Marabout pour la famille : les six déchirures, par Maître Luc.

Guide de référence · lecture libre

Marabout pour la famille : les six déchirures, et celle qu’on fabrique

Dans la moitié des cas qui m’arrivent, quelqu’un a déjà été accusé. C’est l’accusation qui a fait le dégât.

30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit

Votre famille se déchire, et vous cherchez qui peut aider. Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Je ne désigne jamais personne, et c’est sur ce terrain que ce refus compte le plus. Chercher un marabout pour la famille recouvre six situations très différentes. Dans la moitié de celles qui m’arrivent, un nom a déjà été prononcé par quelqu’un, et c’est ce nom qui a déchiré la famille bien plus que ce dont il était accusé.

Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 6 DÉCHIRURES · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 30 MIN

Marabout pour la famille : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, ne désigne jamais personne

Qui vous répondra

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin

Il ne désigne jamais personneJamais un nom, jamais une description, jamais une allusion
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026
Aucun travail sur un membre de la familleNi un aîné, ni une belle-mère, ni un enfant
Il refuse toute demande visant un enfantSous quelque forme que ce soit

Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Écrire à Maître Luc

En résumé

Six déchirures reviennent : l’héritage, une accusation, la distance, un enfant qui s’éloigne, une union refusée, un mort mal accompagné.

La deuxième n’est pas une déchirure comme les autres : elle est fabriquée, souvent par un praticien payé pour donner un nom. Un marabout pour la famille qui désigne quelqu’un ne répare rien : il crée la blessure.

Ce que ma tradition regarde concerne les paroles restées ouvertes entre les vivants et ceux qui précèdent. L’examen est gratuit.

Si un enfant est accusé, cela passe avant tout

Aucun enfant n’est responsable des malheurs d’une famille. Un enfant accusé de sorcellerie est un enfant en danger : il est isolé, parfois privé de nourriture, parfois chassé. Cela arrive dans des familles ordinaires, ici comme au pays.

En France, le 119 répond gratuitement, jour et nuit, et l’appel n’apparaît pas sur les factures. Il n’est pas réservé aux victimes : toute personne inquiète pour un enfant peut appeler.

Pourquoi ce terrain fait le plus de dégâts

Six raisons, et elles tiennent à une chose : vous resterez

De tous les sujets que je traite, chercher un marabout pour la famille est celui où une mauvaise consultation coûte le plus longtemps.

  • Parce que vous ne partirez pas. Un conjoint se quitte, un commerce se ferme. Une famille, non. Vous verrez ces gens aux enterrements pendant trente ans.
  • Parce qu’un nom circule vite. Une accusation traverse deux pays et trois générations en quelques jours, par téléphone, et personne ne la démentira jamais.
  • Parce que la personne visée est toujours faible. Une veuve, une belle-mère âgée, une coépouse, un orphelin. Un marabout pour la famille ne désigne jamais le frère qui a de l’argent.
  • Parce que les enfants héritent de la division. Ils grandissent en connaissant une moitié de famille, sans savoir pourquoi l’autre est écartée.
  • Parce que le vrai motif reste intact. Pendant qu’on accuse quelqu’un, le partage n’est pas fait, le deuil n’est pas réglé, la parole n’est pas reprise.
  • Et parce que plusieurs membres consultent. C’est le point que je vois le plus : deux frères vont voir deux praticiens différents, chacun ressort avec un nom, et ce sont deux noms opposés.

Ce que je conseille avant d’écrire à quiconque

Une chose, et elle vous protégera partout : ne prononcez aucun nom dans votre premier message.

Décrivez ce qui se passe, pas qui vous soupçonnez. Si le praticien vous donne quand même un nom, il l’a inventé. Et si vous en avez donné un, relisez son message : vous y retrouverez le vôtre.

Marabout pour la famille : les six déchirures

Cinq arrivent, la sixième se fabrique

On cherche un marabout pour la famille pour six raisons. Situez la vôtre. La deuxième ligne est encadrée en rouge parce qu’elle ne fonctionne pas comme les autres.

