Paiement après résultat : ce que cela cache
Je suis marabout et prêtre vodun au temple de Sakété, au Bénin, et je vais vous parler franchement de la phrase qui vous a sans doute amené ici. Un praticien vous propose un paiement après résultat, et cela vous paraît honnête : il prend le risque, vous ne payez que si ça marche. Je vais vous montrer pourquoi cette promesse est presque toujours un argument de vente, et pourquoi elle prépare exactement ce qui va suivre. Puis je vous dirai comment je travaille, moi, qui ne la fais pas.
Qui vous répondraMaître LucWêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du FâPlus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, pas votre paiement. Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété : si un travail peut vous aider, Maître Luc vous le dit ; s’il ne peut rien pour vous, il vous le dit aussi et n’accepte pas votre argent.
Écrire à Maître LucUn paiement après résultat suppose qu’un résultat est garanti. Personne ne peut le garantir, donc la promesse ne tient pas.
Dans les faits, un premier versement est toujours demandé sous un autre nom : frais, matériel, ouverture, déplacement.
Chez Maître Luc, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et il ne prend votre argent que s’il peut agir.
Je place ceci avant tout le reste parce que cela peut vous éviter de perdre plusieurs mois de salaire.
Ne payez jamais par recharge prépayée ni par carte de type coupon. C’est l’outil numéro un des escrocs, pour une raison simple : ces paiements sont intraçables et irrécupérables. Une fois les codes communiqués, l’argent est parti pour toujours, aucune banque ne peut le rappeler, aucune plainte ne le ramènera. Un praticien qui exige ce moyen-là vous dit tout ce qu’il faut savoir sur lui. Je ne l’accepte pas, par principe, et je perds des clients qui n’ont que cela : je préfère.
Ne versez jamais un second montant après le premier. C’est le moment exact où tout se joue. Si l’on vous dit que l’obstacle est plus fort que prévu, qu’il faut compléter, qu’il manque un élément, arrêtez-vous là. Ce n’est pas un imprévu : c’est la deuxième marche d’un escalier prévu depuis le début. Ceux qui versent une deuxième fois versent presque toujours une troisième.
Et ne payez jamais un second praticien pour réparer le travail du premier. C’est la seconde escroquerie, et elle vise ceux qui viennent d’être victimes de la première. Personne n’est en danger parce qu’un travail a été « commencé » puis interrompu. Cette peur-là est fabriquée, et elle rapporte beaucoup.
Si vous avez déjà versé et que c’est récent, appelez votre banque pour faire opposition, puis déposez plainte. Vous pouvez signaler en ligne sur la plateforme Pharos, et joindre le service Info Escroqueries au 0 805 805 817, gratuitement. Cela ne récupérera pas toujours l’argent, mais cela protège les suivants.
- Le nœud qui se resserre
- Pourquoi la promesse ne tient pas
- Le relevé de la proposition
- Comment je travaille, moi
- Les douze questions à poser avant de payer
- Ce que je fais pour vous
- Le travail au temple, étape par étape
- Ce que l’examen révèle
- Les 8 formules qui disent la même chose
- Les moyens de paiement, un par un
- Si vous avez déjà payé
- Ce que je propose selon votre situation
- Questions fréquentes
Paiement après résultat : le nœudTrois versements, et le résultat n’arrive jamais
Voici comment se déroule un paiement après résultat, presque toujours dans le même ordre.
Pourquoi je décris cela si précisément. Parce que ceux qui le lisent avant reconnaissent la deuxième étape quand elle arrive, et s’arrêtent là. C’est presque toujours au deuxième versement que tout se joue, et c’est là que cette page peut vraiment servir.
Paiement après résultat : pourquoi cela ne tient pasSix raisons, et aucune n’est morale
Je ne vais pas vous dire que le paiement après résultat est malhonnête par principe. Je vais vous montrer qu’il ne peut pas fonctionner.
