Maraboutage par la photo : les cinq usages réels, par Maître Luc au temple de Sakété.

Guide de référence · lecture libre

Maraboutage par la photo : les cinq usages réels d’une image

Ce qui arrive vraiment à une photographie envoyée, du plus fréquent au plus grave

30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit

Quelqu’un a votre photographie et vous craignez ce qu’il en fait. Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Je ne vous dirai jamais qu’une image a été employée contre vous, et je n’accepte jamais la photographie d’un tiers. Ce que je vais décrire, ce sont les cinq usages réels d’une photographie envoyée à un praticien, classés du plus fréquent au plus rare. Le premier de la liste concerne la grande majorité des cas, et il n’a rien de spirituel. Les deux derniers, eux, sont des délits et se traitent comme tels.

Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 5 USAGES · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 30 MIN

Maraboutage par la photo : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, n'accepte jamais la photographie d'un tiers

Qui vous répondra

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin

Aucune photographie d’un tiersNi conjoint, ni rival, ni belle-mère, ni collègue
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026
Votre image reste au templeJamais publiée, jamais transmise, jamais montrée
Aucune image intime, jamaisCette demande n’appartient à aucune tradition

Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Écrire à Maître Luc

En résumé

Dans la grande majorité des cas, une photographie envoyée à un praticien ne sert à rien du tout. C’est l’usage le plus fréquent et personne ne le dit.

Les quatre autres sont bien réels : le démarchage, l’exposition comme cas résolu, l’usurpation d’identité, le chantage. Les deux derniers sont des délits.

Ce que ma tradition fait d’une image est étroit : nommer une personne dans une prière. Rien d’autre, et jamais celle de quelqu’un qui n’a rien demandé.

Si l’on vous menace avec vos images

Ne payez jamais, et ne répondez plus. Un chantage à l’image est un délit, et payer ne fait qu’établir que vous payez. Conservez tous les messages, ils sont vos pièces.

Le signalement se fait en ligne sur la plateforme Pharos, et une plainte se dépose au commissariat ou à la gendarmerie. Des dispositifs de retrait existent pour les images intimes, et des associations spécialisées accompagnent gratuitement ces démarches. En cas de danger, le 17.

Pourquoi cette peur est si répandue

Six raisons, et elles ne tiennent pas à la crédulité

La crainte d’un maraboutage par la photo revient dans un message sur trois qui m’arrive, et elle a des racines précises qu’il vaut mieux nommer.

  • L’image ressemble à la personne. C’est l’idée la plus ancienne du monde, et elle existe dans toutes les cultures : ce qui représente quelqu’un participerait de lui. Ce sentiment est universel, et il n’a rien de ridicule.
  • On ne sait plus où vont les fichiers. Un envoi part quelque part, se copie, se transfère. Cette incertitude technique nourrit une inquiétude bien réelle.
  • Les praticiens la demandent tous. Presque chaque annonce réclame une photographie, ce qui installe l’idée qu’elle sert à quelque chose de puissant.
  • Le cinéma l’a fixée. L’image percée, brûlée, piétinée. Ces scènes n’appartiennent pas au vodun et elles ont formé l’imaginaire de tout le monde, y compris chez nous.
  • Et les vraies fuites existent. Usurpations, images publiées, chantages. La peur s’appuie sur des faits réels, mais elle se trompe de danger.
  • Enfin, elle se vend très bien. Un maraboutage par la photo confirmé ouvre une levée, une protection, puis un renouvellement.

Ce que ce guide déplace

Il ne vous dit pas de ne pas avoir peur. Il déplace la peur là où le risque se trouve réellement : non pas dans ce qu’un rite ferait de votre image, mais dans ce qu’un être humain peut en faire.

Et cette peur-là est utile, parce qu’elle mène à des gestes concrets : ne pas envoyer, capturer, signaler, porter plainte.

Maraboutage par la photo : les cinq usages

Du plus fréquent au plus rare, et le plus rare est le plus grave

Cette réglette est le cœur du guide sur le maraboutage par la photo. Elle classe ce qui arrive réellement à une image envoyée à un praticien. Regardez d’abord la gauche : c’est là que se trouvent presque tous les cas.

