parent malade
Guide de référence · lecture libre

Parent malade au pays : ce qu’on peut faire de loin

Je suis marabout et prêtre vodun au temple de Sakété, au Bénin, et c’est peut-être le courrier le plus douloureux que je reçoive. Un parent malade au pays, un enfant en Europe qui ne peut pas rentrer, un téléphone qui sonne à des heures impossibles, et cette phrase que tous m’écrivent : je ne sais pas ce qui se passe vraiment là-bas. Je vais vous dire ce qui aide réellement, et cela commence par une chose que personne ne vous dira : le vrai danger n’est pas la distance, c’est qu’une seule personne porte tout sur place.

Écrit par Maître Luc, marabout et prêtre vodun de Sakété À l’état civil Wêtê Agbonon Mis à jour le 20 août 2026 Lecture 32 minutes
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, marabout et prêtre vodun de Sakété consulté par ceux qui veillent de loin Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026 Un lieu réelTemple de Sakété, au Bénin, et non une adresse anonyme Écoute et examen gratuitsSans limite de temps, et sans aucune relance ensuite Il refuse plutôt qu’encaisserSi un travail ne peut rien pour vous, il le dit et n’accepte pas votre argent

Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.

Écrire à Maître Luc
En résumé

Avec un parent malade au pays, cinq rôles doivent être tenus : qui appelle, qui voit, qui soigne, qui paie, qui décide.

Quand une seule personne les tient tous, elle s’épuise, s’isole, et la famille finit par la soupçonner. C’est le scénario le plus fréquent.

Maître Luc ne dit jamais si un malade va guérir ni combien de temps il lui reste. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

Ce que je ne dirai jamais

Sur ce sujet, presque tous ceux qui m’écrivent posent la même question, parfois dès la première ligne : est-ce qu’il ou elle va s’en sortir.

Je ne réponds pas à cette question. Aucun examen ne dit si un malade va guérir, ni combien de temps il lui reste. Ni chez moi, ni chez personne. Celui qui vous répond là-dessus vous vend une certitude qu’il n’a pas, au moment de votre vie où vous êtes le plus prêt à payer.

Et je ne dirai jamais que la maladie vient de quelqu’un. C’est ce que l’on entend le plus dans nos familles quand un ancien tombe malade, et c’est ce qui les brise. Une accusation prononcée à ce moment-là ne se retire plus jamais, même après l’enterrement.

Je ne remplace aucun médecin. Ce qui soigne un malade, ce sont des soins. Ce que je peux, c’est autre chose, et je l’explique en détail plus bas.

Ce que je fais : j’écoute celui qui veille de loin, j’aide à répartir ce qui doit l’être, et je regarde ce qui est resté ouvert entre un parent et l’enfant qui est parti.

Parent malade au pays : la chaîneCinq rôles, jamais une seule personne

Voici ce que je fais poser en premier à ceux qui m’écrivent, et cela règle plus de situations que tout le reste.

Cinq maillons, et le nom d’une personne derrière chacunPrenez une feuille et écrivez un nom en face de chaque rôle. Si le même nom revient trois fois ou plus, votre chaîne va casser, et ce ne sera pas la faute de cette personne.
CINQ RÔLES, JAMAIS UNE SEULE PERSONNEqui appelledonne des nouvelleschaque semainequi voitpasse à la maisonet regarde vraimentqui soigneun professionnel,pas un cousinqui paiereçoit et rend comptedes dépensesqui décideun aîné respecté,en cas d’urgenceQUAND UNE SEULE PERSONNE TIENT LES CINQelle s’épuise, elle s’isole, et la famille finit par la soupçonnerc’est le scénario le plus fréquent, et le plus injusteune chaîne tient par le nombre de ses maillons, pas par la force d’un seul
Qui appelleLe premier maillon autour d’un parent malade : quelqu’un qui donne des nouvelles à jour fixe, chaque semaine, même quand il n’y a rien à dire. Sans cela, vous n’apprenez que les mauvaises nouvelles, toujours en retard et toujours par surprise.
Qui voitUn parent malade se voit, il ne s’entend pas : quelqu’un qui passe à la maison et regarde vraiment : si le malade mange, s’il se lève, si la maison est propre, s’il prend ce qu’on lui a prescrit. Au téléphone, un ancien dira toujours que tout va bien.
Qui soigneUn parent malade a besoin d’un professionnel de santé, pas un cousin dévoué. Un infirmier qui passe, un médecin qu’on peut joindre, une structure identifiée. C’est le maillon le plus souvent absent, et le plus important.
Qui paieCe que coûte un parent malade se suit : une seule personne qui reçoit l’argent, achète, et rend compte simplement de ce qui a été dépensé. Pas cinq personnes qui reçoivent séparément, ce qui multiplie les envois et les malentendus.
Qui décidePour un parent malade, en urgence : un aîné respecté, désigné à l’avance, qui tranchera en cas d’urgence si vous n’êtes pas joignable. Cette question se règle un dimanche calme, jamais à trois heures du matin devant un hôpital.