- Le paiement après résultat suppose qu’un résultat est garanti. C’est le cœur du problème. Pour promettre un paiement après résultat, il faut être certain du résultat. Or personne ne peut l’être, ni moi ni personne, parce qu’un être humain garde toujours sa liberté et qu’aucune tradition ne commande une volonté. Celui qui promet le résultat ment sur le point le plus important.
- Il n’y a aucune définition du résultat. Un paiement après résultat sans critère écrit ne vaut rien. Que veut dire « ça a marché » ? Un message reçu ? Un appel ? Un retour complet ? Un mois plus tard ou un an ? Sans définition écrite, celui qui promet reste seul juge, et il jugera toujours que le résultat est venu, ou qu’il viendra.
- Le travail, lui, coûte tout de suite. C’est vrai chez moi comme partout : les offrandes s’achètent, le temple fonctionne, le temps se donne. Un praticien qui prétend tout avancer sans rien demander devra bien se payer quelque part, et il se paiera sur les frais annexes. C’est mathématique.
- Le paiement après résultat sert à lever votre méfiance. Elle apparaît précisément dans les annonces qui savent que vous vous méfiez. Plus une proposition est belle, plus elle a été travaillée pour vous rassurer, et c’est un signal en soi.
- Elle prépare l’excuse de la suite. Quand rien ne vient, on vous dira que le résultat était en route mais qu’un obstacle est apparu, ou que vous n’avez pas respecté une consigne. La promesse initiale rend cette explication nécessaire : il faut bien justifier l’argent déjà versé.
- Et en France, promettre un résultat expose son auteur. Un paiement après résultat annoncé publiquement est contestable. Une promesse de résultat sur ce genre de service relève des pratiques commerciales trompeuses. Cela se signale à la répression des fraudes, et cela rend l’annonce elle-même contestable. Peu de gens le savent, et c’est utile de le savoir.
Paiement après résultat : la seule question qui compte
Quand quelqu’un vous promet un paiement après résultat, posez-lui une seule question, par écrit : « quel montant total vais-je payer, et à quel moment exact ? »
Un praticien sérieux répond en une phrase, avec un chiffre. Celui qui vend une promesse vous répondra qu’on verra, que cela dépend du travail, qu’il faut d’abord regarder. Cette réponse-là est déjà la réponse.
Paiement après résultat : le relevéSeize points sur ce qu’on vous a proposé
Voici la liste que je parcours avec ceux qui me parlent d’un paiement après résultat.
Ce que ce relevé sert à voir. Pas si la personne est honnête : je ne juge personne à distance. Seulement si la proposition tient debout, et ce qu’il vous reste à faire aujourd’hui.
Comment je travaille, moiQuatre temps, et vous pouvez vous arrêter à chacun
Je ne pratique pas le paiement après résultat, et voici pourquoi mon modèle est plus honnête que cette promesse.
La différence tient en une phrase. Celui qui promet un paiement après résultat vous fait payer une promesse qu’il ne peut pas tenir. Moi je ne prends votre argent que si je peux agir, et vous le savez avant de sortir le moindre franc.
Sans paiement après résultat : ce qui vous est acquis
- Aucun risque au premier contact. Mieux qu’un paiement après résultat : aucun compteur ne s’ouvre. Écrire ne vous engage à rien, ne coûte rien, et n’ouvre aucun compteur. Vous pouvez cesser à tout moment sans un mot d’explication.
- Un montant fixe, connu avant. Annoncé une fois, par écrit. S’il devait changer, ce serait moi qui aurais mal évalué, et ce n’est pas à vous de le payer.
- Aucun complément, jamais. C’est la règle qui m’importe le plus, parce que c’est là que les gens se font prendre. Le montant annoncé est le montant final.
- Le droit de refuser après l’examen. Si vous entendez le montant et que vous préférez ne pas donner suite, il ne se passe rien. Vous ne devez rien, personne n’est en danger, et vous gardez ce que l’examen a montré.
