Maraboutage d'un enfant : les quatre portes, par Maître Luc au temple de Sakété.

Guide de référence · lecture libre

Maraboutage d’un enfant : les quatre portes à ouvrir avant moi

Je n’ouvre aucun dossier pour un enfant, et voici ce que je réponds à la place

30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Écoute gratuite

Votre enfant a changé, il dort mal, ses résultats chutent, et quelqu’un vous a laissé entendre qu’on lui a fait quelque chose. Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Je ne travaille jamais sur un enfant, je n’accepte ni sa photographie ni son nom, et je n’ouvrirai aucun dossier le concernant. Ce n’est pas une question de puissance : un enfant ne peut pas décider pour lui-même, il ne peut pas dire qu’une chose lui fait du mal, et il dépend entièrement des adultes qui l’entourent. Voici les quatre portes à ouvrir avant de penser à un maraboutage d’un enfant, et ce que ma tradition regarde réellement dans ces cas.

Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 4 PORTES · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 28 MIN

Maraboutage d'un enfant : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, ne travaille jamais sur un enfant

Qui vous répondra

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin

Il ne travaille jamais sur un enfantSans aucune exception, quelle que soit l’inquiétude
Vu à la télévisionReportage de France 24, émission Plan B, janvier 2026
Ni photographie ni nom d’enfantIl ne les demande pas et ne les emploie pas
L’écoute des parents reste gratuiteEt elle se termine par des orientations, jamais par un rite

Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Écrire à Maître Luc

En résumé

Je n’ouvre aucun dossier concernant un enfant. C’est l’interdit le plus ferme de ma pratique, et il ne se négocie pas.

Quatre portes s’ouvrent avant toute idée de maraboutage d’un enfant : le médecin, l’école, un professionnel du soin, et la famille elle-même.

Ce que ma tradition peut regarder concerne les parents et la lignée, jamais l’enfant. Mon écoute est gratuite et se termine par des orientations.

Si votre enfant va mal

Un médecin d’abord, toujours. Un pédiatre ou votre médecin traitant examine, et la protection maternelle et infantile reçoit gratuitement les jeunes enfants. En cas de gravité, le 15 ou le 112.

Si un enfant est en danger, le 119 répond gratuitement, jour et nuit. Pour un harcèlement scolaire, le 3018. Et ne donnez jamais à un enfant quoi que ce soit qui vous ait été envoyé par un praticien, quel qu’il soit.

Pourquoi cette peur vise les enfants en premier

Six raisons, et aucune ne tient à votre jugement

L’idée d’un maraboutage d’un enfant arrive plus vite et plus fort que pour n’importe qui d’autre. Il vaut la peine de comprendre pourquoi.

  • Parce qu’un parent accepte tout pour son enfant. C’est la première raison et la plus exploitée. Une somme qu’on refuserait pour soi devient acceptable quand il s’agit d’un enfant.
  • Parce qu’un enfant ne s’explique pas. Il ne dit pas ce qui ne va pas, il le montre autrement. Ce silence appelle une interprétation, et l’interprétation invisible arrive facilement.
  • Parce qu’il change vite et sans prévenir. Le développement produit des ruptures brutales à certains âges. Un enfant méconnaissable en trois mois, c’est ordinaire, et c’est déstabilisant.
  • Parce que la culpabilité guette. Un parent qui se demande s’il a mal fait accueille avec soulagement une explication extérieure. Elle innocente tout le monde à la maison.
  • Parce que la famille désigne. Quand l’idée vient du pays, elle arrive avec un nom déjà prêt et l’autorité de quelqu’un de plus âgé.
  • Et parce que cela se vend très cher. Un maraboutage d’un enfant confirmé ouvre une levée, une protection, puis un renouvellement annuel. C’est le dossier le plus rentable de ce marché.

Ce que je réponds aux parents qui se sentent coupables

Que penser à cela ne fait de vous ni un mauvais parent ni quelqu’un de crédule. Cela fait de vous quelqu’un qui a peur pour son enfant, et cette peur est le contraire de la négligence.

Ce qui compte est la direction qu’on lui donne, et les quatre portes qui suivent sont celles qui mènent quelque part.

Maraboutage d’un enfant : les quatre portes

Toutes gratuites, toutes avant moi

Voici ce que je réponds à chaque parent qui m’écrit au sujet d’un maraboutage d’un enfant, et cela ne varie jamais. Ces quatre portes s’ouvrent sans rien payer, et elles règlent l’immense majorité des situations.