Pourquoi une chaîne et pas une personne de confiance. Parce que dans presque toutes les familles que j’accompagne, une seule personne tient les cinq rôles, souvent une sœur ou une belle-fille restée sur place. Elle s’épuise, elle s’isole, et le jour où elle craque, c’est elle qu’on accuse d’avoir mal fait. Une chaîne tient par le nombre de ses maillons.

Parent malade : savoir ce qui se passe vraimentLes questions qui font parler

C’est la première douleur de ceux qui ont un parent malade au pays : on vous dit toujours que tout va bien.

Pourquoi on vous cache les choses

  • Un parent malade ne veut pas vous inquiéter. Chez nous, un ancien qui a un enfant à l’étranger se tait par fierté et par amour. Il dira qu’il va bien jusqu’au dernier jour.
  • Celui qui s’en occupe a peur d’être jugé. Si l’état empire, il craint qu’on lui reproche de mal faire. Il minimise, et il le paie ensuite.
  • Personne ne veut annoncer une mauvaise nouvelle par téléphone. Un parent malade s’annonce mal à distance. On attend d’avoir quelque chose de bon à dire, et le temps passe.
  • Et l’on craint que vous n’envoyiez plus rien. C’est plus fréquent qu’on ne l’imagine, et cela ne rend personne malhonnête : cela dit seulement la peur qu’il y a des deux côtés.

Les questions qui font parler

  • Qu’a-t-il mangé aujourd’hui, exactement. C’est la question qui dit le plus sur un parent malade. Pas s’il mange bien. La réponse précise dit tout, et personne ne peut inventer un menu.
  • Est-ce qu’il se lève seul. Pour aller où, combien de fois. C’est l’indicateur le plus parlant du grand âge.
  • Quand a-t-il vu un soignant pour la dernière fois, et qu’a-t-il dit. Tout parent malade doit avoir un nom et une date. Demandez le nom de la personne et la date.
  • Est-ce qu’il prend ce qu’on lui a donné. Beaucoup de traitements d’un parent malade ne sont pas pris. Faites ouvrir la boîte et compter devant vous en appel vidéo. Beaucoup de traitements ne sont pas pris.
  • Est-ce qu’il dort la nuit, et où. Un parent malade dort parfois assis depuis des semaines sans que personne le dise. Un ancien qui ne monte plus se coucher dort parfois assis depuis des semaines sans que personne ne le dise.
  • Et une question pour celui qui s’occupe de lui : toi, comment tu tiens. Posez-la vraiment. C’est souvent la première fois qu’on la lui pose, et c’est là que la vérité sort.

Parent malade : le rendez-vous vidéo qui change tout

Une fois par semaine, à heure fixe, un appel vidéo avec votre parent, en le voyant dans sa maison. Pas seulement son visage : demandez qu’on montre la pièce, le lit, la cuisine. En trois semaines, vous saurez ce qu’aucun rapport téléphonique ne vous dira. Et pour lui, ce rendez-vous devient le point fixe de sa semaine.

Parent malade : le relevé de la distanceSeize points pour savoir où vous en êtes

Voici la liste que je parcours avec ceux qui me parlent d’un parent malade au pays.

Ce qui est en place, et ce qui manqueCochez seulement ce qui est vrai aujourd’hui. Le constat s’affiche en dessous. Rien n’est enregistré, et je ne suis pas médecin : ceci vous aide à organiser, pas à soigner.
La chaîne sur place
L’organisation
Son état
Vous
Cochez ce qui est vrai aujourd’huiRépondez sur les faits, pas sur ce que vous aimeriez avoir mis en place. Et gardez en tête ce que montre la chaîne : le danger n’est pas la distance, c’est qu’une seule personne porte tout.