CE QU’IL ADVIENT D’UNE PHOTOGRAPHIE TRÈS FRÉQUENT RARE ET GRAVE 1 RIEN elle dort 2 VOUS DÉMARCHER vous rappeler, vous relancer 3 VOUS MONTRER présenté comme cas résolu 4 USURPER VOTRE NOM faux compte, faux profil 5 LE CHANTAGE un délit, à signaler Aucun de ces cinq usages n’agit sur vous à distance. CE QUI SE PROTÈGE, C’EST CE QU’ON ENVOIE, ET À QUI

Faites glisser le schéma vers la gauche pour le lire en entier

Notez ce que cette réglette ne contient pas. Elle ne contient aucun usage occulte, et ce n’est pas par pudeur : c’est parce que les cinq usages réels sont ceux-là, et qu’ils suffisent largement à justifier la prudence.

Maraboutage par la photo : le premier usage

Le cas le plus fréquent, et personne ne vous le dira

Commençons par celui qui concerne la grande majorité des images envoyées, et qui est aussi le plus difficile à entendre pour quelqu’un qui s’inquiète.

Dans la plupart des cas, une photographie envoyée à un praticien reste dans une conversation, sur un téléphone, parmi des centaines d’autres. Elle ne sert à rien, elle n’est employée pour rien, et elle est oubliée.

  • Parce que le volume reçu par un faux marabout est énorme. Un compte qui démarche des centaines de personnes reçoit des dizaines d’images par semaine. Personne ne les traite une par une.
  • Parce qu’un maraboutage par la photo ne rapporte rien : l’argent vient des versements. L’argent vient des versements, pas des images. Un vendeur passe son temps à relancer, pas à manipuler des photographies.
  • Parce que la demande elle-même est un procédé. Demander une photographie sert surtout à donner l’impression qu’un travail précis va commencer. C’est un geste de mise en scène.
  • Et parce que le téléphone finit par changer. Un compte fermé, un numéro perdu, un appareil remplacé, et l’image disparaît avec.

Ce que je réponds à ceux qui n’y croient pas

Beaucoup me disent, après avoir lu ce passage, qu’ils préféreraient une réponse plus rassurante. Je le comprends, et je ne vais pas en fabriquer une.

Ce que je peux offrir est autre chose : vous n’avez pas à me croire sur parole. Faites la recherche d’image inversée, cherchez votre nom, regardez si quelque chose apparaît. La vérification prend cinq minutes et elle vaut mieux que ma parole.

Dans l’immense majorité des cas, elle ne donne rien, et cette absence de résultat vous apaisera plus durablement que n’importe quel rite conduit à six mille kilomètres. Et si elle donne quelque chose, vous saurez enfin sur quoi agir, ce qui est déjà une bonne nouvelle.

Pourquoi je commence par là

Parce qu’une part considérable de l’angoisse liée au maraboutage par la photo repose sur une chose qui, statistiquement, n’a pas eu lieu. Et parce que celui qui vous vend une protection contre l’usage d’une image compte précisément sur cette angoisse.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien envoyer. Cela veut dire que la peur qui vous tient éveillé porte, le plus souvent, sur un fichier oublié.

Ce qui devrait vous inquiéter n’est pas ce qu’on ferait de votre image, mais ce qu’on vous vendra pour vous en protéger.

Maraboutage par la photo : le deuxième usage

Le premier usage réel, et il est purement commercial

Celui-ci existe et il est courant. Votre photographie, associée à votre nom et à votre situation, sert à faire de vous un contact identifié.

  • Elle personnalise les relances, premier usage commercial du maraboutage par la photo. Un message qui vous nomme et vous reconnaît a beaucoup plus d’effet qu’un message générique.
  • Elle sert à vous retrouver ailleurs, bien plus qu’à un maraboutage par la photo. Avec une image et un prénom, on retrouve un profil sur les réseaux. C’est ainsi que des gens sont recontactés des mois après, sur un autre canal.
  • Elle circule avec le fichier. Quand un carnet de contacts est revendu ou partagé, les images suivent. C’est ce qui explique les sollicitations de plusieurs praticiens différents.
  • Et elle sert à évaluer. Une photographie renseigne sur l’âge, le milieu, le lieu, l’aisance apparente. Cela oriente les montants qu’on vous demandera.