LES QUATRE PORTES, TOUTES GRATUITES 1 · LE MÉDECIN Sommeil, fatigue, douleurs, vue, audition Pédiatre ou PMI 2 · L’ÉCOLE Résultats, absences, harcèlement, isolement Professeur, direction 3 · LE SOIN Repli, colère, angoisse, changement soudain Psychologue scolaire, CMP 4 · LA MAISON Séparation, deuil, déménagement, tension Ce qui a changé chez vous ET SEULEMENT ENSUITE, S’IL RESTE QUELQUE CHOSE Ce que le Fâ regarde concerne les parents et la lignée, jamais l’enfant

Faites glisser le schéma vers la gauche pour le lire en entier

Aucune de ces quatre portes ne coûte quoi que ce soit. Et dans les situations qu’on m’apporte, la réponse se trouve derrière l’une d’elles dans la quasi-totalité des cas.

Trois causes ordinaires que je vois revenir

Elles expliquent une grande part de ce qu’on m’apporte

Après trente ans, je peux nommer trois choses qui reviennent constamment dans les récits de parents inquiets, et qu’aucun praticien n’évoque jamais parce qu’elles ne se vendent pas.

Le sommeil, et ce qui l’a abîmé

C’est la première de toutes. Un enfant qui dort mal présente exactement le tableau qui inquiète : irritabilité, résultats en baisse, maux de ventre, repli, colères.

Un écran dans la chambre, un coucher tardif, un réveil trop tôt, une chambre partagée bruyante. Ces causes sont ennuyeuses à entendre, et elles se corrigent en quelques semaines. Aucune ne demande de payer qui que ce soit.

Ce qu’il voit et entend sans qu’on le sache

Les téléphones circulent tôt entre les mains des enfants, et ils y voient des choses qu’ils ne racontent pas. Des vidéos qui font peur, des messages, parfois des menaces d’autres enfants.

Un enfant qui a vu quelque chose d’effrayant fait des cauchemars, refuse de dormir seul, devient anxieux. Cela ressemble beaucoup à ce qu’on attribue à un maraboutage d’un enfant, et cela se règle par une conversation et des réglages.

Le poids de l’inquiétude des parents

C’est le plus difficile à entendre et le plus fréquent. Un enfant capte l’état de ses parents avec une précision que les adultes sous-estiment.

Quand une maison traverse une période de peur, de dettes, de conflit ou de deuil, l’enfant le manifeste avant les adultes, et souvent à leur place. Ce n’est pas une faute : c’est ainsi que fonctionnent les enfants. Et cela veut dire que ce qui l’aidera le plus est parfois que ses parents soient aidés.

Le cas de l’adolescent, et il est différent

Cinq points, parce que tout change à cet âge

Une grande partie des messages qui me parlent d’un maraboutage d’un enfant concernent en réalité un adolescent, et la situation n’a rien à voir avec celle d’un jeune enfant.

  • Le changement est attendu à cet âge. Un adolescent qui s’isole, ferme sa porte, répond mal et change d’amis fait ce que fait un adolescent. Cela reste éprouvant à vivre.
  • Il conteste ce qui vient de la maison. C’est son travail à cet âge. Un rite imposé sera vécu comme une intrusion, et il aggravera la distance au lieu de la réduire.
  • Certains signes demandent une attention immédiate. Un repli complet, l’arrêt de toute activité, un désintérêt total, un changement brutal de comportement. Cela relève d’un professionnel du soin sans attendre, et les maisons des adolescents reçoivent gratuitement.
  • Il peut consulter seul. Un adolescent peut voir un psychologue ou un médecin sans que vous soyez présent, et c’est parfois la condition pour qu’il parle.
  • Et il refuserait de toute façon. Un jeune de quinze ans à qui l’on annonce qu’il est visé le prend soit comme une folie, soit comme une accusation. Dans les deux cas, il se referme.

Ce que je conseille aux parents d’adolescents

Une chose simple et difficile : ne lui parlez pas de tout cela. Ni de vos craintes, ni de ce qu’on vous a dit, ni de ce que vous envisagez.

Occupez-vous plutôt des portes qui s’ouvrent : le médecin, l’établissement, un professionnel. Et laissez-lui la possibilité de parler à quelqu’un qui n’est pas vous, ce qui est souvent ce dont il a besoin.