LES SIX DÉCHIRURES CE QUI DÉCHIRE CE QUI SE RÉPARE MA PART 1 · L’HÉRITAGE un notaire, un partage écrit après le droit 2 · UNE ACCUSATION la retirer, devant les mêmes témoins JE N’EN CRÉE PAS 3 · LA DISTANCE dire ce qui est tenable, une fois parfois 4 · UN ENFANT QUI S’ÉLOIGNE écouter avant d’expliquer JAMAIS SUR LUI 5 · UNE UNION REFUSÉE reprendre la parole prononcée oui 6 · UN MORT MAL ACCOMPAGNÉ ce que la tradition prévoit oui CINQ DÉCHIRURES ARRIVENT. LA DEUXIÈME EST FABRIQUÉE PAR QUELQU’UN.

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Regardez la deuxième ligne. Les cinq autres viennent de la vie : un décès, une distance, un désaccord. Celle-là vient d’une phrase prononcée par quelqu’un qui a été payé pour la prononcer.

Ce qui répare une famille, réellement

Six choses, et aucune ne se facture

Voici ce que rapportent les familles qui se sont remises. Ce ne sont pas mes idées : ce sont leurs récits, entendus sur trente ans.

  • Quelqu’un fait le premier geste, sans marabout pour la famille. Un seul, sans condition, sans exiger d’excuses. C’est ce qui revient dans tous les récits, et c’est presque toujours quelqu’un qui n’était pas au centre du conflit.
  • Un événement force la rencontre, jamais un marabout pour la famille. Un enterrement, une naissance, une maladie. Beaucoup de familles se reparlent parce qu’elles se sont retrouvées dans la même pièce sans l’avoir décidé.
  • On écrit ce qui doit l’être. Le partage, les parts, les dettes. Un document ordinaire ferme des disputes de vingt ans.
  • Une parole est retirée devant les mêmes témoins : le seul geste qu’un marabout pour la famille peut conduire ici. C’est ce que ma tradition prévoit et que je peux conduire, quand une accusation a été portée publiquement.
  • La génération suivante ne reprend pas le conflit, sans qu’aucun marabout pour la famille soit intervenu. Des cousins se retrouvent alors que leurs parents ne se parlent pas. C’est fréquent, et c’est ce qui sauve le plus de familles.
  • Et l’on accepte de ne pas avoir raison publiquement, ce qu’aucun marabout pour la famille ne demande jamais. C’est le prix, et c’est pourquoi beaucoup de familles ne se réparent jamais : chacun veut la paix, et chacun veut avoir eu raison.

La question que je pose à ceux qui veulent réparer

« Est-ce que vous voulez la vérité, ou la paix ? »

Ce ne sont pas la même demande, et il faut choisir. Un marabout pour la famille qui promet les deux vend quelque chose qui n’existe pas.

Quand la famille est sur deux continents

Six situations propres à ceux qui m’écrivent

La quasi-totalité des demandes de marabout pour la famille qui m’arrivent viennent de personnes dont la famille est répartie entre l’Europe et l’Afrique. C’est un terrain qui a ses règles.

  • Les décisions se prennent sans vous, et l’on vous propose ensuite un marabout pour la famille. Un partage, des funérailles, une vente. Le temps que vous soyez informé, c’est fait. Et l’on vous reproche ensuite de n’avoir rien dit.
  • Vous ne pouvez pas vérifier. Ce qu’on vous raconte du pays est invérifiable depuis ici. Vous dépendez entièrement de ceux qui vous parlent, et ils ont leurs intérêts.
  • L’argent envoyé crée des attentes durables. Ce que vous avez fait une fois devient une norme, et l’arrêter est vécu comme un retrait.
  • Un marabout pour la famille est recommandé de là-bas. C’est le canal principal : quelqu’un connaît quelqu’un, et cette recommandation désarme toute méfiance parce qu’elle vient de la famille.
  • Les paiements à un marabout pour la famille partent sans trace. Envoyés au pays, à un intermédiaire, sans reçu ni recours. C’est la configuration où l’on récupère le moins.
  • Et vous ne saurez jamais tout, quel que soit le marabout pour la famille consulté. C’est ce qu’il faut accepter en premier : à cette distance, il y aura toujours une version que vous n’entendrez pas.

Ce que je conseille dans ce cas

Parlez à quelqu’un de la génération d’avant, directement. Un oncle, une tante, quelqu’un qui était présent aux événements dont personne ne parle.

