Guide de référence · lecture libre
Marabout et religion : ce que je réponds aux croyants
Les trois questions de conscience à se poser avant d’écrire à qui que ce soit
30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit
Beaucoup de gens m’écrivent en commençant par une excuse : je suis chrétien, je suis musulman, je ne sais pas si j’ai le droit. Je suis Maître Luc, marabout et prêtre vodun au temple de Sakété, au Bénin, et je vais vous répondre franchement sur la question marabout et religion. Je n’interprète la foi de personne et je ne demande à personne de renoncer à la sienne. Ce n’est ni mon rôle ni ma compétence. Ce que je peux faire, c’est vous dire exactement ce que je fais, pour que vous décidiez vous-même en connaissance de cause. Voici donc les trois questions de conscience que je vous demande de vous poser avant d’écrire, à moi ou à quiconque.
Écrit par Maître Luc, marabout et prêtre vodun de Sakété · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 3 QUESTIONS · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 32 MIN
Qui vous répondra
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
En résumé
Sur la question marabout et religion, ma position tient en une phrase : je ne me prononce pas sur ce que votre foi autorise, parce que ce n’est pas à moi de le dire.
Trois questions de conscience suffisent à trancher. Est-ce que cela contredit ce que je crois. Me demande-t-on de renoncer à quelque chose. Est-ce que je le cache à ceux qui comptent pour moi. Si l’une des trois reste sans réponse claire, n’y allez pas.
Mon écoute et mon examen du Fâ sont gratuits, et je ne prends votre argent que si je peux agir.
Ce que je ne fais jamais, quelle que soit votre foi
Je ne demande à personne de se convertir, de renier quoi que ce soit, ou de cesser de pratiquer sa religion. Je ne propose aucune initiation, je ne demande aucune adhésion, et je n’attends de vous aucune croyance particulière.
Et je ne dirai jamais qu’un problème vient de votre religion, ni de celle d’un autre. Un praticien qui vous explique que votre difficulté vient de votre foi, de votre église, de votre mosquée ou de votre pasteur vous prépare une histoire sur mesure. Cela arrive, et cela devrait vous faire partir immédiatement.
Ce que vous allez lire
- Marabout et religion : les trois questions de conscience
- Marabout et religion : la première question
- Marabout et religion : la deuxième question
- Marabout et religion : la troisième question
- Marabout et religion : pourquoi je ne réponds pas à votre place
- Marabout et religion : ce qu’est le vodun
- Marabout et religion : ce que je fais
- Le travail au temple, étape par étape
- Ce que les autres traditions font déjà
- Marabout et religion : quand la famille n’est pas d’accord
- Marabout et religion : ce que l’examen révèle
- Marabout et religion : les six abus commis au nom de la foi
- Marabout et religion : les dix questions à poser
- Ce que je propose selon votre situation
- Mon engagement
- Questions fréquentes
Marabout et religion : les trois questions de conscience
Trois anneaux qui doivent tous être francs
La question marabout et religion revient presque chaque semaine dans mes messages, et elle arrive toujours de la même manière : avec de la gêne. Les gens s’excusent, expliquent qu’ils vont à l’église, qu’ils prient, qu’ils ne savent pas si c’est bien.
Sur le sujet marabout et religion, je ne vais pas vous délivrer une autorisation que je n’ai pas le pouvoir de donner. Je vais vous donner trois questions. Posez-les-vous seul, honnêtement. Si l’une des trois reste trouble, n’écrivez à personne, ni à moi ni à un autre.
Pourquoi je publie cela alors que cela me coûte des consultations. Parce qu’une personne qui vient contre sa propre conscience ne va pas bien, quoi qu’il arrive ensuite. Si le travail ne donne rien, elle s’en voudra d’avoir désobéi à sa foi. S’il donne quelque chose, elle s’en voudra encore. Je préfère qu’elle ne vienne pas.
Marabout et religion : la première question
C’est à vous d’y répondre, et à personne d’autre
C’est le cœur du sujet marabout et religion, et c’est aussi la question sur laquelle je vais le moins vous aider, volontairement.
Sur la question marabout et religion, je ne suis pas théologien. Je ne connais ni votre tradition, ni ce qu’elle enseigne précisément, ni comment elle a été transmise dans votre famille. Un homme qui vous dirait, depuis un temple au Bénin, ce que votre foi vous autorise ou vous interdit dépasserait très largement sa compétence, et je m’y refuse.
