Accusation de sorcellerie : protéger la personne accusée, et ce que je fais au temple

Guide de référence · lecture libre

Accusation de sorcellerie : protéger la personne accusée, et ce que je fais au temple

Avant toute question, un toit au-dessus de la personne désignée. L’examen est gratuit.

30+ années · Temple de Sakété · France 24 · Examen du Fâ gratuit

Une grand-mère montrée du doigt au village, un neveu chassé après un décès, une coépouse soupçonnée, ou vous-même, désigné dans votre famille, votre église ou un groupe de discussion : une accusation de sorcellerie se dit en une phrase et met une vie en danger. Je suis Maître Luc, à l’état civil Wêtê Agbonon, prêtre du vodun et bokonon du Fâ au temple de Sakété, au Bénin. Devant une accusation de sorcellerie, on met d’abord la personne accusée à l’abri ; ensuite je vous écoute gratuitement, et je pose le Fâ sur vous seul, sans désigner de coupable. Quand l’examen le justifie, je conduis moi-même au temple la protection et l’apaisement de votre maison, sans viser personne.

Écrit par Maître Luc, prêtre du vodun et bokonon du Fâ · à l’état civil Wêtê Agbonon · 30+ ANNÉES · TEMPLE DE SAKÉTÉ · FILMÉ PAR FRANCE 24 · lecture 29 MIN

Accusation de sorcellerie : Maître Luc, Wêtê Agbonon à l'état civil, prêtre vodun au temple de Sakété

Qui examinera sans accuser personne

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ
Plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, au Bénin

Examen du Fâ gratuitIl ne porte que sur la personne qui écrit
Filmé par France 24Il est apparu dans un reportage de l’émission Plan B, en janvier 2026
Des gestes conduits de ses mainsProtection et apaisement de la maison, au temple de Sakété
Aucun verdict, aucun nomLe Fâ ne confirme et ne désigne personne

Votre satisfaction est sa préoccupation, et non votre paiement. Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

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Mon engagement, en trois phrases

L’examen du Fâ est gratuit et il décide de tout. Je le conduis au temple de Sakété, avec l’opèlè, sur vous qui m’écrivez et sur ce que cette accusation de sorcellerie fait peser sur vous.

S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. La défense de la personne accusée continue alors sans moi, par les quatre gestes de ce guide.

S’il montre quelque chose, je conduis moi-même la protection et l’apaisement de votre maison, et je vous rends compte. Le montant est annoncé une fois, par écrit, avant de commencer, et il ne bouge plus.

Ce que je ne vous dirai jamais

« Le Fâ a parlé : c’est bien elle. » C’est la phrase type de ce terrain : elle change une accusation de sorcellerie en sentence, et la personne désignée en paie le prix, parfois de sa vie.

Je ne confirme aucune accusation, je n’en lance aucune, et rien de ce que je conduis au temple ne vise quelqu’un.

Accusation de sorcellerie : ce que je fais quand on m’écrit

Six temps, de votre premier message au compte rendu

Que vous soyez le proche de la personne désignée ou la personne désignée, voici ce qui se passe quand une accusation de sorcellerie vous amène à m’écrire.

  • Je vous lis, et cette écoute ne coûte rien. Qui est accusé, par qui, depuis quand, et ce qu’on exige de lui. C’est moi qui vous réponds.
  • Je demande d’abord où la personne accusée dort ce soir. Si elle est menacée, la police passe avant moi : le 17, le 112 ailleurs en Europe, le 119 pour un enfant, les autorités du lieu au pays.
  • Je pose quatre questions. Qui a parlé le premier, après quel malheur, qui y gagne, qui défend la personne accusée.
  • J’examine la personne qui m’écrit, personne d’autre. Je jette l’opèlè à Sakété sur votre nom, le jour de votre naissance et votre photographie, et le Fâ regarde ce qui pèse sur vous si l’on vous accuse, votre part si vous êtes un proche.
  • Le Fâ ne rend pas de verdict. Il ne dit pas si la personne est sorcière, ne fournit aucun certificat à brandir, et ne livre aucun autre nom.
  • Quand l’examen le justifie, je conduis les gestes moi-même. Offrandes et libations, prière aux vodun de ma maison, veillée quand l’examen la réclame : la protection de la personne qui m’écrit et l’apaisement de sa maison, sans viser personne. Je vous en rends compte par écrit.

Si c’est vous qu’on accuse

Une accusation de sorcellerie pèse sur celui qui la reçoit, et l’examen regarde ce poids : la parole prononcée contre vous, un deuil qu’elle est venue recouvrir, un lien rompu avec un aîné, et plus rarement une charge dirigée contre vous. Vous n’avez rien à prouver pour m’écrire.

Si c’est un proche qui m’écrit

Votre grand-mère est accusée au village. L’examen porte sur vous : ce que cette accusation de sorcellerie réveille dans votre lignée, la place que vous pouvez tenir pour la défendre, ce dont votre maison a besoin pour s’apaiser. Il ne porte jamais sur elle sans elle : si elle souhaite un examen, c’est elle qui m’écrit.