- Et le droit de me réécrire ensuite. Après le travail, sans nouveau paiement. Un praticien qui disparaît une fois payé n’est pas un praticien.
Les 12 questions à poser avant de payerÀ n’importe qui, y compris à moi
Posez-les par écrit et gardez les réponses : cela vaut mieux que toutes les promesses de paiement après résultat du monde.
- Quel est le montant total, en chiffres ? La question qui tue tout paiement après résultat. Une phrase, un nombre. Toute réponse plus longue est une réponse d’évitement.
- Y aura-t-il d’autres versements ensuite ? La question la plus importante des douze. Faites-la répéter par écrit.
- Que se passe-t-il si je décide d’arrêter ? La bonne réponse est : rien. Toute évocation d’un danger est une menace déguisée.
- Que faites-vous exactement pour cette somme ? Un praticien décrit ses gestes. Un vendeur reste vague.
- Que se passe-t-il si cela ne donne rien ? Écoutez bien : celui qui promet un remboursement ment autant que celui qui promet le résultat.
- Me garantissez-vous un résultat ? Si la réponse est oui, arrêtez là. C’est le signe le plus fiable de tous.
- Me donnez-vous une date ? Personne ne peut donner de date. Celui qui en donne une vous fera attendre ce jour-là, puis expliquera.
- Comment payez-vous être payé ? Refusez les recharges prépayées et les coupons, sans discussion.
- Que demandez-vous comme éléments ? Le nom, la date de naissance et une photographie de celui qui consulte suffisent. Rien de bancaire, rien de médical, rien concernant un tiers.
- Travaillez-vous sur une autre personne ? Un praticien sérieux refuse d’agir sur quelqu’un qui n’a rien demandé.
- Puis-je vous réécrire après ? Sans nouveau paiement. Beaucoup disparaissent une fois payés.
- Et depuis combien de temps exercez-vous, où, et que peut-on vérifier ? Un lieu, une durée, quelque chose de contrôlable. Chez moi : le temple de Sakété, trente ans, et un reportage de France 24 tourné chez moi.
Ces douze questions sont valables pour n’importe quel praticien, et je vous encourage à me les poser à moi aussi. Un homme qui vit de la confiance des gens doit pouvoir y répondre sans se troubler.
Paiement après résultat : ce que je faisConcrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et voici ce qu’il recouvre chez moi.
Paiement après résultat : je ne fais pas cette promesse
Beaucoup m’écrivent en demandant si j’accepte le paiement après résultat. Je réponds non, tout de suite, et j’explique pourquoi plutôt que de laisser filer. Certains s’en vont chercher ailleurs quelqu’un qui dira oui. Je le comprends, et je préfère cela à un mensonge qui les coûterait bien davantage.
Je réponds moi-même, et cette écoute est gratuite.
Je regarde d’abord ce qu’on vous a proposé
Quand quelqu’un arrive après un premier praticien, c’est ma première question : qu’est-ce qu’on vous a dit, qu’est-ce qu’on vous a demandé, et où en êtes-vous. Beaucoup n’osent pas le raconter, par honte. Il n’y a aucune honte à cela : ces gens sont très bons à ce qu’ils font, et ils prennent des personnes intelligentes tous les jours.
Je vous dis franchement si je ne peux rien
C’est la partie de mon métier dont je suis le plus fier. Quand l’examen ne montre rien que ma tradition sache traiter, je le dis, et je n’accepte pas votre argent. Cela arrive souvent. Ce sont des consultations perdues, et c’est précisément ce qui fait que les autres tiennent.
Et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert
Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous, sur votre lignée et sur les lieux qui vous concernent. Ce qu’il regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : un engagement pris et jamais honoré, une parole donnée devant les anciens et jamais reprise, une bénédiction jamais demandée, un mort mal accompagné. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.