Ce que ce relevé sert à voir. Pas l’état de santé de votre parent : cela, seuls des soignants peuvent le dire. Seulement quel maillon manque, et ce qui se prépare aujourd’hui plutôt que dans l’urgence. Presque tout ce qui aide sur ce sujet coûte du temps, pas de l’argent.

Ce qui relie un ancien à celui qui est parti

Parent malade au pays : faut-il rentrerLa question que tout le monde repousse

C’est la décision la plus lourde qui se pose à ceux qui ont un parent malade au pays, et personne ne peut la prendre à leur place.

Parent malade : ce qui empêche de partir

  • Le travail. Peu d’employeurs comprennent ce qu’est un parent malade à six mille kilomètres. Un contrat qui ne permet pas de s’absenter, un emploi qu’on risque de perdre, des collègues qu’on ne veut pas laisser.
  • Le prix. Un billet pris en urgence pour un parent malade coûte souvent le double. Un billet pris en urgence coûte souvent le double, et il faut parfois payer pour plusieurs personnes.
  • Les papiers. Beaucoup ne peuvent pas aller voir un parent malade sans compromettre leur dossier. Pour beaucoup, c’est le vrai obstacle : partir signifierait ne pas pouvoir revenir, ou compromettre un dossier en cours. C’est traité dans le guide sur les papiers.
  • Les enfants ici. L’école, la garde, un conjoint qui ne peut pas prendre le relais.
  • Et l’espoir que ce n’est pas encore le moment. On attend d’être sûr qu’un parent malade décline, et l’on part trop tard. C’est le plus humain et le plus coûteux : on attend d’être sûr, et l’on part trop tard.

Parent malade : ce que je conseille

  • Décidez à l’avance de ce qui déclenchera un départ. L’état d’un parent malade évolue par paliers. Deux ou trois signes précis : une hospitalisation, une perte d’autonomie, l’avis d’un soignant. Écrivez-les. Ainsi vous n’aurez pas à décider dans la panique.
  • Préparez un départ possible. Papiers à jour, une somme mise de côté qui ne sert qu’à cela, un employeur prévenu que la situation existe, quelqu’un pour vos enfants. Cela ne coûte presque rien et cela change tout le jour venu.
  • Partez plutôt tôt que tard. Voir un parent malade pendant qu’il parle encore vaut dix visites à un chevet. Beaucoup de ceux qui m’écrivent regrettent d’avoir attendu la dernière alerte. Une visite pendant que le parent parle encore vaut dix visites à un chevet.
  • Si vous ne pouvez vraiment pas, dites-le clairement à la famille. Une fois, avec la raison vraie. Le silence est interprété comme de l’indifférence, et cela vous suivra longtemps.
  • Et faites venir votre parent vers vous en pensée, pas seulement en argent. Un appel quotidien de trois minutes vaut plus qu’un envoi mensuel, et il n’y a pas un ancien qui dira le contraire.

Parent malade : ce qui se prépare avant l’urgenceDouze choses à régler pendant qu’il est temps

Voici ce que je conseille à toutes les familles qui ont un parent malade au pays, et qu’on ne fait jamais assez tôt.