Ce que cela implique concrètement

Si vous êtes relancé par plusieurs praticiens que vous n’avez jamais contactés, votre dossier a circulé. Ne répondez à aucun, même pour refuser, et bloquez systématiquement. Le sujet est développé dans le guide sur les six signaux.

Maraboutage par la photo : le troisième usage

Celui qui blesse le plus, et dont on ne se doute jamais

Voici un usage que presque personne n’imagine, et que je vois régulièrement : votre image sert de preuve à d’autres.

Un vendeur montre une photographie à un nouveau contact en expliquant qu’il s’agit d’un cas résolu. Parfois avec une histoire inventée de toutes pièces.

  • Cela sert à convaincre d’autres personnes, bien plus qu’à un maraboutage par la photo. Un visage rend un témoignage crédible, et un témoignage crédible vend.
  • Vous ne saurez jamais qu’on vous montre, contrairement à un maraboutage par la photo annoncé. Ces échanges sont privés, et il n’existe aucun moyen de les découvrir sauf hasard.
  • Parfois l’image finit publiée, ce qu’aucun maraboutage par la photo ne prévoit. Sur une page, dans une story, sous un faux témoignage. C’est là que des gens la découvrent, souvent par un proche qui les reconnaît.
  • Et l’histoire racontée peut être intime. Une rupture, une maladie, une stérilité. C’est ce qui rend cet usage particulièrement violent.

Ce que vous pouvez faire si cela vous arrive

Une publication non autorisée de votre image se conteste. Vous pouvez demander le retrait directement, puis signaler à la plateforme, puis saisir les autorités compétentes en matière de données personnelles. Capturez tout avant : la page, la date, le contexte.

Et ne payez rien pour obtenir une suppression. C’est le second commerce, et j’y consacre un guide entier.

Maraboutage par la photo : le quatrième usage

Un délit, et il a des conséquences durables

Nous entrons ici dans ce qui n’est plus un procédé commercial douteux mais une infraction.

Votre photographie, votre nom et éventuellement des éléments de votre vie servent à créer un profil qui se fait passer pour vous. Ce n’est pas du maraboutage par la photo : c’est de l’usurpation d’identité.

  • Le faux profil escroque d’autres personnes, sans aucun maraboutage par la photo. Elles croient parler à vous, et c’est vous qu’elles accuseront ensuite.
  • Il peut viser vos proches, ce qu’aucun maraboutage par la photo ne fait. C’est le cas le plus fréquent : on écrit à votre entourage en se faisant passer pour vous, pour demander de l’argent.
  • Une pièce d’identité aggrave tout, bien au-delà d’un maraboutage par la photo. Si vous avez envoyé une carte ou un titre de séjour, des comptes peuvent être ouverts à votre nom. J’y consacre un guide entier.
  • Et cela se découvre tard. Souvent par un proche qui reçoit un message étrange, parfois par un courrier d’organisme.

Ce qu’il faut faire, dans l’ordre

Prévenez vos proches immédiatement, avant tout le reste : un message groupé disant que quelqu’un se fait passer pour vous suffit à couper l’essentiel du risque.

Puis signalez le faux profil à la plateforme, capturez tout, et déposez plainte. Si un document d’identité a circulé, surveillez ce qui s’ouvre à votre nom et signalez-le aux organismes concernés.

Maraboutage par la photo : le cinquième usage

Le plus rare, le plus grave, et celui qui se traite le mieux

C’est le dernier de la réglette, et il concerne presque toujours des images intimes.

Je vais être direct : aucune tradition africaine ne demande d’images de ce type, et aucune n’en a jamais demandé. Quand cette demande arrive, sous quelque prétexte que ce soit, le but est celui-là et pas un autre.