Qui m’écrit pour une accusation de sorcellerie

Le proche et l’accusé, en six visages

Deux sortes de messages me parviennent après une accusation de sorcellerie : ceux d’un proche qui veut protéger quelqu’un, et ceux d’une personne qu’on désigne.

  • La grand-mère montrée du doigt au village. Elle vit seule, elle a enterré beaucoup des siens, et après un décès on la regarde autrement. Son petit-fils m’écrit d’Europe.
  • Le neveu désigné après la mort d’un enfant. Souvent l’enfant confié, ou l’orphelin de la concession. Sa tante m’écrit de France, la nuit.
  • La coépouse soupçonnée par la maison. Une naissance qui ne vient pas, un enfant malade, et les regards se tournent vers l’autre épouse. Le guide sur la coépouse décrit ce qui se règle au centre de ces maisons.
  • L’oncle accusé quand un terrain attend. Un frère meurt, et celui qui devait veiller sur ses biens devient celui qui l’aurait « mangé ».
  • Celui qu’on désigne dans son église. Pendant une prière de délivrance, un prophète annonce qu’un sorcier se cache parmi les fidèles, et les regards se fixent sur lui.
  • Celle qu’on accuse dans le groupe de la famille. Un message vocal, des dizaines de réactions, et son prénom à côté du mot sorcière, sur son propre téléphone.

Ce que ces six situations partagent

Un malheur, une phrase, une personne plus faible que les autres, et personne pour parler pour elle : c’est sur ce dernier point qu’on agit tout de suite.

Accusation de sorcellerie : le toit à quatre pans

Quatre gestes à poser au-dessus de la personne accusée, avant toute question

J’appelle « le toit à quatre pans » ce qu’il faut poser au-dessus d’une personne accusée avant de chercher qui a raison. Chaque pan couvre un côté : mettre à l’abri, contre les coups ; taire le nom, contre la rumeur ; donner une voix, contre l’isolement ; garder la trace, contre l’oubli. Qu’un pan manque, et la pluie entre par là. L’examen du Fâ vient ensuite, sous ce toit.

ACCUSATION DE SORCELLERIE : LE TOIT À QUATRE PANS VU D’EN HAUT, AU-DESSUS DE LA PERSONNE ACCUSÉE 1 METTRE À L’ABRI contre les coups 2 TAIRE LE NOM contre la rumeur DONNER UNE VOIX contre l’isolement 3 4 GARDER LA TRACE contre l’oubli SOUS LE TOIT : LA PERSONNE ACCUSÉE CE QUI TIENT CHAQUE PAN 1 · L’ABRI 17 · 112 · 119 · 3133, les autorités du lieu 2 · LE NOM aucun transfert, une seule réponse 3 · LA VOIX un aîné qui répond d’elle, le 116 006 4 · LA TRACE captures, témoins, trois mois pour agir Sous le toit, ensuite : l’examen du Fâ, gratuit, sur la personne qui écrit ; au temple, s’il le justifie, protection et apaisement de la maison, sans viser personne.

Faites glisser le schéma vers la gauche pour le lire en entier

Pourquoi un toit

Parce qu’une accusation de sorcellerie met la personne désignée dehors : hors d’une maison, d’un groupe, d’une église, d’une place à table. Ce toit se pose sans praticien : par vous, par un aîné, par les autorités, et par la personne accusée elle-même quand elle le peut.

Dans quel ordre poser les pans

L’abri d’abord, le jour même. Le nom aussitôt, car une accusation de sorcellerie gagne une bouche à chaque transfert. La voix dans la semaine. La trace tout au long, car certains délais de la loi courent vite.

Accusation de sorcellerie : le premier pan, mettre à l’abri

Six situations, et chacune a son numéro ou son geste

Une accusation de sorcellerie peut finir en coups ou en expulsion. La sécurité de la personne accusée passe avant la vérité, la famille et le temple.

  • En France, elle est menacée ou frappée : le 17. Police-secours répond aux urgences liées à une infraction ; dans toute l’Union européenne, le 112 est gratuit, jour et nuit. Si parler est impossible, le 114 reçoit en dernier recours les appels à l’aide par SMS.
  • Un enfant est désigné : le 119. Gratuit, confidentiel, ouvert jour et nuit et absent des factures, il répond à toute personne inquiète pour un enfant. Le site allo119.gouv.fr présente le service.
  • En France, une personne âgée est maltraitée : le 3133. Il écoute gratuitement les personnes âgées ou handicapées, leurs aidants et les témoins, tous les jours de 9 h à 20 h ; Service Public décrit les autres recours.
  • Au pays, alertez les autorités du lieu. Police, gendarmerie ou services sociaux selon l’endroit ; prévenez aussi un parent sur place qui refuse l’accusation de sorcellerie. Depuis l’Europe, votre rôle est de faire bouger ceux qui sont à côté d’elle.
  • Elle ne doit pas dormir là où on l’accuse. Quelques nuits chez un cousin ou une amie laissent à la colère d’une maison en deuil le temps de retomber.
  • Si c’est vous qu’on accuse, vous pouvez partir. D’une réunion, d’une prière, d’une maison. Si l’on vous en empêche ou si l’on vous menace, appelez le 17.

