Marabout pour l'argent : les cinq marches de la pente, par Maître Luc au temple de Sakété.

Guide de référence · lecture libre

Marabout pour l’argent : les cinq marches de la pente

Le seul terrain où celui qui consulte n’a, par définition, pas d’argent

30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit

Vous cherchez quelqu’un pour débloquer une situation d’argent, et vous allez lire l’inverse de ce que promettent les annonces. Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Aucun rite ne fait entrer de l’argent, et un marabout pour l’argent qui vous promet la richesse s’apprête à prendre la vôtre. Ce terrain a une particularité que personne ne nomme : celui qui consulte manque d’argent par définition, et c’est ce qui rend l’escroquerie ici plus grave qu’ailleurs. Voici la pente, ses cinq marches, et le seul terrain que ma tradition sache réellement traiter.

Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 5 MARCHES · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 32 MIN

Marabout pour l'argent : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, refuse d'encaisser quand la personne n'a rien

Qui vous répondra

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin

Aucun rite ne fait entrer d’argentNi gain au jeu, ni richesse, ni déblocage financier
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026
Il refuse quand vous n’avez rienPrendre à quelqu’un qui manque est pire qu’ailleurs
Il oriente vers les vrais recoursBeaucoup de situations d’argent ont une solution administrative

Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Écrire à Maître Luc

En résumé

Un marabout pour l’argent ne fait pas venir d’argent. Ni gain au jeu, ni richesse rapide, ni déblocage financier : ces trois promesses n’existent dans aucune tradition sérieuse.

Ce que le Fâ peut regarder est étroit : une bénédiction jamais demandée avant une installation, un engagement pris et non honoré, une parole d’héritage jamais réglée, un mort mal accompagné.

Mon écoute et mon examen du Fâ sont gratuits, et je ne prends votre argent que si je peux agir. Sur ce terrain, je refuse plus souvent qu’ailleurs.

Avant tout : les recours qui existent réellement

Une grande partie des situations d’argent qu’on m’apporte ont une solution administrative que personne n’a indiquée à la personne. Un impayé se conteste, une dette se rééchelonne, une aide existe et n’est pas demandée, un dossier de surendettement se dépose.

En France, votre centre communal d’action sociale, une assistante sociale ou un point-justice vous renseignent gratuitement. Ce sont des recours réels, et ils passent avant tout ce que je peux faire.

Marabout pour l’argent : les cinq marches

Comment quelqu’un qui manquait d’argent en manque davantage

Chez un faux marabout pour l’argent, je vois cette descente chaque semaine, racontée après coup, et elle est toujours la même. Elle ne demande aucune naïveté de la part de celui qui la subit : elle est construite pour fonctionner sur des gens sensés.

LES CINQ MARCHES DE LA PENTE CE QUE VOUS AVIEZ EN ARRIVANT 1 · LA PROMESSE « Je débloque votre situation » 2 · LE PETIT MONTANT Modeste, pour ne pas effrayer 3 · L’OBSTACLE Un blocage apparaît, il faut compléter 4 · L’EMPRUNT On emprunte pour payer le complément 5 · LE SILENCE On ne peut plus le dire à personne

La cinquième marche est la plus lourde et personne n’en parle. Une fois qu’on a emprunté pour payer un praticien, on ne peut plus en parler à son conjoint, à sa famille, à ses amis. Cet isolement est la condition qui permet à la descente de continuer, parfois pendant des mois, et il fait plus de dégâts que la somme perdue.

Marabout pour l’argent : pourquoi c’est plus grave

Quatre raisons, et la première suffirait

Sur tous les sujets que je traite, celui-ci est le seul où l’escroquerie prend directement ce qui manquait. Chercher un marabout pour l’argent revient à demander de l’aide à quelqu’un qui va vous en coûter.