Ce que je vous conseille de faire à la place
- Sur marabout et religion, demandez à quelqu’un de qualifié dans votre propre tradition. Un prêtre, un pasteur, un imam, un ancien de votre communauté. Ils sont formés pour cette question ; moi non.
- Posez la question précisément. Non pas « est-ce que je peux voir un marabout », qui recouvre trente pratiques différentes, mais : quelqu’un prie devant ses propres divinités pour ma situation, il me demande mon nom et une photographie, il ne me demande aucune adhésion ; qu’en pensez-vous.
- Écoutez la réponse même si elle ne vous plaît pas. C’est le sens d’une conscience : elle sert surtout quand elle contrarie.
- Et ne demandez à aucun praticien de trancher pour vous la question marabout et religion. Il a un intérêt évident dans la réponse. Moi le premier.
Ce que je réponds quand on insiste
Sur marabout et religion, il arrive qu’on me presse : « mais vous, qu’en pensez-vous ? » Je réponds ceci, toujours. Si votre foi vous l’interdit, ne venez pas. Aucune situation, aussi douloureuse soit-elle, ne vaut de vivre en contradiction avec ce qui vous tient debout. Et je n’accepterai pas l’argent de quelqu’un qui vient en se sentant coupable.
Je préfère perdre une consultation que gagner la confiance de quelqu’un contre sa propre conscience.
Marabout et religion : la deuxième question
Celle-ci, en revanche, je peux y répondre pour ce qui me concerne
Voici la partie du sujet marabout et religion où je peux être précis, parce qu’elle porte sur ce que je fais, et non sur ce que vous croyez.
Je ne demande à personne de renoncer à quoi que ce soit. Ni à sa religion, ni à sa pratique, ni à ses habitudes, ni à un objet, ni à une personne. Il n’y a chez moi aucune initiation, aucune adhésion, aucun engagement à prendre, aucune formule à réciter, aucune promesse à faire.
Les demandes de renoncement qui doivent vous alerter
- Cesser d’aller à l’église, à la mosquée ou au temple : l’abus le plus grave en matière de marabout et religion. Aucune raison au monde ne le justifie dans mon métier, et celui qui le demande veut vous couper de votre communauté.
- Retirer, brûler ou jeter un objet religieux. Une croix, un chapelet, un Coran, une médaille. Cette demande est un signal grave : elle vise votre attachement, pas votre difficulté.
- Cesser de prier. On me raconte cela plus souvent qu’on ne l’imagine. Un praticien qui vous demande d’arrêter de prier vous demande de renoncer à ce qui vous soutient.
- Prendre un engagement pour la vie. Une promesse à tenir chaque année, un rite à renouveler, une dette morale envers le praticien. C’est un abonnement déguisé.
- Et rompre avec quelqu’un de votre entourage. Un parent, un conjoint, un ami désigné comme responsable. Je ne désigne jamais un coupable, et j’explique pourquoi dans le guide sur la jalousie familiale.
Marabout et religion : la troisième question
Le meilleur test, et le plus simple
Des trois questions sur marabout et religion, celle-ci est ma préférée, parce qu’elle ne demande aucune connaissance théologique et qu’elle donne une réponse en dix secondes.
Demandez-vous si vous pourriez en parler à votre conjoint, à votre mère, à votre meilleur ami. Pas si vous en avez envie : si vous le pourriez, sans mentir et sans honte.
Quand la réponse est non, quelque chose ne va pas, et ce quelque chose est presque toujours la première ou la deuxième question mal résolue. On cache ce qui contredit ce qu’on croit, ou ce qu’on a accepté de renoncer.
Le secret imposé, qui est autre chose
Attention à ne pas confondre. Il y a le secret que vous choisissez, par pudeur, et il vous regarde. Et il y a le secret qu’on vous impose : « n’en parlez à personne, cela romprait le travail ». Celui-là est un signal d’alerte majeur, et il n’a rien à voir avec la religion.
Aucun geste que je conduis n’est affaibli parce que vous en avez parlé à votre sœur. Je le dis dans presque tous mes guides parce que l’isolement est ce qui permet à tout le reste de durer des mois.
Marabout et religion : pourquoi je ne réponds pas à votre place
Trois raisons, et aucune n’est de la prudence commerciale
- Parce que marabout et religion n’est pas ma compétence. J’ai été formé au Fâ, dans ma famille, pendant des années. Je n’ai été formé ni au christianisme, ni à l’islam, ni à aucune autre tradition, et prétendre le contraire serait exactement le genre d’imposture que je dénonce chez les autres.