  • Sachez où sont ses papiers. Acte de naissance, pièce d’identité, titre de propriété, livret de famille. Prenez-les en photographie et gardez-les en lieu sûr : c’est ce qui manque le plus au moment où il faut agir vite.
  • Notez le nom et le numéro d’un soignant. Pour un parent malade, cela vaut mieux que dix numéros de cousins. Pas seulement d’un cousin. Quelqu’un qui puisse vous parler de l’état de santé.
  • Identifiez la structure de soins la plus proche. Son nom, son adresse, ce qu’elle prend en charge, et combien de temps il faut pour y aller depuis la maison.
  • Désignez qui décide. Autour d’un parent malade, cette question se règle avant l’urgence. Un aîné respecté de tous, y compris par ceux qui ne sont pas d’accord entre eux. Faites-le savoir à toute la famille avant qu’il y ait urgence.
  • Mettez de côté une somme dédiée. Qui ne sert qu’à cela : un billet, une hospitalisation, un imprévu. Sans elle, on emprunte dans l’urgence, et c’est traité dans le guide sur la famille au pays.
  • Vérifiez ce que couvre votre contrat d’assistance. Beaucoup de familles ayant un parent malade ne l’ont jamais ouvert. Beaucoup de familles de la diaspora ont souscrit une assurance de rapatriement sans jamais l’ouvrir. Lisez-la maintenant : les pays couverts, les exclusions liées à l’âge et aux maladies déjà connues, les délais, qui doit avancer les frais, et le numéro à appeler en premier. Le jour venu, personne n’aura la tête à lire un contrat.
  • Demandez-lui ce qu’il souhaite. Un parent malade a souvent tout prévu et n’ose pas en parler. Où être soigné, où reposer, ce qu’il veut pour ses funérailles. C’est une conversation difficile et les anciens l’attendent souvent : chez nous, beaucoup ont tout prévu et n’osent pas en parler de peur d’inquiéter.
  • Enregistrez sa voix. Qu’il raconte sa vie, ses parents, d’où vient la famille, ce qu’il faut savoir. Beaucoup me disent que c’est ce qu’ils regrettent le plus de ne pas avoir fait.
  • Réglez ce qui traîne pendant qu’il peut parler. C’est le plus grand service à rendre autour d’un parent malade. Une terre, une part, un différend ancien. Un partage réglé de son vivant évite dix ans de procès, et c’est développé dans le guide des successions.
  • Prévenez votre employeur que la situation existe. Sans détails. Le jour où vous demanderez à partir vite, la réponse sera très différente.
  • Mettez les frères et sœurs autour de la table. Une fois, par appel de groupe, pour répartir les cinq rôles. Ce qui n’est pas réparti retombe toujours sur le même.
  • Et demandez sa bénédiction pendant qu’il est là. C’est ce qui manque le plus quand un parent malade s’en va. C’est ce qui manque le plus dans les familles qui m’écrivent après un décès, et cela ne se rattrape jamais complètement. Le sujet est traité dans le guide sur la bénédiction des parents.

Parent malade au pays : ce que je faisConcrètement, et à ma place

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et voici ce qu’il recouvre chez moi.

Parent malade : j’écoute celui qui veille de loin

Ceux qui m’écrivent au sujet d’un parent malade au pays n’ont souvent parlé à personne. Ici, on ne comprend pas toujours ce que cela représente. Là-bas, on attend d’eux qu’ils tiennent. Ils sont seuls entre les deux, et cette solitude-là ne se dit nulle part.

Je réponds moi-même, et cette écoute est gratuite. Sur ce sujet, elle est souvent l’essentiel de ce que je peux offrir.

Nous répartissons les cinq rôles ensemble

Qui appelle, qui voit, qui soigne, qui paie, qui décide. Je vous aide à mettre un nom en face de chacun et à préparer la conversation à mener avec vos frères et sœurs. Beaucoup de gens repartent avec cela seul, sans avoir rien payé, et cela change tout pour la personne qui portait tout sur place.

J’examine ce qui est resté ouvert entre vous

Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous, sur votre lignée et sur ce qui n’a pas été réglé avec ce parent. Il ne porte jamais sur le malade lui-même : je ne demande ni son nom ni sa photographie, et je ne dirai jamais rien de son état ni de ce qui l’attend.

Ce que le Fâ regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : une bénédiction jamais demandée, une parole dure échangée avant le départ et jamais reprise, une promesse faite à ce parent et jamais tenue, un engagement pris par la lignée, un mort de la famille mal accompagné. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.

Et je conduis les gestes que ma tradition prévoit

Quand l’examen montre quelque chose, je conduis au temple les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes déposées, les libations versées pour les anciens de votre lignée, et la veillée quand le cas le demande. Ce travail porte sur ce qui est resté ouvert entre vous et lui. Il ne soigne pas, et je ne le présenterai jamais ainsi.

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer, et il ne bouge plus. Je ne prends votre argent que si je peux agir, et jamais celui d’une famille qui a des soins à payer.

Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre

Voici le déroulement complet quand quelqu’un m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.

