Guide de référence · lecture libre
Objet reçu d’un marabout : le garder, le rendre ou s’en séparer, et ce que je regarde sur vous
Avant de le porter ou de le jeter, on lui pose cinq questions. L’examen est gratuit.
30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit
Une bague postée après un virement, un parfum remis en main propre, un sachet envoyé du pays, un flacon laissé par un proche qui a consulté pour vous : faut-il garder cet objet reçu d’un marabout, le rendre, le jeter, le porter ? Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Vous me décrivez l’objet reçu et me le montrez en photographie ; il reste chez vous. Je pose le Fâ sur vous, gratuitement : il dit si quelque chose pèse sur vous en lien avec lui, ou rien. Si l’examen le justifie, je conduis la levée et la protection au temple, puis je vous dis quoi en faire.
Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · TEMPLE DE SAKÉTÉ · FILMÉ PAR FRANCE 24 · lecture 29 MIN
À qui montrer l’objet reçu
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Mon engagement, en trois phrases
L’examen du Fâ est gratuit et il décide de tout. Je le conduis au temple de Sakété, avec l’opèlè, sur vous, à partir de ce que vous m’avez dit et montré de l’objet reçu.
S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. Vous recevez alors la consigne pour l’objet, sans rien me devoir.
S’il montre qu’un poids est resté sur vous, je conduis la levée et la protection moi-même, jusqu’au bout, et je vous rends compte. Vous recevez le prix par écrit avant le premier geste, et il reste celui-là jusqu’au bout.
Ce que je ne vous dirai jamais
Qu’il faut payer encore pour que l’objet agisse, ou pour vous en séparer sans danger. C’est la phrase qui transforme un objet reçu en dépense sans fin : la recharge, puis la réactivation, puis le nettoyage.
Je ne vous demande jamais de m’envoyer l’objet, de le porter, de l’avaler ni de le frotter sur vous.
Ce que vous allez lire
- Comment je regarde l’objet avec vous
- Les règles de sécurité
- Les cinq questions du douanier
- L’objet arrivé par la poste
- L’objet remis en main propre
- L’objet laissé par un proche
- Recharges, preuves et recours
- Quand l’objet reçu relève d’abord du médecin
- Ce que vous pouvez faire dès ce soir
- L’examen du Fâ, pas à pas
- Le travail au temple, étape par étape
- Ce qu’on vous vendra ailleurs
- Quand l’objet reçu vient du pays
- Ce que je fais et ce que je refuse
- Les dix questions à se poser
- Questions fréquentes
Objet reçu d’un marabout : comment je le regarde avec vous
Six gestes, du premier message à la consigne pour l’objet
Quand vous m’écrivez au sujet d’un objet reçu, les choses se font dans cet ordre.
- J’écoute, sans rien facturer. Vous me racontez comment l’objet est arrivé, ce qu’on vous en a dit, ce que vous avez payé. C’est moi qui vous lis et qui vous réponds.
- Vous me décrivez l’objet et vous me le montrez en photographie. De face, puis de près, avec son emballage, son étiquette et la notice s’il y en a une. L’objet reçu reste chez vous : je n’en demande jamais l’envoi par la poste.
- Je vous pose les cinq questions du douanier. D’où il vient, qui l’a fait, pour qui, contre quel paiement, avec quelles consignes.
- Je pose le Fâ sur vous. Je jette l’opèlè à Sakété à partir de trois éléments : votre nom, votre date de naissance, votre portrait. Le Fâ dit si quelque chose pèse sur vous en lien avec l’objet reçu, ou rien.
- Si l’examen le justifie, je conduis la levée et la protection au temple. J’apporte les offrandes, je fais les libations et je prie les vodun de ma maison ; une veillée s’ajoute si le Fâ la demande. Le prix vous parvient par écrit avant toute dépense.
- Je vous dis ensuite quoi faire de l’objet. Le garder, le rendre, le mettre de côté comme preuve ou vous en séparer : la consigne vous arrive par écrit, sans le moindre geste rituel à accomplir chez vous.
