Guide de référence · lecture libre
30+ années · Sakété · France 24 · Examen gratuit
Trouver du travail : les six causes qu’on ne nomme jamais
On vous vendra un blocage invisible, alors que six causes bien réelles se nomment
Vous envoyez des candidatures depuis des mois, rien ne revient, et quelqu’un vous explique que quelque chose vous bloque. Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Aucun rite ne fait embaucher personne, et un praticien qui vous promet un emploi remplace six causes réelles par une seule qui n’existe pas. Ces six causes ont des noms, elles se traitent, et personne ne vous les a dites. Voici lesquelles, ce qui se fait sans moi, et le peu que ma tradition sache regarder quand on cherche à trouver du travail.
Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · 6 CAUSES · TEMPLE FILMÉ · FRANCE 24 · lecture 32 MIN
Qui vous répondra
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin
Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
En résumé
Quand une recherche n’aboutit pas, on vous proposera une explication unique et invisible. Six causes bien réelles expliquent la plupart des situations, et chacune porte un nom.
Le diplôme non reconnu, l’expérience du pays qui ne compte pas, le nom sur le document, l’absence de réseau, l’oral, et la déqualification qui s’installe.
Ce que le Fâ regarde est ailleurs et n’a rien à voir avec un emploi. Mon écoute et mon examen sont gratuits, et je ne prends votre argent que si je peux agir.
La phrase qui coûte le plus cher sur ce terrain
« Quelque chose vous bloque. » Elle explique tout d’un coup, elle soulage, et elle a un défaut décisif : elle remplace six causes qu’on peut traiter par une seule qu’on ne peut ni voir ni vérifier.
Une personne qui croit être bloquée cesse de regarder son dossier, ses candidatures, sa manière de se présenter. C’est ce renoncement qui coûte, bien plus que la somme versée.
Ce que vous allez lire
- Trouver du travail : les six causes
- Ce qu’on vous vendra à la place
- Ce que la famille au pays ne comprend pas
- Trouver du travail : le diplôme non reconnu
- Trouver du travail : l’expérience du pays
- Trouver du travail : le nom sur le document
- Trouver du travail : le réseau qu’on n’a pas
- Trouver du travail : l’oral, et pas la langue
- Trouver du travail : la déqualification qui s’installe
- Changer de porte plutôt que de forcer la même
- Par où commencer, et dans quel ordre
- Trouver du travail : ce que le Fâ regarde
- Trouver du travail : ce que je fais
- Le travail au temple, étape par étape
- Trouver du travail : ce que l’examen révèle
- Trouver du travail : les dix questions à se poser
- Ce que je propose selon votre situation
- Mon engagement
- Questions fréquentes
Trouver du travail : les six causes
Six raisons nommables, contre une explication qui ne l’est pas
Quand quelqu’un m’écrit après huit mois passés à trouver du travail sans y parvenir, il a presque toujours une seule explication en tête, et elle lui a été donnée par quelqu’un. Voici les six qu’on ne lui a pas données.
Comparez avec ce qu’on vous a dit. Une explication invisible n’ouvre aucune action : on ne peut ni la vérifier, ni la mesurer, ni la corriger. Chacune des six ci-dessus se nomme, se vérifie, et se travaille avec quelqu’un.
Ce qu’on vous vendra, et comment cela se présente
Cinq formules, et elles se ressemblent toutes
Avant d’entrer dans les six causes, il faut décrire ce à quoi elles s’opposent. Voici ce qu’on propose à quelqu’un qui cherche à trouver du travail depuis trop longtemps.
- « Quelque chose vous bloque », dit à qui cherche à trouver du travail. La formule d’entrée, et elle ne veut rien dire. Elle est efficace parce qu’elle explique d’un coup ce que six causes expliquent séparément.
- « Quelqu’un vous a fermé les portes. » Un coupable, souvent dans la famille ou dans le pays d’origine. Cela ouvre un travail de levée, plus cher, et cela brouille des liens.
- « Vous aurez un poste avant tel mois. » Une date, qui organise votre attente et qui prépare une excuse.