  • Parce que celui qui écrit à un marabout pour l’argent n’a rien. C’est l’évidence que personne ne dit. Un homme qui écrit pour une difficulté d’argent n’a pas de marge, et chaque somme versée est prise sur un loyer, une facture ou de la nourriture.
  • Parce que la promesse d’un marabout pour l’argent est chiffrable. Sur d’autres sujets, on promet du flou. Ici on peut annoncer un montant, une entrée d’argent, un gain. Cette précision est ce qui convainc, et elle est entièrement fabriquée.
  • Parce que l’urgence est réelle. Une échéance, un huissier, une expulsion. Contrairement à d’autres terrains où l’urgence est inventée, celle-ci existe, et elle empêche de réfléchir.
  • Et parce que l’emprunt devient possible. C’est ce qui distingue ce terrain de tous les autres : quelqu’un qui n’a plus rien peut encore emprunter, et c’est là que les sommes deviennent considérables.

Ce que j’en tire pour ma propre pratique

Un marabout pour l’argent devrait tenir cette règle, et elle n’a rien d’héroïque, elle est simplement décente. Quand quelqu’un me décrit une situation d’argent réellement grave, je n’accepte rien. Pas de montant réduit, pas de paiement échelonné, pas de geste symbolique : rien.

Je regarde ce qu’il y a à regarder, gratuitement, et je dis ce que je vois. Si un travail relevait de ma tradition, il attendra que la personne aille mieux. Un praticien qui prend de l’argent à quelqu’un qui n’en a plus fait une chose qui ne s’excuse pas, quelle que soit la sincérité de sa pratique par ailleurs.

Sur tous les autres terrains, on prend de l’argent à quelqu’un qui en a. Sur celui-ci, on le prend à quelqu’un qui n’en a plus.

Marabout pour l’argent : les trois promesses qui n’existent pas

Elles occupent toute la première page des résultats

Si vous avez cherché un marabout pour l’argent avant d’arriver ici, vous avez lu ces trois-là vingt fois.

  • La richesse rapide, première promesse du faux marabout pour l’argent. Devenir riche, sortir de la misère, changer de vie en quelques semaines. Aucune tradition ne produit de l’argent, et la mienne ne l’a jamais prétendu. Ce que ma religion protège, ce sont des lieux, des lignées et des engagements, pas des comptes en banque.
  • La chance au jeu, deuxième promesse du faux marabout pour l’argent. Numéros, tirages, paris. J’y reviens en détail plus bas parce que ce cas mérite un traitement à part.
  • Le déblocage financier. La formule la plus employée et la plus vague : votre argent serait bloqué par quelque chose, et un rite le libérerait. Il n’existe rien de tel dans ma tradition. Un revenu qui manque manque pour des raisons qui se nomment : un emploi perdu, une dette, un marché qui s’est retourné, une santé qui a lâché.

L’objet vendu qui accompagne souvent la promesse

Le faux marabout pour l’argent vend souvent un objet : une bague, un talisman, un porte-monnaie, une valise. On vous vend un objet censé attirer l’argent, souvent cher, parfois avec des versements successifs pour le charger ou l’activer.

Je ne vends aucun objet, et j’ai consacré un guide entier à cette question dans le guide sur la bague magique. Un objet qui produirait de l’argent n’aurait aucune raison d’être vendu : celui qui le possède l’utiliserait pour lui-même.

Marabout pour l’argent : le cas particulier du jeu

Là où je refuse le plus vite, et pourquoi

Les demandes qui portent sur les jeux sont fréquentes chez un marabout pour l’argent, et je les refuse toutes, sans exception et sans discussion.

  • Parce qu’aucun marabout pour l’argent ne détermine un tirage. C’est la raison technique, et elle suffit. Ce que ma tradition traite est ce qui est resté ouvert dans une lignée, pas le résultat d’un tirage.
  • Parce que la personne qui demande cela joue déjà trop. C’est la raison qui compte davantage. On ne cherche pas un praticien pour gagner au jeu quand on joue de temps en temps par plaisir : on le cherche quand on a déjà perdu et qu’on veut se refaire.
  • Parce qu’accepter serait ajouter une perte à une perte. Cette personne va payer un rite avec de l’argent qui sera ensuite rejoué, et je refuserais deux fois plutôt qu’une.
  • Et parce qu’il existe une aide réelle, bien plus utile qu’un marabout pour l’argent. En France, le service Joueurs Info Service répond gratuitement et de manière anonyme au 09 74 75 13 13, tous les jours. C’est ce que je donne à la place, et c’est infiniment plus utile que ce que j’aurais pu vendre.

