Marabout pour se protéger : les quatre peurs fabriquées, par Maître Luc au temple de Sakété.

Guide de référence · lecture libre

Marabout pour se protéger : les quatre peurs fabriquées

Sur ce terrain, la peur n’est pas le problème : c’est le produit

30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit

On vous a dit que vous étiez attaqué, et vous cherchez maintenant quelqu’un pour vous protéger. Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Sur ce terrain, la peur n’est pas ce qui amène le client : c’est ce qu’on lui vend d’abord. Quatre peurs sont fabriquées, toujours dans le même ordre, et chacune ouvre la vente de la suivante. Je vais les démonter, dire ce que ma tradition protège réellement, et pourquoi je ne confirme jamais un envoûtement.

Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 4 PEURS · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 32 MIN

Marabout pour se protéger : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, ne confirme jamais un envoûtement

Qui vous répondra

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin

Il ne confirme jamais une attaqueAffirmer sans preuve ouvre la vente, et il refuse de le faire
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026
Il ne vend aucun objetNi bague, ni talisman, ni protection à porter sur soi
Il ne désigne personneJamais un nom, jamais quelqu’un de votre entourage

Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

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En résumé

Chercher un marabout pour se protéger commence presque toujours par une phrase entendue ailleurs : vous êtes attaqué. Cette affirmation n’est presque jamais vérifiée, et c’est elle qui ouvre tout le reste.

Quatre peurs se fabriquent dans l’ordre : l’attaque, le coupable, l’urgence, et la protection permanente. Chacune vend la suivante.

Ce que ma tradition protège est réel et beaucoup plus étroit. Mon écoute et mon examen du Fâ sont gratuits, et je ne prends votre argent que si je peux agir.

Ce que je ne ferai jamais, quelle que soit votre demande

Je ne vous dirai jamais que vous êtes attaqué. Ni au premier message, ni après l’examen, ni pour vous rassurer. Cette phrase n’a qu’un usage : ouvrir un dossier.

Et je ne vous donnerai jamais de nom. Jamais une belle-mère, une coépouse, une voisine, un collègue. Vous repartiriez avec une rancune définitive et une famille abîmée, et rien ne serait réglé.

Marabout pour se protéger : les quatre peurs

Elles arrivent toujours dans cet ordre, et chacune vend la suivante

Sur les autres terrains que celui du marabout pour se protéger, le consultant arrive avec une difficulté qui existe déjà. Ici, la difficulté est souvent créée par celui qui la traite, et c’est ce qui rend ce marché différent de tous les autres.

LES QUATRE PEURS FABRIQUÉES LA PHRASE CE QU’ELLE VEND « Vous êtes attaqué. » Affirmé sans aucune preuve Le premier examen payant « C’est quelqu’un de proche. » Un nom, souvent dans votre famille Le travail de levée, plus cher « Avant qu’il soit trop tard. » Une échéance inventée Le versement immédiat, sans réflexion « Sinon cela reviendra. » La menace d’un retour permanent L’objet à porter, et l’abonnement

Regardez la colonne de droite. Chaque phrase correspond à un produit, et les quatre s’enchaînent dans un ordre qui n’a rien d’accidentel. Une personne qui entre par la première ressort rarement avant la quatrième, et souvent après plusieurs mois.

Pourquoi l’ordre des quatre peurs compte

Ce n’est pas une liste : c’est un enchaînement

Beaucoup de gens qui cherchent un marabout pour se protéger reconnaissent une ou deux de ces peurs sans voir qu’elles forment une suite. Or c’est la suite qui fait le dommage, pas chaque phrase prise seule.

  • La première crée le besoin. Sans elle, il n’y a pas de client : personne ne cherche une protection s’il ne se croit pas menacé. C’est pourquoi elle est toujours affirmée en premier, et toujours sans preuve.
  • La deuxième rend le retour impossible. Une fois qu’un nom vous a été donné, vous ne pouvez plus consulter votre entourage : la personne soupçonnée en fait partie, et vous vous coupez de ceux qui vous auraient fait réfléchir.
  • La troisième supprime le temps. Elle intervient exactement au moment du paiement, et elle sert à empêcher les vingt-quatre heures qui auraient tout changé.
  • Et la quatrième installe la durée. Elle arrive après le premier travail, quand vous êtes déjà engagé, et elle transforme une dépense unique en versement régulier.

