avec le parent qui me consulte, avec son nom, sa date de naissance et son visage à lui.
Le nom, et ce qu’il porteLe vrai travail d’un bokonon à la naissance
C’est ce que ma tradition fait de plus sérieux pour un nouveau-né, et c’est ce que les familles de la diaspora perdent en premier.
Ce que le nom engage
- Il rattache l’enfant à une suite. C’est une manière de protéger son bébé qui ne se voit pas. Reprendre le nom d’un ancien, c’est déclarer d’où l’on vient. Cela ne se fait pas à la légère et cela ne se fait pas contre l’avis de ceux qui restent.
- Il dit parfois les circonstances de la naissance. Bien choisir le nom, c’est déjà protéger son bébé. Chez nous, beaucoup de noms racontent : une attente, un ordre de naissance, un jour, une épreuve traversée. Un enfant porte cette phrase toute sa vie, et il faut donc la choisir avec soin.
- Il peut réveiller une affaire ancienne. Donner le nom de quelqu’un dont la mort n’a pas été accompagnée, ou d’une personne avec qui la famille était brouillée, se regarde avant, pas après.
- Et il se dit dans une langue. Savoir ce qu’un nom veut dire fait partie de protéger son bébé. Beaucoup de parents nés en Europe donnent un nom du pays sans en connaître le sens exact. Demandez, à un ancien ou à moi, avant l’état civil et non après.
Ce que je fais et ce que je ne fais pas
Je regarde, avec vous, si le nom envisagé pose une difficulté au regard de votre lignée, et je vous dis franchement ce que j’y vois. Je ne donne jamais de nom à distance sans la famille : ce serait passer par-dessus les vivants, et c’est précisément ce qui crée des brouilles pour trente ans. Le nom se décide chez vous, entre vous, et mon rôle est de vous dire ce que ma tradition en pense.
Je le fais gratuitement, dans le cadre de l’écoute, et cela suffit à beaucoup de familles.
Protéger son bébé : ce que je faisConcrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et voici ce qu’il recouvre chez moi quand un enfant vient de naître.
Protéger son bébé : je commence par le lit
C’est la première chose que je demande à une famille qui veut protéger son bébé : comment il dort, ce qu’il y a dans son lit, et si le suivi médical est à jour. Beaucoup de gens sont surpris qu’un homme comme moi commence par là. C’est pourtant ce qui protège, et je ne vais pas faire semblant du contraire pour paraître plus mystérieux.
Je réponds moi-même, et cette écoute est gratuite.
Je salue les anciens de sa lignée
Au temple, je conduis les gestes que ma tradition prévoit pour un enfant qui vient d’arriver : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes déposées, les libations versées pour ceux qui étaient là avant lui. On annonce l’enfant, on dit de qui il est né, et on demande que la maison le porte.
Rien n’est envoyé, rien n’est posé sur lui, rien ne lui est donné à boire. Tout se passe ici, et vous n’avez rien à faire porter à votre enfant.
J’examine ce qui est resté ouvert dans la famille
Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur le parent qui me consulte et sur sa lignée. Il ne porte jamais sur l’enfant lui-même, et je ne demande ni sa photographie ni rien qui vienne de lui.
Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : un vœu prononcé pendant une grossesse difficile et jamais accompli, une bénédiction jamais demandée aux parents, une brouille ouverte au moment de l’union, un mort de la famille mal accompagné, un engagement pris par les anciens. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer, et il ne bouge plus. Je ne prends votre argent que si je peux agir. Et je ne promets jamais la santé d’un enfant : personne ne peut promettre cela.
Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre
Voici le déroulement complet quand une famille m’écrit pour protéger son bébé depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.
Deux choses propres à ce sujet. Je ne conduis aucun travail présenté comme protégeant de la maladie : la santé d’un enfant relève des médecins et je ne me mettrai jamais entre eux et lui. Et je n’accepte pas l’argent d’une famille qui n’a pas encore fait les rendez-vous de suivi : cet argent doit d’abord servir à cela.
