Guide de référence · lecture libre
Abonnement voyance : le résilier dans l’ordre, et récupérer ce qui peut l’être
On sort d’un abonnement par la voie où l’on paie. Chez moi, rien ne se renouvelle, et l’examen est gratuit.
30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit
Chaque mois, un site, une application, une ligne de téléphone ou des SMS de voyance vous prélèvent, parfois depuis quelques « premières minutes offertes », et vous voulez que cela cesse. Ou vous découvrez ces débits sur le compte d’un parent âgé. Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Un abonnement voyance se résilie comme tout contrat : d’abord par écrit auprès du service, puis par la voie de paiement, prélèvement, carte, facture de téléphone ou boutique d’applications, chacune avec ses délais pour récupérer l’argent. Chez moi, aucun abonnement, aucune minute facturée : écouter votre histoire et poser le Fâ ne vous coûtent rien.
Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · TEMPLE DE SAKÉTÉ · FILMÉ PAR FRANCE 24 · lecture 29 MIN
Qui vous répondra sans compteur
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Mon engagement, en trois phrases
L’examen du Fâ est gratuit et il décide de tout. Je le conduis au temple de Sakété, avec l’opèlè, sur vous et sur la question qui vous faisait payer un abonnement voyance.
S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. Tant qu’un prélèvement court ailleurs, je vous donne d’abord l’ordre des démarches.
S’il montre quelque chose, je conduis les gestes moi-même, jusqu’au bout, et je vous rends compte. Le montant est annoncé une fois, par écrit, et rien ne se renouvelle.
Ce que je ne vous dirai jamais
Que votre protection tombera si vous arrêtez de payer. On l’entend au moment précis où l’on veut résilier : elle transforme la décision en peur, et la peur en prélèvement de plus.
Je ne vous demande ni numéro de carte, ni document bancaire, ni code reçu par SMS. Rien de ce que je conduis ne se paie chaque mois.
Ce que vous allez lire
- Ma pratique, sans compteur ni échéance
- Comment un abonnement voyance commence
- Le rond-point du mois
- Avant toute sortie : résilier par écrit
- Première sortie : le prélèvement
- Deuxième sortie : la carte bancaire
- Troisième sortie : la facture de téléphone
- Quatrième sortie : l’application
- Récupérer et signaler
- L’abonnement voyance d’un parent âgé
- Quand l’abonnement relève d’abord du médecin
- Ce que le Fâ éclaire derrière les mois payés
- Le déroulement de l’examen du Fâ
- Le travail au temple, étape par étape
- Ce qu’on vous vendra ailleurs
- L’abonnement qui vient du pays
- Ce que je fais et ce que je refuse
- Les dix questions à se poser
- Questions fréquentes
Abonnement voyance : ma pratique, sans compteur ni échéance
Du premier message au temple, rien ne se paie chaque mois
Vous m’écrivez à propos d’un abonnement voyance, le vôtre ou celui d’un proche. Voici comment je travaille, dans l’ordre où les choses se font.
- Je lis votre message moi-même, sans rien facturer. Ce qui part chaque mois, vers quel service, depuis quand, et ce que vous cherchiez en appelant.
- Je vous donne d’abord l’ordre des démarches. Résilier, fermer la voie de paiement, récupérer, signaler : l’arrêt de votre abonnement voyance passe avant tout examen.
- Je pose le Fâ sur vous et sur la question qui vous faisait appeler. Une question d’amour, d’argent, de famille, ou une peur laissée au téléphone : le Fâ la regarde à partir de votre nom, de votre date de naissance et de votre photographie.
- Je vous dis franchement ce que l’examen montre. Une parole restée ouverte, une promesse oubliée, une bénédiction qui manque, ou rien. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je n’accepte pas votre argent.
- Je conduis moi-même les gestes au temple. Seulement si l’examen les demande : les offrandes et les libations devant les vodun de ma maison, la prière, la veillée quand le Fâ l’indique. Leur montant vous est écrit une fois, avant toute dépense.
- Je ne facture ni la minute ni le mois. Je ne vends aucun abonnement voyance, aucun forfait : ce que je conduis se fait une fois, avec un compte rendu.
Au temple, quand un geste est justifié
Je prépare moi-même ce que le Fâ a indiqué, et rien de plus : la boisson des libations, les plantes ou une offrande précise. Votre nom est prononcé devant les vodun de ma maison, avec la question que vous portiez au téléphone depuis des mois, et la prière se fait pour elle. Si le Fâ a demandé une veillée, je la tiens au temple, puis je vous écris ce qui a été fait. Ces gestes appartiennent à une maison et à ses interdits : rien ne se reproduit chez soi.
