Guide de référence · lecture libre
Avoir un enfant : ce qu’un marabout ne dira jamais
Trois interdits que ma formation impose, et ils vous protègent
30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit
C’est le terrain où une promesse fait le plus de mal, et c’est celui où l’on en fait le plus. Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Je n’annonce jamais une naissance, à personne, dans aucune circonstance. C’est un interdit explicite de ma formation, et il existe précisément parce qu’une annonce de ce type peut détruire quelqu’un qui attend depuis des années. Voici les trois interdits que je tiens sur ce sujet, ce qui relève d’un médecin, et le peu que ma tradition sache réellement regarder quand on cherche à avoir un enfant.
Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 3 INTERDITS · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 32 MIN
Qui vous répondra
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
En résumé
Sur ce sujet, je tiens trois interdits : je n’annonce jamais une naissance, je ne remplace jamais un médecin, et je ne désigne jamais de responsable.
Ce que ma tradition regarde est étroit et concerne votre lignée, pas votre corps : une bénédiction jamais demandée, une parole restée ouverte, un mort mal accompagné.
Mon écoute et mon examen du Fâ sont gratuits, et sur ce terrain je refuse plus souvent qu’ailleurs.
Avant tout le reste
Un parcours médical passe avant tout ce que je peux faire, et il ne doit jamais être interrompu ni retardé à cause de moi. Si vous n’avez pas encore consulté, commencez par là : un médecin traitant, un gynécologue, un centre spécialisé. Les deux membres du couple s’examinent, pas seulement la femme.
Et si l’attente vous pèse au point de ne plus dormir ou de ne plus rien trouver de bon dans vos journées, parlez-en à un professionnel du soin. Beaucoup de centres proposent un accompagnement psychologique, et cela ne coûte rien de le demander.
Ce que vous allez lire
- Avoir un enfant : ce qui relève de qui
- Pourquoi ce terrain attire les pires
- Avoir un enfant : aucune naissance annoncée
- Avoir un enfant : jamais à la place d’un médecin
- Avoir un enfant : jamais de responsable désigné
- Avoir un enfant : les quatre promesses du marché
- Avoir un enfant : ce qu’on fait porter aux femmes
- Ce que je réponds sur les autres chemins
- Ce que l’attente fait à un couple
- Avoir un enfant : ce que le Fâ regarde
- Ce que je fais, moi, au temple
- Le travail au temple, étape par étape
- Avoir un enfant : ce que l’examen révèle
- Avoir un enfant : vivre l’attente sans se détruire
- Avoir un enfant : les dix questions à poser
- Ce que je propose selon votre situation
- Mon engagement
- Questions fréquentes
Avoir un enfant : ce qui relève de qui
Trois destinataires, et le mien est le plus étroit
Une même demande pour avoir un enfant arrive chez trois interlocuteurs différents, et presque personne ne fait le tri. Voici comment je le fais, avant tout examen et gratuitement.
Ces trois voies ne s’excluent pas. On peut suivre un parcours médical, être accompagné, et faire conduire des gestes au temple, sans qu’aucun n’empêche l’autre. Ce que je refuse absolument, c’est qu’on vienne me voir à la place d’un médecin, et je le vérifie avant tout examen.
Pourquoi ce terrain attire les pires
Six raisons, et aucune n’est de votre faute
Chercher de l’aide pour avoir un enfant expose davantage que n’importe quelle autre démarche. Ce n’est pas une question de jugement : c’est la situation elle-même qui désarme.
- Parce que le désir est absolu. Sur tout autre sujet, une promesse invraisemblable fait sourire. Quand il s’agit d’avoir un enfant, elle touche la seule chose qui compte, et le doute ne résiste pas.
- Parce que l’attente n’a pas de terme. Un mois de plus, un cycle de plus, une année de plus. Cette absence de fin permet de faire patienter, puis payer, puis patienter encore.
- Parce que la honte empêche de parler. On ne raconte pas volontiers qu’on a payé quelqu’un pour avoir un enfant. Beaucoup de femmes versent pendant des mois sans que leur mari le sache.
- Parce que la famille met la pression. Les questions à chaque fête, les allusions, les prières organisées. Cette pression pousse à essayer n’importe quoi.
- Parce qu’il y a toujours quelqu’un à accuser. Une belle-mère, une rivale, une voisine. Le nom donné soulage sur le moment et détruit des liens pour des années.