De votre premier message au compte rendu que je vous faisRien ne commence sans votre accord écrit, et aucune question sur la guérison ou sur le temps qui reste ne reçoit de réponse, jamais.
Je vous demande si les soins sont assurésUn parent malade a besoin de soins avant tout : qui suit votre parent, quand il a vu un soignant, si le traitement est pris. Si rien n’est en place, c’est par là qu’il faut commencer, et je n’engage rien tant que ce n’est pas fait.
Je refuse d’emblée la question qui revient toujoursJe ne dis pas s’il va guérir, ni combien de temps il lui reste, ni que quelqu’un serait à l’origine de la maladie. Je le dis dès le premier message, parce que c’est exactement ce que d’autres vous vendront.
Nous répartissons les cinq rôles, gratuitementC’est ce qui aide le plus autour d’un parent malade : un nom en face de chacun, et la conversation à mener avec vos frères et sœurs. C’est la partie la plus utile de tout ce que je fais sur ce sujet.
Je réunis ce qu’il faut, sur vous seulVotre nom, votre date de naissance et une photographie de vous. Dans ma tradition, le visage de celui pour qui l’on prie compte. Elle reste au temple, elle n’est jamais publiée ni transmise. Rien du malade n’entre chez moi.
J’examine ce qui n’a pas été réglé entre vousJamais sur le parent malade lui-même. Au temple, avec l’opèlè. L’examen ne dit rien de la maladie et ne désigne personne : il cherche la bénédiction non demandée, la parole non reprise, la promesse non tenue.
Je conduis les gestes dus aux anciens de votre lignéePrières adressées aux vodun de ma maison, offrandes déposées, libations versées pour ceux qui étaient là avant vous, veillée quand le cas le demande. Je le fais moi-même, dans le lieu où j’ai été initié.
Je vous rends compte, et je reste là dans la duréeVeiller sur un parent malade dure des années. Ce qui a été conduit, et ce qui vous revient : l’appel à passer, la phrase à dire pendant qu’il peut l’entendre, ce qu’il faut préparer. Vous pouvez me réécrire sans nouveau paiement, y compris le jour où tout bascule.

Deux choses propres à ce sujet. Je ne conduis aucun travail présenté comme soignant ou guérissant : ce serait détourner une famille des soins réels au pire moment. Et je n’accepte pas l’argent d’une famille qui a des soins ou un billet à payer, parce que cet argent doit servir à cela d’abord.

Dites-moi qui s’occupe de luiQui appelle, qui voit, qui soigne, qui paie, qui décide. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne dirai jamais rien de son état.
Écrire à Maître Luc
Vous avez fait le relevé ?Dites-moi quel maillon vous manque et ce qui n’a jamais été réglé entre vous. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.
Écrire à Maître Luc

Parent malade : ce que révèle l’examenSix choses que le Fâ met au jour

Voici ce qui ressort quand j’examine quelqu’un qui veille sur un parent malade au pays.

  • Une bénédiction jamais demandée. C’est ce que je trouve le plus derrière un parent malade et un enfant loin. C’est le premier, et de très loin. On est parti vite, on n’a pas osé, on s’est dit qu’on le ferait au prochain voyage. Le prochain voyage n’est jamais venu. Cela se demande encore, même par téléphone, même à quelqu’un qui parle peu.
  • Une parole dure échangée avant le départ. Un mariage refusé, un métier méprisé, une dispute le jour de l’avion. Trente ans après, les deux y pensent chaque semaine et aucun n’ose en parler.
  • Une promesse faite à ce parent et jamais tenue. Elle pèse le plus le jour où il devient un parent malade. Je reviendrai dans deux ans, je construirai pour toi, je paierai les études du petit. C’est ce qui pèse le plus sur celui qui est parti.
  • Un partage laissé en suspens. Une terre, une part, une affaire dont on n’a jamais reparlé et que tout le monde attend de régler après.
  • Un mort mal accompagné dans la famille. Souvent l’autre parent, dont les rites n’ont pas pu être faits parce qu’on était loin.
  • Et très souvent, rien à traiter de mon côté. Un parent qui vieillit, une famille éclatée par la distance, un enfant qui s’épuise. Cela demande une organisation et des soins, pas un rite. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.

Les questions que je pose et que personne ne pose

Quand l’avez-vous vu pour la dernière fois. Comment s’est passé votre départ. Vous a-t-il béni, avec des mots, une fois. Que lui avez-vous promis. Y a-t-il eu une dispute qu’on n’a jamais reprise. Et une question qui fait souvent pleurer : que voudriez-vous lui dire si vous saviez que c’est la dernière fois ?

Cette dernière ouvre presque tout. La plupart des gens ont une phrase, une seule, qu’ils gardent depuis vingt ans. Et je leur dis la même chose à tous : dites-la au prochain appel. Pas dans un an. Au prochain appel.

La culpabilité de celui qui est partiCe que personne ne dit à voix haute

C’est le fond de presque tous les messages que je reçois sur ce sujet, même quand ce n’est pas écrit.