Abonnement voyance : les six façons dont il commence
Reconnaître l’entrée, pour trouver la sortie
Un abonnement voyance commence par une offre, un essai, une application ou un message ; le mot abonnement arrive plus tard, sur le relevé.
- Les premières minutes offertes. Votre numéro de carte contre quelques minutes gratuites, puis la suite à la minute ou en forfait renouvelé. L’e-mail reçu ce jour-là dit ce que vous avez accepté.
- L’essai gratuit. Quelques jours offerts, puis un paiement chaque mois si l’on n’arrête pas à temps. La DGCCRF range les essais gratuits parmi les entrées des abonnements cachés.
- L’application. Horoscope, tarot, questions à un voyant : l’abonnement voyance passe par la boutique du téléphone ou par le site de l’éditeur.
- Les SMS et les numéros courts. Une prédiction chaque matin, une réponse par message : le prix s’ajoute à la facture de téléphone.
- La ligne de voyance. Un numéro surtaxé payé à la minute, ou un forfait de minutes rechargé chaque mois par carte.
- Le suivi mensuel. Un praticien propose d’« entretenir » un travail ou une protection, contre un virement ou un prélèvement chaque mois.
Abonnement voyance : retrouver le nom exact du service
Le libellé du relevé peut porter le nom de la société qui facture. Vos e-mails, au mot « abonnement », disent qui vous prélève et par quelle voie.
Abonnement voyance : le rond-point du mois
Quatre sorties selon la façon dont vous payez, et une cinquième voie
J’appelle « rond-point du mois » le cercle où tourne un abonnement voyance : le même débit revient le même jour, et l’on refait le tour sans trouver la sortie. On en sort par la voie qui correspond à la façon dont on paie. Avant toute sortie, on met le clignotant : résilier par écrit, et garder la preuve.
Faites glisser le schéma vers la gauche pour le lire en entier
Abonnement voyance : l’ordre, en cinq étapes
Chaque voie a son guichet et ses délais. Un : lire le relevé et nommer la voie de paiement. Deux : résilier par écrit, et garder la confirmation. Trois : prendre sa sortie, en fermant la voie de paiement. Quatre : récupérer ce qui peut l’être, dans les délais. Cinq : signaler, et saisir le médiateur si le service ne répond pas.
La cinquième voie : la peur d’arrêter
Certains gardent leur abonnement voyance parce qu’on leur a dit qu’arrêter ferait tomber une protection. Cette voie-là, je la regarde à Sakété, et l’examen du Fâ est gratuit. Pour trier une annonce avant d’en avoir peur, voyez le guide consacré au voyant qui annonce un malheur.
Abonnement voyance : avant toute sortie, résilier par écrit
Six règles, vérifiées sur les pages officielles
La voyance est une activité légale en France, a rappelé le gouvernement en 2023 : un abonnement voyance est un contrat de consommation, qui se résilie avec les droits de tous les contrats. La fiche de la DGCCRF sur les abonnements cachés en donne l’ordre : résilier, signaler, saisir le médiateur, faire bloquer les prélèvements.
- Souscrit en ligne, il se résilie en ligne. Depuis le 1er juin 2023, un contrat qui peut être conclu sur internet doit pouvoir être résilié par une fonctionnalité de résiliation facile d’accès, sous la mention « résilier votre contrat » ou une formule équivalente, sans obligation de créer un espace client.
- Donnez les informations demandées, rien de plus. Nom, coordonnées, référence du contrat, date de fin souhaitée, puis le bouton de notification.
- Exigez la confirmation et la date de fin. Le professionnel doit accuser réception, puis indiquer dans un délai raisonnable la date d’effet, sur un support durable comme un courriel : c’est la preuve que votre abonnement voyance a pris fin. Un préavis prévu au contrat reste applicable.
- Sans bouton, une lettre recommandée. Si le site de votre abonnement voyance n’en propose pas, la DGCCRF conseille la lettre recommandée avec accusé de réception, qui demande aussi l’arrêt des prélèvements, le remboursement et une copie de vos données.
- Pour joindre le service, un numéro non surtaxé. Tous les services clients des entreprises doivent mettre des numéros non surtaxés à la disposition des consommateurs, rappelle la DGCCRF : ne rappelez pas la ligne payante pour résilier.