- Et parce que rien n’est vérifiable. Si l’enfant vient, le praticien s’attribue le mérite. S’il ne vient pas, il invoque un obstacle. Aucun des deux cas ne permet de le contredire.
Ce que cela implique très concrètement
Une seule chose : ne versez rien à quelqu’un qui vous promet un enfant. Ni cette semaine, ni dans six mois, quelle que soit la somme et quelle que soit la sincérité apparente. Une promesse sur ce sujet suffit à disqualifier celui qui la formule.
Et dormez une nuit avant toute décision. Je demande cela à tous ceux qui m’écrivent, et j’y consacre un guide entier.
Avoir un enfant : aucune naissance annoncée
Celui que je tiens le plus fermement, et voici pourquoi
Je n’annonce jamais que vous allez avoir un enfant. Ni une date, ni une année, ni un sexe, ni un nombre d’enfants. Cet interdit est explicite dans ma formation et il ne souffre aucune exception, même quand la personne me supplie, même quand elle me dit que cela l’aiderait à tenir.
Il est symétrique de l’autre interdit majeur : je n’annonce jamais un décès non plus. Les deux existent pour la même raison, et elle est simple. Une annonce de ce type reconfigure toute la vie de quelqu’un autour d’une date que personne ne peut garantir.
Ce qu’une annonce produit réellement chez celle qui la reçoit
- Une annonce organise une attente précise autour du fait d’avoir un enfant. On compte les mois, on guette chaque cycle, et chaque déception devient une petite catastrophe au lieu d’être une étape.
- Une annonce empêche les décisions de ceux qui veulent avoir un enfant. On repousse un traitement, un examen, une démarche d’adoption, parce qu’on a été assuré que cela viendrait autrement.
- Elle isole du médecin celle qui veut avoir un enfant. Quand une annonce contredit ce que dit un professionnel, beaucoup de gens choisissent l’annonce, parce qu’elle est plus douce. C’est là que le mal se fait.
- Et quand la date passe, la chute est terrible. J’ai reçu des femmes détruites par une phrase prononcée deux ans plus tôt par quelqu’un qu’elles n’ont jamais revu.
Le cas de celles à qui l’on a déjà annoncé
Elles m’écrivent régulièrement, et leur message commence presque toujours de la même manière : on m’a dit que ce serait cette année, et l’année est passée.
Voici ce que je leur réponds, et je le mets ici parce que cela vous concerne peut-être. Cette annonce n’engageait que celui qui l’a prononcée, et elle ne dit rien de vous. Elle n’était pas une information sur votre corps, sur votre lignée ni sur votre avenir : elle était une phrase, dite par quelqu’un qui ne risquait rien en la disant.
Ne la portez pas comme un échec personnel. Et ne demandez pas une nouvelle date à quelqu’un d’autre : vous rachèteriez exactement la même chose, avec la même chute au bout.
Ce que je réponds quand on insiste
Toujours la même chose : je ne le dirai pas, et ce n’est pas parce que je ne veux pas vous aider. C’est précisément l’inverse : je ne le dirai pas parce que je veux vous aider.
Celui qui accepte de vous donner une date sait qu’il ne risque rien : si l’enfant vient, il aura eu raison ; s’il ne vient pas, vous n’oserez pas revenir le lui dire. Cette asymétrie est ce qui rend l’annonce si rentable et si destructrice.
Une annonce de naissance ne coûte rien à celui qui la prononce et peut coûter des années à celle qui l’entend.
Avoir un enfant : jamais à la place d’un médecin
Ce que je vérifie avant tout examen
Sur le fait d’avoir un enfant, le deuxième interdit est plus banal à écrire et plus difficile à tenir, parce que beaucoup de gens arrivent en ayant déjà décidé que la médecine ne pouvait rien.
Ma règle est constante : un parcours médical passe avant tout ce que je peux faire, et rien de ce que je conduis ne doit le retarder ni le remplacer. Quand quelqu’un m’écrit sans avoir consulté, je demande qu’il consulte avant de m’écrire à nouveau.
- Pour avoir un enfant, les deux membres du couple s’examinent. C’est le point que je répète le plus, parce que dans beaucoup de familles la difficulté est attribuée d’office à la femme. C’est faux dans une proportion considérable de cas, et cette erreur fait perdre des années.
