Choisir son marabout : la balance des deux réponses, par Maître Luc au temple de Sakété.

Guide de référence · lecture libre

Choisir son marabout : la même lettre à deux

Sept critères qui pèsent, quatre qui ne pèsent rien, et la méthode qui tranche en deux jours

30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit

Vous avez deux ou trois noms devant vous et vous devez trancher. Je suis Maître Luc, marabout et prêtre vodun au temple de Sakété, au Bénin, et je vais vous donner la méthode que j’emploierais moi-même. Écrivez exactement le même message à deux praticiens, et mettez les deux réponses côte à côte. C’est tout. En deux jours, sans avoir versé un franc, vous saurez lequel travaille et lequel vend. Voici la lettre à envoyer, les sept critères qui pèsent réellement, et les quatre auxquels presque tout le monde se fie à tort.

Écrit par Maître Luc, marabout et prêtre vodun de Sakété · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 7 CRITÈRES · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 32 MIN

Choisir son marabout : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, répond lui-même depuis le temple de Sakété

Qui vous répondra

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin

Il vous invite à comparerÉcrivez à un autre en même temps, et mettez les réponses côte à côte
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026
Un lieu réelLe temple de Sakété, au Bénin, et non une adresse anonyme
Il refuse plutôt qu’encaisserSi un travail ne peut rien pour vous, il le dit et n’accepte pas votre argent

Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Écrire à Maître Luc

En résumé

Choisir son marabout ne se fait pas en lisant des avis. Cela se fait en écrivant le même message à deux praticiens et en comparant les deux réponses.

Sept critères pèsent : la préparation, la même main, le travail taillé, le montant écrit, les limites annoncées, l’absence de relance et le suivi. Quatre ne pèsent rien : les avis, le prix, la promesse et l’ancienneté proclamée.

Mon écoute et mon examen du Fâ sont gratuits, et je ne prends votre argent que si je peux agir.

Ce que je vous encourage à faire avec moi

Écrivez-moi et écrivez à quelqu’un d’autre en même temps. Envoyez le même message aux deux, sans dire à l’un que vous écrivez à l’autre. Puis lisez les deux réponses l’une à côté de l’autre.

Je le dis rarement et je le pense chaque jour : un homme qui vit de la confiance des gens doit pouvoir supporter d’être comparé. Si ma réponse ne tient pas devant celle d’un autre, vous aurez bien fait de partir.

Choisir son marabout : la même lettre à deux

La seule méthode qui ne coûte rien et qui ne trompe pas

Il y a une raison pour laquelle choisir son marabout est si difficile : vous n’avez aucun point de comparaison. Vous lisez une page, elle est rassurante, et vous n’avez rien à mettre en face. Tout praticien paraît crédible quand on le regarde seul.

La solution pour choisir son marabout est mécanique. Écrivez le même message à deux personnes, en même temps, sans le dire ni à l’une ni à l’autre. Pour choisir son marabout, deux réponses posées l’une à côté de l’autre révèlent en trente secondes ce que trois heures de lecture ne révèlent pas.

LA BALANCE DES DEUX RÉPONSES LE MÊME MESSAGE CELUI QUI TRAVAILLE Pose des questions Ne chiffre rien encore Dit ce qu’il ne sait pas faire Ne presse pas CELUI QUI VEND Annonce un rituel Donne un prix tout de suite Promet et rassure Fixe une échéance DEUX JOURS, AUCUN VERSEMENT, ET VOUS AVEZ VOTRE RÉPONSE

Pourquoi cette méthode fonctionne si bien. Parce que les vendeurs de promesses se ressemblent tous. Ils emploient les mêmes tournures, la même chaleur immédiate, la même urgence à la troisième phrase. Isolée, cette réponse paraît engageante. Posée à côté d’une réponse qui pose des questions et ne chiffre rien, elle devient soudain visible pour ce qu’elle est.

Choisir son marabout : la lettre exacte à envoyer

Copiez-la, changez ce qui vous concerne, envoyez-la aux deux

Voici le message que je vous conseille d’envoyer quand vous en êtes à choisir son marabout entre plusieurs noms. Choisir son marabout ne demande pas un long récit : ce message est court volontairement : ce qui compte n’est pas ce que vous racontez, c’est ce que la réponse révèle.