  • La demande arrive après une mise en confiance, sous couvert de maraboutage par la photo. Jamais au premier message. On vous explique que la nudité est nécessaire à la pureté du rite, ou qu’il faut voir votre corps sans artifice.
  • Le chantage suit rapidement le faux maraboutage par la photo. Une somme, puis une autre, avec la menace d’envoyer à votre famille ou à votre employeur.
  • Payer un chantage au maraboutage par la photo aggrave tout. C’est la seule chose certaine dans ce domaine : un versement établit que vous payez, et les demandes se multiplient.
  • Et cela vise beaucoup de monde. Des hommes comme des femmes, de tous âges. La honte fait que presque personne n’en parle.

Ce qu’il faut faire, et vite

Ne payez pas, ne répondez plus, et capturez tout. Puis signalez sur la plateforme en ligne prévue à cet effet, et déposez plainte : le chantage est un délit distinct et lourdement puni.

Des dispositifs de retrait d’images existent, et des associations spécialisées accompagnent gratuitement ces démarches. Prévenez aussi un proche : le silence est exactement ce sur quoi compte celui qui vous menace.

Vos images sont déjà en ligne, et c’est le vrai sujet

Cinq constats, et ils changent la manière de voir

Voici ce que je fais remarquer à presque tous ceux qui m’écrivent au sujet d’un maraboutage par la photo, et qui déplace complètement la conversation.

  • Des centaines de vos images circulent déjà. Sur vos réseaux, sur ceux de vos proches, dans des groupes de famille, sur des photographies de fêtes publiées par d’autres. Quiconque veut votre visage l’a déjà.
  • Personne n’a besoin de vous la demander. C’est le point qui devrait rassurer et qui inquiète : si une image suffisait à agir, celui qui vous voudrait du mal n’aurait jamais eu à vous écrire.
  • Les publications des autres échappent à tout contrôle. Un mariage, un baptême, une photographie de groupe. Vous y apparaissez sans avoir rien décidé.
  • Les enfants aussi. C’est le point qui mérite le plus d’attention, et il relève de la prudence ordinaire plutôt que de la crainte d’un maraboutage par la photo.
  • Et la vraie protection est technique. Comptes fermés au public, réglages de partage, refus de publication par les proches. Cela se fait en une soirée et cela protège réellement.

Ce que cette remarque produit

Chez beaucoup de gens, elle desserre l’angoisse. La peur porte sur une image envoyée à un praticien, alors que deux cents autres sont accessibles à n’importe qui depuis des années, sans qu’aucun malheur particulier ne se soit produit.

Et chez certains, elle produit l’effet inverse et une inquiétude nouvelle. À ceux-là je dis la même chose : la protection qui fonctionne est celle des réglages, pas celle qui se vend.

Faut-il envoyer une photo, et laquelle

Six règles pratiques, valables pour n’importe quel praticien

La question revient constamment, et elle mérite une réponse concrète plutôt qu’un principe. Voici ce que je conseille, y compris quand il s’agit de m’écrire à moi.

  • N’envoyez rien au premier message. Une conversation commence avec des mots. Un praticien qui réclame une image avant d’avoir écouté votre situation vend un rite avant de savoir lequel.
  • Envoyez une photographie ordinaire. Un portrait simple, celui que vous montreriez à n’importe qui. Si l’on vous précise une posture, un vêtement, un cadrage particulier, refusez et partez.
  • Jamais de document d’identité. Aucun praticien n’en a besoin, jamais, sous aucun prétexte. C’est la demande qui mène aux conséquences les plus longues.
  • Jamais d’image intime. Aucune tradition ne l’a jamais demandé, et cette demande n’a qu’une seule finalité.
  • Jamais l’image de quelqu’un d’autre. Un conjoint, un rival, un parent. Cette personne n’a rien demandé, et vous engagez votre responsabilité en la transmettant.
  • Et gardez la trace de ce que vous avez envoyé. Une capture de votre propre envoi, avec la date. Cela paraît excessif jusqu’au jour où cela sert.

Le test qui vaut pour tout le monde, moi compris

Avant d’envoyer quoi que ce soit, posez cette question : « à quoi servira cette image exactement ? »

Une réponse honnête tient en une phrase et elle est modeste : à nommer une personne dans une prière. Une réponse qui parle de puissance, de canal, de connexion ou d’énergie décrit un maraboutage par la photo qui n’existe dans aucune tradition, et elle vous dit tout ce qu’il faut savoir sur celui qui l’écrit.