Ces conversations se perdent quand personne ne les engage, et elles contiennent presque toujours le motif que je finis par trouver. Elles ne coûtent rien et elles valent mieux qu’un marabout pour la famille recommandé par téléphone.

Marabout pour la famille : l’héritage et le partage

Première déchirure, et la plus fréquente de toutes

Un père meurt, une maison reste, des enfants ne s’entendent pas. C’est la situation qui m’amène le plus de monde sur ce terrain, et elle a presque toujours la même forme.

  • Rien n’avait été écrit, et aucun marabout pour la famille n’y remédie. C’est le point de départ dans la quasi-totalité des cas. Chacun se souvient d’une promesse faite oralement, et chacun se souvient d’une promesse différente.
  • Un bien se trouve au pays, hors de portée de tout marabout pour la famille. Une parcelle, une maison en construction, un terrain. Le droit y est différent, les papiers sont incomplets, et personne sur place ne peut trancher.
  • Celui qui a envoyé l’argent réclame davantage. Et celui qui est resté rappelle qu’il a soigné, veillé, entretenu. Les deux ont raison depuis leur position, et aucun ne convaincra l’autre.
  • Le conflit se transmet aux enfants. C’est ce qui me frappe le plus après trente ans : des cousins qui ne se parlent pas à cause d’un partage qu’ils n’ont pas vécu.

Le bien construit au pays

Un cas mérite d’être traité à part, parce qu’il produit les conflits les plus longs que je connaisse.

Quelqu’un part en Europe, envoie de l’argent pendant quinze ans, et une maison sort de terre au pays. Elle est construite sur un terrain qui appartient à la famille, surveillée par un frère, et aucun papier ne dit à qui elle est.

Chacun a une lecture, et les deux sont défendables. Celui qui a payé pense avoir acheté. Celui qui est resté pense avoir gardé un bien familial, sur une terre familiale, qu’il a entretenu pendant quinze ans.

Un marabout pour la famille à qui l’on apporte ce dossier désignera l’un des deux. Cela ne réglera rien et cela coupera une fratrie définitivement.

Ce qui règle : un acte, établi sur place, selon le droit local. C’est long, cela demande de retourner au pays, et c’est la seule chose qui referme. Faites-le du vivant de vos parents si vous le pouvez : après, ce sera dix fois plus difficile.

Ce qui répare, et ce n’est pas moi

Un acte écrit. Un notaire en France, ou un acte établi au pays selon le droit local. C’est ingrat, cela coûte moins cher que ce que vous verseriez à un praticien, et c’est la seule chose qui referme définitivement.

Ce que je peux regarder vient après : les paroles prononcées au moment du décès, et ce qui a été promis au défunt et jamais tenu.

Cinq déchirures arrivent d’elles-mêmes. La deuxième est fabriquée par quelqu’un qui a été payé pour la fabriquer.

Marabout pour la famille : l’accusation et ce qu’elle détruit

Deuxième déchirure, et la seule qui n’existait pas avant

Voici le cœur de ce guide. Quelqu’un a consulté, on lui a donné un nom, et ce nom appartient à la famille.

  • Le nom donné par un marabout pour la famille est presque toujours prévisible. Une veuve, une belle-mère, une coépouse, une tante âgée, la femme d’un frère. Ce sont les personnes dont on parle déjà, et un praticien n’a qu’à écouter pour trouver laquelle.
  • La personne accusée par un marabout pour la famille ne peut pas se défendre. Comment prouver qu’on n’a rien fait d’invisible. C’est ce qui rend cette accusation si redoutable : elle est irréfutable par construction.
  • L’accusation circule immédiatement. En quelques jours, elle traverse deux pays et trois générations. Et elle ne revient jamais en arrière.
  • L’accusation explique tout rétrospectivement. Une fois le nom prononcé, chaque malheur passé s’y rattache. Des événements vieux de vingt ans se réorganisent autour de cette personne.
  • Et elle isole quelqu’un de vieux. Dans les cas que je vois, la personne accusée est souvent âgée, souvent une femme, souvent seule. On cesse de l’inviter, on éloigne les enfants, on ne la salue plus.

Ce qui se passe quand deux membres consultent

Voici la situation la plus révélatrice de ce terrain, et je la vois plusieurs fois par an.