Maraboutage d’un enfant : ce qui inquiète et ce que cela signale

Cinq changements, et leur lecture ordinaire

Voici les cinq observations qui amènent presque tous les parents à penser à un maraboutage d’un enfant. Chacune est réelle, chacune mérite attention, et chacune a une explication qui se cherche avant tout le reste.

  • Il ne dort plus, premier signe attribué à un maraboutage d’un enfant. C’est le premier signalé, et il relève d’un médecin. Le sommeil de l’enfant se dérègle pour des raisons très ordinaires : écrans le soir, angoisse de séparation, changement de rythme, apnées, douleurs. Toutes se traitent.
  • Ses résultats se sont effondrés, deuxième signe attribué à un maraboutage d’un enfant. Une chute soudaine signale presque toujours quelque chose de nommable : un problème de vue ou d’audition non détecté, un trouble de l’apprentissage, un harcèlement, ou simplement un professeur avec qui cela ne passe pas.
  • Il s’isole, et l’on pense aussitôt à un maraboutage d’un enfant. Un repli soudain chez un enfant ou un adolescent est un signal fort. Il relève d’un professionnel du soin, et il ne faut pas attendre.
  • Il est souvent malade, et l’on évoque un maraboutage d’un enfant. Otites, angines, maux de ventre à répétition. Un pédiatre trouve la cause dans la grande majorité des cas, et le mal de ventre du matin a souvent un rapport avec l’école.
  • Il a changé d’un coup. Colères, agressivité, comportement méconnaissable. Cela arrive après un événement, presque toujours : une séparation, un deuil, un déménagement, quelque chose vu ou entendu.

Ce que je demande à un parent, en premier

Une question, toujours la même : « qu’est-ce qui a changé dans sa vie dans les six mois qui ont précédé ? »

La réponse arrive presque toujours, et elle est rarement invisible. Un changement d’école, un départ, une naissance, une dispute entendue, un décès dans la famille, un écran arrivé dans la chambre.

Un enfant qui change signale quelque chose. Le chercher chez lui vaut mieux que de le chercher chez un ennemi.

Maraboutage d’un enfant : la première porte, le médecin

Toujours en premier, et sans attendre

C’est la porte que je fais ouvrir avant toute autre, et je ne réponds rien d’autre tant qu’elle ne l’est pas.

  • Un examen complet écarte plus de causes qu’aucune idée de maraboutage d’un enfant. Vue, audition, croissance, sommeil, carences. Ces vérifications simples expliquent une grande partie des changements qui inquiètent les parents.
  • La protection maternelle et infantile reçoit gratuitement, avant toute idée de maraboutage d’un enfant. Sans avance de frais, pour les jeunes enfants, dans chaque département.
  • La médecine scolaire existe aussi. Elle se saisit par l’école et elle voit des situations que les parents ne voient pas.
  • Et ne donnez jamais rien à un enfant. Aucune préparation, aucune poudre, aucune infusion envoyée par un praticien. C’est la règle la plus importante de tout ce guide, et j’y consacre un guide entier.

Ce qu’il faut dire au médecin

Tout, y compris ce que vous craignez et ce qu’on vous a dit. Un professionnel n’en fera pas une affaire et il a besoin de savoir si l’enfant a reçu quoi que ce soit. La honte est le pire conseiller dans cette situation.

Maraboutage d’un enfant : la deuxième porte, l’école

Celle qu’on ouvre le moins, et qui explique le plus

Un enfant passe l’essentiel de ses journées dans un lieu où vous n’êtes pas. C’est là que se produit une grande partie de ce que vous observez le soir.

  • Demandez un rendez-vous au professeur principal. Une question suffit : comment va-t-il en classe, avec les autres, à la récréation. Les réponses surprennent souvent.
  • Le harcèlement est à écarter avant tout maraboutage d’un enfant. Il produit exactement ce tableau : sommeil, résultats, repli, maux de ventre, changement de caractère. Le 3018 est gratuit et confidentiel.
  • Un trouble de l’apprentissage se dépiste, contrairement à un maraboutage d’un enfant. Dyslexie, trouble de l’attention, précocité mal accompagnée. Cela se repère et cela s’accompagne.
  • Et l’enfant parle parfois plus facilement à l’école. Au professeur, à l’infirmière, à un adulte moins impliqué que vous.