Le message à copier

« Bonjour. Voici ma situation en quelques lignes : [dites ce qui se passe, depuis quand, et ce que vous avez déjà tenté].

Avant d’aller plus loin, j’aimerais savoir quatre choses. Est-ce que je parle au praticien lui-même. Est-ce que mon problème relève de vous, ou d’autre chose. Que feriez-vous exactement, en gestes. Et quel serait le montant total, par écrit, sans autre versement ensuite.

Je pose les mêmes questions à un autre praticien, et je prendrai ma décision après avoir lu les deux réponses. Merci de votre franchise. »

Pourquoi annoncer que vous écrivez à un autre

Pour choisir son marabout, c’est le détail le plus efficace de toute cette page, et il tient en une phrase. Un praticien sérieux trouvera cela normal. Il vous répondra que c’est une bonne idée, ou il n’y fera même pas allusion.

Un vendeur, lui, réagira, et sa réaction vous renseignera immédiatement. Il vous mettra en garde contre les autres, il vous expliquera que consulter plusieurs personnes disperse ou annule le travail, il vous pressera de décider avant que l’autre ne réponde. Cette réaction-là est une réponse complète à votre question, et vous l’avez obtenue gratuitement.

Ce qu’il ne faut pas mettre dans cette lettre

  • Aucun budget annoncé. Le montant que vous annoncez devient exactement le montant qu’on vous demandera.
  • Aucun nom de tiers. Ni celui que vous visez, ni celui que vous soupçonnez. Un praticien qui accepte de travailler sur un tiers vous a déjà répondu.
  • Aucune conclusion d’un autre. Ne dites pas « on m’a dit que j’étais envoûté ». Vous obtiendriez une confirmation de complaisance au lieu d’un avis.
  • Aucune urgence inventée. N’écrivez pas que c’est pour ce soir si ce n’est pas vrai : vous provoqueriez exactement le comportement que vous cherchez à détecter.

Où chercher les noms à comparer

Cinq sources, et ce que chacune vaut réellement

Avant de comparer, il faut deux noms. Voici d’où ils viennent le plus souvent quand on cherche à choisir son marabout, et ce que chaque provenance vaut.

  • Un site à son nom, avec un lieu et un parcours. La meilleure des cinq, parce que la personne s’expose et se rend joignable par tout le monde, y compris par des mécontents. Vous pouvez confronter ce qui est écrit à ce qu’on trouve ailleurs.
  • Quelqu’un de votre entourage qui a réellement consulté. Excellente source, à une condition que personne ne respecte : demandez le détail. Ce qui a été fait, combien a été versé, en combien de fois, s’il y a eu des relances, et si la personne a pu réécrire ensuite. Un « il est très fort » ne vaut rien sans cela.
  • Une vidéo où l’on voit un lieu et un visage. Bonne source si la vidéo montre autre chose qu’un décor : des gens autour, une pratique en train de se faire, un lieu qu’on pourrait situer.
  • Les commentaires sous une publication. À manier avec beaucoup de prudence. Ceux qui recommandent un praticien sont massivement fabriqués, parfois par la même personne sous plusieurs comptes, et parfois glissés sous les publications des concurrents.
  • Et un message reçu sans l’avoir demandé. La pire des cinq, sans discussion. Personne de sérieux ne démarche des inconnus. Celui qui vous écrit le premier vous a repéré quelque part, souvent sous une publication où vous exposiez une difficulté.

Combien de noms faut-il comparer

Deux suffisent, et trois est un maximum. Au-delà, la comparaison cesse d’éclairer et devient une manière de repousser la décision. J’ai vu des gens écrire à quinze praticiens en trois semaines : à la fin, ils ne savaient plus qui avait dit quoi, ils étaient épuisés, et ils ont fini par choisir le plus rassurant, c’est-à-dire exactement celui qu’il fallait éviter.

Deux réponses bien lues valent mieux que dix réponses survolées.