- Moins de quatorze jours : la rétractation. Pour un service conclu à distance, vous avez au moins quatorze jours à compter du lendemain de la souscription, sans motif à donner, selon le service public. Si le service a commencé à votre demande, vous devez en principe ce qui a été fourni ; faute d’information sur ce droit, le délai est prolongé de douze mois.
Abonnement voyance : la lettre à écrire
« Je résilie mon abonnement au service [nom], référence [numéro]. Je vous demande de cesser tout prélèvement et tout débit, de me confirmer par écrit la date de fin, de me rembourser toute somme prélevée après cette date, et de me transmettre une copie de mes données. » Datez, signez, gardez une copie. Ne payez rien pour « fermer le dossier ».
Abonnement voyance payé par prélèvement : la première sortie
Six démarches, d’après la Banque de France
Le prélèvement d’un abonnement voyance repose sur un mandat, parfois signé d’un clic. Il se ferme des deux côtés : chez le service, qui gère le mandat, et à votre banque, qui paie. La Banque de France détaille ces démarches dans sa foire aux questions sur le prélèvement SEPA.
- Retrouvez la référence du mandat. La RUM figure dans l’e-mail de souscription ou dans le détail du prélèvement.
- Révoquez le mandat auprès du service. La révocation s’adresse au créancier, au plus tard la veille de l’échéance, de préférence par courrier recommandé rappelant la RUM.
- Faites bloquer ce créancier par votre banque. Elle doit accepter de refuser les prélèvements d’un créancier précis, de n’autoriser que ceux que vous désignez, ou de tout bloquer. C’est gratuit et possible à tout moment.
- Contestez les prélèvements des huit dernières semaines. Même autorisé, un prélèvement se conteste dans les huit semaines suivant le débit, sans justification, et la banque rembourse dans les dix jours ouvrables.
- Au-delà, contestez ce qui n’était pas autorisé. Un prélèvement sans mandat se conteste dans les treize mois, ou soixante-dix jours si la banque du bénéficiaire est hors de l’Espace économique européen. La banque doit vous rembourser, frais compris, au plus tard le premier jour ouvrable suivant, ou justifier son refus.
- Gardez une trace de chaque démarche. Courriers, réponses, relevés annotés serviront au médiateur.
Abonnement voyance : ce que le remboursement laisse entier
Un prélèvement remboursé dans les huit semaines laisse le litige entier : il se règle ensuite avec le service. Et révoquer un mandat ne supprime pas une dette, rappelle la Banque de France. D’où l’ordre : la résiliation écrite d’abord, le blocage ensuite.
Abonnement voyance payé par carte : la deuxième sortie
Six démarches pour un débit qui revient
Quand un abonnement voyance se paie par carte, le site garde votre carte et vous débite chaque mois sans nouvelle saisie. La sortie passe par le service, puis par la banque si les débits continuent.
- Résiliez d’abord, par écrit. C’est la règle pour tout abonnement voyance : gardez la date de fin confirmée.
- Retirez la carte enregistrée. Supprimez-la de votre compte sur le site. La CNIL recommande aux sites marchands un moyen simple de retirer, sans frais, le consentement à la conservation de la carte.
- Surveillez la date habituelle. Le jour où passait le débit de l’abonnement voyance, regardez votre relevé.
- Si un débit revient, appelez votre banque. Confirmation de résiliation en main : ce débit, postérieur à la date de fin, n’a plus votre accord.
- Contestez dans les treize mois. Selon la Banque de France, une opération par carte de paiement non autorisée se conteste au plus tard treize mois après le débit dans l’Espace économique européen, soixante-dix jours en dehors. La banque rembourse immédiatement, ou justifie son refus.
- Confirmez par écrit. Écrivez ensuite à votre banque, confirmation de résiliation et relevé joints : l’écrit date votre contestation. La Banque de France recommande l’opposition en cas de perte, de vol ou de fraude : votre conseiller vous dira si elle s’impose.
Abonnement voyance sur la facture de téléphone : la troisième sortie
Numéros payants, SMS et achats hors forfait
Un abonnement voyance payé avec le téléphone, ligne surtaxée, SMS ou achat hors forfait, arrive sur la facture de l’opérateur, parfois sous un nom inconnu. La sortie passe par l’éditeur, puis par l’opérateur.
- Reconnaissez les numéros payants. Les numéros en 081, 082 et 089 sont surtaxés, comme une partie des numéros courts commençant par 1 ou 3 et des numéros en 118 ; de 0800 à 0805, l’appel est gratuit. Sur une affiche, le violet signale la surtaxe.