- Je n’établis aucun diagnostic sur ce qui empêche d’avoir un enfant. Ni sur un corps, ni sur une cause, ni sur ce qui empêcherait quoi que ce soit. Ce n’est ni ma formation ni mon droit.
- Je ne donne rien à consommer. Aucune préparation, aucune plante, aucun produit, et surtout pas sur ce sujet. Ne consommez jamais rien qui vous soit envoyé par un praticien, quel qu’il soit.
- Je ne conseille jamais d’arrêter ni d’espacer un traitement. Ni de sauter un rendez-vous, ni de reporter une intervention, ni de cacher quoi que ce soit à votre médecin.
- Et je ne commente aucun résultat médical. Je ne demande pas vos analyses, je ne les lis pas, et je ne les interprète pas.
La phrase que vous entendrez ailleurs, et qui est la plus dangereuse
« Les médecins ne trouveront rien, c’est spirituel. » Je ne la dirai jamais, sous aucune forme, et je la considère comme la faute la plus grave de ce métier. Elle éloigne quelqu’un d’un examen qui aurait pu tout changer, et elle est prononcée par des gens qui n’ont aucun moyen de savoir. J’y consacre un guide entier.
Avoir un enfant : jamais de responsable désigné
Le plus destructeur des trois quand il est franchi
Sur le fait d’avoir un enfant plus que sur tout autre sujet, on donne des noms. Une belle-mère qui n’aurait pas accepté l’union, une coépouse, une ancienne compagne, une voisine jalouse. C’est presque toujours une femme, et cela n’a rien d’un hasard.
Je ne donne jamais de nom, et je ne confirme jamais un nom que vous m’apporteriez. Ce que je lis n’a pas la forme d’un nom, et prétendre le contraire reviendrait à présenter mon interprétation comme la parole de l’oracle. J’y consacre un guide entier.
Ce que produit un nom donné dans ce contexte précis
- Une famille se coupe en deux, et l’on ne cherche plus comment avoir un enfant. Et cette rupture survit très largement à la difficulté d’origine. J’ai vu des belles-familles brouillées quinze ans après la naissance de l’enfant dont on disait qu’elles empêchaient la venue.
- La femme accusée n’a aucun recours. Elle ne saura peut-être jamais pourquoi on ne lui parle plus. C’est une chose qu’on fait à une personne réelle, qui n’a rien demandé.
- Et la recherche s’arrête. Une fois le coupable trouvé, on cesse de chercher ailleurs, y compris du côté médical où il y avait peut-être quelque chose à trouver.
Ce que je regarde à la place
Non pas qui, mais quoi. Une bénédiction jamais demandée, une parole prononcée devant les anciens et jamais reprise, un engagement oublié, un mort mal accompagné. Ces quatre motifs ne désignent personne : ils désignent quelque chose à faire. Et c’est ce qui les rend réparables, alors qu’un nom n’ouvre aucune réparation.
Avoir un enfant : les quatre promesses du marché
Elles occupent toute la première page des résultats
Si vous avez cherché avant d’arriver ici, vous les avez déjà lues. Voici ce que chacune cache.
- « Grossesse garantie », première promesse faite à qui veut avoir un enfant. Aucun être humain ne peut garantir cela, pas même un médecin. Une garantie sur ce terrain est le signal le plus net qui existe, et il devrait suffire à fermer la page.
- « En trois cycles », deuxième promesse faite à qui veut avoir un enfant. Ou en six mois, ou avant la fin de l’année. Une date sert à organiser votre attente et à préparer une excuse quand elle passe. J’y consacre un guide entier.
- « Il faut d’abord lever ce qui bloque. » L’étape ajoutée qui double la facture, et qui se répète autant de fois que nécessaire. Elle s’accompagne souvent d’un nom donné.
- Et « prenez ceci ». Une préparation, une plante, un bain, une poudre. C’est la promesse la plus dangereuse des quatre, parce qu’elle peut avoir des effets réels sur un corps, et particulièrement sur un corps qui suit par ailleurs un traitement.
Le test en un message
Écrivez ceci, mot pour mot, à n’importe quel praticien : « me garantissez-vous une grossesse ? »
Un praticien honnête répond non, sans hésiter, et vous demande si vous avez consulté un médecin. Celui qui répond oui, ou qui répond par une formule qui ressemble à oui sans en être une, vient de vous donner la seule information dont vous aviez besoin.