Protéger son bébé : ce que révèle l’examenSix choses que le Fâ met au jour
Voici ce qui ressort quand j’examine un parent venu me demander comment protéger son bébé.
- Un vœu prononcé pendant l’attente. C’est ce que je trouve le plus chez ceux qui veulent protéger son bébé. C’est le premier, et de très loin. Une promesse faite un soir d’inquiétude, pendant une grossesse difficile ou après une perte : si l’enfant arrive, je ferai ceci. L’enfant est arrivé, et personne n’a rien fait. Cela se referme et cela soulage énormément de mères.
- Une bénédiction jamais demandée. Aux parents des parents, avant ou après la naissance. Chez nous, c’est ce qui manque le plus souvent dans les familles installées loin.
- Une brouille ouverte au moment de l’union. Elle pèse sur la maison où l’on cherche à protéger son bébé. Une famille qui n’a pas accepté le conjoint, une dot inachevée, un mariage fait sans les anciens. L’arrivée d’un enfant réveille tout cela, et c’est traité dans le guide sur la dot.
- Un mort mal accompagné dans l’année. Un décès survenu pendant la grossesse ou juste avant, dont les rites n’ont pas pu être faits parce qu’on était loin.
- Un nom donné dans la précipitation. Sans demander, sans savoir ce qu’il portait, parfois pour faire plaisir à quelqu’un. Cela se regarde et se répare.
- Et très souvent, rien du tout. Un enfant en bonne santé, des parents épuisés, et une inquiétude normale que quelqu’un a nourrie. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.
Les questions que je pose et que personne ne pose
Comment s’est passée l’attente. Avez-vous promis quelque chose pendant cette période. Vos parents ont-ils béni cette naissance, tous les deux. Y a-t-il eu un décès dans l’année. Qui a choisi le nom, et qui n’a pas été consulté. Et une question qui surprend toujours : depuis la naissance, dormez-vous, vous ?
Cette dernière ouvre presque tout. Beaucoup de ce qu’on m’apporte comme un problème de protection est en réalité un épuisement que personne n’a nommé, et il se traite autrement.
Quand la peur prend toute la placeCe que je vois chez les jeunes parents
C’est la part la plus fréquente de mon courrier sur la manière de protéger son bébé, et personne n’en parle aux parents.
Ce qui s’installe quand on veut protéger son bébé
- On surveille sa respiration toute la nuit. Vouloir protéger son bébé finit par empêcher de dormir. On ne dort plus, on se lève dix fois, on pose la main sur son dos. Cette inquiétude est presque universelle les premières semaines, et elle devient un problème quand elle dure des mois.
- On refuse toutes les visites. Vouloir protéger son bébé conduit parfois à s’isoler complètement. Ou on les accepte toutes et on n’ose rien dire. Les deux extrêmes épuisent.
- Quelqu’un a dit une phrase. Une remarque sur un regard, une allusion à une personne jalouse, et la mère ne dort plus. Une seule phrase suffit, et celui qui l’a dite n’imagine pas ce qu’elle fait.
- On cherche des réponses la nuit. On cherche comment protéger son bébé à trois heures du matin, en allaitant. Sur des sites qui disent tout et son contraire, à trois heures du matin, en allaitant.
- Et l’on n’ose pas dire qu’on n’y arrive pas. Surtout dans nos familles, où l’on attend d’une jeune mère qu’elle soit heureuse.
Ce que je conseille
- Parlez-en à la personne qui suit votre enfant. Être reposé fait partie de protéger son bébé. Médecin, sage-femme, puéricultrice. La fatigue et l’angoisse des premiers mois font partie de ce qu’ils traitent tous les jours, et il existe un accompagnement réel.
- Acceptez le relais, même imparfait. Deux heures de sommeil d’affilée changent une journée. Celui qui vous relaie ne fera pas comme vous, et ce n’est pas grave.
- Coupez la nuit. On ne protège pas son bébé en lisant dix sites contradictoires. Ne cherchez plus rien en ligne après minuit. Notez votre question et posez-la le lendemain à un professionnel.