Objet reçu : ce que l’examen fait apparaître
Il arrive que le Fâ ne montre aucun poids : l’objet reçu est un bijou, un savon, un flacon, et seuls l’argent dépensé et la crainte vous y attachent. Il arrive qu’il montre une parole restée ouverte : une promesse faite en recevant l’objet, revenir, payer la suite, garder le secret. Il arrive enfin qu’il montre un poids réel, posé avec l’objet ou par celui qui l’a préparé. Ce dernier cas est le seul où je propose un travail au temple.
La situation où je vous dis de garder votre argent
Une bague commandée sur un site, portée quelques semaines, puis des demandes de « recharge » chaque mois. Si l’examen ne montre rien qui pèse sur la personne, je le dis, je ne propose aucun geste et je n’accepte rien. La bague peut dormir dans un tiroir ou partir ; les messages et les reçus se gardent pour le signalement.
Objet reçu : six règles de sécurité, avant toute autre question
Ce qui se fait dès que l’objet est entre vos mains
Un objet reçu d’un inconnu peut contenir un produit dont personne ne connaît la composition. Ces six règles valent quelle que soit votre foi.
- Rien sur la peau. Savon, parfum, huile, crème, poudre à frotter, eau pour le bain : vous ignorez ce qu’ils contiennent. Un flacon sans étiquette, sans liste d’ingrédients ni nom de fabricant ne vous apprend rien de son contenu.
- Rien dans la bouche. Poudre à diluer, tisane, racine à mâcher, liquide à boire : ce qu’un praticien vous a fait parvenir ne s’avale pas, même à petite dose, même pour essayer.
- Les enfants à l’écart. Rangez l’objet reçu en hauteur, dans une boîte fermée. Rien autour du cou ni des poignets d’un bébé : le guide pour protéger son bébé explique le danger des cordons et des petites pièces.
- Gardez l’emballage et l’étiquette. En cas d’accident, le centre antipoison a besoin du contenant pour identifier le produit ; en cas de litige, l’emballage et l’adresse d’expédition deviennent des preuves.
- N’ouvrez pas ce qui est fermé. Un sachet cousu, un flacon scellé, une boîte collée restent fermés : l’examen se fait sur vous, et il n’a pas besoin de leur contenu.
- Ne versez rien chez quelqu’un d’autre. Ni dans un plat, ni dans une boisson, ni dans un lit ou une voiture. Vous l’exposeriez à un produit inconnu, et je ne travaille jamais sur la volonté d’une autre personne.
Objet reçu : faut-il le brûler ?
Non : brûler une poudre, un tissu imprégné ou un liquide vous en fait respirer la fumée. Gardez l’objet reçu fermé, dans un sac, jusqu’à la décision ; s’il doit partir, il partira fermé, sans avoir été vidé.
Objet reçu d’un marabout : les cinq questions du douanier
Cinq faits qui décident de ce que devient l’objet
J’appelle « les cinq questions du douanier » la façon de trier un objet reçu. Le douanier, c’est vous : avant qu’un objet entre dans votre maison, dans votre sac ou sur votre peau, il passe votre frontière, et il doit répondre à cinq questions.
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1. D’où vient l’objet reçu ?
Un lieu, une date, une main : la poste après un paiement, une remise en main propre, la famille du pays, un proche. Un objet dont on retrace le chemin se décide calmement ; un colis sans expéditeur, venu d’un site disparu depuis, reste fermé et rejoint le dossier des preuves.
2. Qui l’a fait ?
Une personne qui a un nom, une maison, une tradition qu’elle sait expliquer. Un pseudonyme, une page, un numéro sans visage ne permettent de rien vérifier. Le guide sur les gris-gris et talismans décrit l’objet de tradition : préparé pour une personne précise, à l’issue d’un travail, puis consacré et remis.
3. Pour qui ?
Pour vous, avec votre accord : c’est la réponse qui rassure. Un objet reçu pour agir sur quelqu’un d’autre, le faire revenir, l’éloigner, le rendre malade, ne se garde pas et ne s’emploie pas : nuire est interdit dans ma tradition, et je ne travaille contre personne. Un objet préparé pour vous à votre insu pose une autre question, celle de votre consentement.
4. Contre quel paiement ?
Rien, ou un prix annoncé par écrit une seule fois : l’objet peut se juger sur le reste. Des recharges, des frais de consécration, de douane ou de réactivation qui reviennent : l’objet reçu est devenu un abonnement, et l’on commence par arrêter de payer.