Ce que je demande avant tout examen

Où dort la personne accusée ce soir, et avec qui. Tant que la réponse m’inquiète, l’examen attend : nous cherchons d’abord qui appeler.

Accusation de sorcellerie : le deuxième pan, taire le nom

Six règles pour que la phrase s’arrête à vous

Une accusation de sorcellerie vit de répétitions : chaque bouche qui la redit l’étend, chaque transfert lui donne un téléphone de plus.

  • Ne prononcez jamais le nom avec le mot. Ni pour défendre, ni pour raconter : dites « ma grand-mère », « mon oncle », et laissez le mot sorcier hors de vos phrases.
  • Ne transférez rien. Ni le vocal, ni la capture, ni la vidéo : gardez-les comme traces, sans les faire circuler.
  • Répondez une fois, puis sortez de la discussion. Une phrase posée suffit : vous refusez cette accusation de sorcellerie, et vous demandez qu’on cesse de la répéter.
  • N’accusez personne en retour. Désigner le « vrai » responsable déplace l’accusation sans l’éteindre, et vous en porteriez une à votre tour.
  • Demandez le retrait du message. À l’administrateur du groupe ou à la plateforme : la victime d’un contenu illicite peut en demander elle-même la suppression.
  • Si c’est vous qu’on nomme, ne vous justifiez pas devant tous. Plus vous expliquez, plus le groupe parle de vous : laissez votre défenseur parler.

Comment une accusation de sorcellerie se retire

Le guide sur le marabout pour la famille le dit : elle se retire devant ceux qui l’ont entendue, par la bouche de celui qui l’a portée. Un aîné peut réunir la famille pour cela ; d’ici là, le silence garde la liste des témoins courte.

Accusation de sorcellerie : le troisième pan, donner une voix

Six façons de ne pas laisser la personne accusée parler seule

Celui qu’on accuse se défend mal seul : chaque mot qu’il prononce est retourné contre lui. Il lui faut une voix qui pèse dans la famille.

  • Trouvez un aîné qui parle pour elle. Quelqu’un que la famille écoute, et dont la phrase est simple : « Je la connais, je réponds d’elle, et je ne veux plus entendre ce mot devant moi. »
  • Allez la voir, ou appelez-la chaque jour. L’isolement nourrit le soupçon ; une visite montre à tous qu’elle n’est pas seule.
  • Faites entendre ce qu’ont dit les soignants. Quand une accusation de sorcellerie suit une maladie ou un décès, qu’un parent répète devant la famille ce que le médecin a expliqué.
  • Parlez au responsable de la communauté. Le chef de famille, le pasteur, l’imam, l’association du village ; si l’accusation est née dans une église, son responsable, ou celui qui est au-dessus de lui.
  • Si c’est vous qu’on accuse, choisissez un porte-parole. Quelqu’un de calme et respecté, qui parlera à votre place quand la colère monte.
  • Faites-vous accompagner. Ligne d’écoute des victimes, le 116 006 répond gratuitement et en toute confidentialité, tous les jours de 9 h à 20 h, et vous oriente vers une association proche de chez vous. Les points-justice tiennent des permanences juridiques gratuites.

Ce qu’un défenseur évite

Face à une accusation de sorcellerie, il évite de débattre de l’invisible : cette discussion n’a pas de fin, et elle garde le nom au centre. Il ramène la famille aux faits, et ne promet aucune revanche.

Accusation de sorcellerie : le quatrième pan, garder la trace

Six traces à garder, datées, même sans jamais porter plainte

Une accusation de sorcellerie change de forme en passant de bouche en bouche. La trace garde la version d’origine : qui a dit quoi, quand, devant qui.

  • Des captures d’écran datées. Le message, son auteur, son numéro ou son compte, le nom du groupe. Copiez-les hors du téléphone.
  • Les messages vocaux et les vidéos. Enregistrez-les ailleurs : leur auteur peut les supprimer.
  • Un carnet des faits. Le jour, le lieu, les mots exacts, les présents. Les mots comptent, car la loi distingue l’insulte du fait précis.
  • Les témoins. Leur nom complet et leur contact : Service Public demande que leurs attestations portent leur identité complète.
  • Le certificat médical. Après des coups ou un choc, un médecin ou un psychologue peut l’établir ; il indique parfois une incapacité totale de travail.
  • La main courante. Service Public la cite, avec les captures et les attestations, parmi les preuves à conserver face au harcèlement en ligne.

Pourquoi la trace protège même sans plainte

Le jour où l’accusation de sorcellerie est reprise devant la famille, la trace évite que chacun raconte sa version. Et si les menaces montent, elle permet d’agir vite.

Un toit se pose avant les questions. Sous lui, la vérité a tout le temps de venir.