Ce que l’école peut mettre en place, et que peu de parents demandent

Un mot sur ce qui existe et qui reste largement inutilisé dans les familles qui m’écrivent.

Un aménagement se demande. Un enfant qui a un trouble repéré peut bénéficier d’adaptations : plus de temps, un placement au premier rang, des supports différents. Cela se demande à l’établissement et cela change des trajectoires scolaires entières.

Un suivi peut être mis en place. L’infirmière scolaire, le conseiller principal d’éducation, l’assistante sociale de l’établissement. Trois interlocuteurs gratuits que la plupart des parents ne savent pas pouvoir solliciter.

Et une équipe éducative peut être réunie. Quand la situation le justifie, plusieurs professionnels se réunissent autour de l’enfant, avec vous. Cela se demande par écrit à la direction.

Aucune de ces démarches ne coûte quoi que ce soit, et chacune produit des effets vérifiables. C’est exactement ce qu’un maraboutage d’un enfant vendu ne produira jamais.

Ce que je constate le plus souvent

Que les parents qui m’écrivent au sujet d’un maraboutage d’un enfant n’ont, dans la majorité des cas, jamais demandé de rendez-vous à l’école. Cette porte se pousse en un courriel, et elle donne des réponses en une heure.

Maraboutage d’un enfant : la troisième porte, le soin

Pour ce qui ne se voit pas sur un corps

Quand le médecin n’a rien trouvé et que l’école ne signale rien, il reste une porte que beaucoup de familles hésitent à pousser.

  • Le psychologue scolaire est gratuit, contrairement à toute levée de maraboutage d’un enfant. Il se demande par l’établissement, et il voit l’enfant dans son cadre.
  • Les centres médico-psychologiques reçoivent sans frais. Ils existent dans chaque secteur et accueillent enfants et adolescents. Les délais sont parfois longs, raison de plus pour appeler tôt.
  • Consulter n’étiquette pas votre enfant, à la différence d’une accusation de maraboutage d’un enfant. C’est la crainte que j’entends le plus, et elle prive des enfants d’un accompagnement simple.
  • Et cela peut concerner toute la famille. Un enfant exprime souvent ce que les adultes autour de lui ne disent pas. Le sujet est développé dans le guide sur les deux questions.

Ce que je réponds aux parents qui refusent cette porte

Que je comprends la réticence, et qu’elle coûte du temps à l’enfant. Dans nos familles, aller voir quelqu’un pour parler est encore vu comme un aveu de faiblesse ou de folie. Ce n’est ni l’un ni l’autre, et un enfant accompagné tôt s’en sort presque toujours mieux.

Maraboutage d’un enfant : la quatrième porte, la maison

La plus difficile, et souvent la bonne

Celle-ci demande du courage, parce qu’elle ne regarde pas l’enfant : elle regarde ce qui se passe autour de lui.

  • Une séparation, même ancienne. Les enfants réagissent parfois des mois après, quand les adultes croient l’affaire réglée.
  • Un deuil dans la famille. Notamment celui d’un grand-parent resté au pays, que l’enfant n’a pas pu accompagner.
  • Des disputes entendues. Les enfants entendent beaucoup plus que ce qu’on imagine, y compris à travers une porte fermée.
  • Un parent qui va mal, cause bien plus fréquente qu’un maraboutage d’un enfant. C’est le point le plus délicat et le plus fréquent : un enfant capte l’état de ses parents et le manifeste à leur place.
  • Et un déménagement ou un changement d’école. Une rupture d’habitudes suffit à déstabiliser un enfant pendant des mois.

Ce qu’un enfant fait d’un déménagement ou d’un retour

Deux situations reviennent si souvent qu’elles méritent d’être nommées à part.

Le changement de pays ou d’école. Un enfant qui arrive dans un nouvel établissement met des mois à s’y faire, et ces mois sont difficiles à regarder pour un parent. Langue, codes, amitiés à refaire, niveau différent. C’est une des causes les plus fréquentes de chute de résultats, et elle passe.

Le séjour au pays. Un enfant qui rentre après des vacances longues est souvent différent pendant plusieurs semaines : il a vu beaucoup de monde, entendu des choses, parfois assisté à des cérémonies qu’il n’a pas comprises. Ce décalage inquiète les parents et il se dissipe.