- Parce que j’ai un intérêt commercial dans la réponse. Si je vous dis que votre foi vous l’autorise, je gagne un client. Ce simple fait devrait vous interdire de me croire sur ce point, et devrait vous alerter chez tout praticien qui se prononce là-dessus avec assurance.
- Et parce que la question ne se pose pas de la même façon pour deux personnes de la même religion. Ce que votre grand-mère faisait, ce que votre communauté tolère, ce que vous-même avez décidé : cela varie d’une famille à l’autre, d’un pays à l’autre. Il n’existe aucune réponse unique, et celui qui en donne une simplifie pour vendre.
Ce que la question marabout et religion recouvre en réalité
Sous cette question, il y a presque toujours une autre question, plus intime : est-ce que j’ai le droit d’aller chercher de l’aide ailleurs quand ce que je fais habituellement n’a rien donné.
Celle-là, personne ne peut y répondre à votre place non plus, mais elle est plus honnête, et elle mérite d’être formulée telle quelle. Beaucoup de gens tournent autour pendant des mois.
Marabout et religion : ce qu’est le vodun
Pour que vous décidiez sur des faits et non sur des images
Pour trancher la question marabout et religion, encore faut-il savoir de quoi l’on parle. Voici donc, simplement, ce qu’est ma tradition.
Quand on parle de marabout et religion, on parle d’abord de ceci : le vodun est la religion traditionnelle du sud du Bénin et d’une partie du Togo et du Nigeria. Elle est reconnue au Bénin, elle a ses temples, ses prêtres, ses fêtes et son calendrier. Le Fâ, que je pratique comme bokonon, en est l’art divinatoire : c’est lui qui permet de savoir ce qui est resté ouvert dans une lignée.
Ce qu’elle est
- Une religion structurée et ancienne, ce qui replace le sujet marabout et religion à sa vraie place. Avec des divinités nommées, une transmission familiale, une initiation longue, et des règles précises sur ce qui se fait et ne se fait pas.
- Une pratique tournée vers la lignée, ce que la question marabout et religion néglige souvent. L’essentiel de ce que je traite concerne les morts, les engagements pris, les paroles données, les bénédictions non demandées. C’est une religion de la continuité entre les vivants et ceux qui sont partis.
- Une tradition qui a ses interdits. Ce que je refuse n’est pas une posture commerciale : c’est ce que ma formation m’interdit. Je ne travaille pas contre une personne, je ne commande aucune volonté, je n’annonce ni décès ni naissance.
- Et une pratique visible. Le temple existe, il se visite, et une équipe de France 24 est venue y filmer en janvier 2026, pour son émission Plan B, sur le rôle du vodun dans la protection de la mangrove.
Ce qu’elle n’est pas
- Ce n’est pas de la sorcellerie, contrairement à ce que le débat marabout et religion laisse croire. Le mot sert surtout à faire peur, et il recouvre dans l’imaginaire européen des choses que ma tradition interdit expressément.
- Ce n’est pas une secte. Il n’y a ni recrutement, ni adhésion, ni rupture demandée avec votre entourage, ni argent versé régulièrement pour rester membre.
- Ce n’est pas un pouvoir sur les autres. Aucune tradition sérieuse ne prétend commander la volonté d’un être humain, et la mienne moins que les autres.
- Et ce n’est pas ce qu’on voit dans les films. Le mot a été déformé par un siècle de cinéma et de romans. Ce que je fais ressemble beaucoup plus à ce que fait n’importe quel officiant d’une religion : je prie, je dépose des offrandes, je verse des libations, je parle aux anciens.
Pourquoi on m’appelle marabout alors que je suis prêtre vodun
Sur marabout et religion, c’est une précision d’honnêteté que je fais partout. Au sens strict, le mot marabout désigne une figure de l’islam ouest-africain, ce que je ne suis pas. Mais c’est le mot qu’emploient les gens qui m’écrivent d’Europe, et je ne vais pas leur reprocher d’employer le mot qu’ils connaissent. Je préfère le préciser moi-même plutôt que de laisser croire autre chose. Le sujet est développé dans le guide sur le prêtre vaudou.
Marabout et religion : ce que je fais
Concrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et voici ce qu’il recouvre chez moi.