Accusation de sorcellerie : ce que dit la loi française

Six qualifications possibles, selon les mots et les gestes

Devant une accusation de sorcellerie, la loi française regarde ce qu’on fait subir à la personne désignée : coups, menaces, paroles répétées, faits imputés, insultes.

  • Les violences, physiques ou psychologiques. Tout acte qui nuit à l’intégrité physique ou psychologique de la victime, puni plus lourdement si elle a moins de quinze ans, ou si son âge, une maladie, un handicap ou une grossesse la rendent particulièrement vulnérable. La page de Service Public sur les violences volontaires détaille les démarches.
  • Les menaces. Le ministère de la Justice rappelle que les menaces verbales sont des violences bien réelles, et qu’on peut porter plainte contre leur auteur. En ligne, elles comptent parmi les messages qui constituent un cyberharcèlement, et se signalent aussi sur la plateforme Pharos.
  • Le harcèlement moral. Des propos ou des comportements répétés qui dégradent les conditions de vie d’une personne et atteignent sa santé constituent un délit, même venant d’un proche. Plusieurs personnes concertées peuvent le commettre ensemble, même si chacune n’agit qu’une fois, et la plainte reste possible six ans après le dernier fait.
  • La diffamation. Affirmer un fait précis qui porte atteinte à l’honneur d’une personne, même sans la nommer si on la reconnaît. Elle est non publique dans un cercle lié, par message ou en famille, et publique quand un grand nombre de personnes peut la lire.
  • L’injure. Une parole ou un écrit qui blesse sans se rapporter à un fait précis. Selon les mots employés, une accusation de sorcellerie peut relever de l’une ou de l’autre, et un avocat vous dira laquelle.
  • Le délai qui court vite. Pour la diffamation comme pour l’injure, la plainte doit être engagée dans un délai de trois mois après les faits, comme le précise la page sur la diffamation.

Porter plainte, concrètement

La plainte se dépose au commissariat ou à la brigade de gendarmerie de votre choix, tenus de l’enregistrer, ou par courrier au procureur de la République ; un avocat peut vous accompagner, et la plainte peut viser X. La page pour porter plainte décrit chaque voie, et les permanences d’avocats offrent une première consultation gratuite. Quand les faits ont lieu au pays, ce sont les autorités du lieu qui protègent et qui poursuivent.

Accusation de sorcellerie : les quatre questions que je pose

Celles que la famille ne se pose pas, et qui changent l’histoire

Avant l’examen, je pose quatre questions sur l’accusation de sorcellerie, puis deux qui touchent à la sécurité. Aucune ne demande de juger la personne accusée.

  • Qui a parlé le premier, et devant qui ? Un devin consulté après des funérailles, un prophète pendant une veillée de prière, une belle-sœur dans le groupe. Celui qui ouvre une accusation de sorcellerie a parfois quelque chose à vendre ensuite : une délivrance, une protection, un « nettoyage ».
  • Après quel malheur ? Un enfant mort, une fausse couche, une maladie longue : la date du malheur dit ce que la famille n’a pas fini de porter, un deuil, une peur, une colère sans adresse. Le guide sur le deuil à distance aide à porter un deuil de loin.
  • Qui y gagne ? Une maison, un terrain, une place dans la concession, une part d’héritage : quand un bien change de mains après l’accusation, posez la question à voix haute. Le guide sur le conflit de succession aide à démêler ces partages.
  • Qui défend la personne accusée ? Si la réponse est « personne », c’est la première chose à réparer. Si quelqu’un la défend déjà, tenez-vous à ses côtés.
  • Qu’exige-t-on d’elle ? Avouer, partir, payer, passer une épreuve, subir une délivrance. Chaque exigence dit la hauteur du danger, et certaines appellent la police avant le temple.
  • Où dort-elle ce soir ? C’est la dernière question de la liste, et la première à régler.

Ce que les réponses font apparaître

Prenons une famille où un enfant est mort du paludisme. La tante a parlé la première, dans le groupe, après une veillée de prière ; la grand-mère accusée occupe la seule maison en dur de la concession ; personne ne l’a défendue. En quatre réponses, l’accusation de sorcellerie prend une autre forme : un deuil qui cherche un responsable, une maison convoitée, une femme âgée et seule. Aucune de ces choses ne réclame un sorcier pour s’expliquer.

Accusation de sorcellerie : l’ampleur du problème

Ce qu’une étude de l’UNICEF a relevé en Afrique

En avril 2010, le bureau de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre a publié une étude anthropologique d’Aleksandra Cimpric sur les enfants accusés de sorcellerie. Voici ce qu’elle relève.