Ce que cet enchaînement produit au bout d’un an

Je reçois régulièrement des personnes qui en sont là. Elles ont versé plusieurs fois, elles ne parlent plus à un membre de leur famille, elles n’osent en parler à personne, et elles ne savent plus comment arrêter parce qu’arrêter reviendrait à s’exposer.

Le plus lourd n’est presque jamais l’argent : c’est le lien rompu avec quelqu’un et l’isolement dans lequel elles se sont installées. C’est ce qui prend le plus longtemps à défaire, et parfois cela ne se défait pas.

Marabout pour se protéger : la première peur

L’affirmation qui ouvre tout, et qui n’est jamais vérifiée

C’est la porte d’entrée. Quelqu’un qui cherche un marabout pour se protéger ne s’est presque jamais réveillé un matin avec cette idée : on la lui a donnée.

Elle arrive par une consultation où l’on a affirmé qu’un travail était fait contre lui, par une vidéo qui décrit des signes que tout le monde reconnaît, ou par un proche bien intentionné qui a entendu cela quelque part.

Pourquoi cette affirmation est si efficace

  • Parce qu’elle explique tout d’un coup, sans qu’aucun marabout pour se protéger ait à prouver quoi que ce soit. Une année difficile, un travail perdu, une relation qui casse, un sommeil détruit. Une cause unique soulage énormément, et c’est ce soulagement qu’on achète.
  • Parce qu’elle déplace la responsabilité, ce qu’aucun marabout pour se protéger honnête ne devrait faire. Si tout vient d’une attaque, rien ne vient de vous ni des circonstances. C’est reposant, et c’est exactement ce qui empêche ensuite de regarder ce qui pourrait réellement se traiter.
  • Parce que les signes décrits par un marabout pour se protéger sont universels. Fatigue, insomnie, tension, blocages, disputes. Tout le monde s’y reconnaît, parce que ces signes décrivent la vie ordinaire des gens qui traversent une période difficile.
  • Et parce qu’elle ne se réfute pas. Si rien n’arrive, la protection a fonctionné. Si quelque chose arrive, l’attaque était forte. Aucun des deux cas ne permet de contredire celui qui l’a annoncée.

Ce que je réponds à quelqu’un qui arrive avec cela

Un marabout pour se protéger honnête ne confirme pas et ne nie pas non plus. Je dis que je n’affirme jamais cela, parce que je ne peux pas le vérifier et parce que le dire ouvrirait un dossier.

Puis je regarde autre chose : depuis quand cela dure, ce qui s’est passé dans cette période, si le sommeil tient, si quelqu’un est mort, si une bénédiction a manqué. Cette conversation-là est gratuite et elle mène presque toujours ailleurs que là où la personne pensait aller.

Une affirmation qu’on ne peut ni prouver ni réfuter n’est pas un diagnostic : c’est une ouverture de vente.

Marabout pour se protéger : la deuxième peur

Le nom donné, et les dégâts qu’il produit

La deuxième étape suit immédiatement, et c’est la plus destructrice de toutes celles que je connais dans ce métier.

On vous dit que la personne qui vous veut du mal est proche de vous. Puis on précise : une femme de votre entourage, quelqu’un de votre belle-famille, une personne jalouse de votre réussite. Le portrait est toujours suffisamment large pour que vous trouviez vous-même le nom.

  • Vous fournissez le nom vous-même, et le marabout pour se protéger le confirme. C’est le mécanisme, et il est très bien rodé. Le praticien ne prend aucun risque : il donne un portrait, vous reconnaissez quelqu’un, et il confirme.
  • Le soupçon existait souvent avant le marabout pour se protéger. Une tension avec une belle-sœur, une rivalité ancienne. La confirmation transforme un agacement en certitude.
  • La rupture est immédiate et durable. On cesse de parler à cette personne, on l’écarte des fêtes, on prévient les autres. Des familles se coupent en deux sur une phrase prononcée par un inconnu.
  • Et rien n’est réparé. Une fois le nom donné, il n’y a plus de geste à poser : il n’y a plus qu’une rancune. J’y consacre un guide entier.