Marabout et religion : je prie devant mes divinités, pas devant les vôtres
C’est la précision qui compte le plus pour un croyant. Les prières que je conduis s’adressent aux vodun de ma maison, ceux devant lesquels j’ai été initié. Elles ne s’adressent pas à votre Dieu, elles ne le prennent pas à témoin, et elles ne prétendent pas s’y substituer.
Marabout et religion : je ne vous demande de croire à rien
Vous n’avez aucune profession de foi à faire, aucune formule à répéter, aucun objet à porter. Ce que je vous demande tient en trois choses : votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous. Rien d’autre.
Je vous dis franchement quand je ne peux rien
C’est la partie de mon métier dont je suis le plus fier. Quand l’examen ne montre rien que ma tradition sache traiter, je le dis, et je n’accepte pas votre argent. Cela arrive souvent, et particulièrement quand la difficulté relève d’un médecin, d’un juriste ou d’une décision qui n’appartient qu’à vous.
Et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert
Je procède à l’examen par le Fâ, l’art divinatoire de ma tradition et le cœur de mon métier de bokonon. Il porte sur vous, sur votre lignée et sur les lieux qui vous concernent. Ce qu’il regarde relève de ce que ma tradition sait traiter : un engagement pris et jamais honoré, une parole donnée devant les anciens et jamais reprise, une bénédiction jamais demandée, un mort mal accompagné. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Le travail au temple, étape par étape
Pour qu’un croyant sache exactement ce qui se passe
Voici le déroulement complet, décrit sans mystère, pour quelqu’un qui m’écrit depuis la France, la Belgique, la Suisse ou le Canada.
Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir
Deux choses propres à ce sujet. Vous n’avez aucun geste à poser vous-même, donc rien qui puisse entrer en conflit avec votre pratique. Et je ne demande jamais de complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.
Dites-moi votre situation, et vos réserves
Y compris celles qui touchent à votre foi : je préfère que vous me les disiez. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous demanderai rien tant que je n’aurai pas vu si je peux agir.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Ce que les autres traditions font déjà, et qui ressemble
Une remarque d’observation, sans aucune leçon
Je vais faire ici une remarque qui aide beaucoup de gens à y voir clair sur marabout et religion, et je la fais en observateur, sans prétendre expliquer quoi que ce soit à personne sur sa propre foi.
Presque toutes les traditions que je connais prévoient des gestes qui ressemblent, dans leur fonction, à ceux que je conduis. Demander une bénédiction avant un départ ou une union. Faire dire une prière pour un mort. Se réconcilier avec quelqu’un avant une fête. Reprendre une parole prononcée dans la colère. Confier une intention à quelqu’un dont c’est le rôle.
Ce que je traite, ce sont très souvent ces gestes-là, restés en suspens. Un départ précipité sans bénédiction. Des funérailles suivies au téléphone. Une brouille jamais reprise. Un vœu formulé un jour de peur et jamais honoré.
Ce que j’en conclus, et ce que je n’en conclus pas
- Je n’en conclus pas que les traditions sont interchangeables. Elles ne le sont pas, elles n’ont ni les mêmes divinités, ni les mêmes textes, ni les mêmes exigences. Prétendre le contraire pour vendre est l’un des six abus que je décris plus haut.
- Je n’en conclus pas que votre religion vous autorise à venir. Cette conclusion-là, je la laisse à qui de droit, et je l’ai dit trois fois dans cette page.
- J’en conclus seulement une chose utile. Quand quelqu’un me demande si sa difficulté relève de moi, la réponse dépend souvent d’un geste qui n’a pas été fait, et ce geste existait peut-être aussi dans sa propre tradition. Il vaut donc la peine de commencer par là.
- Et j’y renvoie régulièrement. Il m’est arrivé plus d’une fois de dire à quelqu’un que ce qu’il cherchait chez moi, il l’obtiendrait mieux et plus simplement dans sa propre église ou sa propre mosquée. Ces personnes ne sont pas revenues, et c’est très bien.
Ce que je traite, ce sont des gestes restés en suspens. Il arrive que le geste existe aussi chez vous, et alors c’est chez vous qu’il faut aller.
Trois situations où je refuse malgré une conscience tranquille
Il ne suffit pas que la question marabout et religion soit réglée pour que j’accepte. Trois cas me font refuser même quand la personne est parfaitement en paix avec sa foi.