Quand il montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes déposées, les libations versées pour les anciens de votre lignée, et la veillée quand le cas le demande.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Le montant est annoncé une seule fois, par écrit, avant de commencer, et il ne bouge plus. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Le travail au temple, étape par étapePour que vous sachiez à quoi vous attendre
Voici le déroulement complet quand quelqu’un m’écrit au sujet d’un paiement après résultat depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.
Deux choses propres à ce sujet. Je n’accepte ni recharge prépayée ni coupon, par principe, et je perds des clients qui n’ont que cela. Et je ne demande jamais de complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur, pas la vôtre.
Paiement après résultat : ce que révèle l’examenSix choses que le Fâ met au jour
Voici ce qui ressort quand j’examine quelqu’un venu après une promesse de paiement après résultat.
- Une attente ancienne, jamais tranchée. C’est elle qui fait accepter un paiement après résultat. C’est le premier, et c’est ce qui rend vulnérable. Quand on attend quelque chose depuis des années, on finit par accepter des propositions qu’on aurait refusées au début. Les vendeurs de promesses le savent parfaitement.
- Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé un jour de peur, une promesse faite à un ancien, une parole donnée devant les vôtres. C’est ce que ma tradition sait traiter, et cela n’a rien à voir avec ce qu’on vous a vendu.
- Une bénédiction jamais demandée. Sans rapport avec un paiement après résultat, mais le Fâ la voit. Avant un départ, une union, une installation. Très fréquent chez ceux qui sont partis vite ou fâchés.
- Un mort mal accompagné. Des funérailles suivies au téléphone, des rites impossibles à faire depuis l’Europe. Cela pèse, et cela se rattrape. C’est développé dans le guide sur le deuil.
- Une honte qui empêche de parler. Ce n’est pas un signe du Fâ, et je le note parce que je le vois chaque semaine. Des gens ont versé beaucoup et n’osent le dire à personne, pas même à leur conjoint. Cette solitude-là aggrave tout.
- Et souvent, rien que je puisse traiter. Une situation difficile, une attente longue, une décision à prendre. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.
Les questions que je pose et que personne ne pose
Combien avez-vous versé au total, honnêtement. En combien de fois. Par quel moyen. Vous a-t-on donné une date. Vous a-t-on désigné quelqu’un. Avez-vous conservé les messages. Qui, dans votre entourage, est au courant. Et une question que personne ne pose jamais : qu’est-ce que vous attendiez si fort que vous étiez prêt à payer pour cela ?
Cette dernière ouvre tout. Ce n’est jamais l’argent qui compte dans ces histoires, c’est ce qu’on espérait acheter avec : un retour, une guérison, une réponse, la fin d’une attente. Voilà le vrai sujet, et c’est celui-là qu’il faut traiter.
Les moyens de paiement, un par unCe qui se refuse, ce qui se discute
Cette section est technique et elle protège plus que tout le reste, bien au-delà du paiement après résultat.
- Les recharges prépayées et les coupons. Souvent exigés après une promesse de paiement après résultat. À refuser absolument, sans discussion possible. Intraçables, irrécupérables, impossibles à contester. Aucun professionnel honnête n’a besoin de cela. C’est le premier signe d’alerte, et le plus fiable.
- Les envois d’argent par transfert instantané vers un particulier. Très difficiles à récupérer une fois retirés. Si vous devez les utiliser, sachez que la fenêtre de rétractation est courte, souvent quelques minutes.
- Les cryptomonnaies. Aucun paiement après résultat ne justifie ce moyen. Aucun recours, jamais. Un praticien qui demande à être payé ainsi vous dit qu’il ne veut laisser aucune trace.
- Le virement bancaire classique. Traçable, contestable dans certains cas, et il laisse une preuve du montant et de la date. C’est le moyen le plus sain.
- La carte bancaire. Traçable, avec une possibilité de contestation auprès de la banque selon les situations. Ne communiquez jamais vos codes ni le cryptogramme par message.