Pourquoi je refuse absolument

Parce qu’un marabout pour se protéger lit quelque chose qui n’a pas la forme d’un nom, et le prétendre reviendrait à ajouter mon interprétation à l’oracle en la présentant comme sa parole. C’est la faute que ma formation interdit le plus sévèrement, et je la décris dans le guide sur les quatre silences.

Et parce que les conséquences ne sont pas réversibles. Un travail mal conduit se refait ; une famille brisée sur une accusation ne se recolle pas.

Marabout pour se protéger : la troisième peur

L’échéance inventée, et à quoi elle sert

Une fois l’attaque affirmée et le coupable désigné, il faut empêcher la réflexion. C’est le rôle de la troisième peur, et tout marabout pour se protéger malhonnête l’emploie.

On vous annonce que quelque chose va s’aggraver, qu’une échéance approche, qu’un mauvais moment est proche. Parfois on va jusqu’à évoquer un accident ou une maladie, ce qui est la limite extrême de ce métier.

  • Une urgence empêche de comparer deux marabouts pour se protéger. Quelqu’un qui croit avoir trois jours n’écrira pas à un deuxième praticien, ne consultera personne, et ne dormira pas dessus.
  • Elle empêche aussi d’en parler autour de soi. On ne prend pas le temps de consulter un proche quand on croit qu’il faut agir ce soir.
  • Elle justifie le paiement immédiat. C’est sa fonction unique et elle est très efficace, y compris sur des gens qui auraient refusé la veille.
  • Et elle réapparaît à chaque étape. Une nouvelle échéance, une aggravation, un obstacle. Le mécanisme se répète autant de fois que nécessaire.

Ma règle, et elle m’a fait perdre beaucoup de dossiers

Je demande à tous ceux qui m’écrivent de dormir une nuit avant de me répondre, y compris quand la situation semble pressante. J’y consacre un guide entier.

Et je n’annonce jamais qu’une chose va s’aggraver. Ni maladie, ni accident, ni décès : ce sont des interdits explicites dans ma formation, et ils existent précisément parce qu’un homme qui les franchit peut obtenir n’importe quoi de n’importe qui.

Marabout pour se protéger : la quatrième peur

L’abonnement, et c’est le vrai modèle économique

La dernière peur est celle qui rapporte le plus, et elle arrive quand le premier travail est terminé.

On vous explique que la protection doit être entretenue, renouvelée, renforcée. Qu’un relâchement laisserait revenir ce qui a été écarté. Vous voilà installé dans une relation payante qui peut durer des années, et beaucoup de gens que je reçois en sont là depuis longtemps sans l’avoir jamais formulé ainsi.

  • Le renouvellement périodique chez le même marabout pour se protéger. Chaque mois, chaque saison, à chaque difficulté. Une somme modeste à chaque fois, considérable au bout de deux ans.
  • Le renforcement après un incident, facturé par le marabout pour se protéger. Une dispute, un souci de santé, une contrariété : la preuve que la protection faiblit.
  • L’extension à la famille. Vos enfants, votre conjoint, vos parents. Chacun a besoin de la sienne.
  • Et la crainte d’arrêter. C’est le verrou. Cesser reviendrait à s’exposer, donc on continue même quand on n’y croit plus qu’à moitié.

Ce que je fais à la place

Un travail se conduit, il s’achève, et le dossier se ferme. Je ne propose aucun entretien, aucun renouvellement, aucune protection permanente. Vous pouvez me réécrire ensuite autant que vous voulez, y compris des mois après, sans nouveau paiement.

Si un jour vous relisez cette page et que vous êtes toujours en train de payer quelqu’un tous les mois pour être protégé, c’est la quatrième peur qui vous tient, et pas autre chose.

Ce que je ne dirai pas sur vos croyances

Parce que ce terrain touche à ce que les gens croient, plus que les autres

Une question revient souvent chez ceux qui cherchent un marabout pour se protéger : est-ce que tout cela existe vraiment. Je vais répondre honnêtement, ce qui veut dire répondre de manière moins tranchée que vous ne l’espérez.