- « Portez ceci pour les entretiens. » Un objet à acheter, souvent avec un second versement pour l’activer. J’y consacre un guide entier.
- Et « cessez de candidater, laissez agir ». La plus destructrice des cinq, parce qu’elle demande explicitement d’arrêter la seule chose qui produit des résultats.
Ce que ces cinq formules ont en commun
Aucune ne demande de regarder votre dossier, votre parcours, vos entretiens ou votre secteur. Toutes déplacent la cause hors de portée, là où rien ne peut être vérifié ni corrigé. C’est exactement l’inverse de ce que fait ce guide.
Ce que la famille au pays ne comprend pas
Le poids que porte celui qui cherche, et dont personne ne parle
Une part de ce que je reçois sur ce sujet ne concerne pas le marché du travail : cela concerne ce qu’on doit expliquer, ou ne pas expliquer, à ceux qui sont restés.
- On imagine là-bas que tout se trouve ici. Le récit qui circule est celui de la réussite, jamais celui des deux ans de recherche. Personne au pays n’a la mesure de ce que veut dire trouver du travail en Europe avec un diplôme étranger.
- On n’ose pas dire qu’on cherche encore. Alors on donne des nouvelles vagues, on répond que ça va, et le mensonge s’installe pour des années.
- On envoie quand même de l’argent. Souvent sans avoir de revenu stable, parce que cesser d’envoyer reviendrait à avouer. Cette dépense est réelle et elle aggrave tout.
- On finit par ne plus appeler. C’est le stade le plus lourd, et il arrive plus souvent qu’on ne l’imagine. La distance devient un silence.
- Et l’on porte une promesse. Faite au moment du départ, à un parent, à un ancien, parfois à quelqu’un qui est mort depuis. C’est cela, et non le marché du travail, que ma tradition sait regarder.
Ce que je conseille, et ce n’est pas un rite
Dites la vérité une fois, à une seule personne. Pas à toute la famille : à quelqu’un qui vous écoutera. Presque tous ceux qui l’ont fait me disent que cela a desserré quelque chose, et que la personne en face en savait déjà une partie.
J’en parle plus longuement dans le guide sur la famille restée au pays.
Trouver du travail : le diplôme non reconnu
Première cause, et la plus facile à traiter
C’est la cause la plus fréquente chez ceux qui m’écrivent et qui cherchent à trouver du travail après être arrivés en Europe. Un diplôme obtenu au pays ne correspond à rien pour un employeur qui ne le connaît pas.
Ce n’est pas un jugement sur votre niveau : c’est une question de lecture. Un recruteur ne sait pas ce que vaut un intitulé qu’il n’a jamais vu, et il passe au dossier suivant.
Ce qui existe et que peu de gens demandent
- Une attestation de comparabilité, premier levier pour trouver du travail. Un organisme spécialisé examine un diplôme étranger et délivre un document qui indique à quel niveau il correspond. Cela change tout pour un recruteur, et beaucoup de gens ignorent que cela existe.
- Une validation par l’expérience, autre voie pour trouver du travail dans son métier. Quand le diplôme manque mais que le métier a été exercé, il existe des voies pour faire reconnaître ce qui a été appris en travaillant.
- Une formation courte de mise à niveau, souvent le chemin le plus court pour trouver du travail. Parfois quelques mois suffisent à rendre lisible un parcours entier.
- Et un conseil gratuit. Les structures d’accompagnement à l’emploi connaissent ces dispositifs et orientent sans rien facturer.
Ce que cela change concrètement
Pour trouver du travail, un même parcours présenté avec une équivalence reconnue, cesse d’être illisible. Ce n’est pas une garantie d’embauche, et c’est une porte qui s’ouvre là où il n’y avait qu’un mur. Aucun rite ne produit cela.
Trouver du travail : l’expérience du pays
Deuxième cause, et elle se répare par l’écriture
Beaucoup de gens qui cherchent à trouver du travail ont exercé pendant des années au pays, parfois avec des responsabilités importantes, et cette expérience disparaît entièrement de la lecture qu’un recruteur fait de leur dossier.