  • Les enfants désignés. Typiquement des orphelins de père, de mère ou des deux, ou des enfants porteurs d’un handicap. Un désaccord avec un beau-parent peut être à l’origine de l’accusation.
  • Ce qu’ils subissent. Des violences psychologiques et physiques, une stigmatisation qui les suit toute leur vie. Certains sont tués ; plus souvent, leurs parents les abandonnent et ils vivent dans la rue.
  • Qui accuse. D’abord la famille et son entourage, puis des pasteurs ou des guérisseurs traditionnels. L’étude décrit les exorcismes proposés ensuite par certains pasteurs-prophètes comme souvent violents.
  • Le mécanisme. Quand un malheur survient, écrit l’étude, les soupçons deviennent des accusations par un processus de désignation, et ce sont toujours les plus vulnérables, les personnes âgées ou les femmes, qui en subissent les épreuves.
  • Ce qu’elle recommande. Dialoguer avec les responsables religieux et les guérisseurs traditionnels pour trouver un terrain commun contre ces abus, et améliorer les services de santé pour faire reculer l’idée que la maladie vient de la sorcellerie. La page de l’UNICEF la présente.

Ma part de ce terrain commun

Prêtre du vodun et devin du Fâ, je suis de ceux à qui ce dialogue s’adresse. Ma part tient en une règle, que je garde devant chaque accusation de sorcellerie : le Fâ ne désigne personne, et aucun geste conduit au temple ne vise quelqu’un. Le guide sur la sorcellerie africaine rappelle aussi ce que les Nations unies ont constaté.

Quand l’accusation de sorcellerie relève d’abord du médecin

Six signes chez la personne accusée, et ils passent avant le temple

Une accusation de sorcellerie blesse le corps et l’esprit de celui qui la reçoit. Ces signes demandent un soignant avant toute autre démarche.

  • Elle ne dort plus depuis qu’on l’accuse. L’Assurance maladie range les insomnies et les réveils précoces parmi les signes d’une dépression quand plusieurs signes durent au moins deux semaines, et sa page sur les symptômes de la dépression précise qu’un médecin doit évaluer cet état, car on le juge mal seul.
  • Elle se coupe de tout le monde. Le site public Santé.fr note que la dépression incite à se replier sur soi, et que rester isolé sans en parler ne fait qu’aggraver la situation. Oser en parler à une personne de confiance est primordial.
  • Elle revit la scène. Souvenirs qui surgissent, rêves, qui-vive permanent, évitement des lieux : Santé.fr y reconnaît les signes d’un stress post-traumatique, mieux traité quand le soin commence dès que le stress persiste au-delà d’un mois.
  • Elle pense à mourir. Appelez le 3114, ou dites-lui de l’appeler : ce numéro national de prévention du suicide répond gratuitement, jour et nuit, en métropole et outre-mer, par un soignant formé à cette écoute ; son site s’adresse aussi aux proches. En cas d’urgence, le 15.
  • Un enfant désigné change de visage. Il ne mange plus, se cache, a peur des adultes de la maison. Montrez-le à un médecin, et appelez le 119 si l’accusation de sorcellerie continue chez lui.
  • Une personne âgée accusée s’affaiblit. Elle ne se lève plus, refuse de sortir. Son médecin doit la voir vite, et en France le 3133 écoute aussi les témoins de maltraitance.

Pourquoi le soin vient avant moi

Parce que le soin du corps et de l’esprit revient au médecin, et qu’un geste au temple l’accompagne. Je n’ouvre aucun travail payant pour quelqu’un dont le sommeil ou les idées de mort attendent d’abord un médecin ; le guide sur les troubles du sommeil donne d’autres repères.

L’examen du Fâ, et comment il se déroule

Ce que je fais au temple quand une accusation de sorcellerie m’est confiée

Tout ce que je conduis part de cet examen. Le voici.

  • L’opèlè, je le jette moi-même au temple de Sakété. C’est la chaîne du Fâ ; je lis les figures qu’elle dessine pour la personne qui m’a écrit.
  • Il porte sur la personne qui m’écrit. Son nom, le jour de sa naissance et son portrait, puisque chez nous le visage compte. Jamais sur l’accusateur, jamais sur la personne accusée à son insu.
  • Pour l’accusé, il regarde ce qui pèse sur lui. La parole prononcée et le poids qu’elle a pris, un deuil recouvert, un lien rompu, et plus rarement une charge.
  • Pour le proche, il regarde sa part. La place qu’il peut tenir pour défendre, ce que l’accusation de sorcellerie réveille dans sa lignée, et ce dont sa maison a besoin pour s’apaiser.
  • Il ne rend aucun verdict. Ni « sorcière », ni « innocente », ni le nom d’un autre : une famille ne doit pas pouvoir brandir mon examen contre quiconque, ni pour quiconque.
  • Il est gratuit, et il finit par un compte rendu. Vous le recevez même quand l’examen ne montre rien que je puisse traiter.

Ce que je demande pour l’examen

Votre nom, le jour de votre naissance et une photographie simple de votre visage, qui reste au temple, sans être publiée ni transmise. Je reçois des adultes. Je ne prends aucune image de l’accusateur, ni de la personne accusée si elle ignore votre démarche, ni aucune photographie intime. Rien ne se paie avant l’examen. Pour son déroulement complet, lisez le guide sur la consultation du Fâ.