Avoir un enfant : ce qu’on fait porter aux femmes
La partie de ce guide que je tenais le plus à écrire
Dans beaucoup de familles, quand un couple n’arrive pas à avoir un enfant, la question est réglée d’avance : c’est la femme. On le lui dit, on le lui répète, on le lui fait sentir aux fêtes et aux réunions de famille, parfois pendant des années.
Je vais dire ce que trente ans d’écoute m’ont montré, et cela ne plaira pas à tout le monde.
- Attribuer à la femme seule le fait de ne pas avoir un enfant est une erreur de fait. Une part considérable des cas relève de l’homme, une autre des deux, une autre encore n’est pas expliquée. Cela se sait quand les deux vont consulter, et seulement à ce moment-là.
- Beaucoup d’hommes refusent de s’examiner pour avoir un enfant. C’est la chose la plus fréquente qu’on me raconte, et c’est souvent ce qui fait perdre le plus de temps à un couple.
- Le poids social d’avoir un enfant est entièrement sur elle. Les questions aux fêtes, les allusions, les conseils non demandés, les prières qu’on organise pour elle. Beaucoup de femmes m’écrivent d’abord de cela, avant de me parler de leur situation.
- Et c’est elle qui paie les praticiens. Presque toujours seule, souvent en cachette, parfois avec de l’argent qu’elle n’a pas. C’est ce qui fait de ce terrain l’un des plus prédateurs que je connaisse.
Ce que je réponds à une femme qui m’écrit dans cette situation
Deux choses, et aucune n’est un rite.
La première : ce qu’on vous fait porter ne vous appartient pas. Tant qu’un examen n’a pas été fait des deux côtés, personne ne sait rien, et ceux qui parlent parlent sans savoir.
La seconde : votre mari doit s’examiner. Si ce guide ne servait qu’à faire dire cette phrase une fois dans un foyer, il aurait déjà été utile. Je le dis à tous ceux qui m’écrivent, y compris quand cela fâche.
Ce que je réponds sur les autres chemins
Un sujet que ce marché n’aborde jamais, et pour cause
Il existe d’autres manières de devenir parent, et aucun praticien qui vit de la promesse d’avoir un enfant n’en parlera jamais. C’est logique : ces chemins-là ne lui rapportent rien.
Je ne suis compétent sur aucun d’eux, et je ne vais donc pas les décrire. Ce que je peux faire, c’est dire qu’ils existent et qu’ils ne sont pas un échec.
- L’adoption existe et permet d’avoir un enfant autrement. Les démarches sont longues et les services concernés renseignent gratuitement. Ce n’est ni un renoncement ni une solution de repli : c’est une autre manière de devenir parent.
- Les parcours médicaux ont plusieurs étages. Ce qui n’a pas fonctionné à une étape ne dit rien de la suivante, et cela se discute avec l’équipe qui vous suit, pas avec moi.
- Certaines familles se construisent autrement. Un enfant d’une sœur, d’un frère, un lien qui n’a pas de nom administratif. Dans beaucoup de familles africaines, cette forme existe depuis toujours et elle n’a jamais été considérée comme inférieure.
- Et l’on peut décider d’arrêter. C’est la décision dont on parle le moins et elle appartient entièrement au couple. Personne, et surtout pas un praticien, ne devrait peser sur elle.
Pourquoi j’écris cela sur ma propre page
Parce qu’une personne qui lit qu’il existe d’autres chemins ne m’écrira peut-être pas, et parce que je préfère cela à l’idée qu’elle passe cinq ans à payer des gens qui lui promettent une seule issue.
Un praticien honnête doit pouvoir nommer ce qui existe en dehors de lui. C’est vrai sur tous mes guides et c’est plus vrai ici que partout ailleurs.
Ce que l’attente fait à un couple
Cinq mécanismes, et personne ne les nomme
On parle beaucoup de ce que traverse la femme, et presque jamais de ce qui se passe entre les deux. Chercher à avoir un enfant pendant des années transforme une relation, et il vaut mieux le savoir que le découvrir.
- Le calendrier d’avoir un enfant prend toute la place. Les dates, les cycles, les rendez-vous. Ce qui était un désir devient une obligation avec des échéances, et beaucoup de couples me disent qu’ils ne se souviennent plus du moment où cela a changé.
- Chacun protège l’autre en se taisant. Elle ne dit pas qu’elle n’y croit plus, il ne dit pas qu’il est fatigué, et les deux se retrouvent seuls côte à côte. C’est le mécanisme le plus fréquent et le plus silencieux.