Ce que je vois chez ceux qui veillent

  • On se croit un mauvais fils, une mauvaise fille. Veiller de loin sur un parent malade ne suffit jamais à ses propres yeux. Parce qu’on n’est pas là. Alors même qu’on envoie, qu’on appelle, qu’on organise tout depuis six mille kilomètres.
  • On paie pour compenser. Toujours plus, souvent au-delà du possible, parce que l’argent est la seule chose qu’on peut envoyer. C’est traité dans le guide sur la famille au pays.
  • On évite d’appeler. Chaque appel à un parent malade rappelle qu’on n’est pas là. Ce qui paraît absurde et qui est très fréquent : chaque appel rappelle qu’on n’est pas là, alors on repousse, et la culpabilité grandit.
  • On se dispute avec ceux qui sont sur place. Sur des détails, sur l’argent, sur les soins. Ces disputes-là ne parlent presque jamais de ce dont elles ont l’air.
  • Et l’on ne s’autorise plus rien. Comme s’il était indécent d’aller bien pendant qu’un parent malade décline. Ni une sortie, ni un plaisir, ni une bonne nouvelle. Comme s’il était indécent d’aller bien pendant que le parent décline.

Ce que je réponds

Vous n’êtes pas parti contre eux. Vous êtes parti pour eux, la plupart du temps avec leur accord et souvent avec leur argent. Ce que vous portez depuis n’est pas une faute : c’est une charge, et une charge se répartit au lieu de s’expier.

Et si vous ne dormez plus, si vous n’avez plus goût à rien, si cela dure des mois, parlez-en à votre médecin. Ce que vous vivez porte un nom et se soigne. Si vous n’avez plus envie de vivre, le 3114 est joignable à tout moment et gratuitement en France.

Ce qui se pose entre un ancien et son enfant
Parent malade au pays : au temple de Sakété, les libations versées pour ce qui est resté ouvert dans une lignée
Au temple de Sakété, on referme ce qui est resté ouvert entre un parent et son enfant. Aucun rite ne soigne.

Quand on n’a pas pu être làCe que la tradition permet après

C’est la deuxième moitié de mon courrier sur ce sujet : ceux dont le parent malade au pays est mort pendant qu’ils étaient loin.

Ce que vivent ceux qui n’ont pas pu rentrer

  • Ils n’ont pas vu le corps. Et sans cela, quelque chose ne se pose pas. Beaucoup me disent des années après qu’ils n’y croient toujours pas complètement.
  • Ils ont suivi les funérailles par téléphone. Un appel posé sur une table, des voix, des chants entendus de loin. Ce souvenir-là fait mal longtemps.
  • On leur reproche leur absence. Parfois ouvertement, parfois par des silences. Et ils se le reprochent déjà eux-mêmes.
  • Ils n’ont pas pu accomplir leur part. Dans nos familles, chacun a un rôle aux funérailles, et celui du fils ou de la fille ne se délègue pas facilement.
  • Et la vie ici a repris tout de suite. Le travail le lendemain, personne autour qui comprenne. Un deuil vécu sans entourage est un deuil qui dure.

Ce que ma tradition permet, et que peu de gens savent

  • Ce qui n’a pas été fait peut l’être après. Même des années après le départ d’un parent malade. C’est le point le plus important de cette section. Ne pas avoir été présent le jour même ne ferme rien définitivement : les gestes se rattrapent, y compris des années plus tard.
  • Ils peuvent se conduire à distance. Je le fais au temple pour des familles qui vivent en Europe, avec leur accord et à leur demande. Ce qui compte est que la part revenant à l’enfant soit accomplie, et qu’il le sache.
  • Une visite au retour vaut beaucoup. Même deux ans après. Aller sur place, saluer, faire ce qui vous revient : beaucoup de gens en reviennent apaisés d’une façon qu’ils n’attendaient pas.
  • Et il faut le dire à la famille. Que vous avez fait votre part, où et comment. Cela referme beaucoup de reproches, y compris ceux qui ne s’étaient jamais dits.

Le deuil lui-même, avec ses étapes et ce qui aide, est développé dans le guide sur le deuil.

Ce qui se joue entre frères et sœursLe conflit que la maladie révèle

Autour d’un parent malade, ce n’est pas la maladie qui divise les fratries : c’est ce qui n’avait jamais été dit avant.