- Écoutez l’annonce du prix. Au début de l’appel, un message gratuit donne le tarif, à la durée, à l’acte, ou les deux.
- Identifiez l’éditeur. L’annuaire inversé de surmafacture.fr, site de référence selon l’Arcep, donne le service derrière votre abonnement voyance, son tarif, l’entreprise qui l’exploite et son service client.
- Réclamez à l’éditeur, puis à l’opérateur. L’Arcep conseille d’écrire d’abord à l’éditeur, puis à l’opérateur si la réclamation n’aboutit pas, après avoir vérifié qu’un proche n’a pas appelé. Sa fiche sur les numéros 08 et les numéros courts détaille ces étapes.
- Désabonnez-vous et bloquez. Un abonnement payé par Internet+ se résilie à tout moment par le lien de désabonnement ou dans l’espace client, rubrique des achats hors forfait, où les achats par SMS se bloquent aussi. Depuis 2018, les opérateurs doivent proposer une option gratuite qui bloque les appels vers les numéros payants.
- Saisissez le médiateur si l’opérateur ne répond pas. Après une réclamation écrite au service client, puis au service consommateurs, restées chacune un mois sans réponse satisfaisante, le médiateur des communications électroniques se saisit gratuitement, dans l’année, si l’opérateur a adhéré à sa charte.
Les appels manqués qui vous font rappeler
Un appel qui raccroche dès que vous répondez, un message qui presse de rappeler : la DGCCRF conseille de ne pas rappeler un numéro inconnu. Ces appels et SMS se signalent par SMS au 33700, ou sur 33700.fr. Le guide sur le numéro de marabout montre comment le vérifier.
Abonnement voyance dans une application : la quatrième sortie
Six gestes dans les réglages du téléphone
Un abonnement voyance pris dans une application d’horoscope, de tarot ou de questions à un voyant peut se payer par la boutique du téléphone : il se gère alors dans cette boutique.
- Sur Android, ouvrez les abonnements de Google Play. Touchez l’abonnement, puis « Annuler l’abonnement », et suivez les instructions.
- Sur iPhone, passez par les Réglages. Votre nom, puis « Abonnements », l’abonnement concerné, et « Annuler l’abonnement ». Sans ce bouton, il est déjà résilié.
- Désinstaller l’application ne suffit pas. Google l’écrit dans son aide : désinstaller l’application ne résilie pas l’abonnement.
- L’accès court jusqu’à l’échéance. Après une annulation sur Google Play, l’accès reste ouvert jusqu’à la fin de la période payée, et le paiement suivant n’a pas lieu. Google ne rembourse pas les anciens abonnements, sauf exceptions : annulez dès que la ligne apparaît.
- Si l’abonnement n’apparaît pas. Apple indique qu’il a pu être souscrit auprès d’une autre entreprise, ou avec le compte d’un proche, qui doit l’annuler lui-même. Cherchez le reçu dans vos e-mails.
- Si l’application vous a fait payer sur son site. Votre abonnement voyance suit alors la sortie de la carte ou celle du prélèvement.
Abonnement voyance : récupérer et signaler
Six recours, dans l’ordre
Une fois votre abonnement voyance arrêté, il reste à récupérer ce qui peut l’être, et à faire connaître le problème.
- La réclamation écrite, d’abord. Au service, avec vos pièces. Sa date ouvre la médiation : gardez-en une copie.
- Le médiateur de la consommation. Ses coordonnées figurent sur le site du professionnel, dans ses conditions générales ou ses bons de commande. Vous le saisissez dans l’année qui suit la réclamation écrite, ou si le service n’a pas répondu dans les deux mois. La médiation de la consommation est gratuite, dure en principe quatre-vingt-dix jours, et vous restez libre d’accepter la solution proposée.
- SignalConso. Ce service public gratuit de la DGCCRF transmet votre signalement à l’entreprise, qui peut répondre, et la répression des fraudes peut décider de la surveiller ou de la contrôler. Il se fait sur signal.conso.gouv.fr.
- Le conciliateur de justice. La conciliation est gratuite, et la DGCCRF la cite avant le tribunal.
- Une association de consommateurs. Elle conseille, et peut engager une action collective.
- Un Point conseil budget. Ses conseils, gratuits, confidentiels et ouverts à tous, aident à remettre un budget d’aplomb après des mois d’abonnement voyance.