5. Avec quelle consigne ?
La consigne dit l’intention de celui qui a remis l’objet. « Gardez-la sur vous et recontactez-moi à la nouvelle lune » prépare une nouvelle vente. « Frottez-vous avec », « buvez-en », « mettez-en dans son café », « n’en parlez à personne » : chacune de ces consignes garde la barrière baissée, et aucune ne s’applique.
Objet reçu par la poste après un paiement
Six objets qu’on trouve dans un colis, et la conduite pour chacun
Une page, un numéro, un virement, puis un colis. L’objet reçu par la poste répond mal aux cinq questions : il vient d’un vendeur qu’on ne voit pas, il a été payé d’avance, et une notice l’accompagne.
- La bague. Un anneau dit consacré, chargé, gravé de signes : il reste un bijou, à ranger, à donner ou à laisser partir. Ne payez aucune recharge. Le guide sur la bague magique décrit ce commerce.
- Le parfum. Un flacon pour attirer, faire revenir, ouvrir les portes. Ne le vaporisez ni sur vous ni sur quelqu’un d’autre : sans étiquette ni composition, vous ignorez ce que vous respireriez.
- Le savon. Un pain noir ou coloré, parfois enveloppé dans un papier écrit. Il ne touche pas la peau tant que personne ne peut dire ce qu’il contient. Fermé dans un sac, il ne fait de mal à personne.
- La poudre. À souffler, à verser dans le bain, à glisser dans des chaussures ou dans un plat. C’est l’objet reçu qui demande le plus de prudence : ni la respirer, ni la toucher, ni l’avaler.
- Le sachet. Cousu, noué, à porter sur soi ou à cacher sous le matelas. Il reste fermé ; rangez-le dans une boîte, hors de portée des enfants, le temps de décider.
- Le flacon. Huile, eau dite bénite, liquide trouble à boire ou à verser sur le seuil. Rien à boire, rien sur le corps, rien sur le seuil : le flacon reste fermé, avec son étiquette s’il en a une.
Objet reçu par la poste : la notice est un indice
La notice glissée dans le colis en dit plus que l’objet. Notez ce qu’elle exige : un délai avant de revenir, un deuxième achat pour renforcer, un secret, un geste sur quelqu’un d’autre. Photographiez-la avec l’emballage et l’adresse d’expédition : ces trois pièces disent qui vous a vendu l’objet reçu, et à quelles conditions.
Objet reçu en main propre, en Europe ou au pays
Six situations, et ce que chacune demande
Un objet reçu de la main à la main laisse un souvenir : un visage, un lieu, des mots. Ce souvenir répond déjà à deux questions du douanier, et il éclaire les trois autres.
- Après une séance dans un appartement, en Europe. Le praticien a « travaillé » pendant que vous attendiez, puis il vous a remis l’objet. Notez son nom, l’adresse, la date et la somme, tant que vous vous en souvenez.
- Après un examen et un prix écrit. Un praticien sérieux vous dit pour qui l’objet a été fait, ce qu’il porte et ce qu’il faut en faire, et rien de plus ne se paie. Suivez sa consigne tant qu’elle ne touche ni votre santé ni une autre personne, et posez-lui vos questions.
- Pendant un séjour au pays. Un guérisseur, un oncle, un voisin de la famille vous a remis un objet avant votre départ. Demandez à un aîné de qui il vient et à quoi il sert.
- Offert, puis facturé. L’objet vous a été donné comme un cadeau, et la demande d’argent arrive une semaine plus tard. Rien ne vous oblige à payer un cadeau ; gardez les messages.
- Remis avec un secret. « N’en parle à personne, sinon il perd sa force. » Le secret isole celui qui reçoit et protège celui qui vend. Parlez-en à une personne de confiance : un objet reçu qui ne supporte pas d’être montré ne mérite pas votre confiance.
- Remis pour quelqu’un d’autre. Pour votre mari, votre fille, un ancien compagnon, à son insu. Ne l’employez pas et ne le cachez pas chez lui : décider pour un autre adulte ne vous appartient pas.