Maraboutage par la photo : ce que ma tradition fait d’une image

Quatre précisions, et elles sont étroites

Puisque j’ai décrit ce que font les autres, il faut que je décrive ce que je fais, avec la même netteté.

  • Une photographie sert à nommer quelqu’un, et c’est tout ce que peut un maraboutage par la photo. Dans une prière, on désigne une personne : son nom, sa lignée, et un visage aide à tenir cette présence. C’est tout, et c’est peu.
  • Elle n’est pas nécessaire, et aucun maraboutage par la photo ne l’exige. On priait pour les absents bien avant les appareils photographiques. Un nom et une date de naissance suffisent, et je travaille souvent sans image.
  • Elle reste au temple. Elle n’est ni publiée, ni transmise, ni montrée à un autre consultant. Jamais, sous aucun prétexte.
  • Et elle doit être ordinaire. Celle que vous montreriez à n’importe qui. Si un praticien précise comment vous devez être photographié, méfiez-vous de la précision.

Ce qui n’existe pas dans ma tradition

Aucun geste qui consiste à percer, brûler, enterrer ou piétiner une image. Ces mises en scène appartiennent au cinéma et aux vendeurs, pas au vodun.

Ce que ma tradition conduit, ce sont des prières adressées aux vodun de ma maison, des offrandes déposées, des libations versées pour les anciens d’une lignée. Le sujet est développé dans la page du rituel vaudou, où le temple est filmé.

Maraboutage par la photo : le refus de l’image d’un tiers

Quatre raisons, et cette limite ne se négocie pas

C’est la demande que je reçois le plus souvent : la photographie d’un conjoint, d’une rivale, d’une belle-mère, d’un collègue. Je la refuse à chaque fois, et voici pourquoi.

  • Parce que la personne visée par un maraboutage par la photo n’a rien demandé. C’est le premier interdit qu’on reçoit dans ma formation, avant tout le reste. Elle n’a pas donné son accord et ne saura jamais ce qu’on a fait de son image.
  • Parce qu’accepter une image, c’est confirmer qu’un maraboutage par la photo serait possible. Un praticien qui prend l’image d’un tiers vient de valider que quelque chose peut être fait sur lui. Le reste suit mécaniquement.
  • Parce que cela vous engage. Vous avez transmis l’image de quelqu’un à un inconnu, avec son nom. Ce fait existe, il est écrit, et il ne s’efface pas.
  • Et parce que cette personne pourrait être vous. Celui qui accepte votre demande aujourd’hui acceptera celle qui vous vise demain. J’y consacre un guide entier.

Ce que je réponds quand on insiste

Que ce refus ne dit rien de ma puissance et tout de ma formation. Ma tradition est faite d’interdits avant d’être faite de promesses, et celui-ci est le premier de tous.

Et si vous m’envoyez malgré tout l’image de quelqu’un, je vous dis que je ne l’emploie pas, et je vous demande de la retirer de la conversation.

Maraboutage par la photo : si votre image circule

Six gestes, dans cet ordre

Voici la partie pratique, et elle vaut pour n’importe quelle image publiée sans vous, pas seulement pour un maraboutage par la photo.

  • Capturez avant tout, même sans certitude de maraboutage par la photo. La page, l’adresse, la date, le contexte. Ce que vous ne capturez pas aujourd’hui disparaîtra peut-être demain.
  • Cherchez où elle circule. Une recherche d’image inversée vous dira si elle apparaît ailleurs. Cela prend une minute et cela révèle souvent plus que prévu.
  • Demandez le retrait directement. À la plateforme d’abord, qui dispose de formulaires prévus pour cela. Une image de vous publiée sans accord se retire.
  • Signalez le compte qui prétend au maraboutage par la photo. À la plateforme, puis sur le portail de signalement en ligne si le contenu est illicite.
  • Déposez plainte si c’est grave. Usurpation, chantage, image intime : ce sont des délits, et une plainte se dépose gratuitement.
  • Et ne payez jamais pour une suppression. Personne ne vend le retrait d’une image. Celui qui le propose est soit celui qui l’a publiée, soit un second escroc.