Choisir son marabout : les sept critères qui pèsent

Ceux qui prédisent réellement la qualité du travail

  • La réponse pose des questions avant de proposer : le premier critère pour choisir son marabout. C’est le critère numéro un, et il suffit presque à lui seul. Celui qui interroge cherche à comprendre ; celui qui propose cherche à vendre.
  • La même personne d’un bout à l’autre : sans cela, choisir son marabout n’a aucun sens. Le praticien qui vous écrit doit être celui qui conduira les gestes. Faites préciser, et vérifiez que le ton ne change pas entre le premier échange et le moment du paiement.
  • Le refus est possible. Un praticien qui vous dit clairement ce qu’il ne sait pas faire vaut mieux que celui qui peut tout. Quand j’aborde le sujet de choisir son marabout avec quelqu’un, c’est le point sur lequel j’insiste le plus.
  • Le montant annoncé par écrit, une seule fois, et total. Pas de fourchette, pas de « à partir de », pas d’acompte suivi d’un solde flou.
  • Aucune date de résultat n’est donnée. C’est contre-intuitif et c’est décisif. Celui qui vous annonce un délai vous organise une attente et prépare son excuse.
  • Il n’y a aucune relance. Cessez de répondre pendant trois jours et regardez ce qui se passe. Le silence est bon signe ; trois messages de relance vous disent que vous êtes un dossier commercial.
  • Et il existe quelque chose de vérifiable en dehors de son propre site. Un lieu qu’on peut nommer, une durée cohérente, une trace publique antérieure à votre recherche. Dans mon cas, un reportage de France 24 tourné au temple en janvier 2026, que je n’ai ni commandé ni payé.

Choisir son marabout : les quatre qui ne pèsent rien

Et sur lesquels presque tout le monde décide

  • Les avis et les étoiles, sur lesquels presque tout le monde croit choisir son marabout. C’est le critère sur lequel on se fie le plus et il ne vaut rien dans ce métier. Les avis se fabriquent, se rachètent, se déposent par la même personne sous dix noms, et se déposent aussi en négatif chez les concurrents. J’en parle en détail dans le guide sur les avis.
  • Le prix, dans un sens comme dans l’autre, qui trompe presque tous ceux qui doivent choisir son marabout. Un montant élevé ne garantit rien, et un montant bas encore moins : le prix bas sert précisément à obtenir un premier versement, avant les compléments. Ce qui compte n’est pas le chiffre, c’est qu’il soit annoncé une seule fois et qu’il ne bouge plus. C’est développé dans le guide sur ce qui se paie.
  • La promesse et l’assurance, les deux pièges du moment où l’on doit choisir son marabout. Plus une réponse est rassurante, plus elle a été travaillée pour vous rassurer. L’assurance est le produit fini d’un vendeur, pas l’indice d’une compétence.
  • Et l’ancienneté proclamée sur une page. N’importe qui peut écrire trente ans sur une page. Ce qui compte n’est pas le chiffre annoncé, c’est ce qui l’atteste : un lieu, des personnes qui témoignent à visage découvert, une trace qui existait avant.

Le piège du titre

Un mot sur les titres, puisqu’ils pèsent lourd au moment de choisir son marabout. Grand maître, professeur, doyen, le plus grand du monde : aucun de ces mots n’est décerné par quiconque. Ils s’écrivent, voilà tout. Ils ne pèsent donc rien dans le choix, et j’ai consacré un guide entier à cette question dans le guide sur ce que vaut le titre.

On ne choisit pas un praticien sur ce qu’il affirme. On le choisit sur ce qu’il demande avant de proposer quoi que ce soit.

Choisir son marabout : lire les deux réponses côte à côte

Six choses à regarder, dans cet ordre

Vous avez vos deux réponses. Voici comment les lire quand vient le moment de choisir son marabout pour de bon.