- Les deux familles ne pèsent pas pareil. Les questions arrivent presque toujours d’un côté, et celui qui les reçoit finit par en vouloir à l’autre de ne rien dire.
- L’un des deux cherche ailleurs des explications. Un praticien, une page, une vidéo. Souvent en cachette, et cette dissimulation crée un problème supplémentaire.
- Et personne ne parle de ce qui se passera si. Si cela ne vient pas, si l’on arrête, si l’on envisage autre chose. Cette conversation est repoussée pendant des années et elle finit par arriver au pire moment.
Ce que je conseille, et ce n’est pas un rite
Fixez un moment, une fois, où vous parlez de tout cela hors des jours difficiles. Pas le jour d’un résultat, pas après une fête de famille. Un moment choisi, à froid, où chacun dit où il en est réellement.
Beaucoup de couples n’ont jamais eu cette conversation en plusieurs années, et c’est ce qui manque le plus souvent quand on m’écrit. Un accompagnement extérieur aide énormément à la tenir, et beaucoup de centres en proposent.
Avoir un enfant : ce que le Fâ regarde
Quatre motifs, et aucun ne concerne un corps
Voici la part honnête de mon travail sur ce sujet, et elle est étroite. Le Fâ ne regarde pas ce qui empêche d’avoir un enfant, ni un corps, ni une cause médicale. Il regarde ce qui est resté ouvert derrière une personne, dans sa lignée.
- Une bénédiction jamais demandée avant de vouloir avoir un enfant. Avant l’union, avant un départ, avant une installation. C’est le motif le plus fréquent, et il se règle souvent par un appel quand les parents sont vivants. Le sujet est développé dans le guide sur la bénédiction des parents.
- Une union dont les accords n’ont pas été tenus avant de vouloir avoir un enfant. Deux familles jamais présentées, une parole donnée puis retirée, un engagement annoncé et abandonné. J’y consacre le guide sur les quatre accords.
- Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé lors d’une difficulté ancienne, oublié dès qu’elle s’est éloignée.
- Un mort mal accompagné. Des funérailles suivies au téléphone, des rites impossibles depuis l’Europe, un deuil sur lequel une union s’est construite. Le sujet est traité dans le guide sur les cinq dettes.
Ce que traiter cela ne produit pas
Traiter cela ne fait pas avoir un enfant, et je le dis avant l’examen, pendant, et après. Ce qui est traité, c’est un engagement resté ouvert dans une lignée, pas une difficulté médicale.
Certaines personnes trouvent cela décevant et vont chercher ailleurs quelqu’un qui promettra. Je le comprends parfaitement et je ne cherche pas à les retenir. Sur ce terrain, je préfère perdre une consultation que d’ajouter une déception à une attente qui en compte déjà beaucoup.
Ce que je fais, moi, au temple
Concrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et je précise à chaque fois qu’un marabout est au sens strict une figure de l’islam ouest-africain, ce que je ne suis pas.
Avoir un enfant : je demande d’abord si un médecin a été consulté
Avant tout examen, et par les deux membres du couple. Si la réponse est non, je demande que cela soit fait avant qu’on m’écrive à nouveau. C’est la question qui me fait perdre le plus de dossiers sur ce terrain, et c’est la plus utile de toutes.
Avoir un enfant : je n’annonce rien et je ne promets rien
Ni date, ni nombre, ni sexe, ni certitude. Cet interdit tient quelles que soient les circonstances, et je le répète autant de fois qu’il le faut.
Je ne donne rien à consommer et je ne commente aucun résultat
Aucune préparation, aucune plante, aucun bain. Je ne demande pas vos analyses, je ne les lis pas, et je ne les interprète pas.
Et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert
L’examen porte sur vous, sur votre lignée et sur les lieux qui vous concernent. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit. Quand il montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit : prières adressées aux vodun de ma maison, offrandes déposées, libations versées pour les anciens de votre lignée, veillée quand le cas le demande.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Le travail au temple, étape par étape
Avec les deux étapes que ce terrain ajoute
Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir
Deux choses propres à ce sujet. Je ne demande jamais de document médical, sous aucun prétexte. Et je ne demande jamais de complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.