Ce que je réponds quand on insiste

On me dit parfois : je ne joue pas beaucoup, c’est juste pour une fois. Je réponds la même chose à tout le monde, et cela ferme la discussion. Je ne travaille pas sur les jeux d’argent, jamais, quelle que soit la somme et quelle que soit la situation. Ce n’est pas une question de puissance, c’est un interdit de ma formation, et il est là précisément pour protéger des gens dans votre situation.

Marabout pour l’argent : les recours réels d’abord

Ce que personne n’a indiqué à la plupart de ceux qui m’écrivent

Voici la partie de ce guide sur le marabout pour l’argent qui vous servira le plus, et elle n’a rien de spirituel. Une grande partie des situations qu’un marabout pour l’argent reçoit ont une réponse concrète que la personne ignore.

  • L’assistante sociale de votre secteur, à voir avant tout marabout pour l’argent. Elle connaît les aides d’urgence, les fonds de solidarité pour le logement, les dispositifs qui existent près de chez vous. La consultation est gratuite et elle ne juge personne.
  • Le centre communal d’action sociale de votre commune. Aides ponctuelles, accompagnement, orientation. C’est le premier endroit à contacter quand une échéance arrive.
  • Le dossier de surendettement, à déposer avant de payer un marabout pour l’argent. Beaucoup de gens ignorent qu’il existe, ou croient que c’est une honte. C’est une procédure encadrée qui suspend les poursuites et rééchelonne, et elle se dépose gratuitement.
  • Un point-justice. Consultations juridiques gratuites, y compris pour contester un impayé, un licenciement, une saisie. Beaucoup de dettes réclamées ne sont pas dues, et personne ne le vérifie à votre place.
  • Et les associations de consommateurs. Pour les abonnements, les crédits, les litiges. Là encore, gratuit.

Pourquoi je donne cette liste sur ma propre page

Parce qu’elle me fait perdre des consultations et qu’elle en vaut la peine. Sur dix personnes qui m’écrivent pour une difficulté d’argent, sept relèvent de cette liste et d’aucun rite. Je préfère qu’elles obtiennent une aide réelle plutôt que de leur vendre une espérance qui aggravera leur situation.

Quand la difficulté vient du travail

Cinq situations, et ce qui relève de moi dans chacune

Beaucoup de gens écrivent à un marabout pour l’argent alors que leur difficulté porte en réalité sur un emploi. Le tri vaut la peine d’être fait, parce que les recours ne sont pas les mêmes.

  • Vous cherchez un emploi et rien n’aboutit. C’est une situation de marché, de réseau et de candidatures, et elle se travaille avec des gens dont c’est le métier. Ce que je peux regarder est étroit : une bénédiction jamais demandée avant un départ, un engagement oublié.
  • Vous venez d’être licencié. Vérifiez d’abord la procédure : beaucoup de licenciements sont contestables et personne ne le dit aux gens. Un point-justice ou un syndicat vous renseigne gratuitement.
  • Vous n’êtes pas payé. Ce n’est pas un blocage invisible, c’est un impayé, et il existe des voies pour le recouvrer. Commencez par là avant tout rite.
  • Votre activité ne démarre pas. Emplacement, prix, clientèle, saison. Un accompagnement à la création d’entreprise existe et il est souvent gratuit. Ce que je regarde de mon côté, c’est si une bénédiction a été demandée avant l’installation.
  • Et vous avez repris l’activité d’un mort. Une boutique, un atelier, un métier de famille. C’est le seul cas où mon terrain est vraiment concerné, et il est plus fréquent qu’on ne le croit.

Ce que je réponds à celui qui cherche un emploi depuis deux ans

C’est la situation qui m’arrive le plus souvent sur ce terrain, et elle est plus lourde qu’une simple question d’argent. Au bout de deux ans, ce n’est plus un problème de revenus : c’est une place dans le monde qui s’est défaite.

Je le dis franchement plutôt que de proposer un rite. Ce qui abîme, au bout de deux ans, ce n’est pas le manque : c’est le regard des autres et le sien propre. Cela relève d’un accompagnement, et parfois d’un professionnel du soin, bien plus que de ce que je sais faire.