- Parce que les noms d’entreprises ne disent rien à qui recrute. Un employeur français ne connaît ni la taille ni la réputation d’une société de Cotonou ou de Douala. Il faut donc la décrire en une ligne.
- Parce que les intitulés ne correspondent pas. Le même métier porte des noms différents d’un pays à l’autre, et un titre qui ne correspond à rien de connu est ignoré.
- Parce que les chiffres manquent au dossier de qui cherche à trouver du travail. Combien de personnes encadrées, quel volume géré, quel budget. Ces éléments traversent les frontières bien mieux que les intitulés.
- Et parce qu’on n’ose pas la mettre en avant. Beaucoup de gens présentent leur expérience du pays en quelques mots, par crainte qu’elle ne compte pas, ce qui garantit qu’elle ne comptera pas.
Le conseil que je donne le plus souvent
Faites relire votre dossier par quelqu’un qui recrute en France. Pas par un proche, pas par quelqu’un de votre communauté : par quelqu’un dont c’est le métier. Une heure suffit souvent, et les structures d’accompagnement le font gratuitement.
Une expérience mal traduite disparaît. Ce n’est pas un blocage : c’est un texte à réécrire.
Trouver du travail : le nom sur le document
Troisième cause, la plus difficile à dire, et elle existe
Sur le fait de trouver du travail, je vais l’écrire parce que ce serait malhonnête de ne pas le faire. La discrimination à l’embauche existe, elle est documentée, et une part des dossiers qui n’aboutissent jamais s’explique par là.
Je ne vais pas en faire une explication générale : ce serait aussi commode et aussi faux que le blocage invisible. C’est une cause parmi six, et il faut la traiter comme les autres : en la nommant et en cherchant ce qui existe contre elle.
- Elle n’explique jamais tout ce qui empêche de trouver du travail. Beaucoup de gens qui attribuent leurs échecs à cette cause ont aussi un diplôme non reconnu et une expérience mal traduite. Traiter les deux autres change déjà les résultats.
- Elle se signale, et cela ne coûte rien. En France, le Défenseur des droits peut être saisi gratuitement, y compris en ligne, et il existe des associations spécialisées. Peu de gens le font, et c’est ce silence qui la maintient.
- Elle varie énormément selon le secteur où l’on cherche à trouver du travail. Certains métiers recrutent sur des tests et des compétences vérifiables, d’autres sur des impressions. Changer de porte d’entrée est parfois plus efficace que de forcer la même.
- Et elle ne dit rien de vous. C’est la seule chose que je tienne vraiment à écrire ici. Un refus de ce type parle de celui qui le pose, jamais de celui qui le reçoit.
Ce que je refuse de faire de cette cause
Je refuse d’en faire une raison de renoncer, et je refuse d’en faire un envoûtement. Ce sont les deux usages qu’on en fait, et les deux mènent au même endroit : on cesse de candidater.
Trouver du travail : le réseau qu’on n’a pas
Quatrième cause, et la moins visible de toutes
Pour trouver du travail, sachez qu’une part considérable des postes ne se pourvoit jamais par une annonce publique. Ils circulent avant, dans des conversations, entre des gens qui se connaissent. Quelqu’un qui arrive dans un pays n’a personne dans ces conversations.
Ce n’est ni une injustice organisée ni un secret : c’est mécanique, et cela explique pourquoi deux personnes de compétence égale n’obtiennent pas les mêmes réponses.
- Le réseau qui aide à trouver du travail se construit et ne se demande pas. Il vient de stages, de missions courtes, de bénévolat, de formations, de rencontres professionnelles.
- Les missions temporaires aident à trouver du travail ensuite. Même en dessous de votre niveau, elles mettent votre nom dans des conversations où il n’était pas.
- Les structures d’accompagnement aident à trouver du travail sans réseau. Elles connaissent des employeurs et jouent exactement ce rôle pour ceux qui n’ont personne.