Deux frères, ou deux sœurs, en désaccord. Chacun va voir un praticien différent, sans le dire à l’autre. Chacun ressort avec un nom, et ce sont deux noms opposés : chacun a été désigné par le praticien de l’autre.

Cela ne prouve rien de mystérieux. Cela montre simplement comment un nom est produit : en écoutant qui parle et de qui il se plaint.

Quand cette situation m’est rapportée, je conseille une chose : que les deux se disent ce qu’on leur a dit. C’est difficile et cela met fin à l’histoire en une conversation, parce que les deux comprennent d’un coup ce qui s’est passé.

Ce que je fais quand on m’apporte un nom

Je ne le confirme pas, je ne le nie pas, et je ne le prononce jamais. Je demande qui l’a donné, quand, et ce qui a été proposé ensuite.

La réponse est presque toujours la même : un praticien, contre paiement, suivi d’une proposition de travail contre cette personne. C’est le commerce le plus destructeur de ce métier, et j’y consacre un guide entier.

Comment une accusation se retire

C’est possible et c’est difficile. Elle se retire devant les mêmes personnes qui l’ont entendue, par celui qui l’a portée, avec les mots qu’il faut. Ce n’est pas un rite : c’est une parole publique.

Ma tradition prévoit ce geste, parce qu’elle sait qu’une parole prononcée devant les anciens ne s’annule pas toute seule. C’est même l’une des rares choses que je puisse conduire sur ce terrain.

Marabout pour la famille : la distance avec le pays

Troisième déchirure, et celle dont mes correspondants souffrent le plus

Vous vivez en Europe, votre famille est au pays, et quelque chose s’est abîmé entre vous sans qu’on sache dire quoi.

  • Les demandes ne s’arrêtent jamais, et aucun marabout pour la famille n’y change rien. Une facture d’hôpital, des frais de scolarité, une toiture, un enterrement. Chacune est légitime, et leur somme est intenable.
  • Refuser une fois suffit à être jugé, et l’on cherche alors un marabout pour la famille. Le reproche arrive vite : tu as changé, tu nous as oubliés. Beaucoup de gens finissent par emprunter plutôt que d’affronter cette phrase.
  • Personne au pays ne sait ce que vous vivez ici, et l’on vous conseille un marabout pour la famille. Le loyer, les charges, la difficulté à trouver un logement. Vu du pays, l’Europe est un endroit où l’argent existe.
  • Et l’on cesse d’appeler pour éviter la demande. C’est le mécanisme central : on espace les appels, ce qui est lu comme un abandon, ce qui renforce les reproches.

La phrase qui remplace le refus

Beaucoup de gens me disent qu’ils ne savent pas comment refuser sans blesser. Voici ce que rapportent ceux qui y sont arrivés.

Ne dites pas non. Dites ce que vous pouvez, et à quelle fréquence. « Je peux envoyer tel montant chaque mois, et je ne pourrai rien en plus cette année. » Un chiffre et une période, sans excuse et sans justification.

Ce qui blesse n’est pas le montant : c’est le silence, ou la promesse tenue à moitié. Une limite dite clairement une fois vaut mieux que dix refus improvisés.

Et cela retire au passage l’argument le plus employé pour vous pousser vers un marabout pour la famille : celui qui dit que si vous ne pouvez plus aider, c’est que quelque chose bloque votre argent.

Ce que je conseille, et cela ne coûte rien

Une conversation, une seule, où vous dites ce qui est tenable. Un montant, une fréquence, et ce que vous ne pourrez pas faire. Pas des excuses : des chiffres.

Ceux qui le font me disent tous la même chose : la conversation est difficile pendant vingt minutes, et elle règle des années. J’y consacre un guide entier.

Marabout pour la famille : un enfant qui s’éloigne

Quatrième déchirure, et celle où je refuse le plus fermement

Un fils qui ne rappelle plus, une fille qui a coupé, un adolescent qui se ferme. C’est la demande la plus douloureuse qui m’arrive.