  • Comptez les questions posées par chacun. Combien chacun vous en pose sur votre situation. C’est le rapport le plus parlant : plus de questions que d’affirmations est un bon signe.
  • Regardez qui parle de vous et qui parle de lui. Prenez un crayon et soulignez les phrases qui portent sur votre situation. Chez l’un il y en aura beaucoup, chez l’autre presque aucune.
  • Cherchez le mot « si » dans les deux réponses. Un praticien honnête emploie beaucoup de conditionnels : si l’examen montre, s’il apparaît que, dans ce cas. Un vendeur affirme au présent.
  • Cherchez une limite. Est-ce que l’un des deux vous a dit quelque chose qu’il ne sait pas faire, ou quelque chose qu’il refuse. Sinon, relancez avec la question directe : qu’est-ce que vous ne savez pas faire.
  • Regardez le calendrier annoncé par chacun. Qui vous parle du moment des gestes, et qui vous parle d’une date de résultat. Ce sont deux choses opposées, et je l’explique dans le guide sur le travail bien conduit.
  • Et attendez une nuit avant de choisir son marabout pour de bon. Relisez les deux réponses au matin. Ce qui vous avait ému la veille vous paraîtra parfois excessif, et l’inverse arrive aussi.

Le cas où les deux se ressemblent

Il arrive que les deux réponses soient également rassurantes et également vagues. Dans ce cas, ne choisissez ni l’un ni l’autre : écrivez à un troisième. Deux mauvaises réponses ne font pas une bonne, et rien ne vous oblige à trancher entre les deux seuls noms que vous avez sous la main.

Choisir son marabout : ce que je fais

Concrètement, et à ma place

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et voici ce qu’il recouvre chez moi.

Choisir son marabout suppose de comparer, et je vous y invite

Cela va contre mon intérêt et je le fais quand même, pour une raison simple : quelqu’un qui m’a choisi après avoir comparé restera, et quelqu’un qui m’a choisi par défaut doutera à la première difficulté. J’aime autant la première situation.

Choisir son marabout : je pose des questions avant de proposer

Pas de tarif au premier message, pas de rituel annoncé, pas de délai. Je demande depuis quand cela dure, ce que vous avez déjà tenté, ce qui s’est passé dans votre famille avant vous. Cette partie peut durer plusieurs échanges et elle ne coûte rien.

Je vous dis franchement quand je ne peux rien

C’est la partie de mon métier dont je suis le plus fier. Quand l’examen ne montre rien que ma tradition sache traiter, je le dis, et je n’accepte pas votre argent. Cela arrive souvent. Ce sont des consultations perdues, et c’est exactement ce qui fait que les autres tiennent.

Et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert

Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous, sur votre lignée et sur les lieux qui vous concernent. Ce qu’il regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : un engagement pris et jamais honoré, une parole donnée devant les anciens et jamais reprise, une bénédiction jamais demandée, un mort mal accompagné. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.

Quand il montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit : les prières adressées aux vodun de ma maison, les offrandes déposées, les libations versées pour les anciens de votre lignée, et la veillée quand le cas le demande.

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Le travail au temple, étape par étape

Ce qui se passe une fois que vous m’avez choisi

Voici le déroulement complet pour quelqu’un qui m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.

Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir

I Je réponds à vos quatre questions, dans l’ordre Oui vous me parlez directement ; je vous dis si votre problème relève de moi ; je ne peux pas encore décrire les gestes parce que l’examen n’a pas eu lieu ; et le montant viendra par écrit après l’examen, en une fois.
II Je vous encourage à comparer avant de choisir son marabout Sans savoir de qui il s’agit et sans en dire du mal. Si l’autre réponse vous convainc davantage, allez-y : vous aurez décidé sur pièces et non sur une impression.
III Vous me racontez, et je ne vous coupe pas Écrivez d’une traite, dans le désordre s’il le faut. Ce que vous croyez hors sujet est souvent ce qui compte le plus. Beaucoup s’arrêtent ici avec ce qu’il leur fallait.
IV Je cherche ce qui s’est passé avant vous Un départ précipité, une union non bénie, des funérailles suivies au téléphone, une parole prononcée dans la colère. C’est là que se trouve l’essentiel, et presque personne ne l’apporte spontanément.
V Je rassemble ce qu’il faut, sur vous seul Votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous. Dans ma tradition, le visage de celui pour qui l’on prie compte, et c’est important. Elle reste au temple, jamais publiée ni transmise. Aucun document bancaire, aucune pièce d’identité, rien concernant un tiers.
VI J’examine par le Fâ, gratuitement Au temple, avec l’opèlè. C’est ici que tout se décide : soit je peux agir, soit je ne peux pas, et vous l’apprenez en même temps que moi.
VII Je vous annonce les gestes et le montant, ensemble Par écrit, avant de commencer, une seule fois. Vous savez donc ce qui sera conduit avant de payer, et le montant ne bouge plus. Vous restez libre de dire non à cet instant.
VIII Je conduis le travail et je vous rends compte Prières, offrandes, libations pour vos anciens, veillée quand le cas le demande. Puis je vous écris quels gestes ont été posés, quel jour, et ce qu’il vous revient d’observer. Vous pouvez me réécrire ensuite sans nouveau paiement.