Ce que je regarde, moi, tient en une question : êtes-vous parti de chez vous avec une bénédiction, ou dans le silence, ou fâché. Cette question surprend et elle ouvre plus de choses que toutes celles qui portent sur le travail.

Le partage, en une phrase

Ce qui a une cause nommable se traite là où se trouve cette cause. Un impayé chez un juriste, un licenciement chez un syndicat, une activité qui ne démarre pas chez quelqu’un qui connaît le commerce. Ce qui reste, et il en reste parfois, relève de ce que le Fâ regarde.

Le sujet est développé dans le guide sur la perte d’un emploi.

L’argent envoyé au pays, et ce qu’il pèse

La situation que je rencontre le plus, et personne ne l’écrit

Une grande part des difficultés d’argent qu’on apporte à un marabout pour l’argent n’a rien à voir avec un blocage invisible. Elle a un nom très concret : les envois au pays.

  • La demande ne s’arrête jamais. Un frère, une mère, un cousin, des funérailles, une rentrée scolaire, une toiture. Chaque demande est légitime prise seule, et leur somme dépasse ce qu’une personne seule peut porter.
  • Refuser est presque impossible. Celui qui est parti est réputé avoir réussi, quoi qu’il vive réellement. Dire non revient à passer pour ingrat, et beaucoup préfèrent s’endetter que d’affronter cela.
  • Personne ne connaît le vrai budget. Ni au pays, où l’on imagine des salaires européens sans les loyers européens, ni ici, où l’on n’ose pas dire à son conjoint combien part chaque mois.
  • Le silence est double. On cache au pays qu’on n’y arrive pas, et on cache en France combien on envoie. Cette double dissimulation épuise plus que le manque d’argent lui-même.
  • Et c’est là qu’on cherche un praticien. Non pas pour devenir riche, mais pour tenir un engagement familial devenu impossible. La demande qui m’arrive est financière ; ce qu’il y a derrière est une loyauté.

Ce que je réponds dans ce cas précis

Deux choses, et aucune n’est un rite. Dites la vérité sur ce que vous pouvez, une seule fois, clairement. Non pas que vous refusez, mais ce que vous pouvez réellement, en chiffres. C’est très difficile et c’est ce qui soulage le plus, chez presque tous ceux qui l’ont fait.

Et regardez si une bénédiction a été demandée avant votre départ. C’est là que ma tradition a quelque chose à voir : non pas avec vos revenus, mais avec la manière dont vous êtes parti et avec ce qui n’a peut-être jamais été dit à votre famille. J’en parle dans le guide sur la famille restée au pays.

La honte, qui coûte plus que la somme

Ce dont personne ne parle sur ce terrain

Il y a une chose que je constate chez presque tous ceux qui m’écrivent après avoir payé un marabout pour l’argent, et elle pèse davantage que la perte elle-même.

  • Ils ne l’ont dit à personne. Ni au conjoint, ni à la famille, ni aux amis. Une perte d’argent se raconte ; une perte d’argent chez un praticien, non. C’est ce silence qui a permis à la descente de durer des mois.
  • Ils se jugent plus durement que quiconque. Les mots qui reviennent sont : j’ai été bête, j’ai honte, je n’aurais jamais dû. Ce jugement est plus violent que ce que leur entourage leur dirait s’il savait.
  • Ils s’interdisent de porter plainte. Par crainte du regard, ou parce qu’ils pensent que cela ne mènera à rien. Les faits ne sont donc jamais signalés, et les mêmes personnes continuent.
  • Ils continuent parfois pour ne pas admettre. C’est le mécanisme le plus douloureux. Arrêter reviendrait à reconnaître que tout ce qui a été versé est perdu, donc on verse encore.
  • Et ils s’excusent en m’écrivant. C’est ce qui me frappe le plus. Des gens qui ont été volés commencent leur message par des excuses.

Ce que je réponds à chacun d’eux

La même chose, et je la répète ici parce qu’elle vaut pour vous si vous êtes dans ce cas. Vous n’avez pas été bête. Ces gens travaillent la persuasion à longueur de journée, ils repèrent une difficulté en trois messages, et ils prennent chaque semaine des enseignants, des infirmières, des chefs d’entreprise.