Dans les deux cas, ce qui aide est le temps et la parole, pas un rite. Demandez-lui ce qui a été difficile là-bas, ou ce qui lui manque de l’ancienne école. Les réponses des enfants sont souvent très concrètes.

La question à se poser honnêtement

« Qu’est-ce qui a changé chez nous, et qu’il a pu voir ou entendre ? »

Cette question est inconfortable et elle est souvent la bonne. Elle ne signifie pas que vous avez mal fait quelque chose : elle signifie qu’un enfant vit dans ce que vivent ses parents.

Maraboutage d’un enfant : pourquoi je refuse toujours

Cinq raisons, et aucune ne se négocie

C’est l’interdit le plus ferme de ma pratique, plus ferme encore que celui de ne pas travailler contre quelqu’un. Voici pourquoi.

  • Un enfant ne peut pas consentir à un maraboutage d’un enfant ni à sa levée. Il ne comprend pas ce qu’on ferait, il ne peut pas refuser, et il ne peut pas dire que quelque chose lui déplaît. Tout repose sur la décision d’un adulte à sa place.
  • Il ne peut pas dire qu’une chose lui fait du mal. C’est ce qui rend les préparations données aux enfants si dangereuses. Un adulte ressent et signale ; un petit enfant ne sait ni identifier ni exprimer.
  • Il porterait l’histoire du maraboutage d’un enfant toute sa vie. Un enfant à qui l’on a dit qu’il était visé grandit avec cela. C’est la raison la plus lourde, et j’y consacre la partie suivante.
  • Parce que ce qui l’affecte relève d’ailleurs. Un corps qui va mal relève d’un médecin ; un comportement qui change relève de l’école ou du soin. Un praticien qui accepte occupe la place de ceux qui pourraient réellement aider.
  • Et parce qu’accepter serait la faute la plus grave de ce métier. Un homme qui travaille sur un enfant qu’il n’a jamais vu, à six mille kilomètres, contre paiement, ne mérite aucune confiance sur quoi que ce soit d’autre.

Ce que dit ma tradition des enfants

Puisque ce guide est fait de refus, il faut dire ce que ma tradition prévoit réellement pour eux, et ce n’est pas rien.

Un enfant se présente. À la naissance, aux anciens, à la maison. On donne un nom avec des formes, on demande une bénédiction, on prévient ceux qui doivent l’être. Ce sont des gestes d’accueil, faits pour lui et devant lui.

Un enfant se bénit. Par ses parents, par ses grands-parents. C’est le geste le plus ordinaire et le plus important de nos familles, et il ne demande aucun praticien.

Et un enfant se protège en étant entouré. Par le nombre d’adultes qui le connaissent, par les repas partagés, par les fêtes où il est vu. C’est ce que ma tradition appelle protéger un enfant, et c’est exactement le contraire de l’isolement que produit une accusation de maraboutage d’un enfant.

Tout ce que je refuse dans ce guide, je le refuse au nom de cela.

Ce que je réponds quand un parent insiste

La même chose, calmement, autant de fois qu’il le faut. Je n’accepte ni le nom, ni la date de naissance, ni la photographie d’un enfant, et si on me les envoie, je le dis et je demande qu’on les retire de la conversation.

Et j’ajoute ceci, qui compte : montrez ce paragraphe à celui qui vous pousse. Il vient d’un prêtre du vodun, et il dit la même chose que votre médecin.

Maraboutage d’un enfant : ce qu’une accusation lui fait

Quatre effets, et ils durent des années

Voici la partie que je tenais le plus à écrire, parce qu’elle est invisible et qu’elle explique mon refus mieux que tout le reste.

Quand un adulte affirme qu’un enfant a été visé, l’enfant l’apprend. Toujours. Par une conversation surprise, par une allusion, par le comportement des adultes autour de lui.

  • Il se croit marqué par le maraboutage d’un enfant qu’on a évoqué devant lui. Un enfant n’a pas les moyens de relativiser. Il comprend qu’il a quelque chose de différent, et souvent que ce quelque chose est mauvais.
  • Il apprend à se méfier de sa famille, désignée dans l’histoire du maraboutage d’un enfant. Si l’on désigne une tante, une grand-mère, une belle-mère, l’enfant grandit avec l’idée que les siens sont dangereux.
  • Il devient l’enfant à protéger d’un maraboutage d’un enfant supposé. On le surveille, on le sort moins, on refuse les invitations. Il grandit dans un monde plus étroit, et il porte l’inquiétude de ses parents.
  • Et il explique tout par cela. Des années plus tard, une difficulté professionnelle, une rupture, un échec seront rapportés à ce qu’on lui a dit dans l’enfance. C’est ce que je rencontre chez des adultes de trente ou quarante ans.