- Et votre communauté n’en est pas une, à elle seule. Je le dis prudemment : les gens qui vous ressemblent connaissent souvent les mêmes portes que vous. Un réseau utile est celui qui vous relie à des endroits où vous n’êtes pas encore.
Pourquoi personne ne dit cela
Parce que c’est lent, que cela demande des mois, et que personne ne peut vous le vendre. Un praticien malhonnête ne parlera jamais de réseau : il n’y a rien à facturer là-dedans.
Trouver du travail : l’oral, et pas la langue
Cinquième cause, et elle surprend toujours
Beaucoup de gens qui cherchent à trouver du travail écrivent un français impeccable et passent mal les entretiens. Ils en concluent qu’ils parlent mal, et ce n’est presque jamais la vraie difficulté.
Ce qui se joue en entretien n’est pas la langue : c’est un exercice codé, avec des attentes précises que personne n’explique jamais à ceux qui n’ont pas grandi avec.
- Se mettre en avant sans gêne, ce qu’exige un entretien pour trouver du travail. Dans beaucoup de cultures, y compris la mienne, se vanter est impoli. En entretien, une modestie normale est lue comme un manque de compétence.
- Répondre en racontant un cas précis, ce qui fait trouver du travail plus que tout. On attend un exemple concret, pas une qualité générale. C’est une manière de répondre qui s’apprend en une après-midi et que personne n’enseigne.
- Poser des questions à la fin de l’entretien. Ne rien demander est lu comme un désintérêt, alors que c’est souvent de la déférence.
- Parler du salaire sans détour. Point qui met beaucoup de gens mal à l’aise, et l’embarras est interprété comme un manque d’assurance.
- Et le rythme. Prendre le temps de réfléchir avant de répondre est correct partout dans le monde, et passe ici pour de l’hésitation.
Ce qui règle cela, et ce n’est pas un rite
Un entretien blanc, filmé si possible, avec quelqu’un qui recrute. Les structures d’accompagnement en proposent gratuitement. Deux séances suffisent souvent à transformer les résultats de quelqu’un dont le dossier était déjà bon.
Je le dis en sachant très bien ce que cela me coûte. Beaucoup de gens qui m’écrivent après six entretiens ratés n’ont besoin de rien d’autre que de cela.
Trouver du travail : la déqualification qui s’installe
Sixième cause, et c’est la plus lourde à long terme
Voici ce qui arrive à qui cherche à trouver du travail quand les cinq premières causes ne sont pas traitées. On accepte un poste très en dessous de son niveau, parce qu’il faut vivre. Et au bout de deux ans, ce poste devient ce qu’on est.
- Le dossier se referme, et trouver du travail dans son métier devient plus dur chaque année. Un parcours qui montre deux ans dans un métier sans rapport avec la formation devient plus difficile à expliquer chaque année.
- La confiance baisse, et l’on cesse de chercher à trouver du travail dans son domaine. On postule moins haut, on vise moins loin, on finit par ne plus postuler du tout à ce pour quoi on est formé.
- L’entourage s’installe dans la nouvelle situation. On cesse de demander, on cesse de vous voir autrement.
- Et l’on cherche une explication. C’est exactement à ce moment qu’un praticien devient séduisant, et ce n’est pas un hasard : cela arrive quand la fatigue est maximale et l’espoir minimal.
Ce que je réponds à quelqu’un qui en est là
Deux choses, et aucune n’est un rite. La première : accepter un poste alimentaire n’a jamais été une faute, et personne n’a le droit de vous le reprocher, surtout pas quelqu’un qui n’a pas payé vos factures.
La seconde : ce qui se traite maintenant, c’est la lecture de votre parcours. Une formation courte, une équivalence, une mission dans votre domaine même brève, et le récit redevient lisible. Cela demande des mois et cela existe, ce que ne fait aucune promesse.
Ce que je constate au bout de six mois
Les personnes qui ouvrent ces chantiers me réécrivent souvent, et leur message a changé de nature. Elles ne me demandent plus pourquoi rien n’aboutit : elles me racontent ce qui a bougé.