Objet reçu en main propre : la question que je pose en premier
« Qu’est-ce qu’on vous a dit en vous le remettant, mot pour mot ? » La phrase prononcée au moment de la remise compte autant que l’objet. Une promesse demandée, « tu reviendras », « tu paieras le reste », « tu le porteras toujours », peut peser plus longtemps que l’objet reçu lui-même, et le Fâ la regarde avec attention.
Objet reçu d’un proche qui a consulté pour vous
Six cas où l’objet vient de quelqu’un qui vous aime, ou qui veut vous garder
Une mère inquiète, un conjoint qui craint la rupture, une amie qui a payé pour vous : l’objet reçu vient d’un marabout que vous n’avez jamais vu, par une main que vous connaissez.
- La mère ou la tante qui protège. Elle a consulté pendant un moment difficile et vous tend une bague, un bracelet, un sachet. Remerciez-la, demandez-lui ce qu’on lui a dit, puis décidez de le porter ou de le ranger.
- Le conjoint qui veut vous retenir. Un parfum offert pour que vous restiez, un objet glissé sous votre oreiller. Vous pouvez refuser de le porter : un lien se tient par la parole des deux.
- L’amie qui a payé pour vous. Elle a versé de l’argent à un marabout en votre nom et vous remet ce qu’il a donné. Rien ne vous oblige à poursuivre ce qu’elle a commencé, ni à payer la suite.
- La belle-famille. Un objet remis le jour du mariage ou à la naissance d’un enfant. Il touche deux lignées : parlez-en avec un aîné de chaque côté avant de décider.
- L’objet caché dans vos affaires. Vous le trouvez dans un sac, une poche, une valise. Demandez calmement qui l’a mis ; le guide sur le gris-gris trouvé chez soi traite les objets dont on ignore l’auteur.
- L’ancien compagnon qui veut vous faire revenir. Une bague ou un parfum arrivés après la rupture, préparés par un marabout. Gardez-les fermés, à l’écart, et conservez les messages qui insistent.
Votre accord, avant tout geste
Je consulte des majeurs qui m’écrivent pour eux-mêmes, et je refuse le portrait de quelqu’un qui ne sait rien de la démarche. Si un proche m’écrit à votre sujet sans que vous le sachiez, je l’écoute, et l’examen porte sur lui seul. Le guide sur le maraboutage par la photo explique pourquoi je refuse l’image d’un tiers.
Objet reçu contre de l’argent : arrêter les recharges, garder les preuves
Six démarches, dans l’ordre
Un objet reçu après un paiement peut ouvrir une série : la recharge, la réactivation, les frais de consécration, le colis « bloqué ».
- Arrêtez de payer, ce soir. Aucune recharge, aucun complément, aucun dernier frais. Un objet qui réclame de l’argent pour continuer d’agir vous fait payer votre propre inquiétude.
- Rassemblez les preuves dans un seul dossier. L’objet dans son emballage, l’enveloppe avec l’adresse d’expédition, la facture ou le reçu, les captures de la page de vente et des messages, les références de chaque paiement.
- Demandez le remboursement quand la loi le permet. Pour un achat à distance auprès d’un vendeur professionnel établi en France ou dans l’Union européenne, vous avez au moins quatorze jours calendaires, à compter du lendemain de la réception, pour vous rétracter par écrit : renvoyer le colis sans un mot ne suffit pas. Les biens confectionnés à votre demande ou nettement personnalisés sont exclus, comme les biens ouverts qui ne peuvent être renvoyés pour des raisons d’hygiène : voyez la fiche du service public sur la rétractation.
- Appelez votre banque. Carte, virement, coupon : les recours diffèrent selon le moyen de paiement, et la rapidité compte. Le guide sur le marabout escroc les détaille un par un.
- Signalez le vendeur quand c’est une entreprise. SignalConso, le service public gratuit édité par la DGCCRF, sert à signaler un problème avec une entreprise, achat sur internet compris, et informe la répression des fraudes. Il se trouve sur signal.conso.gouv.fr.
- Portez plainte si l’on vous a trompé ou menacé. Le commissariat et la gendarmerie sont tenus d’enregistrer la plainte d’une victime ; elle se dépose contre X si vous ignorez qui se cache derrière le site. Apportez vos captures, vos photographies et vos factures, comme l’indique la fiche du service public sur la plainte.