  • Un adolescent qui se ferme fait son travail d’adolescent : ce n’est pas l’affaire d’un marabout pour la famille. C’est le premier point que je pose, et il soulage beaucoup de parents. Le changement est attendu, il est même nécessaire, et il n’annonce rien.
  • Un adulte qui coupe a presque toujours une raison qu’il a dite. Une fois, souvent mal, souvent il y a longtemps. La question à se poser est ce qu’il a dit, pas ce qui l’a envoûté.
  • La distance de génération n’est pas un rejet. Un enfant né en Europe ne vit pas ce que ses parents ont vécu, et il le dit maladroitement. Ce n’est pas un abandon de la famille.
  • Et un enfant qui va mal se voit. Sommeil, école, isolement, humeur. Cela se traite, et cela relève d’un médecin ou d’un psychologue, pas de moi.

Mon refus, sur ce point précis

Je ne conduis rien concernant un enfant, quel que soit son âge, et rien pour qu’il revienne. Il n’a rien demandé, et un rapprochement obtenu ne serait pas un rapprochement.

Ce que je peux faire est ailleurs : regarder ce qui est resté ouvert dans la lignée, et vous écouter. C’est peu, et je préfère cela à prendre votre argent pour un enfant.

Marabout pour la famille : une union refusée

Cinquième déchirure, et celle où ma part est la plus claire

Un mariage s’est fait malgré l’opposition d’un côté, ou il ne s’est jamais fait à cause d’elle. Dans les deux cas, quelque chose reste ouvert.

  • Le refus d’une union est rarement personnel, et il ne demande aucun marabout pour la famille. Il porte sur une origine, une religion, une famille jugée trop pauvre ou trop lointaine. Cela ne le rend pas moins dur à vivre pour ceux qui le subissent.
  • Une union faite malgré tout laisse une parole en suspens : le vrai terrain d’un marabout pour la famille. Ce qui a été dit ce jour-là, souvent dans la colère, n’a jamais été retiré. C’est cette parole qui pèse, pas l’opposition elle-même.
  • Les enfants héritent de la division, longtemps après le marabout pour la famille. Ils connaissent une grand-mère et pas l’autre, une moitié de famille et pas l’autre. C’est la conséquence la plus durable et la moins réversible.
  • Et les deux familles s’installent dans le silence, sans qu’aucun marabout pour la famille n’ait été consulté. Chacune attend que l’autre fasse le premier geste, et personne ne le fait pendant vingt ans.

Ce que ma tradition prévoit ici

C’est le motif que je traite le plus souvent, et c’est celui où ma part est la plus nette. Une parole prononcée devant les anciens se reprend devant eux ou devant leurs descendants.

Cela ne réconcilie personne, et je le dis avant : cela retire ce qui empêche. Les gens font ensuite ce qu’ils veulent, et beaucoup ne font rien. J’en parle dans le guide sur les quatre accords.

Marabout pour la famille : un mort mal accompagné

Sixième déchirure, et personne ne fait le lien

C’est le motif le plus fréquent que trouve mon examen, et c’est celui auquel personne ne pense en m’écrivant.

  • Un décès survenu loin : motif réel d’un marabout pour la famille. Vous n’avez pas pu partir, ou pas à temps. Les funérailles se sont tenues sans vous, et vous n’avez jamais rattrapé ce qui n’a pas été fait.
  • Des funérailles écourtées faute de moyens. C’est fréquent et cela laisse une dette morale considérable, souvent portée par un seul membre de la famille.
  • Un désaccord au moment du deuil. Sur le lieu, sur le rite, sur qui paie quoi. Ces disputes-là sont les plus durables de toutes, parce qu’elles s’ajoutent au chagrin.
  • Celui dont vous portez le nom. C’est un point propre à ma tradition : porter un nom crée un lien, et ce lien demande quelque chose.

Pourquoi cela se voit dans une famille

Parce que ce qui n’a pas été fait pour un mort reste entre les vivants. Une famille qui ne s’est pas mise d’accord sur un enterrement ne se remet pas d’accord sur autre chose ensuite, et le vrai sujet n’est jamais nommé.

C’est ce que je regarde en premier quand une famille se déchire sans motif apparent. Le sujet est développé dans le guide sur les cinq dettes.

Marabout pour la famille : quand un enfant est accusé

Six choses, et c’est la partie la plus grave de ce guide

Il faut traiter cela séparément, parce que cela arrive, parce que personne n’en parle, et parce que les conséquences sont d’un autre ordre.