- Dites à celui qui vous fait peur que vous ne voulez plus en entendre parler. Une fois, calmement. Vous avez le droit de protéger votre paix.
- Et si vous n’allez pas bien. Tristesse qui dure au-delà de quelques semaines, pensées noires, sentiment d’être une mauvaise mère ou un mauvais père : cela se soigne bien et cela arrive à beaucoup de gens. Parlez-en à votre médecin, et si vous n’avez plus envie de vivre, le 3114 est joignable à tout moment et gratuitement en France.
Les visites, les photographies, le regard des autresCe qui se règle par des règles, pas par des rites
C’est la deuxième inquiétude des familles qui veulent protéger son bébé, et elle a des réponses très concrètes.
Protéger son bébé pendant les visites
- Personne d’enrhumé n’approche. C’est la règle la plus utile pour protéger son bébé des visites. C’est la règle la plus utile et la plus difficile à faire respecter dans nos familles. Un rhume banal chez un adulte peut être sérieux chez un nourrisson.
- On se lave les mains en arrivant. Toujours, sans exception, y compris les grands-parents.
- On ne l’embrasse pas sur le visage. C’est une règle simple pour protéger son bébé, et elle se dit avec le sourire. Ni sur les mains, qu’il porte à sa bouche. Cela froisse, et cela se dit une fois pour toutes avec le sourire.
- Personne ne fume avant de le porter. Ni dans le logement, ni sur le balcon avant de le prendre dans les bras.
- Et vous avez le droit de dire non. Protéger son bébé, c’est aussi protéger ses propres heures de sommeil. À une visite, à une heure, à une durée. Une jeune mère qui n’a pas dormi n’a rien à prouver à personne.
Les photographies et les réseaux
- Réfléchissez avant de publier son visage. Protéger son bébé aujourd’hui, c’est aussi protéger son image. Ce qui est mis en ligne ne se retire pas vraiment, et cet enfant n’a rien choisi. Beaucoup de parents le regrettent dix ans après.
- N’annoncez pas publiquement l’adresse ni les habitudes. Ni la maternité, ni les horaires de sortie.
- Demandez qu’on ne publie pas ses photographies. Protéger son bébé aujourd’hui inclut ce que d’autres mettent en ligne. À la famille, aux amis. Vous avez le droit, et il vaut mieux le dire avant qu’après.
- Et si l’on vous parle du regard des autres. Dans nos familles, on dit qu’un enfant trop montré attire l’attention. Ce que j’en retiens de sérieux, c’est ceci : moins on expose un enfant, mieux on le protège, et cela vaut aujourd’hui autant qu’hier, mais pour des raisons très concrètes.
Protéger son bébé loin du paysCe que les familles de la diaspora traversent
Une grande partie de ceux qui m’écrivent élèvent leur enfant en Europe ou au Canada, et cela pose des questions que personne ne leur pose.
Ce qui se joue de ce côté
- La famille au pays donne des consignes sur la façon de protéger son bébé. Par téléphone, souvent contradictoires avec ce que dit la sage-femme. Une jeune mère se retrouve prise entre deux autorités, et elle n’ose contredire ni l’une ni l’autre.
- On envoie des objets par colis pour protéger son bébé à distance. Un cordon, une poudre, un tissu, une petite bouteille. Remerciez, et n’utilisez rien de ce qui se met sur l’enfant ou dans sa bouche.
- On reproche de ne pas faire les rites. Alors que la famille est à six mille kilomètres et qu’on ne peut pas rentrer. C’est une souffrance réelle, et c’est exactement ce que mon travail peut résoudre : les gestes se conduisent ici, au temple, pour un enfant né là-bas.
- La grand-mère ne peut pas venir. On se retrouve à protéger son bébé sans aucun relais. Ou vient trop tard, ou n’a pas de visa. Beaucoup de mères vivent leurs premiers mois sans aucun relais, alors qu’au pays elles auraient été entourées de dix personnes.
- Et l’on n’ose pas dire au médecin ce qu’on fait à la maison. Par peur d’être jugé. Dites-le : un professionnel préfère savoir, et cela lui permet de vous dire ce qui est sans danger et ce qui ne l’est pas.