Quand il s’agit d’une escroquerie
Un service sans adresse, des débits jamais autorisés, des menaces : la plainte se dépose dans le commissariat ou la gendarmerie que vous choisissez, qui doivent l’enregistrer, ou par lettre au procureur de la République. Le guide sur le marabout escroc détaille les gestes du premier jour.
Abonnement voyance d’un parent âgé : ce que la loi prévoit
Six appuis, et le respect de sa décision
Vous découvrez un abonnement voyance sur le compte d’un parent. Il est majeur et décide pour lui-même : tout commence par une conversation, et la loi offre des appuis quand la fragilité est réelle.
- Parlez-en sans reproche. Asseyez-vous avec lui devant le relevé et faites les démarches ensemble : c’est lui qui résilie, et vous l’aidez.
- La procuration bancaire. Votre parent peut vous donner, à sa banque, une procuration générale ou limitée sur son compte. Il reste responsable des opérations, et peut la retirer à tout moment par écrit.
- Quand le service l’a démarché par téléphone. Si c’est le service qui l’a appelé pour lui vendre un abonnement voyance, la loi prévoit une confirmation écrite de l’offre : il n’est engagé qu’après l’avoir signée et renvoyée, ou acceptée par voie électronique.
- L’abus de faiblesse. Profiter de la vulnérabilité d’une personne, due par exemple à son âge ou à sa santé, pour lui faire souscrire des engagements, notamment après un démarchage à domicile ou par téléphone, est un délit, et le contrat ainsi obtenu est nul. Les tribunaux demandent que la faiblesse soit démontrée : l’âge seul ne suffit pas. Le code pénal punit aussi l’abus frauduleux de la vulnérabilité d’une personne qui la conduit à un acte gravement préjudiciable, et des sollicitations répétées et insistantes peuvent relever des pratiques commerciales agressives. La DGCCRF décrit l’abus de faiblesse.
- Le 3133. Depuis le 1er mars 2026, ce numéro national gratuit remplace le 3977 pour signaler une maltraitance envers un adulte vulnérable, y compris financière. Il répond tous les jours de 9 heures à 20 heures, à la personne comme à un proche ou un témoin, même en cas de doute, selon le service public.
- Le juge des contentieux de la protection. Quand l’âge ou la maladie ont altéré sa santé au point qu’une protection devient nécessaire, un proche peut demander une sauvegarde de justice, une curatelle, une tutelle ou une habilitation familiale, avec le certificat d’un médecin agréé par le procureur.
Ce que je fais quand un enfant m’écrit pour son parent
Je vous donne l’ordre des démarches. Je ne reçois pas la photographie d’un parent qui ignore la démarche, et je ne conduis rien sur sa volonté. S’il m’écrit lui-même, je lui réponds comme à vous.
Quand l’abonnement voyance relève d’abord du médecin
Six signes qu’un prélèvement cache une détresse à soigner
Un abonnement voyance payé pour être rassuré peut signaler une détresse que la médecine prend en charge. Je regarde cela en premier, avant tout examen.
- La honte vous empêche d’en parler. Vous cachez les relevés, vous taisez les dépenses, vous n’ouvrez plus le courrier de la banque. Cette honte se dit à un médecin, qui écoute sans juger.
- L’angoisse monte avant chaque échéance. Le jour du débit approche, le cœur s’emballe, le sommeil part. Votre médecin peut traiter cette angoisse : dites-lui qu’elle tourne autour d’une date de prélèvement.
- Vous ne pouvez plus vous empêcher d’appeler. Plusieurs consultations par jour, l’envie de rappeler sitôt raccroché, aucune décision sans demander. Votre médecin peut vous orienter vers une aide adaptée.
- Vous empruntez pour payer. Votre abonnement voyance passe avant le loyer. Le médecin et le Point conseil budget sont les bons interlocuteurs.
- Le corps lâche. Nuits blanches, maux de ventre, fatigue : le médecin d’abord.
- L’envie de disparaître. Si des idées de mort vous traversent, appelez le 3114 : l’appel est gratuit, à toute heure et tous les jours, des soignants formés à la prévention du suicide vous répondent, et vos proches peuvent l’appeler aussi.
Pourquoi le médecin passe avant le temple
Une dépendance aux consultations ou une angoisse de l’échéance se soignent, et l’argent d’une personne qui souffre ainsi n’a pas à partir vers un nouveau praticien, moi compris. Je vous écoute, je vous oriente, et l’examen viendra plus tard s’il garde un sens. Le Fâ peut accompagner un traitement, jamais le remplacer.