Le compte rendu, et ce qu’il contient

Par écrit si vous le souhaitez : ce qui pèse et d’où cela vient, ce qui se fait auprès d’un médecin, d’un aîné ou de la police, et, si l’examen le justifie, les gestes que je propose face à cette accusation de sorcellerie, avec leur prix, écrits ensemble avant toute dépense.

Le travail au temple, étape par étape

De la personne mise à l’abri jusqu’au compte rendu final

Rien ne commence sans votre accord écrit, et rien ne se paie avant que je sache si je peux agir

I Vous me racontez l’accusation de sorcellerie, et où dort la personne visée Qui, par qui, avec quels mots, et ce qu’on exige. L’échange est gratuit, et c’est moi qui vous réponds.
II La sécurité de la personne accusée se règle avant tout le reste Police, 119, autorités du lieu, un parent qui l’accueille : tant qu’elle reste exposée, l’examen attend.
III Quatre questions éclairent l’accusation avant que le Fâ parle Qui a parlé le premier, après quel malheur, qui y gagne, qui la défend : vos réponses orientent l’examen.
IV Seuls votre nom, votre naissance et votre visage rejoignent le temple Rien sur l’accusateur, rien sur la personne accusée si elle ignore votre démarche.
V Je jette l’opèlè sur le poids que cette accusation met sur vous Gratuitement, à Sakété. Le Fâ dit ce qui pèse, d’où cela vient, et ce qui peut s’apaiser.
VI Quand rien ne relève de moi, la défense continue sans moi et sans frais Je vous l’écris, je n’accepte pas votre argent, et je vous laisse les adresses qui protègent.
VII Quand l’examen le justifie, gestes et prix vous sont écrits d’un seul tenant Avant toute dépense, sans tarif affiché, et le prix ne bouge plus. Dormez une nuit avant de répondre.
VIII Je conduis la protection et l’apaisement de votre maison, sans viser personne Offrandes, libations, prières devant les vodun de ma maison ; si l’examen le demande, je veille aussi une nuit au temple. Chaque geste vous est rapporté, et je reste joignable.

Propre à l’accusation de sorcellerie : le Fâ ne se pose ni sur l’accusateur ni sur la personne accusée à son insu, et aucun de ces gestes ne cherche à punir qui que ce soit.

Dites-moi qui est accusé, et où il dort ce soir

Écrivez-moi ce qui a été dit, par qui, après quel malheur, et ce qu’on exige de la personne désignée. Je pose l’examen sur vous, et je vous réponds clairement : ce que le Fâ montre de cette accusation de sorcellerie, ce qui se fait sans moi, et ce que le temple peut prendre en charge.

Écrire à Maître Luc

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Accusation de sorcellerie : ce qu’on vous vendra ailleurs

Six ventes qui prospèrent autour d’une personne désignée

Une famille en colère et une personne en danger font deux clients pressés. Voici ce qu’on leur propose, pour que vous le reconnaissiez.

  • Le verdict à vendre, offre type de ce terrain. Contre paiement, un praticien « confirme » l’accusation de sorcellerie, ou jure qu’elle est fausse. La famille repart avec un avis à brandir, et la querelle continue.
  • La délivrance imposée. Jeûne, isolement, nuits de prière forcées, coups, breuvages : ce sont des violences. Pour un enfant, le 119 reçoit le signalement ; pour un adulte sous emprise, la Miviludes centralise les signalements de dérives sectaires.
  • L’épreuve pour prouver l’innocence. Boire un produit, jurer devant un objet, passer une nuit seule dans un lieu redouté. Refusez-la : l’étude de l’UNICEF note que ce sont toujours les plus vulnérables qui subissent les épreuves de la désignation.
  • Le « vrai » coupable, livré à la place. On vous propose un autre nom pour laver votre proche. L’accusation de sorcellerie change de tête, garde toute sa force, et une seconde famille commence à souffrir.
  • La revanche contre l’accusateur. Un travail pour qu’il « paie » ce qu’il a dit : vous devenez celui qui vise quelqu’un. Le guide sur le marabout pour se venger dit pourquoi je refuse ces demandes.
  • La garde au mois. Une protection renouvelée chaque mois, ou un objet à faire porter à la personne accusée sans qu’elle le sache. La première ajoute une dette, le second décide à sa place.

Accusation de sorcellerie : la question qui trie les offres

Demandez contre qui les gestes proposés sont dirigés, et ce qui se passera si l’examen ne montre rien. Une réponse qui vise quelqu’un, ou qui ne prévoit jamais « rien », vous a renseigné. Pour ce qui a déjà été payé, le guide sur le marabout escroc décrit les recours.

Quand l’accusation de sorcellerie vient du pays

Six situations où la personne désignée vit loin de vous

Depuis l’Europe ou le Canada, une accusation de sorcellerie au pays arrive par un appel ou un message, souvent au lendemain d’un deuil. La distance paralyse, et pourtant beaucoup se joue depuis ici.