Ce n’est pas toujours un poste. C’est parfois une équivalence obtenue, deux entretiens décrochés là où il n’y en avait aucun, une mission courte, une porte entrouverte dans un autre secteur. Ce sont des mouvements réels, et ils changent l’état d’esprit avant de changer la situation.
Et cela me confirme une chose que je répète partout : ce qui détruit une recherche longue, c’est l’immobilité, pas la malchance. Une explication invisible produit de l’immobilité ; six causes nommées produisent des rendez-vous.
Ce que je réponds à celui qui a tout essayé
Il arrive qu’une personne me dise avoir déjà fait tout ce que je viens de décrire. Équivalence obtenue, dossier relu, entretiens préparés, réseau construit, et rien.
Je la crois, et je ne cherche pas une explication ailleurs pour autant. Il existe des périodes et des secteurs où une bonne candidature ne suffit pas, et cela n’a rien d’invisible : c’est un marché.
Ce que je conseille alors est moins glorieux et plus efficace : viser un secteur voisin, accepter une entrée temporaire dans le bon domaine, ou envisager une formation courte qui déplace le profil. Chercher à trouver du travail dans un endroit saturé pendant trois ans coûte plus cher que six mois de formation vers un endroit qui recrute.
Et je regarde ce que ma tradition sait regarder, sans rien promettre. Il arrive qu’il y ait quelque chose, il arrive plus souvent qu’il n’y ait rien, et je le dis dans les deux cas.
Changer de porte plutôt que de forcer la même
Cinq observations sur les secteurs, et elles surprennent
Voici une chose que je constate chez ceux qui finissent par trouver du travail après une longue recherche : très souvent, ils n’ont pas obtenu ce qu’ils visaient au départ, ils ont changé de porte d’entrée.
- Certains secteurs recrutent sur des compétences vérifiables. Un test, une mise en situation, une certification. Le dossier compte moins, et l’origine du diplôme aussi.
- D’autres recrutent sur l’impression. Un entretien, un réseau, une recommandation. Ce sont les plus difficiles à ouvrir pour quelqu’un qui arrive.
- Les métiers en tension permettent de trouver du travail plus vite. Il existe des secteurs où le manque de candidats fait tomber des obstacles qui bloquent ailleurs. Cela se renseigne gratuitement.
- Une entrée par le bas peut être une entrée. À condition qu’elle soit dans le bon secteur et qu’elle ne dure pas trois ans. La différence entre une marche et une impasse tient à cela.
- Et les grandes structures ont des procédures. Ce qui protège parfois davantage qu’une petite entreprise où tout dépend d’une seule personne.
La question à poser à un conseiller
Une seule, et elle est très efficace : « avec ce que j’ai, où est-ce que j’ai le plus de chances d’être reçu ? »
La réponse est parfois désagréable, et elle est actionnable. C’est exactement l’inverse d’une explication invisible, qui ne mène jamais à une porte précise.
Par où commencer, et dans quel ordre
Six chantiers, et ils ne s’ouvrent pas en même temps
Une liste de six causes peut décourager autant qu’elle éclaire. Voici donc l’ordre dans lequel je conseille de les prendre, et pourquoi.
- D’abord la relecture du dossier, premier pas pour trouver du travail. C’est le chantier le plus rapide, souvent gratuit, et celui qui produit un effet visible en quelques semaines. Une expérience mieux traduite fait passer des candidatures qui ne passaient pas.
- Ensuite l’équivalence du diplôme. La démarche prend du temps, il faut donc la lancer tôt même si le résultat n’arrive que dans quelques mois.
- Puis les entretiens blancs. À faire dès que des entretiens commencent à venir, et pas avant : c’est à ce moment qu’ils servent.
- Ensuite le réseau. Le plus lent des six, à ouvrir en parallèle et à ne jamais attendre. Une mission courte, une formation, du bénévolat dans le secteur visé.
- Le signalement, si nécessaire. Quand un faisceau d’éléments existe, et pas comme première explication.