- Et le paiement en plusieurs fois. Ce n’est pas un paiement après résultat, et ce n’est pas un problème. Ce n’est pas un problème en soi. Ce qui compte est que le montant total soit fixé avant de commencer et qu’il ne change plus. Un échelonnement annoncé d’avance est honnête ; un complément surgi en cours de route ne l’est pas.
Ce que personne ne doit vous demander
Vos identifiants bancaires. Une photographie de votre carte. Une copie de votre pièce d’identité. Vos codes reçus par message. Un accès à distance à votre téléphone ou à votre ordinateur. Aucun praticien n’a besoin de cela, jamais, pour aucune raison. Ces demandes-là ne relèvent plus du métier : elles relèvent de la fraude, et elles se signalent.
Ce qui s’annonce avant, et ce qui se tient après
Si vous avez déjà payéCe qu’il faut faire aujourd’hui
Cette section sur le paiement après résultat est pour ceux qui lisent trop tard, et elle est écrite sans jugement.
Paiement après résultat : les 6 gestes si vous avez payé
- Arrêtez de verser, immédiatement. Quoi qu’on vous dise, quel que soit le motif, même si l’on vous annonce que tout est presque terminé. C’est le geste qui compte le plus, et il est le plus difficile parce qu’on ne veut pas perdre ce qu’on a déjà engagé.
- Appelez votre banque si c’est récent. Certains paiements se contestent dans un délai court. Cela ne coûte rien de demander, et cela fonctionne parfois.
- Conservez absolument tout. Un paiement après résultat laisse toujours des traces écrites. Messages, captures d’écran, numéros, reçus, noms utilisés, annonces. N’effacez rien, même si vous voulez tourner la page. C’est ce qui permettra de faire quelque chose.
- Déposez plainte, même sans espoir. Vous pouvez le faire au commissariat ou à la gendarmerie, et signaler en ligne sur la plateforme Pharos. Le service Info Escroqueries répond au 0 805 805 817, gratuitement, et il oriente.
- Ne payez personne pour réparer. On vous le proposera après un paiement après résultat raté. C’est la règle la plus importante de cette section. La seconde escroquerie vise ceux qui viennent d’être victimes de la première, et elle marche très bien parce que la peur est installée.
- Et parlez-en à quelqu’un. À votre conjoint, à un proche, à qui vous voulez. La honte fait plus de dégâts que la perte elle-même, et elle isole exactement ceux qu’il faudrait entourer.
Ce que je vous dis, et je le pense
Vous n’êtes ni naïf ni bête. Ces gens travaillent la persuasion à longueur de journée, ils connaissent les mots qui touchent, et ils repèrent la douleur en trois messages. Des médecins, des enseignants, des chefs d’entreprise se font prendre. Ce qui vous est arrivé arrive à des gens très sensés, et cela n’enlève rien à votre jugement.
Et si vous m’écrivez après cela, je n’accepterai pas votre argent tant que nous n’aurons pas d’abord regardé ce qui s’est passé. C’est ma règle, et elle vaut aussi pour moi.
Les autres formules qui disent la même choseHuit variantes de la même promesse
Le paiement après résultat se présente sous des habits différents. Voici les huit que je rencontre le plus.
- « Vous ne payez que si vous êtes satisfait. » Le paiement après résultat sous un autre mot. Même mécanique, mot différent. La satisfaction n’étant définie nulle part, celui qui l’invoque reste seul juge.
- « Premier travail offert. » Un paiement après résultat déguisé. Il y aura donc un deuxième, et il sera payant. L’offre porte sur l’étape qui coûte le moins.
- « Remboursé si ça ne marche pas. » Demandez par écrit sous quelle forme, dans quel délai, et selon quel critère. La conversation s’arrête généralement là.
- « Vous payez ce que vous voulez. » Très efficace, parce qu’elle donne l’impression du contrôle. Le complément arrive ensuite, sous un autre nom.