Quand la difficulté relève d’un médecin. Un corps qui va mal, une douleur, un traitement qui n’agit plus. Cela relève d’un médecin, toujours, et en premier. Je n’établis aucun diagnostic, je ne conseille jamais d’arrêter ni d’espacer un traitement, et je ne donne rien à consommer. Le sujet complet est dans le guide sur la maladie inexpliquée.
Quand la personne veut que j’agisse sur quelqu’un. Un conjoint, une belle-mère, un collègue. Je ne travaille sur personne qui n’a rien demandé, et cette limite ne se négocie pas, quelle que soit la raison invoquée et même quand elle est bonne.
Et quand la personne vient sur l’insistance d’un tiers. Quelqu’un l’a convaincue qu’il fallait agir, et elle écrit sans l’avoir décidé. Cela se repère assez vite aux réponses courtes et à l’absence de questions. Je préfère m’arrêter et le lui dire.
Marabout et religion : quand la famille n’est pas d’accord
Le vrai obstacle, plus souvent que la théologie
Derrière la question marabout et religion, il y a très souvent une personne précise plutôt qu’un texte : un conjoint, une mère, un frère aîné qui désapprouverait. Et c’est un obstacle réel, que je ne vais pas balayer d’une phrase.
- Un désaccord dans le couple sur marabout et religion. C’est le cas le plus fréquent. L’un veut consulter, l’autre s’y oppose au nom de sa foi. Ma position est simple : je ne conduis rien pour quelqu’un dont le conjoint découvrira la démarche après coup. Cela finit toujours mal, et cela ajoute une difficulté à celle qu’on voulait traiter.
- Une famille restée au pays qui, elle, trouverait cela normal. Situation très courante, et exactement inverse. Beaucoup de gens portent une gêne acquise en Europe alors que leurs propres parents ne la comprendraient pas. Il est utile de le savoir avant de se juger soi-même.
- Un enfant ou un adolescent qui découvrirait. Réfléchissez à ce que vous lui diriez. Si vous ne savez pas quoi lui dire, la troisième question de conscience n’est pas réglée.
- Une communauté religieuse serrée, où marabout et religion devient une affaire sociale. Là, le risque n’est pas spirituel, il est social : être vu, être commenté, être mis à l’écart. C’est un risque légitime et il vous appartient de l’évaluer. Je ne le minimise jamais.
- Et une personne qui vous pousse à consulter contre votre gré. Cela arrive aussi. Quelqu’un vous convainc qu’il faut agir, et vous vous retrouvez à m’écrire sans l’avoir vraiment décidé. Je le repère assez vite, et je m’arrête.
Ce que je réponds au conjoint qui s’y oppose
Sur marabout et religion, il m’arrive de recevoir un message du conjoint, en colère, après coup. Je réponds toujours la même chose et cela apaise presque toujours : je lui explique exactement ce qui a été fait, ce qui n’a pas été fait, et qu’aucun engagement n’a été pris au nom de personne. Le plus souvent, la colère venait de ce qu’il imaginait, et non de ce qui s’est réellement passé.
C’est aussi pour cette raison que je décris tout par écrit. Un travail qu’on peut expliquer calmement à quelqu’un qui s’y oppose est un travail qui n’a rien à cacher.
Marabout et religion : ce que l’examen révèle
Six choses que le Fâ met au jour chez les croyants qui m’écrivent
- Une bénédiction jamais demandée, souvent au croisement de marabout et religion. C’est le premier, et de très loin, chez les personnes parties vivre en Europe. Avant un départ, une union, une installation. Beaucoup découvrent à cette occasion que leur propre religion prévoyait un geste équivalent qu’ils n’ont pas fait non plus.
- Un mort mal accompagné. Des funérailles suivies au téléphone, des rites impossibles à faire à distance, une part de cérémonie sautée. Cela concerne toutes les traditions, y compris celles qui n’ont rien à voir avec la mienne.
- Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé un jour de peur, parfois adressé à Dieu et non à mes vodun. Je le dis quand cela apparaît : ce vœu-là, c’est à vous de le régler dans votre propre tradition, pas à moi.
- Une parole donnée devant les anciens et jamais reprise. Une brouille scellée par des mots durs, une rupture prononcée devant témoins. Dans ma tradition, une parole prononcée ne s’annule pas toute seule.
- Une culpabilité qui empêche tout, née de la question marabout et religion mal réglée. Ce n’est pas un signe du Fâ, et je le note parce que je le vois chaque semaine. Quelqu’un qui vient en se sentant coupable ne raconte pas sa situation correctement, et l’examen s’en ressent.