  • Je ne vous dirai pas que rien de tout cela n’existe. Ce serait me renier, et ce serait faux dans ma tradition. Des choses se posent, des interdits pèsent, des paroles engagent.
  • Je ne vous dirai pas non plus que votre situation en relève. C’est le point exact où l’honnêteté se joue. L’existence d’une catégorie ne prouve rien sur votre cas particulier.
  • Je ne me servirai pas de votre croyance pour vous vendre. Quelqu’un qui croit fortement est plus facile à convaincre, et c’est précisément pour cela qu’il faut être plus prudent avec lui, pas moins.
  • Et je ne me moquerai pas de vous si vous n’y croyez pas. Beaucoup de gens m’écrivent en s’excusant de ne pas y croire vraiment. Cela ne me dérange pas et cela ne change rien à ce que je regarde.

Le cas de ceux qui pratiquent une autre religion

Beaucoup de ceux qui cherchent un marabout pour se protéger sont chrétiens ou musulmans pratiquants, et écrivent avec un malaise réel. Je le dis parce que personne n’en parle et que cela concerne la majorité de mes correspondants.

Ma réponse est constante : je n’interprète la foi de personne, et je ne dirai jamais que votre religion vous autorise à me consulter. Cette question appartient à quelqu’un de qualifié dans votre tradition, pas à moi.

Ce que je peux dire, c’est que presque toutes les traditions que je connais prévoient des formes de protection : des prières, des bénédictions, des recours auprès de leurs propres ministres. Il m’est arrivé plus d’une fois de renvoyer quelqu’un vers son curé ou son imam, et ces personnes ne sont pas revenues, ce qui est très bien. J’y consacre un guide entier.

La distinction qui compte plus que tout le reste

Ma tradition connaît des interdits, des engagements et des paroles qui pèsent. Ce qu’elle ne fait pas, c’est transformer chaque difficulté de la vie en attaque menée par quelqu’un.

La différence est immense et personne ne l’explique. Croire que des choses invisibles existent n’oblige pas à croire qu’un voisin vous en envoie. Le premier est une cosmologie ; le second est un commerce, et il s’est construit sur le premier.

Qui vous a dit cela, et pourquoi cette question change tout

Cinq sources, et elles ne se valent pas

C’est la première question que je pose à quiconque cherche un marabout pour se protéger, et c’est celle que personne n’a posée avant moi.

  • Un premier marabout pour se protéger, consulté auparavant. Le cas le plus fréquent. Quelqu’un a affirmé l’attaque puis a proposé de la traiter. C’est un conflit d’intérêts complet, et il devrait suffire à écarter l’affirmation.
  • Une vidéo ou une page trouvée en cherchant. On décrit des signes que tout le monde reconnaît, et l’on se reconnaît. Ces contenus sont écrits pour cela, et je décris leur fabrication dans le guide sur les cinq couches d’une page.
  • Un proche bien intentionné. Une tante, une amie, un collègue qui a entendu cela quelque part. Personne ne ment ici, et l’information n’en vaut pas davantage.
  • Un compte qui vous a écrit le premier. Si l’idée vient d’un message privé reçu sans l’avoir demandé, vous avez été repéré et ciblé. Aucun praticien sérieux ne démarche des inconnus.
  • Et parfois personne. C’est le cas le plus intéressant : la personne y est arrivée seule, après des mois difficiles. Là, la question devient : qu’est-ce qui allait mal avant ?

Ce que je fais de la réponse

Dans les quatre premiers cas, je remets l’affirmation à sa place : quelqu’un l’a dite, cela ne la rend pas vraie, et celui qui l’a dite avait presque toujours quelque chose à vendre.

Dans le cinquième, je regarde ce qui a précédé. Une période difficile cherche toujours une explication, et l’idée d’une attaque est celle qui se présente en premier parce qu’elle circule partout. Cela ne veut pas dire que rien n’est resté ouvert derrière vous : cela veut dire que ce n’est pas par là qu’il faut commencer.