Le cas particulier des images d’un défunt

Il faut en dire un mot, parce qu’il revient souvent et qu’il touche à autre chose que la peur.

On me demande parfois si la photographie d’un parent mort peut être employée, ou si le fait qu’elle circule pose un problème. La réponse est différente de tout ce qui précède.

Dans ma tradition, l’image d’un défunt n’a rien d’inquiétant : elle sert à le nommer et à l’honorer. Un portrait posé chez soi, montré aux enfants, présent lors des cérémonies, fait partie de la manière normale d’accompagner quelqu’un. Ce n’est pas un risque, c’est une pratique.

Ce qui se traite, quand il y a quelque chose à traiter, ce sont les rites qui n’ont pas pu être conduits : des funérailles suivies de loin, un enterrement manqué, un corps resté ailleurs. Le sujet est développé dans le guide sur les cinq dettes.

Ce que je ne peux pas faire, et qu’on me demande

Je ne peux pas faire disparaître une image d’internet, et personne ne le peut par un rite. Ce qui retire une photographie d’une page, c’est une demande de retrait, un signalement, ou une décision.

Je le dis parce que la demande m’arrive régulièrement, et parce qu’il existe des praticiens pour l’accepter contre paiement.

Maraboutage par la photo : ce que le Fâ regarde

Quatre motifs, et aucun ne concerne une image

Voici la part honnête de mon travail sur ce sujet. Le Fâ ne regarde ni une photographie, ni un fichier, ni ce qu’un autre aurait fait. Il regarde ce qui est resté ouvert derrière vous.

  • Une bénédiction jamais demandée. Avant un départ, une union, une installation.
  • Une parole donnée devant les anciens et jamais reprise. Souvent à l’origine des conflits qui font naître ce genre de peur.
  • Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé lors d’une difficulté ancienne.
  • Un mort mal accompagné. Notamment celui dont on porte le nom, et j’en parle dans le guide sur les cinq dettes.

Ce que traiter cela ne produit pas

Cela ne retire aucune image de nulle part, cela n’annule rien, et cela ne prouve rien. Ce qui est traité, c’est un engagement resté ouvert dans une lignée, et cela existe indépendamment de toute photographie.

Ce que je fais et ce que je refuse

Concrètement, et à ma place

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et je précise à chaque fois qu’un marabout est au sens strict une figure de l’islam ouest-africain, ce que je ne suis pas.

Maraboutage par la photo : aucune confirmation

Ni contre vous, ni par quelqu’un que vous soupçonnez. Cette confirmation n’a qu’un usage : ouvrir un dossier et vendre une levée.

Maraboutage par la photo : aucune image d’un tiers

Ni conjoint, ni rival, ni belle-mère, ni collègue. Si vous m’en envoyez une, je ne l’emploie pas et je vous le dis.

Je ne demande jamais d’image intime ni de document

Aucune photographie dénudée, aucune pièce d’identité, aucun document médical ou bancaire. Cette demande n’appartient à aucune tradition.

Et votre image reste au temple

Elle n’est ni publiée, ni transmise, ni montrée à un autre consultant. Le déroulement complet est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Le travail au temple, étape par étape

Avec l’étape que ce terrain ajoute

Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir

I Je vous dis d’emblée qu’un maraboutage par la photo ne se conduit pas ici Avant tout le reste. Si c’est cela que vous cherchez, vous perdrez votre temps avec moi.
II Je vous demande ce que vous avez envoyé, à qui, et quand C’est l’étape propre à ce terrain, et elle est gratuite. Elle détermine lequel des cinq usages vous concerne réellement.
III Je vous oriente vers les démarches qui existent Retrait, signalement, plainte. Beaucoup de dossiers s’arrêtent là, et c’est très bien.
IV Je cherche ce qui est resté ouvert derrière vous Une bénédiction non demandée, une parole non reprise, un engagement oublié, un mort mal accompagné.
V Je rassemble ce qu’il faut, sur vous seul Votre nom, votre date de naissance et une photographie ordinaire de vous. Elle reste au temple. Rien d’autre, et rien concernant quelqu’un d’autre.
VI J’examine par le Fâ, gratuitement Au temple, avec l’opèlè. Soit quelque chose est resté ouvert dans votre lignée, soit rien, et vous l’apprenez en même temps que moi.
VII J’annonce les gestes et le montant, ensemble et par écrit Une seule fois, avant de commencer, et il ne bouge plus. Vous restez libre de dire non à cet instant.
VIII Je conduis le travail et je vous rends compte Quels gestes, quel jour, pour qui. Sans aucune conclusion sur une image ni sur qui que ce soit.