Protéger son bébé quand on vit loin : mes conseils
- Faites les gestes là où ils se font, et protégez votre bébé ici selon ce qui protège ici. Ce n’est pas une trahison : c’est ainsi que nos traditions ont toujours voyagé.
- Demandez la bénédiction par téléphone. Elle vaut, et elle participe à protéger son bébé. Elle vaut. Ce qui compte est qu’elle soit demandée et donnée, pas la distance.
- Prévenez la famille avant, pas après. Dites ce que vous ferez et ce que vous ne ferez pas, calmement, une fois. Cela évite des mois de reproches.
- Trouvez un relais ici. Personne n’est fait pour protéger son bébé tout seul. Une amie, une voisine, une association de jeunes parents, la protection maternelle et infantile de votre secteur. Personne n’est fait pour élever un nourrisson seul.
- Et n’envoyez pas d’argent pour des rites que vous n’avez pas demandés. Cela arrive plus souvent qu’on ne croit, et c’est traité dans le guide sur la famille au pays.
Les huit erreurs qui me sont rapportéesEt qu’il est facile de corriger
Voici ce que je vois le plus chez les familles qui cherchent à protéger son bébé.
- Lui passer un cordon ou un collier en croyant protéger son bébé. L’erreur la plus grave, et la plus répandue. Rien autour du cou ni des poignets, jamais.
- Mettre une couverture ou un tour de lit. Parce que c’est joli, parce qu’on l’a offert. Un lit vide est un lit sûr.
- Le coucher sur le ventre parce qu’il dort mieux. C’est la façon la plus fréquente de mal protéger son bébé. C’est vrai qu’il dort mieux, et c’est précisément le problème. Toujours sur le dos.
- Lui donner à boire une préparation. Eau, tisane, décoction. Jamais, quel que soit celui qui vous l’a conseillée.
- Accepter un objet par politesse. Puis le laisser dans le lit pour ne pas vexer. Remerciez, gardez l’objet en hauteur, hors du lit.
- Repousser un rendez-vous de suivi. Par manque de temps ou par fatigue. Ce sont ces rendez-vous qui repèrent ce qui ne se voit pas.
- Croire celui qui dit que l’enfant est visé. Cette phrase vaut de l’argent à celui qui la prononce et coûte des nuits à celle qui l’entend.
- Porter cela seul. On ne protège pas son bébé en s’épuisant sans relais. Sans relais, sans en parler, sans dormir. C’est l’erreur dont découlent presque toutes les autres.
Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Toutes les familles qui me demandent comment protéger son bébé ne reçoivent pas la même réponse.
Votre enfant porte un cordon ou un collier
Ce que je fais : je vous demande de le retirer aujourd’hui, et je vous donne la phrase à dire à celui qui l’a offert. C’est ma réponse la plus fréquente sur ce sujet, elle ne me rapporte rien, et c’est la plus utile de cette page.
Vous voulez accueillir l’enfant comme il se doit
Ce que je fais : c’est ici que mon travail sert. Nous regardons ce qui a été promis pendant l’attente, si la bénédiction a été demandée, et ce que porte le nom. Puis je conduis au temple les gestes d’accueil, avec les prières aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations pour ses anciens.
On vous a dit que votre enfant était visé
Ce que je fais : je vous dis de ne pas le croire et je n’engage rien sur cette base. Puis je vous demande qui l’a dit et quand, parce que c’est souvent cette personne, et non un danger, qui est le vrai sujet.
Vous êtes épuisée et vous n’y arrivez plus
Ce que je fais : je vous oriente et je n’accepte aucun paiement. La sage-femme, le médecin, la protection maternelle et infantile de votre secteur reçoivent gratuitement et savent aider. Cela passe avant tout ce que je peux conduire.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Ce que racontent les familles, aprèsHuit constats
Beaucoup de parents me réécrivent des mois après m’avoir demandé comment protéger son bébé. Voici ce qui revient.
- Le cordon a été retiré. C’est le retour numéro un. Et presque toujours avec la même phrase : personne ne leur avait jamais dit que c’était dangereux.