Deux choses propres à ce sujet. Je ne dis jamais de mal d’un autre praticien, même quand on me le demande. Et je ne vous relance jamais : si vous choisissez quelqu’un d’autre, vous n’entendrez plus parler de moi.

Écrivez-moi, et écrivez à un autre en même temps

Envoyez-nous le même message et comparez les deux réponses. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous demanderai rien tant que je n’aurai pas vu si je peux agir.

Écrire à Maître Luc

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Choisir son marabout : ce que l’examen révèle

Six choses que le Fâ met au jour

  • Une attente ancienne, jamais tranchée. C’est le premier, et de loin. Ce qui vous pousse à chercher aujourd’hui attend en réalité depuis des années, et c’est cette ancienneté qui rend la décision si lourde.
  • Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé un jour de peur, une promesse faite à un ancien, une parole donnée devant les vôtres. C’est le motif le plus fréquent de tous, et celui que les gens ont le plus complètement oublié.
  • Une bénédiction jamais demandée. Avant un départ, une union, une installation. Très fréquent chez ceux qui sont partis vite ou fâchés.
  • Un mort mal accompagné. Des funérailles suivies au téléphone, des rites impossibles depuis l’Europe. Cela pèse, et cela se rattrape même longtemps après.
  • Une hésitation qui dure depuis des mois, où choisir son marabout devient l’activité. Ce n’est pas un signe du Fâ et je le note parce que je le vois chaque semaine. Beaucoup de gens passent six mois à chercher le bon praticien pour éviter de regarder leur situation en face. Chercher devient l’activité.
  • Et souvent, rien que je puisse traiter. Une vie difficile, une attente longue, une décision à prendre. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.

Les questions que je pose et que personne ne pose

À combien de praticiens avez-vous déjà écrit avant de chercher à choisir son marabout aujourd’hui. Depuis combien de temps cherchez-vous. Avez-vous déjà versé, à qui, combien, par quel moyen. Qui, dans votre entourage, est au courant de votre démarche. Et ce qui s’est passé dans votre famille avant vous.

Et celle que personne ne pose jamais : « qu’est-ce qui vous ferait dire, dans six mois, que vous avez bien choisi ? »

Cette question déplace tout. Elle oblige à formuler ce qu’on attend réellement, et il arrive souvent que la réponse n’ait rien à voir avec un rite : être écouté, comprendre, cesser de se sentir coupable, savoir que quelqu’un a regardé sérieusement. Ces attentes-là sont légitimes et je peux y répondre. D’autres non, et je le dis.

Les huit erreurs de ceux qui choisissent mal

Je les entends chaque semaine, racontées après coup

Voici ce qui va de travers quand on cherche à choisir son marabout et qu’on se trompe. Aucune de ces erreurs n’est de la naïveté : ce sont des réactions humaines, très bien connues de ceux qui vivent de la crédulité.