- Et la déqualification, en dernier. Parce qu’elle se traite avec les cinq autres, et qu’elle se répare d’autant mieux que les autres ont avancé.
Ce que produit cet ordre
Quelque chose de très simple et que je constate chez ceux qui l’appliquent : on cesse d’attendre et on recommence à agir. Ce n’est pas une garantie d’embauche, et c’est l’exact contraire de ce que produit une explication invisible.
Et cela ne demande aucun praticien. Une fois ces six chantiers ouverts, il reste parfois quelque chose, et il est ailleurs que dans votre dossier.
Trouver du travail : ce que le Fâ regarde
Quatre motifs, et aucun ne concerne un employeur
Voici la part honnête de mon travail sur ce sujet, et elle est très étroite. Le Fâ ne regarde ni un dossier, ni un recruteur, ni un secteur d’activité. Il regarde ce qui est resté ouvert derrière une personne, dans sa lignée.
Or ceux qui cherchent à trouver du travail loin de chez eux sont, par définition, des gens qui sont partis. C’est là que se situent les quatre motifs que je traite.
- Une bénédiction jamais demandée avant le départ. Le motif le plus fréquent de tous chez ceux qui m’écrivent d’Europe. On part vite, on part fâché, on part sans rien demander à personne.
- Une parole prononcée au moment de partir. Une promesse de réussir, un engagement pris devant la famille, une phrase dite dans la colère. Elle reste, même quinze ans après.
- Un engagement pris et jamais honoré. Un vœu formulé pendant une période difficile, oublié dès que la situation s’est un peu stabilisée.
- Un mort mal accompagné. Des funérailles suivies au téléphone, des rites impossibles depuis l’Europe, et j’en parle dans le guide sur les cinq dettes.
Ce que traiter cela ne produit pas
Cela ne fait embaucher personne, et je le dis avant l’examen, pendant, et après. Ce qui est traité, c’est un engagement resté ouvert dans une lignée, pas une recherche d’emploi.
Un praticien qui prétend le contraire vous vend une chose que personne ne possède : la décision d’un employeur.
Trouver du travail : ce que je fais
Concrètement, et à ma place
Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis prêtre du vodun et bokonon du Fâ, initié dans ma famille, et je travaille au temple de Sakété depuis plus de trente ans. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout : c’est le mot qu’on emploie là-bas, et je précise à chaque fois qu’un marabout est au sens strict une figure de l’islam ouest-africain, ce que je ne suis pas.
Trouver du travail : je passe les six causes en revue, gratuitement
Avant tout examen. Diplôme, expérience, dossier, réseau, entretiens, durée de la recherche. Dans beaucoup de cas, cette conversation suffit et le dossier s’arrête là.
Je vous renvoie vers ce qui existe et ne coûte rien
Structures d’accompagnement à l’emploi, attestation de comparabilité, entretiens blancs, validation par l’expérience. Je ne suis pas conseiller en emploi, et je sais que ces choses existent.
Trouver du travail : je n’annonce ni embauche ni date
Ni un poste, ni un mois, ni un secteur. Cet interdit tient quelles que soient les circonstances, et il vous protège d’une attente organisée autour d’une phrase.
Et j’examine par le Fâ ce qui est resté ouvert
L’examen porte sur vous, sur votre lignée et sur les lieux qui vous concernent, jamais sur une candidature. Le déroulement est décrit dans le guide de la consultation du Fâ. Cet examen est gratuit. Quand il montre quelque chose, je conduis au temple les gestes que ma tradition prévoit : prières adressées aux vodun de ma maison, offrandes déposées, libations versées pour les anciens de votre lignée, veillée quand le cas le demande.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après. Je ne prends votre argent que si je peux agir.
Le travail au temple, étape par étape
Avec l’étape que ce terrain ajoute
Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir
Deux choses propres à ce sujet. Je n’accepte rien de quelqu’un qui est sans revenu, quel que soit ce que montre l’examen. Et je ne demande jamais de complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.