Marabout pour se protéger : les objets qu’on vous vendra

Six formes, un seul principe

La vente d’objets accompagne presque toujours la recherche d’un marabout pour se protéger, parce qu’un objet matérialise la protection et justifie un prix.

  • La bague ou le bracelet, vendus par le marabout pour se protéger. Le plus courant. Souvent vendu avec un second versement pour l’activer ou le charger, et parfois un troisième si l’effet faiblit. J’y consacre un guide entier.
  • Le talisman à porter sur soi, vendu par le marabout pour se protéger. Sachet, cordon, pendentif. On vous demande de ne jamais l’enlever, ce qui rend impossible toute vérification.
  • Le produit à consommer, envoyé par un faux marabout pour se protéger. Poudre, liquide, préparation. C’est la forme la plus dangereuse de toutes : ne consommez jamais rien qui vous soit envoyé, quelle qu’en soit l’origine. Cela relève d’ailleurs d’un autre métier, celui du tradipraticien, que je distingue dans le guide sur le vocabulaire.
  • L’objet à enterrer ou à cacher chez soi, exigé par un marabout pour se protéger. Sous le lit, au seuil, dans un mur. Il rend le domicile complice de l’affaire et rend l’arrêt psychologiquement difficile.
  • Le bain ou le rituel à faire soi-même, prescrit par un marabout pour se protéger. On vous transmet des consignes précises. Leur intérêt réel est ailleurs : si rien ne se produit, c’est que vous les avez mal suivies.
  • Et l’objet pour un proche. Pour votre enfant, votre conjoint, vos parents. C’est l’extension qui multiplie la facture, et elle concerne des gens qui n’ont rien demandé.

Le principe unique derrière ces six formes

Un objet transforme une prestation en abonnement. Il faut l’activer, l’entretenir, le renouveler, le remplacer. Un travail conduit et achevé ne se renouvelle pas ; un objet, si.

Je ne vends aucun objet, je n’en envoie aucun, et je ne demande jamais de rien consommer ni de rien enterrer chez vous. Un marabout pour se protéger qui vous propose l’une de ces six choses vous a déjà dit ce qu’il est.

Marabout pour se protéger : ce que protège ma tradition

Quatre choses, et elles ne s’achètent pas

Après avoir démonté ce qui se vend, je dois dire ce qui existe. La protection est une notion réelle dans le vodun, et elle n’a presque rien à voir avec ce que le marché en a fait.

  • Les interdits, première protection réelle de ma tradition. C’est la première forme de protection de ma religion, et la plus mal comprise. Une divinité dit d’abord ce qui ne se fait pas, et ce qui protège une personne ou un lieu, ce sont ces limites tenues. J’ai décrit ce mécanisme à propos de la mangrove dans le guide sur la sacralisation.
  • La bénédiction demandée, que nul marabout pour se protéger ne remplace. Avant un départ, une union, une installation. Ce n’est pas un bouclier contre des ennemis : c’est un accord obtenu de ceux dont on vient, et son absence pèse réellement.
  • La place tenue pour les morts, protection réelle qu’aucun marabout pour se protéger ne vend. Une lignée dont les morts ont été accompagnés et sont nommés se porte autrement qu’une lignée où plus personne ne sait rien. C’est le sujet du guide sur les cinq dettes.
  • Et la parole tenue. Un engagement honoré, une brouille reprise, une promesse faite et respectée. Dans ma tradition, ce qui protège le plus une personne, c’est de ne rien laisser d’ouvert derrière elle.

Ce que vous remarquerez sur cette liste

Aucun des quatre ne se vend, et aucun ne se porte au poignet. Trois sur quatre ne demandent personne : vous pouvez tenir vos interdits, nommer vos morts et reprendre votre parole sans aucun intermédiaire.

Le quatrième, la bénédiction, demande votre famille bien plus qu’un praticien. Ce que je fais, moi, intervient quand ces gestes ne peuvent plus être faits directement : quand les anciens sont morts, quand la distance empêche, quand une brouille bloque tout.

Marabout pour se protéger : ce que je fais

Concrètement, et à ma place

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et je précise à chaque fois qu’un marabout est au sens strict une figure de l’islam ouest-africain, ce que je ne suis pas.