- « Je travaille d’abord, on verra après. » La formule la plus proche du paiement après résultat. Puis les frais du matériel, puis le déplacement, puis la participation aux offrandes.
- « Consultation gratuite, résultat garanti. » La première moitié est vraie, la seconde ne peut pas l’être. Une seule des deux phrases engage quelque chose.
- « Aucun paiement avant la fin du rituel. » Encore un paiement après résultat, en apparence. Sauf que le rituel ne se termine jamais tout à fait : il y a toujours une phase, un renforcement, une clôture.
- Et « paiement à la réussite, sinon rien ». La formule la plus directe, et la plus fausse, parce qu’elle affirme sans détour qu’un résultat peut être garanti.
Le test qui démasque tout paiement après résultat
Quelle que soit la formule, une seule question suffit, et elle tient en une ligne : « combien vais-je payer au total, et y aura-t-il d’autres versements ensuite ? » Envoyez-la par écrit, gardez la réponse. Aucune des huit formules ci-dessus ne survit à cette question posée clairement.
Les huit erreurs qui coûtent le plusCe que je vois toutes les semaines
Voici ce qui transforme une consultation en perte, au-delà même de la promesse d’un paiement après résultat.
- Croire qu’une belle promesse est un gage de sérieux. Un paiement après résultat rassure, et c’est fait pour. C’est l’inverse : plus une proposition est rassurante, plus elle a été travaillée pour vous rassurer.
- Accepter que le montant total reste flou. C’est ce que permet un paiement après résultat. Le flou n’est jamais un oubli, c’est une méthode.
- Verser une deuxième fois. Le point de bascule. Presque tous ceux qui versent deux fois versent trois fois.
- Payer par recharge prépayée. Un paiement après résultat finit souvent ainsi. L’argent est parti définitivement à la seconde où vous donnez les codes.
- Se laisser presser. L’urgence est l’outil principal : une lune, une date, une fenêtre qui se referme. Rien de sérieux n’exige une décision dans l’heure.
- Accepter qu’on désigne un coupable. On vous nomme une belle-mère, une coépouse, un collègue. Vous payez, la famille se brouille, et rien ne change.
- Ne rien dire à personne. C’est ce qui fait durer un paiement après résultat des mois. L’isolement est ce qui permet à tout cela de durer des mois.
- Et recommencer ailleurs sans avoir compris. Beaucoup enchaînent trois praticiens en six mois. Ce n’est pas la faute du client : c’est un système qui se nourrit de l’attente. Le guide du marabout africain sérieux donne les repères.
Ce que je propose selon votre situationQuatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Tous ceux qui me parlent de paiement après résultat ne reçoivent pas la même réponse de ma part.
On vous l’a proposé et vous n’avez rien versé
Ce que je fais : je vous donne les douze questions et je n’engage rien. Posez-les à cette personne, par écrit. Vous aurez votre réponse en un échange, et cela ne vous aura rien coûté.
Vous avez versé une fois et on vous demande de compléter
Ce que je fais : je vous dis de vous arrêter là, aujourd’hui. C’est le moment exact où tout se joue. Ce que vous avez versé est perdu, ce que vous vous apprêtez à verser ne l’est pas encore.
Vous avez versé plusieurs fois et vous n’osez en parler à personne
Ce que je fais : je vous écoute et je n’accepte pas votre argent. Nous regardons les recours, et surtout nous regardons ce que vous attendiez si fort. C’est là qu’est le vrai sujet.
Vous cherchez simplement quelqu’un de sérieux
Ce que je fais : je vous explique mon fonctionnement, et je vous encourage à me poser les douze questions. Puis nous regardons votre situation, gratuitement, et je vous dis franchement si je peux quelque chose.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Ce que racontent ceux qui m’écrivent aprèsHuit constats
Beaucoup de personnes me réécrivent des semaines après m’avoir parlé d’un paiement après résultat. Voici ce qui revient.