Objet reçu : quand l’objet devient un abonnement
Une bague à recharger chaque mois, un parfum à réactiver, un sachet dont la force s’userait : l’objet reçu est devenu un débit régulier. Si ce débit revient sur votre compte, suivez le guide sur l’abonnement voyance : il dit comment arrêter un prélèvement ou un débit par carte. Au temple, un travail se mène une seule fois et se clôt par un compte rendu ; il ne se recharge jamais.
Quand un objet reçu relève d’abord du médecin
Six situations qui passent avant tout examen
Ce qu’un objet reçu contient peut atteindre le corps ; la crainte qu’il apporte peut atteindre le sommeil et l’humeur.
- Quelqu’un l’a avalé ou porté à la bouche. Appelez tout de suite le centre antipoison de votre région, sans attendre de malaise. Ne provoquez pas de vomissement, ne donnez ni à boire ni à manger, lait compris, et rincez la bouche. Si la personne est inconsciente, ne respire pas ou respire mal, appelez le 15.
- La peau ou les yeux réagissent. Retirez le vêtement qui couvre la zone touchée et rincez à l’eau tiède au moins un quart d’heure, paupières ouvertes pour les yeux. N’appliquez rien avant l’avis du centre antipoison ; la page des premiers secours des centres antipoison détaille ces gestes.
- Un enfant a joué avec l’objet. Appelez le centre antipoison même s’il semble aller bien, l’objet et son emballage sous les yeux : on vous demandera son âge, son poids et l’heure du contact.
- Hors de France, d’autres numéros. Belgique : Centre Antipoisons, 070 245 245, et le 112 si la vie est menacée. Suisse : Tox Info Suisse, 145. Québec : Centre antipoison, 1-800-463-5060. Reste du Canada : 1-844-POISON-X.
- L’objet vous fait peur au point de ne plus dormir. Vous rouvrez la boîte pour le regarder, vous y pensez au coucher, vous évitez la pièce où il est rangé. Cette angoisse et ces nuits perdues se soignent : votre médecin peut vous aider.
- Des idées de mort vous traversent. Le 3114, numéro national de prévention du suicide, répond gratuitement, de jour comme de nuit, tous les jours ; c’est un soignant formé à cette écoute qui décroche.
Objet reçu : pourquoi la santé passe avant le temple
Un produit sur la peau ou dans l’estomac attend une réponse médicale, et je ne la donne pas au temple. Tant que la réponse est chez le médecin ou au centre antipoison, je n’ouvre aucun travail payant. L’examen du Fâ vient après, et le soin continue à côté.
Objet reçu : ce que vous pouvez faire dès ce soir
À votre portée, sans praticien ni rituel
Six gestes, sans aide extérieure, pour mettre l’objet reçu à sa place : à l’écart, en attendant une décision.
- Mettez l’objet dans une boîte fermée. Avec son emballage et sa notice, en hauteur, hors de la chambre.
- Écrivez son histoire. La date, la somme, le nom du vendeur ou du proche, ce qu’on vous a dit en vous le donnant.
- Répondez aux cinq questions du douanier. Sur une feuille, une ligne par question. Une réponse qui manque se voit tout de suite.
- Ne répondez pas au vendeur ce soir. Ni pour payer, ni pour vous justifier, ni pour annoncer que vous arrêtez. Une décision prise dans la peur coûte cher.
- Parlez-en à une personne de confiance. Un objet reçu que l’on montre perd une partie de la crainte qu’il inspire.
- Si vous priez, priez comme on vous l’a appris. Dans votre église, votre mosquée, ou chez vous, avec vos mots. Je ne vous donne aucune formule.
Objet reçu : si le doute demeure
Quand l’objet garde son mystère et qu’une lourdeur s’est installée depuis son arrivée, écrivez-moi avec sa photographie et vos notes. Le Fâ est posé sur vous sans frais, et sa réponse vous est rapportée telle quelle, même quand elle tient en un mot : rien.
L’examen du Fâ, et comment il se déroule
Comment je lis ce que l’objet a laissé sur vous
Chaque consigne que je donne sur un objet reçu naît de cet examen. Voici comment je le conduis.