- Et souvent, rien que je puisse traiter. Une vie difficile, une attente longue, une décision à prendre. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.
Les questions que je pose et que personne ne pose
Qu’avez-vous déjà demandé dans votre propre religion. Qui, dans votre famille, priait pour vous. Êtes-vous parti fâché, ou en silence. Avez-vous pu accompagner vos morts. Y a-t-il eu une bénédiction avant votre départ.
Et celle que personne ne pose jamais : « est-ce que vous vous en voudriez d’être venu me voir ? »
Quand la réponse est oui, même à moitié, je m’arrête là. Cela n’a rien de généreux : quelqu’un qui s’en veut ne sera bien dans aucun cas de figure, et je n’ai aucun intérêt à conduire un travail pour une personne qui le regrettera quoi qu’il arrive.
Marabout et religion : les six abus commis au nom de la foi
Ce que je vois arriver, et qui n’a rien à voir avec la foi
La question marabout et religion a une face sombre, et je préfère la nommer plutôt que de faire semblant qu’elle n’existe pas. Voici six abus dont mes consultants me parlent régulièrement.
- Se présenter comme un homme de Dieu pour rassurer, l’abus numéro un sur marabout et religion. Certains praticiens empruntent le vocabulaire d’une religion qu’ils ne pratiquent pas, parce que cela lève les défenses. Demandez toujours ce qui est réellement pratiqué, et où.
- Attribuer votre difficulté à votre foi ou à votre communauté. Votre église, votre pasteur, un frère de votre communauté. Cette explication sur mesure sert à vous isoler et à créer une dépendance.
- Exiger de détruire un objet religieux. Une croix, un chapelet, un livre. Aucune raison ne le justifie, et cette demande vise votre attachement.
- Mélanger les traditions pour impressionner. Des versets, des saints, des divinités et des symboles de trois religions différentes dans le même message. Ce n’est pas de l’ouverture : c’est un décor.
- Demander une offrande présentée comme une aumône. Le mot change, la mécanique reste la même : un premier versement, puis un complément. Le sujet est traité dans le guide sur le paiement après résultat.
- Et faire peur avec l’au-delà. Vous annoncer un châtiment, une malédiction sur vos enfants, une âme en danger. C’est la manipulation la plus grave de toutes, parce qu’elle vise ce qu’une personne a de plus intime. Je ne confirme jamais une malédiction, et j’explique pourquoi dans le guide sur la malédiction familiale.
Marabout et religion : les dix questions à poser
Avant d’écrire, quelle que soit votre foi
Posez-les à n’importe quel praticien, et posez-les-moi aussi. Elles règlent la question marabout et religion mieux que n’importe quelle discussion générale.
- Que pratiquez-vous exactement, et où ? La première question à poser sur marabout et religion.
- Votre tradition a-t-elle un nom et un lieu ? Une tradition nommée, un lieu situé. Le flou est le premier signal.
- Devrai-je croire à quelque chose ? La bonne réponse est non.
- Devrai-je renoncer à quelque chose ? La bonne réponse est non, et elle doit être immédiate.
- Devrai-je poser un geste moi-même ? Chez moi, non. Ailleurs, faites préciser lequel avant d’accepter.
- Y a-t-il une initiation ou une adhésion ? Si oui, vous n’êtes plus dans une consultation.
- Puis-je continuer à pratiquer ma religion ? Toute hésitation sur cette réponse doit vous faire partir.
- Puis-je en parler à un proche ? Le secret imposé est le signal le plus grave après la demande de recharge prépayée.
- Ma difficulté a-t-elle un rapport avec ma foi ? La bonne réponse est non. Celui qui dit oui construit une histoire.
- Que se passe-t-il si je renonce à consulter ? Rien. Toute évocation d’un danger est une menace déguisée.
- Et qu’est-ce que vous ne savez pas faire ? Un praticien réel répond immédiatement, parce qu’il rencontre ses limites chaque semaine.
Au temple de Sakété, les prières s’adressent aux vodun de ma maison. Elles ne s’adressent pas à votre Dieu et ne prétendent pas s’y substituer.
Ce que je propose selon votre situation
Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Vous êtes croyant et la question marabout et religion vous retient
Ce que je fais : je vous donne les trois questions et je vous demande de les régler avant de m’écrire à nouveau. Je n’engage rien tant que ce n’est pas fait, et je n’accepte aucun argent dans l’intervalle.