Dites-moi d’abord si un médecin a été consulté
Par les deux, pas seulement par elle. C’est la première question que je pose, et elle est gratuite. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ ne coûtent rien.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Avoir un enfant : ce que l’examen révèle
Six choses, et aucune n’est une cause médicale
- Une bénédiction jamais demandée. Le premier motif, et de loin. Avant l’union, avant un départ, avant une installation.
- Une union dont les accords n’ont pas été tenus. Deux familles jamais présentées, un engagement annoncé puis abandonné.
- Une parole donnée devant les anciens et jamais reprise. Un refus prononcé au moment de l’union, une brouille scellée par des mots durs.
- Un mort mal accompagné. Des funérailles suivies au téléphone, des rites impossibles depuis l’Europe.
- Un épuisement que personne n’a pris au sérieux chez celle qui veut avoir un enfant. Ce n’est pas un signe du Fâ, et je le note parce que je le vois chaque semaine. Des femmes qui ne dorment plus depuis des mois, qui portent seules le poids de l’attente, et à qui personne n’a proposé d’aide.
- Et souvent, rien que je puisse traiter. Une attente est parfois une attente. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.
Les questions que je pose et que personne ne pose
Un médecin a-t-il été consulté, par vous et par votre conjoint. Vos deux familles se sont-elles rencontrées. Une bénédiction a-t-elle été demandée avant votre union. Qui est mort dans les deux lignées ces dix dernières années. Et combien de praticiens avez-vous déjà consultés pour cela.
Et celle que personne ne pose jamais : « qui, autour de vous, vous a fait sentir que c’était de votre faute ? »
La réponse arrive souvent en quelques mots, et elle change toute la conversation. Ce que beaucoup de femmes viennent chercher n’est pas une explication : c’est que quelqu’un dise que ce qu’on leur fait porter ne leur appartient pas.
Avoir un enfant : vivre l’attente sans se détruire
Cinq choses qui ne demandent aucun praticien
Voici la partie la plus utile de ce guide, et rien de ce qui suit ne passe par moi.
- Faites-vous examiner tous les deux avant tout, pour avoir un enfant. C’est le premier conseil et le plus important. Un examen fait des deux côtés met fin à des années de suppositions, quel qu’en soit le résultat.
- Demandez un accompagnement pendant que vous cherchez à avoir un enfant. Beaucoup de centres spécialisés proposent un soutien psychologique dans le cadre du parcours, et il est souvent pris en charge. Cela ne coûte rien de le demander, et l’attente est plus supportable à deux qu’à un.
- Décidez ensemble de ce que vous répondez à la famille. Une phrase, la même pour les deux, décidée à froid. Cela évite des scènes aux fêtes et cela protège celle qui reçoit les questions en premier.
- Ne restez pas seule avec le fait de ne pas avoir un enfant. Une amie, une sœur, une association. L’isolement est ce qui rend les praticiens malhonnêtes si efficaces sur ce terrain.
- Et ne versez rien à quelqu’un qui vous promet d’avoir un enfant. Ni maintenant, ni dans six mois. Une promesse sur ce sujet est le signe le plus net qui existe.
Si l’attente vous a détruite
Il faut aussi le dire. Certaines personnes m’écrivent après des années, épuisées, en ayant renoncé à beaucoup de choses. Si vous ne dormez plus, si rien ne vous procure de plaisir, si vous ne sortez plus, cela relève d’un professionnel du soin et pas d’un rite.
Et si vous traversez des pensées noires, appelez le 3114. Il répond jour et nuit, gratuitement, partout en France, et des professionnels répondent. Cela passe avant tout ce que j’ai écrit sur cette page.
Avoir un enfant : les dix questions à poser
À n’importe quel praticien, sur ce terrain plus qu’ailleurs
- Me garantissez-vous que je vais avoir un enfant ? La question qui règle tout en un message.
- Depuis combien de temps exercez-vous, et où ? La première de toutes. Si la réponse est oui, arrêtez immédiatement.
- Pouvez-vous me dire quand je vais avoir un enfant ? Personne ne peut annoncer une naissance.
- Me demandez-vous d’arrêter ou de retarder un traitement ? Refusez sans discuter et parlez-en à votre médecin.
- Y a-t-il quelque chose à consommer ? Ne consommez jamais rien qui vous soit envoyé.
- Me demandez-vous mes analyses ? Aucun praticien n’en a besoin.
- Pouvez-vous me dire qui nous bloque ? Un praticien honnête refuse de donner un nom.