Dites-moi où en est votre dossier, pas seulement votre situation
Diplôme, expérience, entretiens, durée. Nous passons les six causes ensemble, gratuitement, et je vous dirai franchement si rien ne relève de moi.
Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Trouver du travail : ce que l’examen révèle
Six choses, et aucune ne concerne un recruteur
- Une bénédiction jamais demandée avant le départ. Le premier motif, et il concerne presque tous ceux qui m’écrivent depuis l’Europe.
- Une promesse de réussir et de trouver du travail, faite à ceux qui restaient. Très fréquente et jamais mentionnée spontanément. On a promis de s’en sortir, on n’y arrive pas, et l’on n’ose plus appeler.
- Un engagement pris pendant le voyage, bien avant de chercher à trouver du travail. Un vœu formulé dans un moment de danger, oublié dès l’arrivée.
- Un mort qu’on n’a pas pu accompagner. Faute de moyens ou faute de pouvoir repartir. C’est un motif lourd et fréquent.
- Un épuisement que personne n’a pris au sérieux. Ce n’est pas un signe du Fâ et je le note parce que je le vois chaque semaine. Deux ans de refus abîment une personne, et cela relève d’un accompagnement.
- Et souvent, rien que je puisse traiter. Un marché du travail difficile est un marché du travail difficile. Je le dis franchement et je n’accepte pas votre argent.
Les questions que je pose et que personne ne pose
Depuis combien de mois cherchez-vous. Combien de candidatures, et combien d’entretiens obtenus. Avez-vous fait reconnaître votre diplôme. Quelqu’un dont c’est le métier a-t-il relu votre dossier. Et comment êtes-vous parti de chez vous.
Et celle que personne ne pose jamais : « qu’avez-vous promis à ceux qui sont restés ? »
La réponse arrive souvent avec un silence. Beaucoup de gens portent une promesse de réussite faite au moment du départ, ils ne l’ont pas tenue, et ils n’appellent plus. Ce poids-là est réel, il pèse sur tout, et c’est exactement ce que ma tradition sait regarder.
Trouver du travail : les dix questions à se poser
Avant d’écrire à qui que ce soit
- Mon diplôme a-t-il une équivalence reconnue ? La première question pour trouver du travail ici.
- Depuis combien de mois cela dure-t-il ? Si non, commencez par là.
- Quelqu’un dont c’est le métier a-t-il relu mon dossier ? Pas un proche : quelqu’un qui recrute.
- Mon expérience du pays est-elle traduite en chiffres ? Volumes, effectifs, responsabilités.
- Combien de candidatures pour combien d’entretiens ? Ce rapport dit où se situe le problème.
- Ai-je déjà fait un entretien blanc ? C’est gratuit et cela change beaucoup de résultats.
- Est-ce que je vise le bon secteur ? Certains recrutent sur compétences vérifiables, d’autres sur impressions.
- Ai-je accepté une déqualification, et depuis combien de temps ? Plus cela dure, plus cela demande de travail.
- Est-ce que je connais quelqu’un qui travaille dans mon domaine ici ? Si non, c’est un chantier en soi.
- Est-ce que je dors, et est-ce que je sors encore ? Si la réponse est non, cela passe avant tout le reste.
- Et qu’ai-je promis à ceux qui sont restés ? La seule question de cette liste qui relève de moi.
Les gestes portent sur la manière dont vous êtes parti et sur ce que vous avez promis. Jamais sur un employeur.
Ce que je propose selon votre situation
Quatre cas parmi ceux qui m’arrivent
Vous cherchez à trouver du travail depuis moins d’un an
Ce que je fais : nous passons les six causes ensemble, gratuitement, et je vous oriente vers ce qui existe. Le plus souvent, il y a deux ou trois chantiers concrets à ouvrir et rien qui relève de moi.
On vous a dit qu’un blocage vous empêche de trouver du travail
Ce que je fais : je ne confirme pas, je ne nie pas, et je vous demande qui vous l’a dit. Puis nous regardons les six causes, et j’explique ce mécanisme dans le guide sur les quatre peurs fabriquées.