  • Aucun enfant n’est responsable des malheurs d’une famille. C’est la seule affirmation absolue de tout ce site, et elle ne souffre aucune exception, aucune nuance, aucun cas particulier.
  • L’enfant désigné par un marabout pour la famille est toujours le plus fragile. Celui qui est né après un deuil, celui qui est malade, celui qui a un handicap, celui qui est orphelin, celui qui a été confié. Ce n’est jamais un hasard.
  • L’accusation d’un marabout pour la famille suffit à faire le mal. Un enfant qu’on regarde autrement, qu’on n’embrasse plus, qu’on éloigne des autres, l’apprend en quelques jours. Il grandira avec cela, qu’on le lui ait dit ou non.
  • Certains enfants sont privés de nourriture, isolés, ou chassés après un marabout pour la famille. Cela existe, ici comme au pays, dans des familles ordinaires qui pensent bien faire.
  • Rien de ce qui vient d’un marabout pour la famille ne doit toucher un enfant. Aucun objet à porter, aucun liquide, aucune poudre, rien à boire, rien à appliquer, aucun jeûne. Cette règle est absolue.
  • Et un marabout pour la famille qui accuse un enfant commet une faute grave. Ce n’est pas une erreur de jugement : c’est le geste le plus destructeur que ce métier permette.

Ce qu’il faut faire, et c’est urgent

Le 119 répond gratuitement, jour et nuit, et l’appel n’apparaît pas sur les factures. Il n’est pas réservé aux victimes : toute personne inquiète pour un enfant peut appeler, y compris un membre de la famille, y compris de manière anonyme.

Vous pouvez aussi en parler au médecin de l’enfant, à un enseignant, ou à l’infirmière scolaire. Ces personnes savent quoi faire et elles y sont tenues.

Ce que je réponds à une famille qui m’écrit cela

Je refuse, immédiatement et sans discussion, et je donne ce numéro. C’est le seul cas où je ne propose aucune conversation et aucun examen.

Et si l’accusation vient d’un praticien qui vous a fait payer, sachez que ce qu’il a fait est grave et qu’il le sait.

Marabout pour la famille : pourquoi je ne donne aucun nom

Six raisons, et je les donne au premier message

C’est la demande la plus fréquente adressée à un marabout pour la famille : dites-moi qui.

  • Parce qu’aucun marabout pour la famille ne peut lire les intentions d’une personne. Le Fâ regarde ce qui est resté ouvert dans une lignée, pas les intentions d’une personne. C’est ce que je sais faire et ce que je ne sais pas.
  • Parce que le nom serait le vôtre. Un praticien qui donne un nom reprend celui dont vous avez déjà parlé. Relisez votre premier message : il y figure.
  • Parce qu’un nom donné par un marabout pour la famille ne se retire pas. Une accusation portée dans une famille traverse deux pays et trois générations en quelques jours, et elle ne revient jamais.
  • Parce que vous continuerez à voir cette personne. Aux enterrements, aux mariages, aux fêtes. Pendant trente ans.
  • Parce que cela ouvre deux ventes pour le marabout pour la famille. Un nom, puis un travail contre la personne, puis une protection. C’est le montage le plus rentable de ce métier.
  • Et parce que je me tromperais. C’est la raison la plus simple : je ne peux pas savoir, et personne ne peut. Prétendre le contraire serait mentir sur une chose qui abîme des vies.

Ce que je demande à la place

Quand la déchirure a commencé, et ce qui s’est passé cette année-là. Un décès, un partage, une union, un départ. Il y a presque toujours un événement datable, et il explique davantage qu’un nom.

Marabout pour la famille : ce que le Fâ regarde

Quatre motifs, et aucun ne désigne personne

Voici la part honnête de mon travail sur ce terrain, et c’est celui où elle est la plus large.