Marabout pour se protéger : je ne confirme jamais une attaque

C’est ma règle la plus importante sur ce terrain. Je ne dis pas que vous êtes attaqué, je ne dis pas que vous ne l’êtes pas, et je ne me sers jamais de cette question pour ouvrir un dossier.

Je cherche d’abord ce qui se traite ailleurs

Un sommeil détruit depuis des semaines, une angoisse qui ne retombe plus, une fatigue inexpliquée. Ces trois-là relèvent d’un médecin ou d’un professionnel du soin, pas d’un rite, et j’en parle dans le guide qui compare les deux métiers.

Marabout pour se protéger : je ne vends rien à porter

Aucun objet, aucune préparation, aucun bain, rien à enterrer chez vous. Et aucune protection permanente : un travail se conduit, il s’achève, et le dossier se ferme.

Et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert

L’examen porte sur vous, sur votre lignée et sur les lieux qui vous concernent. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit. Quand il montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit : prières adressées aux vodun de ma maison, offrandes déposées, libations versées pour les anciens de votre lignée, veillée quand le cas le demande.

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Le travail au temple, étape par étape

Avec l’étape que ce terrain ajoute

Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir

I Je vous dis d’emblée qu’un marabout pour se protéger ne devrait confirmer aucune attaque Avant tout le reste. Si vous cherchez quelqu’un pour vous confirmer que vous êtes visé, vous perdrez votre temps avec moi.
II Je demande qui vous a dit cela, et dans quels termes C’est l’étape propre à ce terrain. Neuf fois sur dix, l’idée vient de quelqu’un, et savoir de qui change toute la lecture.
III Je cherche le sommeil, la fatigue et l’angoisse Trois signes qui relèvent d’un médecin ou d’un professionnel du soin. S’ils sont là, je m’arrête et je vous oriente.
IV Je vérifie si vous avez déjà payé quelqu’un pour cela Beaucoup arrivent après un premier versement, parfois plusieurs. S’il est récent, appelez votre banque avant de continuer.
V Je rassemble ce qu’il faut, sur vous seul Votre nom, votre date de naissance et une photographie de vous. Elle reste au temple, jamais publiée ni transmise. Rien sur un tiers, aucun document bancaire, aucune pièce d’identité.
VI J’examine par le Fâ, gratuitement Au temple, avec l’opèlè. Soit quelque chose est resté ouvert dans votre lignée, soit rien, et vous l’apprenez en même temps que moi.
VII J’annonce les gestes et le montant, ensemble et par écrit Une seule fois, avant de commencer, et il ne bouge plus. Vous restez libre de dire non à cet instant.
VIII Je conduis le travail, je vous rends compte, et le dossier se ferme Aucun entretien, aucun renouvellement, aucune protection à maintenir. Vous pouvez me réécrire ensuite sans nouveau paiement.

Deux choses propres à ce sujet. Je ne désigne jamais personne, à aucune étape. Et je ne demande jamais de complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.

Dites-moi qui vous a dit que vous étiez attaqué

C’est la première question que je pose, et elle est gratuite. Je réponds moi-même, l’écoute et l’examen du Fâ ne coûtent rien, et je ne vous demanderai rien tant que je n’aurai pas vu si je peux agir.

Écrire à Maître Luc

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Marabout pour se protéger : ce que l’examen révèle

Six choses, et aucune n’est une attaque

  • Une bénédiction jamais demandée. Avant un départ, une union, une installation. Le premier motif, et de loin, chez ceux qui se croient visés.
  • Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé un jour de peur, oublié dès que la peur est passée. La personne ne l’apporte jamais spontanément.
  • Une parole donnée devant les anciens et jamais reprise. Une brouille scellée par des mots durs, souvent à propos d’un héritage ou d’un mariage.
  • Un mort mal accompagné. Des funérailles suivies au téléphone, des rites impossibles depuis l’Europe. Cela pèse sur tout, et personne ne fait le lien.
  • Un épuisement pris pour une attaque, faute d’avoir vu un médecin avant un marabout pour se protéger. Ce n’est pas un signe du Fâ et je le note parce que je le vois chaque semaine. Quelqu’un qui ne dort plus depuis un mois interprète tout ce qui lui arrive comme une agression invisible.
  • Et souvent, rien que je puisse traiter. Une période difficile est une période difficile. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.