Le cas de la fratrie, qu’on oublie toujours

Quand un enfant est désigné comme visé, les autres enfants de la maison apprennent quelque chose eux aussi, et personne n’y pense.

Ils comprennent que leur frère ou leur sœur est différent, fragile, ou marqué. Ils voient l’attention se concentrer sur lui. Certains développent une jalousie qu’ils n’osent pas dire ; d’autres se croient responsables.

Et il arrive que la désignation les vise directement : dans certaines familles, on finit par se demander si l’un des enfants n’a pas attiré quelque chose. Une accusation qui entre dans une fratrie ne s’arrête plus.

C’est une raison de plus pour ne rien raconter aux enfants, quelle que soit la décision que vous prenez par ailleurs.

Ce que je vois chez ces adultes

Des gens qui ont grandi avec une explication qu’ils n’ont jamais pu vérifier, et qui la portent comme une condamnation. Certains n’ont jamais essayé certaines choses parce qu’on leur avait dit, à sept ans, que cela ne marcherait pas pour eux.

C’est le vrai dommage du maraboutage d’un enfant, et il n’a rien d’invisible : il se mesure en vies rétrécies.

Quand la désignation vient du pays

Cinq mécanismes, et ils expliquent la plupart des messages

Une part importante des parents qui m’écrivent n’ont pas eu cette idée seuls. Elle est venue d’une conversation avec la famille restée au pays.

  • On diagnostique de loin un maraboutage d’un enfant qu’on ne voit pas. Une grand-mère, une tante, une voisine propose une lecture sans connaître ni l’école, ni le rythme, ni la vie de l’enfant en Europe.
  • L’enfant né ailleurs inquiète. Il ne parle pas la langue, il ne connaît pas le village, il se comporte autrement. Cette différence est parfois lue comme un signe.
  • Un nom est souvent déjà prêt. Une personne de la famille est désignée, presque toujours une femme, et presque toujours quelqu’un avec qui il y avait déjà un conflit.
  • Refuser de traiter un maraboutage d’un enfant passe pour de la négligence. Un parent qui refuse d’agir devient celui qui n’a pas protégé son enfant. Ce reproche est terrible et il fait céder.
  • Et l’argent part vite. Quand il s’agit d’un enfant, les sommes acceptées n’ont plus de limite. C’est ce que savent parfaitement ceux qui vendent.

La phrase que je conseille

Elle ne heurte personne et elle remet l’ordre : « je l’emmène d’abord chez le médecin, et je vous rappelle après. »

Elle ne refuse rien, elle ne renie rien, et elle place le soin en premier. Et si votre famille veut parler à un praticien, dites-lui de m’écrire : je répondrai la même chose qu’ici, y compris à une grand-mère inquiète. Le sujet est développé dans le guide sur la famille restée au pays.

Maraboutage d’un enfant : ce que le Fâ regarde

Quatre motifs, et tous concernent les parents

Voici la part honnête de mon travail, et elle ne porte jamais sur l’enfant lui-même. Le Fâ regarde ce qui est resté ouvert dans une lignée, du côté des adultes.

  • Une bénédiction jamais demandée avant une naissance, seul terrain réel derrière un maraboutage d’un enfant supposé. Le motif le plus fréquent chez ceux qui m’écrivent d’Europe. Un enfant né loin, sans que personne au pays ait été prévenu ni sollicité.
  • Un nom donné sans consultation, motif réel derrière bien des craintes de maraboutage d’un enfant. Dans ma tradition, le nom se pose avec des formes. Quand cela n’a pas pu être fait, cela peut se reprendre.
  • Un engagement pris pendant la grossesse. Un vœu formulé dans l’inquiétude, oublié après l’accouchement. Cela revient très souvent.
  • Un mort mal accompagné dans la lignée. Notamment celui dont l’enfant porte le nom, et j’en parle dans le guide sur les cinq dettes.

Ce que traiter cela produit, et ce que cela ne produit pas

Cela n’agit pas sur l’enfant, ne modifie pas son comportement, et ne remplace aucun soin. Ce qui est traité concerne les parents et leur lignée, et cela se conduit sans que l’enfant en sache quoi que ce soit.