- Les douze questions ont suffi. C’est le retour numéro un. Posées par écrit, elles ont fait disparaître la personne en deux jours.
- Le premier versement s’appelait « les frais ». Le paiement après résultat était déjà mort. Toujours. Et la promesse du paiement après résultat était déjà morte à cet instant.
- Ils se sont arrêtés au deuxième. Ceux-là ont sauvé beaucoup, parce qu’ils avaient lu la description de l’escalier avant de le monter.
- C’était une recharge prépayée. Chez la quasi-totalité de ceux qui ont perdu de l’argent.
- On leur avait désigné quelqu’un. Une belle-mère le plus souvent. La brouille a duré plus longtemps que la perte.
- Ils n’en avaient parlé à personne. Parfois pendant des mois, y compris à leur conjoint.
- Un second praticien leur avait proposé de réparer. Contre un paiement après résultat, bien sûr. Contre paiement, évidemment.
- Et plusieurs m’ont écrit juste pour vérifier que je ne promettais aucun paiement après résultat. C’est celui qui me touche le plus, parce que c’est exactement ce qu’il faut faire, y compris avec moi.
Une dernière chose, pour celle ou celui qui hésite en ce moment devant une proposition. Ne décidez pas ce soir. Écrivez les douze questions dans un message, envoyez-les, et attendez la réponse. Un praticien sérieux vous répondra en quelques lignes, avec un montant et une date de rien du tout. Un vendeur de promesses vous parlera d’urgence, de forces contraires, ou disparaîtra. Vous aurez votre réponse sans avoir sorti un franc, et vous l’aurez obtenue tout seul. Si vous voulez ensuite qu’on regarde votre situation, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si je ne peux rien.
Ce que je fais : je vous écoute moi-même et gratuitement, aussi longtemps qu’il le faut. J’examine par le Fâ sans rien demander. Je vous dis franchement si je ne peux rien. Et quand je peux, j’annonce le montant une seule fois, par écrit, avant de commencer.
Mes règles : je ne promets aucun résultat et je ne pratique pas le paiement après résultat, parce que ce serait vous mentir sur le point le plus important. Je ne demande jamais de complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre. Je n’accepte ni recharge prépayée ni coupon. Je ne demande aucun document bancaire ni aucune pièce d’identité. Je ne désigne personne. Je n’annonce aucune date. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un qui vient de se faire prendre ailleurs tant que nous n’avons pas regardé ce qui s’est passé. Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentesLes réponses courtes, sans détour
Un marabout peut-il vraiment accepter un paiement après résultat ?
Presque jamais. C’est un argument de vente : dans les faits, un premier versement est toujours demandé sous un autre nom.
Pourquoi cette promesse est-elle dangereuse ?
Parce qu’elle suppose un résultat certain, ce que personne ne peut assurer. Et elle prépare l’excuse quand rien ne vient.
Comment fonctionnez-vous alors ?
L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits. Je ne demande rien tant que je n’ai pas vu si je peux agir.
Peut-on payer en plusieurs fois ?
Ce qui compte est que le montant total soit fixé avant et ne change plus. Un montant qui augmente est le signe d’alerte le plus fiable.
On me demande de compléter, que faire ?
Ne versez rien de plus. Personne n’est en danger parce qu’il refuse de payer, et aucun travail commencé ne se retourne contre lui.
Quels moyens de paiement refuser ?
Les recharges prépayées et les coupons, sans discussion : intraçables et irrécupérables.
Que demandez-vous pour travailler ?
Votre nom, votre date de naissance et votre photographie. Rien de bancaire, rien concernant un tiers.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.
Posez-moi les douze questions
Je vous encourage à me les poser à moi aussi, avant toute chose. Puis dites-moi votre situation : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous demanderai rien tant que je n’aurai pas vu si je peux agir.
Gratuit · confidentiel · sans engagement · plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.