Les questions que je pose et que personne ne pose

Qui vous a dit cela, et dans quels termes exactement. Depuis combien de nuits dormez-vous mal. Avez-vous déjà versé de l’argent pour ce motif. Une bénédiction a-t-elle été demandée avant votre départ. Et à qui, dans votre entourage, avez-vous pu en parler.

Et celle que personne ne pose jamais : « qu’est-ce qui allait mal avant qu’on vous dise que vous étiez attaqué ? »

Cette question remet les choses dans l’ordre. Il y avait presque toujours quelque chose avant : une fatigue, une perte, une inquiétude. L’attaque annoncée est venue se poser dessus comme une explication, et c’est le quelque chose d’avant qu’il faut regarder.

Marabout pour se protéger : si on vous l’a déjà dit

Cinq choses à faire, dans cet ordre

C’est la situation dans laquelle arrive la majorité de ceux qui cherchent un marabout pour se protéger. Voici ce que je conseille, et rien de tout cela ne passe par moi.

  • Ne versez rien aujourd’hui à un marabout pour se protéger. À personne, moi compris. Si une offre disparaît parce que vous avez attendu une semaine, elle n’était pas une offre.
  • Écrivez exactement ce que le marabout pour se protéger vous a dit. Les mots employés, par qui, dans quel contexte. Relire cela à froid, deux jours après, produit souvent un effet considérable.
  • Parlez-en à une personne de confiance avant tout marabout pour se protéger. Quelqu’un d’extérieur repère en trois minutes ce que vous ne voyez plus. Si l’on vous a demandé le secret, c’est justement le signe qu’il faut en parler.
  • Faites vérifier votre santé avant tout marabout pour se protéger. Une fatigue qui dure, un sommeil détruit, une perte de poids : cela s’examine chez un médecin, et un grand nombre de choses attribuées à une cause invisible ont une explication qu’un examen aurait trouvée. J’en parle dans le guide sur la maladie inexpliquée.
  • Et n’accusez personne. Quel que soit le nom qu’on vous a donné, ne rompez rien sur cette base. Une famille se brise en un jour et se recolle en vingt ans, quand elle se recolle.

Ce qui reste après ces cinq choses

Souvent, plus grand-chose, et c’est une bonne nouvelle. Quand il reste quelque chose, cela ressemble rarement à une attaque et davantage à une bénédiction manquée ou à un mort mal accompagné. C’est là que je commence, et l’examen est gratuit.

Marabout pour se protéger : les dix questions à poser

À n’importe quel praticien, sur ce terrain plus qu’ailleurs

  • Affirmez-vous que je suis attaqué ? La question qui règle le choix d’un marabout pour se protéger en un message.
  • Depuis combien de temps exercez-vous, et où ? La première de toutes. Si la réponse est oui, arrêtez là.
  • Pouvez-vous me dire qui ? Un praticien honnête refuse de donner un nom.
  • Vendez-vous un objet à porter ? La réponse doit être non.
  • Faut-il consommer quelque chose ? Ne consommez jamais rien qui vous soit envoyé.
  • Faut-il enterrer ou cacher quelque chose chez moi ? Refusez sans discuter.
  • La protection doit-elle être renouvelée ? Si oui, vous entrez dans un abonnement.
  • Y a-t-il une urgence, et pourquoi ? Une échéance annoncée sert à empêcher la réflexion.
  • Quel est le montant total, en chiffres, par écrit ? Une phrase, un nombre, et aucun autre versement.
  • Puis-je en parler à un proche ? Si l’on vous demande le secret, partez.
  • Et qu’est-ce que vous ne savez pas faire ? Un praticien réel répond immédiatement.
Marabout pour se protéger : au temple de Sakété, la protection tient aux interdits et à la parole tenue

Ce qui protège, dans ma tradition, ce sont des interdits tenus et une parole reprise. Rien de tout cela ne se porte au poignet.