Ce qui vous est arrivé arrive à des personnes très sensées, et cela n’enlève rien à votre jugement. Arrêtez de verser, parlez-en à quelqu’un, conservez tout, et signalez si vous le pouvez. La plateforme Pharos reçoit les signalements en ligne, et le service Info Escroqueries répond gratuitement au 0 805 805 817.

Comment lire une annonce sur ce terrain

Sept signes, et un seul suffit à s’arrêter

Les annonces de marabout pour l’argent se ressemblent toutes, parce qu’elles suivent le même modèle. Voici ce qui les trahit, dans l’ordre où vous le rencontrerez.

  • Un montant ou un délai annoncé par le marabout pour l’argent. Une somme qui entrerait, une échéance à laquelle cela se débloquerait. Personne ne peut chiffrer ni dater cela, et cette précision est ce qui convainc.
  • Le mot puissant, répété partout. Rituel puissant, magie puissante, grand maître puissant. C’est un mot d’annonce, pas un mot de métier. Un praticien décrit des gestes, un vendeur décrit une puissance.
  • Une liste de domaines interminable. Argent, amour, justice, protection, désenvoûtement, chance, examens, permis de conduire. Personne ne traite tout cela, et cette liste sert à capter toutes les recherches possibles.
  • Un objet à acheter. Bague, talisman, valise, porte-monnaie. Souvent avec un second versement pour l’activer.
  • Un moyen de paiement intraçable. Recharge prépayée, coupon, transfert vers un nom qui n’est pas celui affiché. C’est le signe le plus décisif de tous.
  • Des captures de conversations. Des échanges où l’on remercie chaleureusement pour une somme reçue. Elles se composent en trois minutes, et j’explique cela dans le guide sur les cinq couches d’une page.
  • Et l’absence totale de limites annoncées. Aucune phrase qui dise ce que la personne ne sait pas faire. Sur ce terrain, un praticien honnête écrit en premier qu’il ne fait pas venir d’argent.

Le test en un message

Écrivez ceci à n’importe quel marabout pour l’argent, mot pour mot : « je n’ai pas cette somme, que proposez-vous ? »

La réponse vous dira tout. Un praticien honnête vous dit d’attendre, vous oriente ailleurs, ou vous propose de regarder gratuitement. Un vendeur vous proposera un échelonnement, un montant réduit, ou vous suggérera d’emprunter. Cette dernière réponse est celle qui précède la quatrième marche de la pente.

Si vous voulez tester la mienne, écrivez-moi et posez-moi exactement cette question.

Marabout pour l’argent : ce que le Fâ regarde

Quatre motifs, et aucun ne concerne votre compte en banque

Voici la part honnête du travail d’un marabout pour l’argent, et elle est étroite. Le Fâ ne regarde pas vos finances : il regarde ce qui est resté ouvert derrière vous, et il arrive que cela touche à ce que vous entreprenez.

  • Une bénédiction jamais demandée avant une installation. Avant d’ouvrir un commerce, de partir travailler à l’étranger, de reprendre l’activité d’un parent. Très fréquent chez ceux qui sont partis vite ou fâchés, et j’en parle dans le guide sur la bénédiction des parents.
  • Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé lors d’une difficulté ancienne, souvent une promesse de faire quelque chose si la situation se redressait. Elle s’est redressée, la promesse a été oubliée.
  • Une parole d’héritage jamais réglée, terrain propre du marabout pour l’argent. Une succession disputée, une terre partagée dans la colère, une part prise ou refusée. Dans ma tradition, une parole prononcée devant les anciens à propos de biens ne s’annule pas toute seule.
  • Un mort mal accompagné. Notamment celui dont on a repris l’activité, la boutique ou l’atelier sans que les rites aient été faits. C’est un motif que je rencontre souvent chez des commerçants, et je le décris dans le guide sur les cinq dettes.

Ce que traiter cela ne produit pas

Un marabout pour l’argent honnête le répète : cela ne produit pas d’argent, et je le dis avant l’examen, pendant, et après. Ce qui est traité, c’est un engagement resté ouvert, pas une situation financière. Si votre commerce ne marche pas parce que l’emplacement est mauvais, aucun geste au monde n’y changera quoi que ce soit, et je vous le dirai franchement.