- L’opèlè, c’est moi qui le jette, à Sakété. C’est la chaîne divinatoire du Fâ ; je la lis pour vous, à votre demande.
- Il se pose sur la personne qui a reçu l’objet. Sur vous seul ; l’objet reçu y entre par ce que vous m’en avez dit et montré.
- Il dit si quelque chose pèse sur vous en lien avec l’objet. Un poids posé avec lui, une parole donnée en le recevant, une protection de famille, ou rien.
- Il ne nomme personne et ne fixe aucune date. Ni le nom de celui qui a préparé l’objet, ni le jour où la crainte passera.
- Il ne coûte rien. Poids ou absence de poids, la réponse vous est donnée sans frais.
- Vous recevez un compte rendu. Par écrit à votre demande : ce que le Fâ a montré, la consigne pour l’objet, et le geste au temple quand il se justifie.
Ce que j’ai besoin de recevoir
De vous : votre nom, votre date de naissance et un portrait simple, pris de face, puisque ma tradition donne au visage sa place dans l’examen. De l’objet : sa photographie, son emballage, sa notice, et l’histoire de sa remise. Je consulte des majeurs. Votre portrait reste au temple, jamais publié ni transmis. Je ne réclame ni l’objet par la poste, ni le portrait d’un tiers, ni aucune image intime, et aucun paiement ne précède l’examen.
Les questions que personne ne vous a posées
Qu’avez-vous promis en recevant l’objet ? Qui l’a touché depuis ? Qu’est-ce qui a changé chez vous depuis son arrivée : le sommeil, l’argent, le couple ? Porte-t-il un nom, une image ou des cheveux qui ne sont pas les vôtres ? Qu’est-ce qui vous retient de vous en séparer ? Ces réponses orientent l’examen, et elles montrent parfois que le poids vient d’une promesse faite le jour où l’objet reçu a changé de mains.
Le travail au temple, étape par étape
De votre premier récit à la consigne écrite pour l’objet
Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir
Pour un objet reçu, deux règles s’ajoutent : l’objet ne voyage jamais jusqu’à moi, et je ne vous fais rien porter, frotter ni avaler.
Montrez-moi l’objet reçu, l’examen est gratuit
Une photographie, l’histoire de sa remise et ce que vous avez payé. Je regarde, et je vous dis si quelque chose pèse sur vous en lien avec lui, ou rien.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Objet reçu d’un marabout : ce qu’on vous vendra ailleurs
Après un premier objet, six offres à reconnaître
Un premier objet reçu en appelle d’autres. Je nomme ces offres pour que vous les reconnaissiez au premier message.
- La réactivation, offre type après un objet reçu. L’objet aurait perdu sa charge : il faudrait payer pour le réveiller, puis recommencer le mois suivant.
- L’objet plus fort. Le premier n’aurait pas suffi parce que votre cas est grave : on vous propose une bague plus chère, un deuxième flacon, une gamme au-dessus.
- Le colis bloqué. Un message annonce que l’objet attend à la frontière et qu’il faut régler des frais pour le libérer, par coupons ou par transfert. Ne payez rien sans avoir appelé le transporteur à un numéro que vous avez trouvé vous-même.
- Le nettoyage de l’objet. Un second praticien vous dit que l’objet est chargé contre vous, puis vous vend une purification, ou vous demande de le lui expédier. Une photographie suffit pour regarder un objet reçu : personne n’a besoin de l’avoir entre les mains.
- L’objet pour agir sur quelqu’un. Une poudre pour le café d’un mari, un parfum pour attirer une femme, une bague pour attacher. Vous payez pour décider à la place d’un autre, et vous l’exposez à un produit inconnu.
- La menace du retour. « Si tu le jettes, le malheur reviendra sur toi. » Cette phrase sert à vous garder client. Une charge réelle se lève au temple, et l’examen dit d’abord s’il y en a une.
Objet reçu : la question qui fait tomber l’offre
Demandez au vendeur ce qui se passe si vous ne payez plus rien et rangez l’objet dans un tiroir. S’il répond par une menace, vous savez ce qu’il vend. Quand un autre praticien vous presse encore après un paiement, écrivez-moi : je vous écoute sans frais, et nous ne parlons d’aucun travail tant qu’il vous relance.