Deux choses propres à ce sujet. Votre photographie ne quitte jamais le temple. Et je ne demande aucun complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.

Dites-moi ce que vous avez envoyé, et à qui

C’est la question qui détermine tout, et elle est gratuite. Selon la réponse, ce qui vous attend est une démarche de retrait, un signalement, ou rien du tout.

Écrire à Maître Luc

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Maraboutage par la photo : ce qu’on vous vendra

Quatre offres, et aucune ne tient debout

Une fois la peur installée, quatre choses vous seront proposées. Elles se suivent et s’appellent.

  • La récupération de l’image, première offre après un maraboutage par la photo annoncé. On vous propose de la retirer des mains de celui qui la détient. Personne ne peut faire cela, et personne ne sait même qui la détient.
  • L’annulation de ce qui aurait été fait. Le travail de levée classique, invérifiable avant comme après. C’est le produit le plus vendu de ce marché.
  • La protection permanente de votre image. Un objet, un bain, une formule. Elle ne se vérifie jamais, et elle se renouvelle.
  • Et le retournement. On vous propose de renvoyer l’effet vers celui qui l’aurait envoyé. C’est un travail contre quelqu’un, et je le refuse toujours.

Le mot qui devrait vous alerter en premier

Sur ce terrain, un mot revient dans toutes les offres et il mérite d’être signalé : « canal ». On vous expliquera qu’une image ouvre un canal, qu’il faut le refermer, que le vôtre est resté ouvert.

Ce vocabulaire n’appartient à aucune tradition ouest-africaine. Il vient d’un mélange de références new age et de vocabulaire technique, et il a une qualité commerciale précise : un canal ne se voit pas, ne se mesure pas, et peut donc rester ouvert aussi longtemps qu’on le souhaite.

Le même usage s’applique aux mots énergie, vibration, connexion, lien vibratoire. Quand un praticien vous parle d’un maraboutage par la photo dans ces termes, il n’emploie pas le vocabulaire de ma tradition, il emploie celui d’un catalogue.

La question qui règle les quatre

Posez celle-ci, mot pour mot : « comment saurai-je que cela a été fait ? »

Il n’existe aucune réponse honnête à cette question sur ce terrain. Un praticien sérieux vous dira qu’il ne peut rien vous prouver ; un vendeur vous parlera de signes à surveiller, ce qui vous occupera pendant des mois.

Maraboutage par la photo : les dix questions

Avant d’envoyer une image, et après en avoir envoyé une

  • À qui ai-je envoyé cette image ? La première question avant toute idée de maraboutage par la photo.
  • Quand exactement ? Nom, numéro, canal, date. Écrivez-le.
  • Cette personne m’a-t-elle écrit la première ? Si oui, tout ce guide s’applique en priorité.
  • Ai-je envoyé un document d’identité ? C’est le cas le plus grave, et il demande une surveillance.
  • Ai-je envoyé une image intime ? Aucune tradition ne le demande. Si oui, préparez-vous à un chantage et ne payez jamais.
  • Ai-je envoyé l’image de quelqu’un d’autre ? Cette personne n’a rien demandé, et vous en êtes responsable.
  • La conversation existe-t-elle encore ? Capturez-la aujourd’hui, elle peut disparaître.
  • Mon image apparaît-elle ailleurs ? Une recherche inversée prend une minute.
  • Ai-je prévenu quelqu’un ? Un proche au courant coupe l’essentiel du risque d’usurpation.
  • Est-ce que je paie encore ? Si oui, arrêtez avant tout le reste.
  • Et qu’est-ce que je crains exactement ? Regardez la réglette et situez-vous : le premier usage concerne presque tout le monde.
Maraboutage par la photo : au temple de Sakété, une image sert seulement à nommer quelqu'un dans une prière

Une image sert à nommer quelqu’un dans une prière. Elle reste au temple, et jamais celle de quelqu’un qui n’a rien demandé.