- Faut-il un travail préalable pour lever un blocage ? C’est l’étape ajoutée qui double la facture.
- Mon conjoint doit-il aussi consulter un médecin ? La bonne réponse est oui, immédiatement.
- Quel est le montant total, en chiffres, par écrit ? Une phrase, un nombre, et aucun autre versement.
- Et qu’est-ce que vous ne savez pas faire ? Sur ce terrain, la réponse devrait commencer par : je n’annonce aucune naissance.
Les gestes portent sur ce qui est resté ouvert dans une lignée. Jamais sur un corps, et jamais avec une date.
Ce que je propose selon votre situation
Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Vous voulez avoir un enfant et vous n’avez pas consulté de médecin
Ce que je fais : je vous demande de le faire avant de m’écrire à nouveau, tous les deux, et je n’accepte rien. C’est le cas le plus fréquent et c’est le seul où je refuse même de regarder.
On vous a annoncé une date et elle est passée
Ce que je fais : nous en parlons, gratuitement. Je ne vous en donnerai pas une autre, et je vous dirai que la première n’engageait que celui qui l’a prononcée.
Votre belle-famille vous tient pour responsable de ne pas avoir un enfant
Ce que je fais : je vous dis que sans examen des deux côtés personne ne sait rien, et je ne confirme aucun nom. Le sujet est développé dans le guide sur la jalousie familiale.
Vous êtes suivie médicalement et vous voulez regarder de votre côté
Ce que je fais : nous regardons ce qui est resté ouvert dans votre lignée, sans que rien n’interfère avec votre parcours. C’est le seul cas où je m’engage, quand l’examen le confirme.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Une dernière chose, et c’est à vous que je l’écris
Si vous cherchez à avoir un enfant depuis des années, vous avez déjà lu beaucoup de promesses, et vous venez d’en lire une page qui n’en contient aucune.
Je ne sais pas si un enfant viendra, et personne ne le sait. Ce que je sais, c’est que ce qu’on vous fait porter ne vous appartient pas, que votre conjoint doit s’examiner comme vous, et que personne ne devrait vous vendre une date. Si vous voulez que nous regardions ce qui, dans votre lignée, est resté ouvert, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si je ne peux rien.
Mon engagement
Ce que je fais : je demande d’abord si un médecin a été consulté, par les deux. Je demande comment vous allez, vraiment. Je vous écoute gratuitement, aussi longtemps qu’il le faut. J’examine par le Fâ sans rien demander. Et quand je peux agir, j’annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer.
Mes règles : je n’annonce jamais une naissance, ni date, ni nombre, ni sexe. Je ne remplace ni ne retarde aucun parcours médical. Je n’établis aucun diagnostic. Je ne donne rien à consommer. Je ne demande ni ne commente aucun document médical. Je ne désigne aucun responsable. Et je ne demande aucun complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentes
Les réponses courtes, sans détour
Pouvez-vous me garantir une grossesse ?
Non : personne ne peut garantir que vous allez avoir un enfant, pas même un médecin. Une garantie sur ce terrain est le signal le plus net qui existe.
Pouvez-vous me dire quand ?
Je n’annonce jamais une naissance. C’est un interdit explicite de ma formation, et il existe pour vous protéger.
Faut-il consulter un médecin d’abord ?
Toujours, et par les deux membres du couple. Sans cela, je n’examine rien et je n’accepte rien.
Donnez-vous quelque chose à consommer ?
Jamais. Ne consommez rien qui vous soit envoyé par un praticien, quel qu’il soit, et surtout pas sur ce sujet.
Pouvez-vous dire qui nous bloque ?
Non, jamais un nom. Une famille se coupe en deux, la personne accusée n’a aucun recours, et la recherche s’arrête là.
Que regardez-vous alors ?
Une bénédiction non demandée, des accords d’union non tenus, un engagement non honoré, un mort mal accompagné.
Ma belle-famille dit que c’est de ma faute
Sans examen des deux côtés, personne ne sait rien. Une part considérable des cas relève de l’homme, et cela ne se sait qu’après examen.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.
Faites-vous examiner tous les deux, écrivez-moi ensuite
Pour avoir un enfant, c’est ce qui met fin à des années de suppositions, quel qu’en soit le résultat. Ensuite, si vous le voulez, nous regardons ce qui est resté ouvert de votre côté, gratuitement.
Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété
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