Quand l’objet reçu vient du pays
Six situations où la famille a fait voyager l’objet
Quand on vit en Europe, l’objet reçu arrive parfois du pays : dans une valise, par un cousin, par la poste, avec un message vocal pour dire quoi en faire.
- La protection cousue par une mère. Un sachet glissé dans la valise avant le retour, pour la route ou pour un enfant. Appelez-la, demandez-lui ce qu’elle y a mis et ce qu’elle souhaite ; vous pouvez le garder dans vos affaires sans le porter.
- Le bain envoyé pour laver la malchance. Des feuilles, une poudre, un liquide à verser dans l’eau. Remerciez, et ne vous en servez pas : rien sur la peau dont on ignore la composition.
- L’objet pour un enfant né ici. Un cordon, un bracelet, une petite amulette pour le nouveau-né. Rien autour du cou ni des poignets d’un bébé, quelle que soit la main qui l’a préparé.
- L’objet qui arrive avec une demande d’argent. « Le féticheur a commencé le travail, il faut envoyer de quoi le finir. » Demandez à un aîné ce qui a été fait, par qui et pour quelle somme, avant d’envoyer quoi que ce soit.
- L’objet hérité d’un parent. Une protection portée par un père ou un oncle, remise après sa mort. Ne la jetez pas dans la précipitation : demandez aux aînés d’où elle vient, et ce que la famille en fait d’habitude.
- L’objet à porter pour un événement. Un mariage, un examen, un voyage : la famille insiste pour que vous le portiez. Vous pouvez remercier et le garder avec respect, sans le mettre sur vous.
Objet reçu du pays : remercier sans porter
Refuser un objet de famille blesse, et le porter contre votre gré pèse aussi. Il existe un chemin entre les deux : remercier, demander ce que l’objet porte, le garder dans un lieu propre, en parler avec un aîné. Si une inquiétude demeure, l’examen du Fâ regarde sur vous ce que l’objet a laissé, sans accuser personne de la famille. Le guide consacré à la famille au pays montre comment tenir ce lien par ce que l’on annonce, ce que l’on tient et ce que l’on dit.
Ce que je fais et ce que je refuse
Pour un objet reçu : mes gestes, et mes limites
Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil : je suis marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ au temple de Sakété. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout, et je réponds à ce nom. Pour un objet reçu, voici mes gestes.
Objet reçu : l’écoute et l’examen sans frais
Ils portent sur vous, à partir de la photographie de l’objet et de son histoire. Vous recevez ma lecture du Fâ telle qu’elle est, y compris quand elle se résume à un bijou sans poids ou à une protection de famille.
Au temple, la levée et la protection de ma main
Dans ma tradition, une charge se lève au temple. À Sakété, je dépose moi-même les offrandes, je verse les libations et je prie les vodun de ma maison ; quand le Fâ demande une veillée, je la tiens. Le travail lève le poids que le Fâ a montré, puis il protège, et personne n’en reçoit le contrecoup.
Je ne demande jamais l’objet
Ni par la poste, ni par un intermédiaire. L’objet reçu reste chez vous, fermé, jusqu’à la consigne. Je n’envoie moi-même aucun objet par la poste.
Je ne travaille contre personne
Aucun objet pour faire revenir, retenir ou rendre malade, aucun nom livré, aucune date annoncée. Nuire est interdit dans ma tradition, et la volonté d’un autre adulte lui appartient.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
L’examen se pose à Sakété sur la personne qui a reçu l’objet, à partir de sa photographie. L’objet ne voyage jamais jusqu’au temple.
Objet reçu : les dix questions à se poser
Avant de le porter, de le rendre ou de payer encore
- D’où vient cet objet, exactement ? La poste, une main, la famille, un proche.
- Qui l’a fait, et ai-je son vrai nom ? Un pseudonyme ne répond à rien.
- Pour qui a-t-il été préparé ? Pour moi, avec mon accord, ou pour agir sur un autre.
- Combien ai-je payé, et combien me demande-t-on encore ? Une seule recharge réclamée suffit pour tout arrêter.
- Quelle consigne l’accompagne ? Mot pour mot.