Abonnement voyance : ce que le Fâ éclaire derrière les mois payés
Six réponses possibles, dont la plus simple : rien
Vous savez ce que vous coûtait votre abonnement voyance. L’examen regarde ce que vous cherchiez en payant, et ce qui, dans ma tradition, reste ouvert derrière la question.
- La question derrière les appels. Vous appeliez pour savoir si l’autre reviendrait ; l’examen peut montrer qu’une parole restée ouverte dans votre propre famille pèse sur cette attente.
- Une annonce qui vous retient. Un malheur annoncé, une protection qui tomberait : l’examen dit si quelque chose est réellement ouvert sur votre chemin. Qu’il n’y ait rien est une réponse fréquente.
- Une promesse faite contre une réponse. « Si j’obtiens ce que je demande, je ferai ceci. » Dans ma tradition, ce qu’on promet à un vodun ou aux ancêtres en échange d’une réussite se tient, et l’examen peut faire réapparaître une promesse oubliée.
- Une bénédiction qui manque. Un départ sans l’accord des parents, une union faite sans eux : la question posée chaque semaine portait parfois sur ce silence. Ce lien entre l’accord des parents et le chemin de vie est détaillé dans le guide sur la bénédiction des parents.
- Une décision repoussée de mois en mois. Rester, partir, pardonner, rentrer au pays : l’abonnement voyance remettait la décision au mois suivant. L’examen dit ce qui est ouvert, et la décision vous revient.
- Rien de tout cela. L’examen ne montre rien qui relève de moi : votre abonnement voyance était une dépense, sans rien d’ouvert derrière. Vous le savez par écrit, et je ne prends rien.
Les questions que je pose avant l’examen
Quel jour du mois le débit passe-t-il, et que ressentez-vous ce jour-là ? Qui vous a dit que la protection tomberait, et avec quels mots ? À quelle heure appeliez-vous, et qui était près de vous ? Le jour où vous avez souscrit, que venait-il de se passer dans votre vie ? Une seule réponse peut éclairer ce que des mois de consultations n’ont pas dit.
Une question qui revient chaque mois mérite d’être posée une fois, en entier, devant quelqu’un qui ne fait tourner aucun compteur.
L’examen du Fâ, et comment il se déroule
L’opèlè, votre question, puis un compte rendu écrit
Chaque proposition que je vous fais naît de cet examen. Voici son déroulement à Sakété, pour une personne qui sort d’un abonnement voyance.
- Je jette l’opèlè moi-même. C’est la chaîne du Fâ que le bokonon lance puis lit ; personne ne la consulte à ma place, et elle ne quitte pas le temple.
- Il porte sur vous et sur votre question. Celle qui vous faisait appeler, posée une seule fois, en entier.
- Il vient après les démarches. Votre abonnement voyance s’arrête d’abord : je vous donne les démarches avant de consulter le Fâ.
- Il ne donne ni date ni nom. Aucune date à laquelle votre situation changerait, aucun coupable dans votre entourage.
- Il est gratuit. Rien n’est demandé pour savoir, quoi que le Fâ montre, et aucun prélèvement ne suit l’examen.
- Il se termine par un écrit. Ce qui est ouvert, ou rien ; et, s’il y a lieu, le geste que je peux mener au temple.
Ce que je vous demande pour l’examen, et rien de plus
Une photographie ordinaire de vous, votre nom et votre date de naissance : dans ma tradition, le visage compte. Cette photographie ne quitte pas le temple, ni pour être publiée, ni pour être transmise. Je reçois des majeurs uniquement. Je refuse la photographie de toute personne tenue à l’écart de la démarche, comme toute photographie intime, et je ne demande aucun document bancaire. Je n’affiche aucun tarif : le geste éventuel et son montant arrivent ensemble, par écrit, avant toute dépense, et ce montant reste celui annoncé.
Le travail au temple, étape par étape
Du relevé que vous m’envoyez au dossier refermé
Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir
Deux choses propres à ce sujet. Je ne propose ni abonnement, ni forfait, ni minute facturée. Et tant qu’un prélèvement court ailleurs et vous inquiète, je n’ouvre rien de payant.
L’examen du Fâ est gratuit
Dites-moi ce qui part chaque mois, depuis quand, et ce que vous cherchiez en appelant. Je vous donne l’ordre des démarches, je regarde, et je vous dis franchement ce que je vois.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Abonnement voyance : ce qu’on vous vendra ailleurs
Six offres, et je les nomme pour que vous les reconnaissiez
Ces offres transforment une question en abonnement voyance. Nommées ici, elles se reconnaissent au moment où l’on vous demande votre carte.