  • Choisir le premier qui répond. La rapidité de réponse est un bon signe, mais elle ne dit rien de la qualité. Attendez d’avoir les deux réponses avant de vous décider, même si la première vous plaît beaucoup.
  • Choisir celui qui rassure le plus. C’est l’erreur mère. Plus une réponse est rassurante, plus elle a été travaillée pour vous rassurer, et le doute d’un praticien honnête ressemble à de la tiédeur quand on souffre.
  • Choisir sur les avis. Ils se fabriquent en série et se déposent aussi en négatif chez les concurrents. Un praticien peut avoir cent avis élogieux et n’avoir jamais conduit un seul rite.
  • Choisir celui qui confirme ce qu’on lui apporte. Si vous arrivez en disant qu’on vous a envoûté et que la réponse confirme immédiatement, ce n’est pas un examen : c’est un miroir. Un praticien sérieux repart de zéro.
  • Choisir sous la pression d’une échéance. Une lune, une fenêtre, une nuit précise. Ces échéances sont fabriquées dans neuf cas sur dix, et elles servent à empêcher précisément la comparaison que je vous recommande.
  • Choisir sans avoir demandé le montant total. Dans l’émotion du premier échange, on demande combien pour commencer au lieu de combien en tout. Cette seule substitution ouvre la porte aux versements successifs.
  • Choisir en cachette de tout le monde. Un proche à qui vous racontez la conversation repère en trente secondes ce que vous ne voyez plus. C’est pour cela qu’on vous demande parfois le secret, et cette demande seule devrait vous faire partir.
  • Et recommencer sans avoir compris. Beaucoup enchaînent trois praticiens en six mois. Ce n’est pas la faute du consultant : c’est un système qui se nourrit de l’attente, et la seule sortie est de changer de méthode, pas de nom.

Ce que ces huit erreurs ont en commun

Aucune ne porte sur la méthode du praticien. Toutes portent sur ce que le consultant ressent : la rapidité, le réconfort, la pression, la honte. Choisir son marabout correctement consiste précisément à sortir du ressenti pour revenir aux faits, et c’est exactement ce que fait la comparaison de deux réponses écrites.

Ce qu’un praticien apprend de vous quand vous comparez

Il y a une chose que personne ne dit et qui joue en votre faveur. Quand vous annoncez que vous écrivez à deux praticiens, vous changez la manière dont on vous répond, y compris chez les honnêtes.

Un praticien qui sait qu’il sera comparé fait attention à ce qu’il écrit. Il évite les formules vagues, il précise ce qu’il peut et ce qu’il ne peut pas, il annonce son montant clairement. Ce n’est pas de la malhonnêteté corrigée : c’est le soin qu’on prend naturellement quand on sait qu’on sera lu attentivement. Vous obtenez donc une meilleure réponse du seul fait d’avoir annoncé la comparaison.

Et chez les autres, l’effet est inverse et tout aussi utile. Celui qui vend supporte mal l’idée d’être mis en regard. Il devient soit plus insistant, soit plus flou, soit franchement désagréable. Dans les trois cas il se découvre, et cela vous coûte une phrase.

Les trois phrases qui doivent vous arrêter net

Quel que soit le praticien, quel que soit le contexte, trois réponses mettent fin à la discussion immédiatement.

« Ne consultez personne d’autre, cela annulerait le travail. » C’est faux, et cela ne sert qu’à vous isoler. Aucun geste conduit dans ma tradition n’est affaibli parce que vous avez écrit à quelqu’un d’autre.

« Il faut décider aujourd’hui. » Rien de sérieux n’exige une décision dans la journée. Ce qui a attendu des années attendra une nuit de plus.

« N’en parlez à personne. » La plus grave des trois, parce qu’elle coupe la seule protection qui vous reste, l’avis d’un proche. Un praticien qui demande le secret vous prépare quelque chose.

Choisir son marabout quand les deux vous conviennent

Le cas dont personne ne parle, et il est fréquent

Il arrive que les deux réponses tiennent debout et que choisir son marabout devienne un vrai dilemme. Les deux posent des questions, aucun ne promet, aucun ne presse. C’est alors que choisir son marabout devient réellement difficile, et voici comment je vous conseille de trancher.