- La belle-mère l’a bien pris. Dire que le prêtre l’a demandé ainsi suffit à protéger son bébé sans froisser personne. C’est ce qui étonne le plus les jeunes mères. Dire que le prêtre l’a demandé ainsi a suffi dans presque tous les cas.
- Le lit a été vidé. Tour de lit, peluches, couverture. Et l’enfant a mieux dormi, contrairement à ce que les parents craignaient.
- Il y avait un vœu oublié. Chez ceux où l’examen a montré quelque chose, c’est le motif le plus fréquent, et il datait de la grossesse.
- La bénédiction n’avait pas été demandée. Elle l’a été, souvent par téléphone, et cela a réglé une tension que personne ne savait nommer.
- C’était l’épuisement, pas une menace. Plusieurs mères me le disent : ce qu’elles prenaient pour une inquiétude venue du dehors était le manque de sommeil.
- Quelqu’un leur avait fait peur en parlant de protéger son bébé d’une menace. Une phrase, une remarque, et des semaines d’angoisse. Le nommer a suffi à en sortir.
- Aucune ne regrette d’avoir mis les rendez-vous en premier pour protéger son bébé. Y compris celles qui étaient venues me chercher pour autre chose.
Une dernière chose, pour la mère ou le père qui lit cette page à trois heures du matin, un enfant dans les bras, en cherchant comment le protéger. Vous le protégez déjà : vous êtes réveillé, vous cherchez, vous voulez bien faire. Faites trois choses cette nuit. Retirez ce qu’il porte au cou ou aux poignets. Videz son lit et couchez-le sur le dos. Et demandez à quelqu’un de vous relayer demain pour dormir deux heures. Le reste, nous le regarderons ensemble si vous le souhaitez, et cela ne coûte rien.
Ce que je fais : je vous écoute moi-même et gratuitement, je commence par le lit et par les rendez-vous, je regarde avec vous ce que porte le nom, j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert dans votre lignée, et je conduis au temple de Sakété les gestes d’accueil que ma tradition prévoit pour un enfant qui vient de naître.
Mes règles : je ne fais poser aucun objet sur un enfant, aucun cordon, aucun collier, aucun bracelet, aucun sachet. Je ne fais rien boire à un nourrisson. Je n’accepte pas de photographie d’enfant. Je ne dis jamais qu’un enfant est visé par quelqu’un. Je ne remplace ni un médecin ni une sage-femme, et je ne promets jamais la santé d’un enfant. Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour
Peut-on mettre un cordon de protection à un bébé ?
Non, et je le déconseille formellement. Risque d’étranglement, et risque d’étouffement si une pièce se détache. Rien au cou ni aux poignets.
Comment le protéger la nuit ?
Sur le dos, dans un lit vide : pas de couverture, pas de coussin, pas de tour de lit, pas de peluche. Une gigoteuse à sa taille suffit.
Que faites-vous pour un nouveau-né ?
Je conduis au temple les gestes d’accueil de ma tradition, sur son nom et sur sa lignée, jamais sur son corps.
Un rituel remplace-t-il le médecin ?
Jamais. Une fièvre avant trois mois demande un avis sans délai. Un bébé mou, qui ne boit plus ou respire mal se montre tout de suite.
Faut-il lui faire boire quelque chose ?
Non. Ni eau, ni tisane, ni décoction, ni préparation traditionnelle. Uniquement le lait qui lui est prescrit.
Et si l’on est à bout, la nuit ?
On ne secoue jamais un bébé. Posez-le sur le dos dans son lit, sortez quelques minutes, et appelez quelqu’un.
Que demandez-vous pour travailler ?
Le nom, la date de naissance et la photographie du parent qui consulte. Jamais de photographie d’enfant.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je ne promets jamais la santé d’un enfant.
Un enfant vient d’arriver chez vous
Dites-moi comment il dort, ce qui a été fait pour l’accueillir, et ce qui vous inquiète. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et rien ne sera jamais posé sur votre enfant.
Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.