C’est même une condition que je pose : rien de ce que je conduis ne doit être raconté à un enfant. Il n’a pas à porter cette histoire.

Ce que je fais et ce que je refuse

Concrètement, et à ma place

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans.

Maraboutage d’un enfant : aucun dossier ouvert

Sans exception. Ni examen sur lui, ni geste pour lui, ni montant annoncé. Ce que je propose, ce sont les quatre portes et une écoute.

Je n’accepte ni son nom, ni sa date de naissance, ni sa photographie

Si on me les envoie, je le dis et je demande qu’on les retire de la conversation.

Maraboutage d’un enfant : aucune confirmation

Ni pour rassurer, ni pour orienter. Cette phrase, dite à un parent, se transmet à l’enfant et ne s’efface plus.

Et j’écoute les parents, gratuitement

Aussi longtemps qu’il le faut. Cette conversation se termine par des orientations, jamais par une proposition de travail sur l’enfant.

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Écrivez-moi après avoir vu le médecin

C’est la seule chose que je demanderai, et elle passe avant tout. Ensuite, si vous le voulez, nous regardons ce qui est resté ouvert de votre côté, jamais du sien.

Écrire à Maître Luc

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Maraboutage d’un enfant : ce qu’on vous vendra

Quatre offres, et la deuxième peut tuer

Il faut les nommer, parce qu’elles vous seront proposées et qu’elles arrivent dans cet ordre.

  • La confirmation du maraboutage d’un enfant, première offre et porte d’entrée. Oui, votre enfant a été visé, et voici par qui. Elle est gratuite ou presque, et elle ouvre tout le reste.
  • Quelque chose à lui faire boire ou porter. C’est l’offre la plus dangereuse de tout ce que je décris dans mes guides. Ne donnez jamais rien à un enfant. Ni infusion, ni poudre, ni bain préparé, ni objet à porter en permanence.
  • Un rite à conduire sur lui, présenté comme une levée de maraboutage d’un enfant. À distance, sans l’avoir vu, sans son accord. Aucun praticien sérieux ne l’accepte.
  • Et une protection permanente, renouvelable. Payée chaque année, parfois jusqu’à ses dix-huit ans. J’ai vu des familles verser pendant une décennie.

Ce qu’un praticien honnête vous dira au premier message

Pour que la comparaison soit possible, voici ce à quoi ressemble une réponse honnête quand un parent écrit au sujet d’un maraboutage d’un enfant.

Elle commence par une question sur le médecin, pas par une confirmation. Elle ne demande ni le nom ni la photographie de l’enfant. Elle nomme ce qu’elle ne sait pas faire. Elle oriente vers des interlocuteurs gratuits. Et elle ne parle d’argent à aucun moment, parce qu’il n’y a rien à vendre.

Si la première réponse que vous recevez contient une confirmation, un nom, ou un montant, vous savez déjà tout ce qu’il faut savoir. Fermez la conversation, et gardez les messages.

La règle absolue de ce guide

Rien de ce qui vient d’un praticien ne doit entrer dans le corps d’un enfant. Si cela a déjà eu lieu, arrêtez immédiatement et parlez-en à un médecin en disant exactement ce qui a été donné et quand. Un professionnel a besoin de le savoir et il ne vous jugera pas.

Maraboutage d’un enfant : les dix questions

Avant toute idée de maraboutage d’un enfant

  • A-t-il vu un médecin récemment ? Elle passe avant toute idée de maraboutage d’un enfant.
  • Depuis quand cela dure-t-il ? La première de toutes, et sans exception.
  • Sa vue et son audition ont-elles été vérifiées ? Elles expliquent énormément de chutes de résultats.
  • Ai-je demandé un rendez-vous à l’école ? Un courriel suffit à ouvrir cette porte.
  • Est-il harcelé ? Le 3018 est gratuit, confidentiel, et il faut poser la question directement.
  • Dort-il, et depuis quand cela a-t-il changé ? Le sommeil explique une grande partie du reste.
  • Qu’est-ce qui a changé chez nous ces six derniers mois ? La question inconfortable, et souvent la bonne.
  • Qui m’a parlé de maraboutage, et pourquoi ? L’idée vient presque toujours de quelqu’un.
  • Lui a-t-on donné quelque chose ? Si oui, arrêtez et voyez un médecin aujourd’hui.
  • Sait-il ce qu’on dit de lui ? Les enfants entendent, et il faut le savoir.
  • Et à qui d’autre puis-je en parler ? Un professionnel, pas seulement la famille.
Maraboutage d'un enfant : au temple de Sakété, aucun travail n'est jamais conduit sur un enfant

Aucun travail n’est jamais conduit sur un enfant. Ce que ma tradition regarde concerne les parents et la lignée.