  • Choisir son marabout, c’est prendre celui qui vous a dit le plus de choses désagréables. Cela paraît étrange et c’est le meilleur critère qui existe. Celui qui vous a signalé une limite, une réserve, une part de votre situation qui ne relève pas de lui, celui-là vous a déjà rendu service avant même de commencer.
  • Prenez celui dont les gestes vous ont été décrits le plus précisément. Non pas le plus mystérieusement : le plus précisément. Le mystère est un habillage ; la précision est une compétence.
  • Prenez celui chez qui vous n’avez pas eu peur de poser une question bête. Vous allez lui confier une part intime de votre vie. Si vous vous sentez jugé au premier échange, ce sera pire au dixième.
  • Ne prenez pas le moins cher pour choisir son marabout. Sur ce terrain, le prix bas est un argument d’entrée bien plus souvent qu’un geste commercial.
  • Et ne prenez pas les deux à la fois. Deux travaux conduits en parallèle sur la même situation ne s’additionnent pas. Vous paierez deux fois, et vous ne saurez jamais lequel a fait quoi. Choisissez, et donnez-lui sa chance entièrement.

Ce que je fais si vous choisissez l’autre

Rien. Choisir son marabout est votre décision, donc je ne vous relance pas, je ne vous propose pas un geste commercial pour vous retenir, et je ne dis pas de mal de celui que vous avez choisi. Si cela se passe mal et que vous revenez, je ne vous ferai aucun reproche et je ne surenchérirai pas : nous repartirons de l’examen, simplement.

Choisir son marabout : les dix questions qui tranchent

Elles portent sur la méthode, jamais sur le résultat

Posez-les aux deux, et posez-les-moi aussi, avant de choisir son marabout définitivement. Elles sont le moyen le plus rapide de choisir son marabout sans rien verser.

  • Est-ce que je parle au praticien lui-même ? La première de toutes. Un intermédiaire vend, il ne conduit rien.
  • Mon problème relève-t-il de vous ? Celui qui répond oui à tout ne trie rien, et un praticien qui ne trie rien ne travaille pas.
  • Qu’est-ce que vous ne savez pas faire ? Ma préférée. Un praticien réel répond immédiatement, parce qu’il rencontre ses limites chaque semaine.
  • Pouvez-vous décrire les gestes avant l’examen ? La bonne réponse est non. Un rituel annoncé au premier message est un produit de catalogue.
  • Quel est le montant total, en chiffres, par écrit ? Une phrase, un nombre, et il ne bouge plus.
  • Y aura-t-il d’autres versements ensuite ? Faites-la répéter par écrit. C’est là que tout se joue.
  • Me donnez-vous une date de résultat ? Personne ne le peut. Celui qui en donne une organise votre attente.
  • Puis-je en parler à un proche ? Si l’on vous demande le secret, arrêtez immédiatement.
  • Que se passe-t-il si je choisis quelqu’un d’autre ? La bonne réponse est : rien. Toute évocation d’un risque est une menace déguisée.
  • Et puis-je vous réécrire après, sans repayer ? Beaucoup disparaissent une fois payés.
Choisir son marabout : au temple de Sakété, les gestes de la tradition vodun se posent sur le nom et la lignée

Au temple de Sakété, les gestes se posent sur le nom et sur la lignée. Comparez avant de confier cela à quelqu’un.

Choisir son marabout : ce qui se passe après

Les six jours qui suivent, sans mystère

  • Une vraie réponse, souvent dans l’heure, écrite par moi. Écrite pour vous, pas un message d’accueil automatique.
  • Je pose des questions avant de proposer quoi que ce soit. Parfois plusieurs séries. Cette partie ne coûte rien.
  • Aucun compteur ne s’ouvre pendant que vous réfléchissez à choisir son marabout. Écrire n’engage à rien et ne crée aucune dette. Vous pouvez cesser de répondre à tout moment, sans un mot d’explication.
  • Je vous annonce ce que je vais conduire, et le montant, ensemble. Par écrit, une seule fois, avant de commencer.
  • Vous restez libre de dire non à cet instant. Il ne se passe alors rien du tout, et vous gardez ce que l’examen a montré.
  • Et vous pouvez me réécrire après le travail, sans repayer. Y compris longtemps après.