- Les premières minutes offertes, offre type de ce terrain. Votre numéro de carte contre quelques minutes gratuites, puis le compteur. Avant d’accepter, lisez ce qui se passe après la dernière minute offerte.
- Le forfait illimité. Un montant chaque mois pour toutes vos questions : plus vous doutez, plus vous appelez.
- Le suivi mensuel d’un travail. On vous dit qu’un travail s’entretient, et qu’il faut payer chaque mois pour qu’il tienne.
- La protection à renouveler. Une prière, une bougie, un « bouclier » facturés chaque mois, avec la menace que tout tombe si vous arrêtez.
- Les messages du jour. Un horoscope ou une prédiction par SMS chaque matin, payés sur la facture de téléphone.
- La rupture qui se paie. On vous annonce qu’arrêter « coupe le lien », et qu’une dernière séance payante est nécessaire pour partir sans danger.
Abonnement voyance : la question qui démasque une offre
Avant de payer, posez une seule question : « Que se passe-t-il le mois où j’arrête ? » Une menace en guise de réponse vous dit ce qui vous est vendu. Le guide sur la voyance sérieuse décrit le compteur à la minute, celui sur le marabout gratuit ce qui doit rester gratuit.
Quand l’abonnement voyance vient du pays
Six formes que prend l’abonnement entre l’Europe et la famille
Vous travaillez en Europe ou au Canada, et une partie de votre famille vit au pays : entre les deux, l’abonnement voyance prend d’autres formes, et chacune a son arrêt.
- La ligne qui parle votre langue. Un voyant présenté comme africain, qui rappelle, puis propose un forfait. Les sorties restent les mêmes.
- L’appel manqué d’un numéro étranger. Un appel qui coupe, un message qui presse de rappeler pour une nouvelle de la famille : appelez votre famille au numéro que vous connaissez.
- Le « suivi » payé par transfert chaque mois. Un praticien au pays entretient un travail contre un envoi d’argent mensuel. Ni mandat ni carte à révoquer : cet abonnement voyance s’arrête quand vous cessez d’envoyer.
- Le parent resté au pays dont le crédit fond. Ces démarches valent pour la France : au pays, son opérateur peut lui dire quels services facturent sa ligne. Allez-y avec lui, ou envoyez une personne de confiance.
- La famille qui paie pour vous. Une mère finance chaque mois un travail « pour votre réussite » à l’étranger. Parlez-en avec un aîné : ce qui vous concerne se décide avec vous.
- La peur qu’arrêter porte malheur. On vous dit qu’on n’interrompt pas un travail en cours. Dans ma maison, un geste se conduit une fois, avec un compte rendu, et personne n’est menacé parce qu’il cesse de payer.
Ce que je conseille avant tout
Dites à un aîné de confiance, ici ou au pays, ce que vous payez et à qui : il vous aidera à tenir la décision d’arrêter. L’argent qui circule entre ici et là-bas est le sujet du guide sur la famille au pays.
Ce que je fais et ce que je refuse
Face à un abonnement voyance, ma ligne de conduite
Je suis Maître Luc, Wêtê Agbonon pour l’état civil. C’est en cherchant un marabout qu’on m’écrit d’Europe : je garde ce mot, puisque c’est le vôtre. Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ à Sakété, je mène des rituels et je prie les vodun de ma maison pour les personnes qui viennent me consulter. Pour un abonnement voyance, voici ce que je fais, et ce que je refuse.
J’examine, et je conduis les gestes une seule fois
L’examen ne vous coûte rien. S’il appelle un geste, je le mène moi-même à Sakété, offrandes, libations, prière et veillée comprises. Le guide sur ce que coûte un marabout explique pourquoi le montant s’annonce une seule fois, par écrit.
Je ne travaille contre personne
Ni contre le service qui vous a prélevé, ni contre le voyant qui vous a retenu : je ne désigne aucun coupable.
Je ne prends rien à qui reste sous pression
Si vous venez de payer ailleurs et que la pression dure, je vous écoute, sans rien vous proposer de payant tant qu’elle pèse sur vous.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Au temple de Sakété, l’examen du Fâ est gratuit, et un geste se conduit une fois. Rien n’y est prélevé chaque mois.
Abonnement voyance : les dix questions à se poser
Avant de payer un mois de plus
- Quel libellé apparaît sur mon relevé, et à quelle date ? Le nom exact du service qui facture.
- Par quelle voie est-ce que je paie ? Prélèvement, carte, facture de téléphone ou boutique.