  • Une parole prononcée devant les anciens et jamais reprise : le vrai motif d’un marabout pour la famille. C’est le motif principal des déchirures de famille, et il se traite. Une opposition à une union, une colère lors d’un partage, une menace au moment d’un deuil.
  • Un mort mal accompagné, motif que trouve souvent un marabout pour la famille. Notamment celui dont vous portez le nom, ou celui dont les funérailles ont divisé la famille.
  • Un engagement pris au départ du pays, motif fréquent d’un marabout pour la famille. Une promesse à ceux qui restaient, sincère et jamais tenue depuis.
  • Une bénédiction jamais demandée avant une union ou une naissance. Avant une union, une installation, l’arrivée d’un enfant.

Ce que traiter cela produit, et ce que cela ne produit pas

Cela ne réconcilie personne et ne fait revenir personne. Cela retire ce qui empêche, et les vivants font ensuite ce qu’ils veulent.

Je le dis avant l’examen, pendant, et après. Beaucoup de gens espèrent davantage, et ceux-là s’arrêtent là.

Ce que je fais et ce que je refuse

Concrètement, et à ma place

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et je précise à chaque fois qu’un marabout est au sens strict une figure de l’islam ouest-africain, ce que je ne suis pas.

Marabout pour la famille : je ne désigne jamais personne

Jamais un nom, jamais une description, jamais une allusion permettant de reconnaître quelqu’un. C’est le refus le plus constant de ma pratique.

Je ne conduis rien contre un membre de votre famille

Ni un aîné, ni une belle-mère, ni un frère, ni une coépouse. Et rien concernant un enfant, sous aucune forme.

Je demande quand la déchirure a commencé

Et ce qui s’est passé cette année-là. C’est gratuit, et cela ouvre une conversation utile là où un nom n’ouvre qu’une plaie.

Et j’oriente quand cela dépasse mon métier

Un notaire pour un partage, un médiateur familial pour un conflit, le 119 quand un enfant est en jeu. Ces recours existent, ils sont souvent gratuits, et ils font ce que je ne peux pas faire.

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Le travail au temple, étape par étape

Avec l’étape que ce terrain ajoute

Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir

I Je vous demande quand la déchirure a commencé Et ce qui s’est passé cette année-là. C’est l’étape propre à ce terrain, et elle est gratuite.
II Je vous dis d’emblée que je ne désignerai personne Si vous cherchez un nom, vous perdrez votre temps avec moi.
III Je vous demande si un nom a déjà été donné Par qui, quand, et ce qui a été proposé ensuite. C’est souvent là que se trouve la vraie blessure.
IV Je vérifie qu’aucun enfant n’est en cause Si un enfant est accusé, je m’arrête là et je donne le 119.
V Je rassemble ce qu’il faut, sur vous seul Votre nom, votre date de naissance et une photographie ordinaire de vous. Elle reste au temple. Rien sur les autres membres de la famille.
VI J’examine par le Fâ, gratuitement Au temple, avec l’opèlè. Soit une parole est restée ouverte, soit rien, et vous l’apprenez en même temps que moi.
VII J’annonce les gestes et le montant, ensemble et par écrit Une seule fois, avant de commencer, et il ne bouge plus. Vous restez libre de dire non à cet instant.
VIII Je conduis le travail et je vous rends compte Quels gestes, quel jour, pour qui. Sans aucune annonce de résultat et sans aucune date.

Deux choses propres à ce sujet. Rien de ce que je conduis ne vise un membre de votre famille. Et je ne demande aucun complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.

Dites-moi quand cela a commencé

Et ce qui s’est passé cette année-là. Cette conversation est gratuite, et je ne prononcerai le nom de personne.

Écrire à Maître Luc

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Marabout pour la famille : les dix questions

Avant de chercher un marabout pour la famille

  • Quand la déchirure a-t-elle commencé ? À déterminer avant tout marabout pour la famille.
  • Qui m’a conseillé cette démarche ? Une année précise, si possible.
  • Que s’est-il passé cette année-là ? Un décès, un partage, une union, un départ.
  • Un nom a-t-il déjà été donné ? Par qui, et contre quel paiement.
  • Un enfant est-il en cause ? Si oui, cela passe avant tout et le 119 répond gratuitement.
  • Quelque chose a-t-il été écrit ? Pour un partage, c’est la seule chose qui referme.
  • Qui ne parle plus à qui, exactement ? Faites la liste, elle est souvent plus courte qu’on ne croit.
  • Une parole a-t-elle été prononcée devant les anciens ? Et jamais reprise depuis.
  • Ai-je dit ce qui était tenable pour moi ? Un montant, une fréquence, une limite.
  • Est-ce que je veux la vérité, ou la paix ? Ce ne sont pas la même demande.
  • Et qui, dans la famille, voudrait aussi que cela cesse ? Il y a presque toujours quelqu’un.
Marabout pour la famille : au temple de Sakété, aucun nom n'est jamais prononcé

Ce qui se traite est une parole restée ouverte. Jamais une personne, et jamais un enfant.