Ce que je propose selon votre situation

Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Vous hésitez entre deux ou trois noms sans savoir trancher

Ce que je fais : je vous donne la lettre à envoyer et les sept critères, et je vous encourage à m’inclure dans la comparaison. Vous déciderez sur pièces, en deux jours, sans avoir rien versé.

Choisir son marabout vous occupe depuis des mois

Ce que je fais : je vous le dis franchement, parce que c’est souvent le vrai sujet. Chercher est devenu une manière d’éviter de regarder la situation. Nous regardons donc la situation, et la question du praticien se règle ensuite toute seule.

Choisir son marabout s’est déjà mal terminé pour vous

Ce que je fais : je ne surenchéris pas et je ne propose pas de réparer quoi que ce soit. Personne n’est en danger parce qu’un travail a été interrompu. Nous regardons ce qui s’est passé, puis nous repartons de l’examen.

Vous voulez choisir son marabout en me comparant à un anonyme

Ce que je fais : très bien, et je ne vous demanderai pas de qui il s’agit. Je réponds à vos questions et vous décidez. Je ne dis jamais de mal d’un confrère que je ne connais pas.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Une dernière chose, sur le fait de comparer

Choisir son marabout en comparant n’est pas se méfier. C’est la marque de quelqu’un qui prend sa situation au sérieux et qui refuse de la confier au premier venu. Aucun praticien digne de ce nom ne s’en offusquera, et ceux qui s’en offusquent viennent de vous rendre le plus grand service de votre recherche.

Alors, pour choisir son marabout, écrivez à deux, posez les mêmes questions, et lisez les deux réponses au matin. Si vous voulez que je sois l’un des deux, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si je ne peux rien.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous encourage à me comparer à un autre. Je pose des questions avant de proposer quoi que ce soit. Je vous écoute gratuitement, aussi longtemps qu’il le faut. J’examine par le Fâ sans rien demander. Et quand je peux agir, j’annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer.

Mes règles : je ne dis jamais de mal d’un autre praticien. Je ne vous relance jamais, y compris si vous choisissez quelqu’un d’autre. Je ne demande aucun complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre. Je n’accepte ni recharge prépayée ni coupon. Je ne travaille sur personne qui n’a rien demandé. Je ne désigne aucun coupable. Et je n’annonce aucune date de résultat.

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.

Choisir son marabout : Maître Luc, prêtre vodun et bokonon au temple de Sakété au Bénin

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin

Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentes

Les réponses courtes, sans détour

Comment choisir son marabout entre plusieurs noms ?

Choisir son marabout se fait en envoyant le même message à deux praticiens. Deux jours suffisent, et vous n’avez rien versé.

Peut-on écrire à deux praticiens en même temps ?

Oui : c’est même la seule façon de choisir son marabout sérieusement. Celui qui vous le déconseille vient de vous donner la réponse que vous cherchiez.

Les avis en ligne aident-ils à choisir ?

Non : on ne peut pas choisir son marabout sur des avis. Ils se fabriquent, se rachètent et se déposent en négatif chez les concurrents.

Faut-il choisir le moins cher ?

Non : choisir son marabout sur le prix bas mène droit au premier versement suivi de compléments. Ce qui compte est que le montant soit annoncé une fois et ne bouge plus.

Et si les deux réponses me conviennent ?

Choisir son marabout, alors, c’est prendre celui qui vous a dit le plus de choses désagréables. Celui qui signale une limite vous a déjà rendu service.

Peut-on faire travailler deux praticiens en parallèle ?

Non, cela ne s’additionne pas : choisir son marabout veut dire en choisir un. Vous paierez deux fois et vous ne saurez jamais lequel a fait quoi. Choisissez-en un.

Que se passe-t-il si je choisis quelqu’un d’autre ?

Rien. Aucune relance, aucun reproche, et aucun danger. Toute évocation d’un risque est une menace déguisée.

Que promettez-vous ?

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.

Mettez ma réponse à côté d’une autre

Pour choisir son marabout sans vous tromper : envoyez le même message aux deux et lisez-les au matin. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous demanderai rien tant que je n’aurai pas vu si je peux agir.

Écrire à Maître Luc

Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété

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