- Cette consigne touche-t-elle ma peau, ma bouche ou quelqu’un d’autre ? Si oui, elle ne s’applique pas.
- Un enfant peut-il l’atteindre ? En hauteur, fermé, ce soir.
- Ai-je gardé l’emballage, la notice et les reçus ? Ce sont mes preuves.
- Me menace-t-on si je m’en sépare ? La menace dit ce que vend celui qui la prononce.
- Qu’ai-je promis en le recevant ? Une parole donnée peut peser plus que l’objet.
Si l’objet vient d’arriver
Une boîte fermée, en hauteur ; l’emballage et la notice avec ; aucun paiement de plus ; une conversation avec une personne de confiance. Un objet reçu attend sans dommage dans sa boîte, le temps que vous décidiez.
Mon engagement
Ce que je fais : l’opèlè jeté pour vous, sans frais, à partir de la photographie de l’objet reçu et de son histoire. Une lecture rapportée telle qu’elle est, avec la consigne pour l’objet. La levée et la protection conduites de ma main, à Sakété. Les gestes et leur prix écrits ensemble, avant toute dépense. Et je reste joignable ensuite.
Mes règles : je ne demande jamais l’objet par la poste. Je ne fais rien porter, frotter ni avaler. Je ne vends ni recharge ni réactivation. Je ne travaille contre personne et je ne livre aucun nom. Et je ne demande aucun complément : si j’ai sous-estimé le travail, je supporte seul la différence.
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet. Lui écrire.
Questions fréquentes
L’objet reçu, question par question
Que faire d’un objet reçu d’un marabout ?
Le mettre à l’écart, fermé, avant toute décision. Rangez-le dans une boîte, en hauteur, avec son emballage. Répondez ensuite aux cinq questions : d’où il vient, qui l’a fait, pour qui, contre quel paiement, avec quelle consigne. L’examen du Fâ, gratuit, dit si quelque chose pèse sur vous.
Peut-on jeter un objet reçu d’un marabout ?
Oui, fermé, dans un sac, avec des gants. Si vous avez payé, gardez d’abord une photographie, l’emballage et les reçus : ce sont vos preuves. Ce qui pèserait réellement sur vous se lève au temple, et l’examen dit s’il y a quelque chose.
Faut-il porter la bague envoyée par un marabout ?
Rien ne vous y oblige. Une bague reçue par la poste reste un bijou : vous pouvez la ranger, la donner ou vous en séparer. Ne payez aucune recharge, et gardez les messages si l’on vous en réclame une.
J’ai utilisé le savon ou le parfum et ma peau réagit, que faire ?
Rincez à l’eau tiède au moins un quart d’heure, puis appelez le centre antipoison. N’appliquez rien avant son avis, et gardez le produit avec son emballage. Appelez le 15 si la respiration se gêne ou si la personne ne répond plus.
On me demande de payer pour recharger l’objet, que faire ?
Arrêtez de payer. Un objet qui réclame de l’argent pour continuer d’agir est devenu un abonnement. Gardez les preuves, signalez le vendeur sur SignalConso, et portez plainte si l’on vous trompe ou vous menace.
Peut-on se faire rembourser un objet acheté en ligne ?
Parfois. Pour un achat à distance auprès d’un professionnel établi en France ou dans l’Union européenne, vous avez au moins quatorze jours, à compter du lendemain de la réception, pour vous rétracter par écrit. Les biens confectionnés à votre demande ou nettement personnalisés en sont exclus.
Faut-il vous envoyer l’objet pour l’examen ?
Jamais. Vous me le décrivez et me le montrez en photographie ; il reste chez vous, fermé. L’examen du Fâ porte sur vous : votre nom, votre date de naissance et votre photographie.
L’examen du Fâ est-il gratuit ?
Oui, sans condition. Le Fâ peut montrer un poids ou ne rien montrer : dans les deux cas, savoir ne vous coûte rien. Quand il ne montre rien que je puisse traiter, vous recevez la consigne pour l’objet, et je ne prends pas d’argent.
Dites-moi d’où vient l’objet
Et montrez-le-moi en photographie, avec sa notice. L’examen du Fâ est gratuit, et je vous dis si quelque chose pèse sur vous en lien avec cet objet reçu, ou rien.
Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.
Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété
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