Marabout pour l’argent : ce que je fais

Concrètement, et à ma place

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et je précise à chaque fois qu’un marabout est au sens strict une figure de l’islam ouest-africain, ce que je ne suis pas.

Marabout pour l’argent : je demande d’abord où vous en êtes

Avant tout examen, je pose des questions que personne ne pose : avez-vous de quoi manger cette semaine, votre loyer est-il payé, avez-vous déjà emprunté pour payer quelqu’un. Ces réponses décident de la suite bien plus que ce que le Fâ montrera.

Marabout pour l’argent : je refuse d’encaisser quand c’est grave

C’est la règle propre à ce terrain, et elle ne souffre pas d’exception. Quand quelqu’un me décrit une difficulté d’argent réelle, je n’accepte rien : ni montant réduit, ni échelonnement, ni geste symbolique. Je regarde gratuitement et je dis ce que je vois.

J’oriente vers les recours qui existent

Assistante sociale, centre communal d’action sociale, point-justice, dossier de surendettement. Sur dix demandes d’argent, sept relèvent de là et d’aucun rite, et je préfère le dire que d’ouvrir un dossier.

Et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert

L’examen porte sur vous, sur votre lignée et sur les lieux qui vous concernent. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit. Quand il montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit : prières adressées aux vodun de ma maison, offrandes déposées, libations versées pour les anciens de votre lignée, veillée quand le cas le demande.

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Le travail au temple, étape par étape

Avec l’étape que ce terrain ajoute

Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir

I Je vous dis d’emblée qu’un marabout pour l’argent ne fait entrer aucun argent Avant tout le reste. Si vous cherchez cela, vous perdrez votre temps avec moi, et il vaut mieux le savoir au premier message.
II Je demande où vous en êtes vraiment Loyer, factures, dettes, emprunts déjà faits pour payer quelqu’un. C’est l’étape propre à ce terrain, et elle décide de tout ce qui suit.
III Je vous oriente vers les recours réels Assistante sociale, centre communal d’action sociale, point-justice, surendettement. Souvent, cette étape est la seule utile et le dossier s’arrête là.
IV Je cherche ce qui s’est passé avant vous Une installation sans bénédiction, un héritage disputé, une activité reprise d’un mort sans que les rites aient été faits, un engagement oublié.
V Je rassemble ce qu’il faut, sur vous seul Votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous. Elle reste au temple, jamais publiée ni transmise. Aucun document bancaire, aucun relevé, aucune pièce d’identité.
VI J’examine par le Fâ, gratuitement Au temple, avec l’opèlè. Soit quelque chose est resté ouvert, soit rien, et vous l’apprenez en même temps que moi.
VII S’il y a lieu, j’annonce les gestes et le montant, ensemble et par écrit Une seule fois, avant de commencer, et il ne bouge plus. Et si votre situation est grave, je n’annonce aucun montant du tout : le travail attendra.
VIII Je conduis le travail et je vous rends compte Quels gestes, quel jour, pour qui. Vous pouvez me réécrire ensuite sans nouveau paiement, y compris pour me dire que rien n’a changé.

Deux choses propres à ce sujet. Je ne demande jamais de document bancaire, sous aucun prétexte. Et je ne demande jamais de complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.

Dites-moi d’abord où vous en êtes vraiment

Pas ce que vous espérez : ce que vous avez. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et si votre situation est grave je n’accepterai rien.

Écrire à Maître Luc

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Marabout pour l’argent : ce que l’examen révèle

Six choses que le Fâ met au jour sur ce terrain

  • Une installation commencée sans bénédiction, motif numéro un du marabout pour l’argent. Le premier, et de loin, chez ceux qui ont ouvert un commerce ou repris une activité loin de leur famille.
  • Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé lors d’une difficulté passée, oublié dès qu’elle s’est éloignée.
  • Une parole d’héritage jamais réglée. Une succession disputée, une terre partagée dans la colère. Cela ressort souvent au moment où une nouvelle difficulté d’argent arrive.
  • Un mort dont on a repris l’activité. Une boutique, un atelier, un métier, sans que les rites aient été faits pour celui qui l’exerçait avant.
  • Une perte déjà consentie chez un autre marabout pour l’argent. Ce n’est pas un signe du Fâ, et je le note parce que je le vois chaque semaine. Beaucoup arrivent après avoir versé, parfois emprunté, et n’osent pas le dire.
  • Et souvent, rien que je puisse traiter. Une situation économique difficile est une situation économique difficile. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.