Vous cherchez depuis plus de deux ans
Ce que je fais : je demande d’abord comment vous allez. Deux ans de refus abîment une personne, et cela relève d’un accompagnement bien avant de relever d’un rite. J’en parle dans le guide qui compare les deux métiers.
Vous avez promis de réussir à votre famille
Ce que je fais : c’est le seul cas où ma tradition a réellement quelque chose à regarder, et il est plus fréquent qu’on ne le croit. Une parole prononcée au départ se reprend, avec des gestes.
Ces quatre cas montrent comment je travaille : la même méthode pour tous, une réponse différente pour chacun, et jamais un rite conduit pour quelqu’un qui n’en a pas besoin.
Une dernière chose, sur ce que vous n’avez pas à porter
Si vous cherchez à trouver du travail depuis longtemps, vous avez probablement fini par croire que quelque chose ne va pas chez vous. C’est ce que produit une longue série de refus, et c’est faux dans la très grande majorité des cas.
Un marché du travail n’est pas un jugement sur une personne. Six causes expliquent l’essentiel de ce que je vois, elles sont toutes extérieures à ce que vous valez, et cinq d’entre elles se traitent avec des gens dont c’est le métier, gratuitement. Si, quand ces chantiers seront ouverts, vous voulez que nous regardions ce que vous avez laissé derrière vous en partant, écrivez-moi : l’écoute et l’examen du Fâ sont gratuits, et je vous dirai franchement si je ne peux rien.
Mon engagement
Ce que je fais : je passe les six causes en revue avec vous, gratuitement. Je vous renvoie vers ce qui existe et ne coûte rien. Je demande comment vous allez quand la recherche dure. J’examine par le Fâ sans rien demander. Et quand je peux agir, j’annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer.
Mes règles : je ne promets aucune embauche. Je n’annonce ni poste, ni date, ni secteur. Je ne demande aucun dossier de candidature ni document officiel. Je ne travaille sur aucun employeur ni sur aucun recruteur. Je n’accepte rien de quelqu’un sans revenu. Et je ne demande aucun complément : si j’ai mal évalué, c’est mon erreur et non la vôtre.
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.
Maître Luc
Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin
Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Apparaît comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet.
Questions fréquentes
Les réponses courtes, sans détour
Un marabout peut-il faire trouver du travail ?
Non : aucun rite ne fait trouver du travail. Une décision d’embauche appartient à un employeur. Aucun rite ne la produit, et personne ne peut la promettre.
On m’a dit que quelque chose me bloquait
Cette phrase remplace six causes qu’on peut traiter par une seule qu’on ne peut ni voir ni vérifier. Demandez-vous qui vous l’a dite.
Mon diplôme du pays ne sert à rien ?
Il existe une attestation de comparabilité qui indique à quel niveau il correspond. Peu de gens la demandent, et elle change la lecture d’un dossier.
La discrimination existe-t-elle vraiment ?
Oui, elle est documentée, et elle n’explique jamais tout. Elle se signale gratuitement au Défenseur des droits.
Je rate tous mes entretiens
Ce n’est presque jamais la langue : c’est un exercice codé. Deux entretiens blancs gratuits transforment souvent les résultats.
Que regardez-vous alors ?
La manière dont vous êtes parti : une bénédiction non demandée, une promesse de réussite faite à ceux qui restaient, un mort mal accompagné.
Je n’ai aucun revenu, acceptez-vous quand même ?
Non, je n’accepte rien dans ce cas, quel que soit ce que montre l’examen. L’écoute et l’examen restent gratuits.
Que promettez-vous ?
Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. Et je n’accepte pas l’argent de quelqu’un pour qui je ne peux rien.
Ouvrez les chantiers gratuits, écrivez-moi ensuite
Pour trouver du travail : équivalence, relecture du dossier, entretien blanc. Ce sont des rendez-vous gratuits avec des gens dont c’est le métier. Ensuite, nous regardons ce que vous avez laissé en partant.
Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.
Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété
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