Ce que je propose selon votre situation

Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Vous cherchez un marabout pour la famille à cause d’un partage

Ce que je fais : je vous oriente vers un acte écrit, notaire ici ou acte au pays. Puis je regarde ce qui a été promis au défunt.

Un nom a été donné contre quelqu’un

Ce que je fais : je ne le confirme pas et je ne le prononce pas. Je vous demande qui l’a donné et ce qui a été proposé ensuite.

Un enfant est accusé

Ce que je fais : je refuse immédiatement et je donne le 119. C’est le seul cas où je ne propose ni conversation ni examen.

Deux familles ne se parlent plus depuis une union

Ce que je fais : nous regardons la parole prononcée à l’époque. C’est ma part, elle est réelle, et l’examen est gratuit.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Une dernière chose, sur ce que coûte un nom

Je termine ce guide sur le marabout pour la famille par ce que trente ans m’ont appris de plus solide sur ce terrain.

Les familles que je vois déchirées ne le sont presque jamais par ce qu’elles croient. Elles le sont par une phrase prononcée un jour par quelqu’un qui a été payé pour la prononcer, et qui est reparti. La personne accusée vieillit seule, les enfants grandissent en croyant qu’une grand-mère est dangereuse, et la déchirure d’origine, un partage, un deuil, une union, n’a jamais été traitée. Une accusation se retire, cela demande du courage et cela se fait devant les mêmes témoins. Si vous voulez que nous regardions ce qui est resté ouvert chez vous, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je ne prononcerai le nom de personne.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous demande quand la déchirure a commencé, gratuitement. Je vous dis d’emblée ce que je ne ferai pas. Je vérifie qu’aucun enfant n’est en cause. J’examine par le Fâ sans rien demander. Et quand je peux agir, j’annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer.

Mes règles : je ne désigne jamais personne. Je ne conduis rien contre un membre de votre famille. Je refuse toute demande concernant un enfant. Je ne confirme aucune accusation. Je n’annonce aucune date et je n’emploie jamais le mot renforcer. Et je ne demande aucun complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.

Marabout pour la famille : Maître Luc, prêtre vodun et bokonon au temple de Sakété au Bénin

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin

Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentes

Les réponses courtes, sans détour

Pouvez-vous me dire qui nous veut du mal ?

Aucun marabout pour la famille ne le devrait. Le nom que je donnerais serait celui dont vous avez déjà parlé, et une accusation dans une famille ne se retire pas.

On a accusé ma belle-mère, est-ce vrai ?

Je ne le confirme ni ne le nie. Je vous demande qui l’a dit, quand, et ce qui vous a été proposé ensuite.

Un enfant est accusé dans ma famille

Aucun enfant n’est responsable des malheurs d’une famille. Le 119 répond gratuitement, jour et nuit, et l’appel n’apparaît pas sur les factures.

Un héritage nous divise, que faire ?

Un acte écrit, notaire ici ou acte au pays. C’est la seule chose qui referme définitivement, et cela coûte moins qu’un praticien.

Que regardez-vous, vous ?

Une parole prononcée devant les anciens et jamais reprise, un mort mal accompagné, un engagement du départ, une bénédiction non demandée.

Une accusation peut-elle se retirer ?

Oui, devant les mêmes personnes qui l’ont entendue, par celui qui l’a portée. C’est difficile, et c’est possible.

Mon fils ne me parle plus

Je ne conduis rien concernant un enfant, quel que soit son âge. La question est ce qu’il a dit, une fois, souvent mal, souvent il y a longtemps.

Que promettez-vous ?

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.

Aucun nom ne sortira de cette conversation

Ni le vôtre, ni celui d’un autre. Ce que je demande est une année et un événement. L’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

Écrire à Maître Luc

Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété

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