  • La veuve accusée d’avoir « mangé » son mari. Au deuil s’ajoutent le soupçon, parfois la perte de la maison. Demandez à un aîné de la famille du défunt de la défendre, et gardez trace de ce qu’on lui retire.
  • L’oncle désigné quand un héritage attend. Séparez les deux affaires : le partage se règle par écrit, l’accusation se retire devant la famille. Le guide sur le litige de terrain aide pour le partage.
  • L’enfant confié, désigné après une maladie. Trouvez-lui une autre maison cette semaine, auprès d’un adulte qui ne croit pas à cette accusation de sorcellerie. Si on le prive de nourriture ou si on le frappe, la police du lieu doit le savoir.
  • La femme âgée qu’on veut faire partir. Envoyez quelqu’un la voir, faites savoir que vous la soutenez depuis l’Europe, et organisez son hébergement chez une personne sûre si le danger monte.
  • Le devin qui a nommé quelqu’un. Sa parole pèse au village. Demandez-lui, par un aîné, ce qu’il conseille pour apaiser la maison sans livrer de nom, et faites savoir que vous ne financerez rien qui vise une personne.
  • L’argent demandé pour « laver » le nom. Une cérémonie qui « purifierait » l’accusé, ou chasserait le sorcier. Demandez qui la conduirait, sur qui, dans quel but ; si elle humilie l’accusé ou vise quelqu’un, ne la financez pas.

Ce que je conseille avant tout

Confiez la sécurité de la personne accusée à quelqu’un de précis sur place, avec un nom et un numéro, et appelez-le chaque soir tant que le danger dure. Ensuite, occupez-vous de ce que l’accusation fait à votre maison et à vous : l’examen du Fâ peut y aider, gratuitement, et il ne porte que sur vous. Pour tenir ce rôle sans vous épuiser, la page consacrée à la famille au pays donne des repères concrets.

Ce que je fais et ce que je refuse

Les gestes que je prends en main, et mes bornes

Je m’appelle Maître Luc, Wêtê Agbonon à l’état civil. Je suis marabout et prêtre vodun, bokonon du Fâ au temple de Sakété. On m’écrit d’Europe en cherchant un marabout, et je réponds sous ce nom comme sous celui de prêtre. Voici ce que je fais quand une accusation de sorcellerie entre dans une famille.

J’écoute et j’examine sans rien demander

Sur vous, qui m’écrivez, et sur ce que l’accusation de sorcellerie fait peser sur votre maison. Vous saurez ce que le Fâ a montré, y compris quand il ne montre rien que je puisse traiter.

La protection et l’apaisement, de mes mains

Au temple de Sakété, je conduis moi-même chaque geste : les offrandes, les libations, la prière adressée aux vodun de ma maison, et la veillée lorsque l’examen la réclame. Ces gestes portent sur la protection de la personne qui m’a écrit et sur l’apaisement de sa maison ; ils ne cherchent ni ne punissent personne.

Mes bornes sur ce sujet

Je ne rends aucun verdict sur la personne accusée, et je ne livre aucun nom. Je n’examine ni l’accusateur, ni l’accusé à son insu. Et si un autre praticien vous presse encore de payer, j’attends que cette pression retombe avant d’accepter quoi que ce soit.

Je ne m’engage qu’après l’examen du Fâ. Quand je m’engage, je conduis le travail moi-même, jusqu’au bout, et je reste joignable après.

Accusation de sorcellerie : au temple de Sakété, Maître Luc examine la personne qui lui écrit, sans désigner personne

Au temple de Sakété, une accusation de sorcellerie s’examine sur celui ou celle qui m’écrit, personne d’autre. Aucun verdict n’en sort, et aucun nom.

Accusation de sorcellerie : les dix questions à se poser

Avant de répéter, de juger ou de payer

  • Où dort la personne accusée ce soir ? Et qui sait qu’elle est en danger.
  • Qui a parlé le premier ? Et ce qu’il avait à vendre ou à gagner.
  • Après quel malheur ? Et ce que les soignants en ont dit.
  • Qui y gagne ? Une maison, un terrain, une place.
  • Qui parle pour elle ? Si personne, c’est par là qu’il faut commencer.
  • Ai-je répété son nom, ou transféré un message ? Il est encore temps de m’arrêter.
  • Ai-je gardé les traces ? Captures, dates, témoins.
  • Un enfant est-il concerné ? Alors le 119, sans attendre.
  • Qu’exige-t-on d’elle, ou de moi ? Une épreuve, une délivrance, une somme.
  • Celui qui me propose son aide vise-t-il quelqu’un ? S’il vise quelqu’un, il ajoute une victime.

À vous qu’on accuse, ce soir

Vous n’avez pas à prouver ce qui ne se prouve pas. Mettez-vous à l’abri, gardez les traces, choisissez une voix qui parlera pour vous, et parlez de ce que vous vivez à un proche ou à un médecin. Si des idées de mort viennent, le 3114 répond à toute heure. Et si l’accusation de sorcellerie continue de peser sur vous, écrivez-moi : l’examen portera sur vous seul.