Vous avez demandé conseil dans votre tradition et on vous l’a déconseillé
Ce que je fais : je vous dis de suivre ce conseil. Je ne cherche pas à le contredire, je ne vous propose pas d’arrangement, et je ne vous reproche rien. Vous avez posé la question à quelqu’un de qualifié, et il vous a répondu.
On vous a demandé de renoncer à quelque chose de religieux
Ce que je fais : je vous dis d’arrêter immédiatement avec cette personne, quelle que soit la somme déjà versée. Puis nous regardons les recours si vous avez payé, et je n’accepte pas votre argent tant que nous n’avons pas fait cela.
Marabout et religion ne vous pose aucun problème et vous voulez avancer
Ce que je fais : nous regardons votre situation, simplement, comme avec n’importe qui. La question ne se posera plus et je n’y reviendrai pas.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Une dernière chose, pour celle ou celui qui s’excuse en m’écrivant
Sur marabout et religion, vous n’avez pas à vous excuser auprès de moi. Vous n’avez pas non plus à me convaincre que vous êtes quelqu’un de bien parce que vous priez. Je ne juge personne sur sa foi, et je n’ai aucun avis à donner sur la vôtre.
Réglez les trois questions avec vous-même, honnêtement, et à personne d’autre. Si elles sont claires, écrivez-moi et nous regarderons votre situation : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si je ne peux rien. Si l’une des trois reste trouble, restez chez vous, et sachez que je respecte cette décision davantage que l’autre.
Mon engagement
Ce que je fais : je vous dis exactement ce que je pratique, où, et devant quelles divinités. Je vous laisse décider seul de ce que votre foi autorise. Je vous écoute gratuitement, aussi longtemps qu’il le faut. J’examine par le Fâ sans rien demander. Et quand je peux agir, j’annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer.
Mes règles : je ne demande à personne de se convertir, de renier, ou de cesser de pratiquer. Je ne demande aucune initiation ni aucune adhésion. Je ne dis jamais qu’une difficulté vient de votre religion ou de votre communauté. Je ne fais jamais peur avec l’au-delà. Je ne demande jamais le secret. Je ne désigne aucun coupable. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un qui vient en se sentant coupable.
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentes
Les réponses courtes, sans détour
Peut-on consulter un marabout quand on est croyant ?
La question marabout et religion se tranche dans votre tradition, pas chez moi. Posez la question à quelqu’un de qualifié dans votre religion, et écoutez la réponse même si elle ne vous plaît pas.
Devrai-je renoncer à ma religion ?
Non, jamais : marabout et religion ne se mélangent pas chez moi. Aucune conversion, aucune adhésion, aucune initiation, et rien à cesser de pratiquer.
Devrai-je croire au vodun pour que cela serve ?
Non. Je ne vous demande aucune profession de foi. Votre nom, votre date de naissance et votre photographie suffisent.
Devrai-je poser un geste moi-même ?
Non, les gestes se posent au temple. Rien à réciter, rien à porter, rien qui puisse entrer en conflit avec votre pratique.
Vos prières s’adressent-elles à mon Dieu ?
Non : sur marabout et religion, mes prières s’adressent aux vodun de ma maison. Elles ne le prennent pas à témoin et ne prétendent pas s’y substituer.
Un praticien peut-il dire que mon problème vient de ma foi ?
Jamais. Mêler marabout et religion pour expliquer votre difficulté est une manipulation. Cette explication sur mesure sert à vous isoler de votre communauté. Partez.
Et si je m’en veux d’être venu ?
Alors ne venez pas, et je vous le dirai moi-même. Je n’accepte pas l’argent de quelqu’un qui consulte contre sa propre conscience.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.
Réglez les trois questions, puis écrivez-moi
Sur marabout et religion, si l’une d’elles reste trouble, dites-le-moi : je préfère l’entendre. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne vous demanderai rien tant que je n’aurai pas vu si je peux agir.
Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété
Pour aller plus loin
Prêtre vaudou : ce que recouvre le mot Choisir son marabout : la même lettre à deux Marabout qui travaille bien : les six marques Contacter un marabout : quel problème lui apporter Numéro de marabout : ce qu’il prouve et ce qu’il ne prouve pas Marabout gratuit : ce qui l’est vraiment Consultation du Fâ : ce que fait un bokonon Tous les guides