Ce qui divise une fratrie autour d’un parent malade

  • Celui qui est resté reproche à ceux qui sont partis. Il porte un parent malade tous les jours. Il porte tout, tous les jours, et il entend des conseils venus de loin. Sa colère est légitime, même quand elle s’exprime mal.
  • Ceux qui sont partis soupçonnent celui qui reçoit l’argent. Presque toujours à tort. Mais quand personne ne rend compte de rien, le soupçon pousse tout seul.
  • Chacun compare ce qu’il donne. Celui qui envoie le plus estime avoir plus de voix. Celui qui est présent estime que sa présence vaut plus que l’argent. Les deux ont raison et personne ne cède.
  • On rejoue des histoires d’enfance. Le préféré, celui qu’on a envoyé à l’école, celle qu’on a mariée tôt. Un parent malade réveille tout cela d’un coup.
  • Et l’on parle de l’héritage avant l’heure. Souvent à mots couverts, ce qui est pire. Cela empoisonne les derniers mois d’un homme ou d’une femme qui entend très bien ce qui se dit autour de son lit.

Ce qui apaise vraiment une fratrie

  • Un compte simple, partagé chaque mois. Ce que coûte un parent malade se dit en trois lignes. Ce qui a été reçu, ce qui a été dépensé. Trois lignes suffisent. Cela éteint neuf soupçons sur dix.
  • Reconnaître à voix haute ce que fait celui qui est là. Une fois, devant tous. C’est ce qu’il attend depuis des années, bien plus qu’un envoi de plus.
  • Un appel de famille par mois, à date fixe. Court, avec un ordre du jour. On y parle des soins, pas des rancunes.
  • Ne jamais parler du partage devant le parent malade. Ni dans la pièce d’à côté. Il entend, même quand il ne répond plus.
  • Et régler ce qui traîne avec lui pendant qu’il peut parler. Une terre, une part, un différend ancien. C’est le plus beau service à rendre à une fratrie, et c’est développé dans le guide des successions.

Les huit erreurs qui coûtent le plusCe que je vois le plus souvent

Voici ce qui aggrave presque toujours la situation d’un parent malade au pays.

  • Laisser une seule personne porter un parent malade. L’erreur mère. Elle craque, et c’est elle qu’on accuse ensuite.
  • Envoyer de l’argent au lieu d’organiser. L’argent seul ne soigne aucun parent malade. L’argent sans organisation se dissout et ne soigne personne.
  • Croire ce qu’on vous dit au téléphone. Sans jamais poser de question précise ni voir la maison en vidéo.
  • Attendre d’être sûr pour partir. On l’est toujours trop tard.
  • Chercher un coupable à la maladie. Rien ne divise plus une famille autour d’un parent malade. C’est ce qui détruit les familles au moment où elles auraient le plus besoin d’être unies.
  • Payer quelqu’un qui promet la guérison d’un parent malade. Personne ne peut la promettre, et ce marché-là vise des gens prêts à tout.
  • Ne pas préparer les papiers ni les volontés. Et se retrouver bloqué le jour où il faut décider vite.
  • Ne rien dire à personne ici. Ni à son conjoint, ni à son employeur, ni à un ami. Et s’effondrer seul, un mardi matin, sans que personne comprenne.

Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Tous ceux qui me parlent d’un parent malade au pays ne reçoivent pas la même réponse de ma part.

Une seule personne s’occupe de tout sur place

Ce que je fais : nous répartissons les cinq rôles et je vous aide à préparer l’appel de famille, sans rien engager. C’est ma réponse la plus fréquente et la plus utile, et elle ne me rapporte rien.

Vous voulez savoir s’il va s’en sortir

Ce que je fais : je refuse de répondre, et j’explique pourquoi plutôt que de vous congédier. Personne ne peut le dire. Puis je vous demande la seule chose qui compte : quand lui avez-vous parlé pour la dernière fois.

Quelque chose n’a jamais été réglé entre vous

Ce que je fais : c’est ici que mon travail sert. Une bénédiction jamais demandée, une parole dure jamais reprise, une promesse non tenue. Quand l’examen le montre, je conduis au temple les gestes qui referment, avec les prières aux vodun de ma maison, les offrandes et les libations.

Il est mort et vous n’avez pas pu être là

Ce que je fais : je vous dis d’abord que rien n’est perdu, parce que c’est vrai et que personne ne vous l’a dit. Puis nous voyons ce qui vous revient et comment l’accomplir, ici ou lors d’un retour.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Ce que racontent ceux qui m’écrivent aprèsHuit constats

Beaucoup de personnes me réécrivent des mois après m’avoir parlé d’un parent malade au pays. Voici ce qui revient.