Ce que je propose selon votre situation

Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent

On vous parle de maraboutage d’un enfant

Ce que je fais : je vous donne les quatre portes et je n’ouvre aucun dossier. L’écoute est gratuite et elle se termine là.

On vous a envoyé quelque chose à lui donner

Ce que je fais : je vous dis d’arrêter immédiatement et d’en parler à un médecin aujourd’hui, en disant précisément ce qui a été donné.

Votre famille au pays désigne quelqu’un

Ce que je fais : je ne confirme ni ne nie, et je vous donne la phrase qui remet le soin en premier sans heurter personne.

Vous voulez regarder du côté de votre lignée

Ce que je fais : c’est le seul cas où ma tradition a quelque chose à regarder, et cela ne concerne que vous, jamais l’enfant.

Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.

Une dernière chose, pour le parent qui a peur

Rien de ce guide sur le maraboutage d’un enfant ne dit que vous exagérez. Un parent qui sent que son enfant va mal a presque toujours raison de s’inquiéter, et cette inquiétude est ce qui protège les enfants.

Ce qui se discute n’est pas votre inquiétude, c’est la direction qu’on lui donne. Tournée vers un ennemi invisible, elle vous coûte de l’argent et referme le monde de votre enfant. Tournée vers les quatre portes, elle trouve presque toujours quelque chose de nommable et de traitable. Et si, une fois ces portes ouvertes, vous voulez que nous regardions ce qui est resté ouvert dans votre lignée, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

Mon engagement

Ce que je fais : j’écoute les parents gratuitement, aussi longtemps qu’il le faut. Je donne les quatre portes et les numéros utiles. Je réponds aux familles qui poussent, y compris depuis le pays. Et si vous le souhaitez ensuite, j’examine par le Fâ ce qui concerne votre lignée.

Mes règles : je ne travaille jamais sur un enfant. Je n’accepte ni son nom, ni sa date de naissance, ni sa photographie. Je ne confirme jamais qu’un enfant a été visé. Je ne donne jamais rien à consommer, à personne et encore moins à un enfant. Je ne désigne personne. Et rien de ce que je conduis ne doit être raconté à un enfant.

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.

Maraboutage d'un enfant : Maître Luc, prêtre vodun et bokonon au temple de Sakété au Bénin

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin

Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.

Questions fréquentes

Les réponses courtes, sans détour

Peut-on marabouter un enfant ?

Un maraboutage d’un enfant ne se confirme jamais, et aucun dossier n’est ouvert.

Un enfant qui va mal relève d’un médecin, de l’école et du soin.

Acceptez-vous de travailler sur mon enfant ?

Non, jamais, sans aucune exception. Il ne peut pas consentir, ni dire qu’une chose lui fait du mal.

On m’a envoyé quelque chose à lui donner

Arrêtez immédiatement et voyez un médecin aujourd’hui, en disant précisément ce qui a été donné et quand.

Il ne dort plus, que faire ?

Un médecin d’abord. Le sommeil de l’enfant se dérègle pour des raisons ordinaires qui se traitent toutes.

Ses résultats se sont effondrés

Vue, audition, harcèlement, trouble de l’apprentissage. Ces quatre causes expliquent la grande majorité des chutes soudaines.

Ma famille au pays insiste

Dites : je l’emmène d’abord chez le médecin, et je vous rappelle après. Cela ne refuse rien et remet le soin en premier.

Que regardez-vous alors ?

Ce qui concerne les parents et la lignée : une bénédiction non demandée avant la naissance, un nom posé sans formes, un engagement oublié.

Faut-il en parler à l’enfant ?

Non. Rien de ce que je conduis ne doit lui être raconté. Il n’a pas à porter cette histoire.

Quatre portes gratuites, et elles s’ouvrent cette semaine

Le médecin, l’école, un professionnel du soin, et ce qui a changé chez vous. Écrivez-moi ensuite si vous le voulez : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits.

Écrire à Maître Luc

Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété

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