Ce que je propose selon votre situation

Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Vous avez envoyé votre photo à un praticien et vous le regrettez

Ce que je fais : nous situons votre cas sur la réglette, gratuitement. Dans la grande majorité des situations, il s’agit du premier usage, et il n’y a rien à faire.

On vous menace avec des images intimes

Ce que je fais : je vous dis de ne pas payer, de tout capturer et de signaler. C’est un délit, et cela se traite en dehors de moi.

Quelqu’un vous demande la photo de votre conjoint

Ce que je fais : je vous explique pourquoi je refuse cette demande, et pourquoi celui qui l’accepte accepterait aussi une demande contre vous.

Vous voulez savoir s’il y a eu maraboutage par la photo

Ce que je fais : je ne le confirme jamais, et je regarde autre chose. Ce que le Fâ examine ne concerne aucune photographie.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Une dernière chose, sur la peur elle-même

Ce qui inquiète dans le maraboutage par la photo, c’est l’idée qu’une partie de vous soit entre les mains de quelqu’un. Cette idée est très ancienne et elle existe dans presque toutes les cultures du monde.

Ce que je peux vous dire, en tant que prêtre, c’est que ma tradition ne fonctionne pas ainsi. Ce qu’elle regarde n’est pas une image mais une lignée, et ce qu’elle traite n’est pas un objet mais un engagement resté ouvert. Une photographie n’y est qu’un moyen commode de nommer quelqu’un, et l’on s’en passe très bien. Si vous voulez que nous regardions ce qui est resté ouvert derrière vous, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous demande ce que vous avez envoyé, à qui et quand. Je situe votre cas sur la réglette des cinq usages. Je vous oriente vers les démarches de retrait, de signalement ou de plainte. J’examine par le Fâ sans rien demander. Et quand je peux agir, j’annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer.

Mes règles : je n’accepte aucune photographie d’un tiers. Je ne demande aucune image intime ni aucun document d’identité, médical ou bancaire. Votre image reste au temple et n’est jamais publiée ni transmise. Je ne confirme jamais qu’une image a été employée contre vous. Je ne vends aucune protection ni aucune levée. Et je ne demande aucun complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.

Maraboutage par la photo : Maître Luc, prêtre vodun et bokonon au temple de Sakété au Bénin

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin

Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentes

Les réponses courtes, sans détour

Peut-on m’atteindre par une photo ?

Un maraboutage par la photo ne se confirme jamais. Les cinq usages réels d’une image sont le rien, le démarchage, l’exposition, l’usurpation et le chantage.

J’ai envoyé ma photo, que faire ?

Dans la plupart des cas, rien. Cessez de verser, capturez la conversation, et faites une recherche d’image inversée pour vérifier.

On me menace avec des images intimes

Ne payez pas, ne répondez plus, capturez tout. C’est un délit : signalez et déposez plainte. Des associations accompagnent gratuitement.

Acceptez-vous la photo de mon conjoint ?

Non, jamais. Cette personne n’a rien demandé. Et celui qui accepte votre demande acceptera celle qui vous vise demain.

Quelle photo demandez-vous ?

Une photographie ordinaire de vous, celle que vous montreriez à n’importe qui. Elle reste au temple et n’est jamais transmise.

Peut-on travailler sans photo ?

Oui. Un nom et une date de naissance suffisent. On priait pour les absents bien avant les appareils photographiques.

Pouvez-vous récupérer mon image ?

Non, et personne ne le peut par un rite. Ce qui retire une image, c’est une demande de retrait, un signalement, ou une décision.

Que promettez-vous ?

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.

Situez votre cas sur la réglette, cela ne coûte rien

Sur le maraboutage par la photo, le premier usage concerne la grande majorité des situations. Écrivez-moi ce que vous avez envoyé et à qui, et vous saurez lequel des cinq vous concerne.

Écrire à Maître Luc

Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété

Retour en haut