Les questions que je pose et que personne ne pose

Avez-vous demandé une bénédiction avant de vous installer. Y a-t-il eu une succession dans votre famille, et comment s’est-elle réglée. Avez-vous repris l’activité de quelqu’un qui est mort. Avez-vous déjà versé à un praticien pour ce motif. Et avez-vous emprunté pour le faire.

Et celle que personne ne pose jamais : « qu’est-ce que vous feriez de cet argent, exactement ? »

Cette question déplace tout. Beaucoup de gens découvrent en répondant qu’ils ne veulent pas de l’argent : ils veulent cesser d’avoir peur, ou cesser d’avoir honte devant leur famille. Ce sont deux choses différentes, et la seconde ne s’achète pas davantage que la première ne se produit par un rite.

Marabout pour l’argent : quand je refuse d’encaisser

Six situations où je ne prends rien, quoi que montre l’examen

C’est la règle propre à ce terrain, et elle va au-delà de mon habitude de refuser quand je ne peux rien. Ici, il m’arrive de refuser alors même que je pourrais agir.

  • Quand le loyer n’est pas payé, aucun marabout pour l’argent ne devrait encaisser. Ou une facture d’énergie, ou une échéance qui court. Ce qui reste passe là, et nulle part ailleurs.
  • Quand la personne a déjà emprunté pour payer un praticien. Prendre après cela reviendrait à s’ajouter à une dette contractée pour une promesse mensongère.
  • Quand il s’agit d’une somme empruntée à la famille. Celle-là coûte plus que de l’argent : elle engage des liens, et son remboursement pèsera pendant des années.
  • Quand la demande porte sur les jeux d’argent. Refus immédiat, sans examen, et orientation vers Joueurs Info Service au 09 74 75 13 13.
  • Quand la personne dit qu’un marabout pour l’argent est sa dernière chance. Cette phrase revient souvent, et elle m’arrête net. Personne ne devrait miser une dernière chance sur un rite.
  • Et quand je sens qu’elle paierait quoi qu’il arrive. C’est le cas le plus difficile à repérer et le plus important. Quelqu’un de désespéré accepte tout, et un praticien qui en profite exploite précisément l’état qui l’a amené.

Ce que je propose à la place

L’écoute, qui ne coûte rien et qui dure aussi longtemps qu’il le faut. L’examen, qui est gratuit. Les orientations vers les recours réels. Et la possibilité de me réécrire dans six mois si la situation s’est desserrée : ce qui est resté ouvert dans une lignée attend depuis des années, il attendra bien un hiver de plus.

Marabout pour l’argent : les dix questions à poser

Sur ce terrain plus que sur aucun autre

  • Me garantissez-vous une entrée d’argent ? La question qui règle le choix d’un marabout pour l’argent en un message.
  • Depuis combien de temps exercez-vous, et où ? La première de toutes. Si la réponse est oui, arrêtez immédiatement.
  • Travaillez-vous sur les jeux d’argent ? Un praticien sérieux refuse sans discuter.
  • Vendez-vous un objet ? Bague, talisman, valise. La réponse doit être non.
  • Quel est le montant total, en chiffres, par écrit ? Une phrase, un nombre, et aucun autre versement.
  • Y aura-t-il un complément si un obstacle apparaît ? La bonne réponse est non, et faites-la répéter par écrit.
  • Que faites-vous si je vous dis que je n’ai pas cette somme ? La réponse à cette question vous dit tout de la personne en face.
  • Me demandez-vous un document bancaire ? Aucun praticien n’en a besoin, jamais, sous aucun prétexte.
  • M’avez-vous orienté vers un recours gratuit ? Un homme honnête sait qu’il en existe et les mentionne.
  • Que se passe-t-il si je renonce maintenant ? La bonne réponse est : rien.
  • Et qu’est-ce que vous ne savez pas faire ? Sur ce terrain, la réponse devrait commencer par : je ne fais pas venir d’argent.
Marabout pour l'argent : au temple de Sakété, les gestes portent sur une bénédiction manquée, jamais sur un compte

Les gestes portent sur une bénédiction manquée ou un engagement oublié. Jamais sur un compte en banque.