Ce que je propose selon votre situation

Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent

Vous cherchez un marabout pour se protéger après une consultation

Ce que je fais : je vous demande qui vous l’a dit et dans quels termes, et je ne confirme rien. Puis nous regardons ce qui allait mal avant cette phrase. C’est gratuit et cela suffit souvent.

Vous payez déjà un marabout pour se protéger tous les mois

Ce que je fais : je vous dis que c’est la quatrième peur, et qu’un travail conduit s’achève. Cessez de verser et regardons ensemble, sans que cela vous coûte quoi que ce soit.

On vous a donné le nom de quelqu’un de votre famille

Ce que je fais : je ne confirme ni n’infirme, et je vous demande de ne rompre avec personne. Le sujet est développé dans le guide sur la jalousie familiale.

Vous cherchez un marabout pour se protéger et vous êtes épuisé

Ce que je fais : je vous oriente vers un médecin et je n’accepte rien. L’épuisement déforme tout, y compris ce que vous me raconterez, et un examen conduit sur un récit d’épuisé ne vaut rien.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Une dernière chose, sur la peur elle-même

Si vous avez lu cette page en entier, vous avez peut-être moins peur qu’en arrivant. C’est le seul effet que je cherchais.

La peur est un état, pas une information. Elle ne vous dit rien de vrai sur ce qui vous arrive, elle vous dit seulement que vous êtes en alerte. Et quelqu’un qui entretient votre alerte a besoin que vous restiez dedans. Ne prenez aucune décision cette semaine, ne versez rien à personne, parlez-en à quelqu’un de réel. Si vous voulez ensuite que nous regardions ce qui est resté ouvert derrière vous, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si je ne peux rien.

Mon engagement

Ce que je fais : je vous demande d’abord qui vous a dit cela. Je cherche ce qui relève d’un médecin avant tout examen. Je vous écoute gratuitement, aussi longtemps qu’il le faut. J’examine par le Fâ sans rien demander. Et quand je peux agir, j’annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer.

Mes règles : je ne confirme jamais une attaque. Je ne donne jamais de nom. Je n’annonce jamais qu’une chose va s’aggraver. Je ne vends aucun objet, aucune préparation, aucun bain. Je ne demande jamais d’enterrer ni de consommer quoi que ce soit. Je ne propose aucune protection permanente ni aucun renouvellement. Et je ne demande aucun complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.

Marabout pour se protéger : Maître Luc, prêtre vodun et bokonon au temple de Sakété au Bénin

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin

Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentes

Les réponses courtes, sans détour

Pouvez-vous me dire si je suis attaqué ?

Aucun marabout pour se protéger honnête ne l’affirme. Cette phrase n’a qu’un usage : ouvrir un dossier. Je regarde autre chose, et c’est gratuit.

Pouvez-vous dire qui me veut du mal ?

Non, jamais un nom. Une famille se brise en un jour sur une accusation, et rien n’est réparé.

Vendez-vous un objet de protection ?

Aucun : un marabout pour se protéger n’a rien à vous vendre. Un objet transforme une prestation en abonnement : il faut l’activer, l’entretenir, le renouveler.

Faut-il renouveler une protection ?

Non. Un travail se conduit, il s’achève, et le dossier se ferme. Aucun entretien, aucun renouvellement.

Que protège réellement votre tradition ?

Les interdits tenus, la bénédiction demandée, la place tenue pour les morts, la parole respectée. Rien de tout cela ne s’achète.

On m’a dit qu’il fallait agir vite

Une urgence annoncée sert à empêcher la réflexion. Dormez une nuit, parlez-en à quelqu’un, ne versez rien aujourd’hui.

On m’a envoyé quelque chose à boire

Ne consommez jamais rien qui vous soit envoyé. C’est la forme la plus dangereuse de ce commerce.

Que promettez-vous ?

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.

Avant tout, ne versez rien cette semaine

Avant tout marabout pour se protéger : parlez-en à quelqu’un de réel, faites vérifier votre santé, n’accusez personne. Ensuite, si vous le voulez encore, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

Écrire à Maître Luc

Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété

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