  • Répartir les rôles a tout changé. C’est le retour numéro un. Un appel de famille, cinq noms écrits, et la personne qui portait tout a recommencé à dormir.
  • L’appel vidéo hebdomadaire les a rassurés. Voir un parent malade dit ce qu’aucun rapport ne dira. Voir la maison et pas seulement un visage. Plusieurs ont découvert ainsi ce qu’on leur cachait depuis des mois.
  • Le traitement n’était pas pris. C’est ce qui revient le plus souvent une fois qu’on regarde vraiment, et cela se corrige facilement quand on le sait.
  • Ils ont demandé la bénédiction par téléphone. Et me disent tous la même chose : ils auraient dû le faire dix ans plus tôt.
  • Ils ont dit la phrase qu’ils gardaient. Celle qu’ils portaient depuis vingt ans. Aucun ne le regrette, y compris ceux dont le parent est mort peu après.
  • Ils sont rentrés plus tôt que prévu, pendant que le parent malade parlait encore. Pendant que le parent parlait encore. C’est celui qui me touche le plus.
  • Le contrat d’assistance ne couvrait pas ce qu’ils croyaient. Chez ceux qui l’ont enfin lu. Mieux vaut le découvrir maintenant qu’au téléphone, en pleurs.
  • La culpabilité a diminué quand ils en ont parlé. À leur conjoint, à un ami, à leur médecin. Elle ne disparaît pas, elle cesse d’écraser.

Une dernière chose, pour celui ou celle qui lit cette page le soir, après une journée de travail, avec un parent qui vieillit à des milliers de kilomètres. Vous n’êtes pas un mauvais fils, vous n’êtes pas une mauvaise fille. Faites deux choses cette semaine. Écrivez les cinq rôles sur une feuille et mettez un nom en face de chacun, puis appelez vos frères et sœurs pour les répartir. Et appelez votre parent, juste pour lui parler, sans qu’il soit question d’argent ni de médicaments. Dites-lui la phrase que vous gardez. Le reste, nous pouvons le regarder ensemble, et cela ne coûte rien.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous écoute moi-même et gratuitement, je vous aide à répartir les cinq rôles, j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert entre vous et ce parent, et je conduis au temple de Sakété les gestes que ma tradition prévoit, y compris ceux qui n’ont pas pu être accomplis en son temps.

Mes règles : je ne dis jamais si un malade va guérir ni combien de temps il lui reste, et je refuse cette question sans exception. Je ne dis jamais qu’une maladie vient de quelqu’un. Je ne demande ni n’accepte le nom ou la photographie du malade. Je ne remplace aucun médecin et je ne conduis aucun travail présenté comme soignant. Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.

Parent malade au pays : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, marabout et prêtre vodun au temple de Sakété
Maître Luc Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin

Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour

Comment aider un parent malade au pays de loin ?

En répartissant cinq rôles : qui appelle, qui voit, qui soigne, qui paie, qui décide. Le danger, c’est qu’une seule personne les tienne tous.

Faut-il rentrer quand un parent décline ?

Personne ne peut décider à votre place. Mais préparez un départ possible à l’avance, et partez plutôt tôt que tard.

Que faites-vous concrètement ?

J’écoute, j’aide à répartir les rôles, et j’examine ce qui est resté ouvert entre vous et ce parent.

Pouvez-vous dire s’il va guérir ?

Non, jamais, et je refuse cette question. Aucun examen ne dit cela. Ceux qui répondent vendent une certitude qu’ils n’ont pas.

Que vérifier dans une assurance rapatriement ?

Les pays couverts, les exclusions liées à l’âge, les délais, qui avance les frais et qui appeler. Lisez-la avant d’en avoir besoin.

Comment faire son deuil quand on n’a pas pu être là ?

La tradition permet de faire les gestes après, et à distance. Ne pas avoir été présent le jour même ne ferme rien.

Que demandez-vous pour travailler ?

Votre nom, votre date de naissance et votre photographie, plus l’histoire de la famille. Jamais rien concernant le malade.

Que promettez-vous ?

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je ne promets jamais une guérison.

Dites-moi qui veille sur lui

Qui appelle, qui voit, qui soigne, et ce qui n’a jamais été réglé entre vous. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne dirai jamais rien de son état.

Écrire à Maître Luc

Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
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