Une dernière chose, sur le mot sorcier

Il se prononce en quelques secondes et colle à une personne pendant des années. Si vous ne retenez qu’une chose de ce guide : avant de savoir, on abrite.

Mon engagement

Ce que je fais : je lis votre message, puis je pose le Fâ gratuitement sur vous et sur ce que cette accusation de sorcellerie fait peser sur vous et sur votre maison. Je vous rapporte ce qu’il montre, en mots simples. Quand l’examen le justifie, je conduis moi-même au temple de Sakété la protection et l’apaisement de votre maison. J’annonce les gestes et le montant ensemble, par écrit, avant de commencer. Et je reste joignable après.

Mes règles : je ne confirme ni ne dément aucune accusation, et je ne livre aucun nom. Je ne pose le Fâ ni sur l’accusateur, ni sur la personne accusée sans son accord. Aucun de mes gestes ne vise quelqu’un. Aucun rite ne vous est demandé chez vous. Et le prix écrit ne grandit jamais, même si j’ai sous-estimé le travail.

Je ne promets rien avant l’examen, et je m’engage après. S’il ne montre rien que je puisse traiter, je vous le dis et je n’accepte pas votre argent. S’il montre quelque chose, je conduis le travail moi-même au temple de Sakété et je vous rends compte. Je n’annonce jamais de date : ce serait vous faire attendre un jour précis.

Je ne prends votre argent que si je peux agir.

Accusation de sorcellerie : Maître Luc, prêtre vodun et bokonon au temple de Sakété au Bénin

Maître Luc

Wêtê Agbonon à l’état civil · Marabout et prêtre vodun, bokonon, Sakété, Bénin

Marabout et prêtre vodun, initié par transmission familiale, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété, consultations à distance depuis la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Il est apparu comme prêtre vaudou dans un reportage de France 24 tourné à Gogotinkpon, le village de sa mère. Son parcours complet. Lui écrire.

Questions fréquentes

Les réponses courtes, sur l’accusation de sorcellerie

Que faire quand un proche subit une accusation de sorcellerie ?

Le mettre à l’abri, avant toute autre question. En France, le 17 ou le 112 s’il est menacé, le 119 pour un enfant ; au pays, les autorités du lieu. Puis taire son nom, lui trouver un aîné qui parle pour lui, et garder les traces.

On m’accuse de sorcellerie dans ma famille, que faire ?

Vous mettre en sécurité, puis vous faire défendre. Face à une accusation de sorcellerie, quittez le lieu où l’on vous menace, gardez les captures et le nom des témoins, et choisissez un porte-parole. La ligne d’écoute des victimes, le 116 006, vous oriente gratuitement vers une association.

Une accusation de sorcellerie est-elle punie en France ?

Ce qu’on fait subir à la personne accusée peut l’être. Selon les faits : violences, menaces, harcèlement moral, diffamation ou injure. Pour la diffamation et l’injure, la plainte doit être engagée dans un délai de trois mois après les faits.

Le Fâ peut-il dire si la personne accusée est sorcière ?

Le Fâ ne rend pas ce verdict. Il ne confirme et ne désigne aucun coupable, et aucun nom ne sort de l’examen. Il regarde ce qui pèse sur la personne qui m’écrit, et ce qui peut s’apaiser.

Pouvez-vous examiner ma grand-mère accusée à sa place ?

L’examen ne porte que sur la personne qui m’écrit. Si vous m’écrivez, il porte sur vous et sur votre part dans cette épreuve. Si votre grand-mère souhaite un examen, c’est elle qui m’écrit.

Que faire si un enfant est accusé de sorcellerie ?

Le mettre à l’abri, et appeler le 119 en France. Ce numéro est gratuit, confidentiel et ouvert jour et nuit. Au pays, confiez-le à un adulte qui ne croit pas à l’accusation, et prévenez les autorités du lieu. Aucune délivrance, aucun jeûne, aucune épreuve.

Comment faire retirer une accusation de sorcellerie ?

Par celui qui l’a portée, devant ceux qui l’ont entendue. Un aîné respecté peut réunir la famille pour cela. D’ici là, ne répétez pas le nom, ne transférez rien, et gardez les traces.

L’examen du Fâ est-il gratuit ?

Oui, toujours. Vous ne payez rien pour être écouté ni pour être examiné. Seul un travail au temple a un prix, et seulement quand l’examen le justifie : son montant vous est écrit avant toute dépense, puis il reste fixe.

Dites-moi qui est accusé, et qui le défend

Et ce qui a été dit, par qui, après quel malheur. L’examen du Fâ est gratuit, il porte sur vous qui m’écrivez, et je vous rapporte sans détour ce qu’il montre de cette accusation de sorcellerie.

Écrire à Maître Luc

Gratuit, confidentiel, sans engagement, plus de trente ans de pratique au temple de Sakété.

Maître Luc · Wêtê Agbonon · Temple de Sakété

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