Ce que je propose selon votre situation

Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Vous cherchez un marabout pour l’argent en urgence

Ce que je fais : je vous oriente d’abord vers les recours réels et je n’accepte rien. Une échéance qui court se traite avec une assistante sociale, un point-justice ou un dossier de surendettement, pas avec un rite.

Vous avez déjà payé un marabout pour l’argent

Ce que je fais : nous regardons ce qui s’est passé, gratuitement. Ne versez plus rien à personne, moi compris. Si c’est récent, appelez votre banque, et conservez tous les messages.

Votre commerce ou votre activité ne démarre pas

Ce que je fais : je vous demande si une bénédiction a été demandée avant l’installation, et ce qui s’est passé dans la famille de celui dont vous avez repris l’activité. C’est le seul terrain où j’ai réellement quelque chose à regarder.

Vous voulez gagner au jeu

Ce que je fais : je refuse sans examen et je vous donne le numéro de Joueurs Info Service, 09 74 75 13 13, gratuit et anonyme, tous les jours. C’est la seule réponse utile que je puisse donner.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Une dernière chose, pour celle ou celui qui n’a plus rien

Si vous cherchiez un marabout pour l’argent parce que vous ne savez plus comment payer quelque chose la semaine prochaine, ne versez d’argent à personne aujourd’hui, moi compris.

Appelez le centre communal d’action sociale de votre commune demain matin, ou demandez à voir une assistante sociale. Ce sont des gens payés pour connaître les aides qui existent, ils ne jugent personne, et cela ne vous coûtera rien. Vous m’écrirez après, si vous le voulez encore. Je serai là, l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si je ne peux rien.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous dis d’emblée qu’aucun rite ne fait entrer d’argent. Je demande où vous en êtes vraiment avant tout examen. Je vous oriente vers les recours gratuits qui existent. J’examine par le Fâ sans rien demander. Et quand je peux agir et que votre situation le permet, j’annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer.

Mes règles : je ne promets aucune entrée d’argent. Je ne travaille jamais sur les jeux. Je ne vends aucun objet. Je ne demande aucun document bancaire. Je ne demande aucun complément. Je n’accepte rien quand le loyer n’est pas payé, quand la personne a emprunté pour payer un praticien, ou quand elle me dit que c’est sa dernière chance.

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.

Marabout pour l'argent : Maître Luc, prêtre vodun et bokonon au temple de Sakété au Bénin

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin

Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentes

Les réponses courtes, sans détour

Un marabout peut-il faire venir de l’argent ?

Non : aucun marabout pour l’argent ne le peut. Aucun rite ne produit d’argent. Celui qui vous promet la richesse s’apprête à prendre la vôtre.

Et pour gagner au jeu ?

Je refuse sans examen. Joueurs Info Service répond gratuitement et anonymement au 09 74 75 13 13, tous les jours.

Vendez-vous des objets qui attirent l’argent ?

Aucun. Un objet qui produirait de l’argent n’aurait aucune raison d’être vendu.

Que traitez-vous alors ?

Une bénédiction non demandée avant une installation, un engagement non honoré, une parole d’héritage non réglée, un mort mal accompagné.

Et si je n’ai vraiment plus rien ?

Je n’accepte rien. Ni montant réduit, ni échelonnement. Je regarde gratuitement et je vous oriente vers les aides qui existent.

Quels recours gratuits existent ?

Assistante sociale, centre communal d’action sociale, point-justice, dossier de surendettement. Sept demandes sur dix relèvent de là.

Demandez-vous un relevé bancaire ?

Jamais, sous aucun prétexte. Aucun praticien n’en a besoin, et cette demande relève de la fraude.

Que promettez-vous ?

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.

Commencez par les recours gratuits, écrivez-moi ensuite

Avant tout marabout pour l’argent : assistante sociale, centre communal d’action sociale, point-justice. Ensuite, si vous le voulez encore, je regarde ce qui est resté ouvert de votre côté, gratuitement.

Écrire à Maître Luc

Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété

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