- Ai-je une confirmation écrite de la fin de mon abonnement voyance ? Avec une date.
- Ai-je souscrit il y a moins de quatorze jours ? La rétractation est alors possible.
- Un prélèvement est-il passé il y a moins de huit semaines ? Il se conteste sans justification.
- Ma facture de téléphone porte-t-elle des achats hors forfait ? L’annuaire inversé dit qui les facture.
- Qui d’autre utilise mon téléphone ou ma carte ? Un proche, un enfant.
- Ai-je peur de ce qui arrivera si j’arrête ? Et qui m’a donné cette peur.
- Mon parent a-t-il besoin d’aide pour ses papiers ? Une procuration, un appel au 3133.
- Celui qui me parle de mon avenir me laisse-t-il partir sans rien devoir ? Sinon, il vend une échéance.
Si vous venez de découvrir ces prélèvements
Ce soir, notez chaque ligne de voyance de vos relevés, avec sa date et sa voie de paiement. N’appelez pas la ligne : écrivez. Demain, envoyez la résiliation, puis appelez votre banque ou votre opérateur. Et dites-le à une personne de confiance : un abonnement voyance se porte mal en silence.
Mon engagement
Ce que je fais : un examen du Fâ gratuit, sur vous et sur ce que vous cherchiez en payant chaque mois. Une réponse franche, même quand elle tient en un mot. Les gestes menés de ma main, à Sakété. Le geste et son montant écrits ensemble, avant le début. Et après, je reste joignable.
Mes règles : aucun abonnement, aucune minute facturée, aucun document bancaire ; personne n’est visé par mon travail ; aucune date annoncée ; aucun complément réclamé après coup, car une erreur d’évaluation reste la mienne.
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Il est apparu dans un reportage de France 24, tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet. Lui écrire.
Questions fréquentes
Les réponses courtes, sans détour
Comment résilier un abonnement voyance ?
Par écrit, puis par la voie de paiement. Souscrit en ligne, l’abonnement voyance se résilie en ligne, par la fonctionnalité « résilier votre contrat » ; sinon, par lettre recommandée. Gardez la confirmation, puis fermez la voie de paiement.
Peut-on se faire rembourser un abonnement voyance ?
En partie, selon la voie et les délais. Un prélèvement se conteste sans justification dans les huit semaines, et dans les treize mois s’il n’était pas autorisé ; un débit par carte non autorisé, dans les treize mois. Avant quatorze jours, on peut se rétracter.
Bloquer le prélèvement à la banque suffit-il ?
Il faut aussi résilier par écrit. Révoquer un mandat ne supprime pas une dette, rappelle la Banque de France. Résiliez votre abonnement voyance d’abord, puis faites bloquer ce créancier, gratuitement.
Comment arrêter un abonnement voyance payé sur la facture de téléphone ?
Par l’éditeur, puis par l’opérateur. L’annuaire inversé de surmafacture.fr donne l’éditeur : réclamez-lui par écrit, puis à votre opérateur, et activez l’option gratuite qui bloque les numéros payants. Le médiateur des communications électroniques vient ensuite.
Désinstaller l’application arrête-t-il l’abonnement ?
Non. Google l’écrit dans son aide : désinstaller l’application ne résilie pas l’abonnement. Annulez-le dans les abonnements de Google Play, ou sur iPhone dans Réglages, votre nom, puis Abonnements.
Mon parent âgé paie un abonnement voyance, que faire ?
En parler avec lui, puis résilier ensemble. Il peut vous donner une procuration à sa banque. Profiter de sa vulnérabilité est un délit, l’abus de faiblesse, et le 3133, gratuit, reçoit les signalements de maltraitance financière.
Arrêter de payer fait-il tomber une protection ?
Personne ne devrait vous retenir par cette peur. Une protection facturée chaque mois, comme un abonnement voyance, sous la menace d’un malheur, est une pression pour vous faire payer. Un examen du Fâ gratuit vérifie si quelque chose est réellement ouvert dans votre vie.
L’examen du Fâ est-il gratuit ?
Oui, entièrement. Savoir ne coûte rien, quoi que montre le Fâ, et aucun prélèvement ne suit l’examen. S’il ne montre rien que je puisse traiter, votre argent reste chez vous.
Écrivez-moi ce que vous payez chaque mois
Et ce que vous cherchiez en appelant. L’examen du Fâ ne vous coûte rien, et ma réponse sera franche.
Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.
Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété
Pour aller plus loin
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